juil
31

Cheveux au soleil : faites gaffe, les filles !

Bon, c’est pas que je voudrais insister à mort sur ce que je vous avais déjà dit l’année dernière , mais il va falloir songer à bien soigner vos cheveux si vous partez au soleil.

faites gaffe, les filles !

On le sait maintenant, le soleil abîme autant les cheveux que la peau, ou presque. Il faut les protéger, le mieux restant évidemment le chapeau, sauf que vous n’allez sans doute pas vous baigner avec, ni plonger la tête sous l’eau coiffée d’une capeline.

Il faut donc trouver une alternative, laquelle s’appelle le produit solaire pour cheveux et se présente généralement sous trois formes :

- Huile : il faut en mettre beaucoup sinon ça ne sert à rien ; ne stressez pas pour l’efaamis je dois avouez un faible pour l’huile de beauté, en général.

- Crème : une bonne alternative pour celles qui n’aiment pas trop le gras mais ont les cheveux trop secs pour mettre du gel. Et puis c’est agréable et sensuel à appliquer, or le plaisir à l’application, c’est important.

- Gel ou gelée : impec pour les angoissées du gras, ça fait un joli effet mouillé sans alourdir les cheveux.

D’une manière générale, soyez généreuse avec le produit, le tube doit être vide à la fin des vacances sinon ça veut dire que vous n’avez pas assez protégé vos cheveux !

PS : notez que ça marche exactement pareil pour la crème visage et corps : mettez-en plein, il n’y a que comme ça que c’est vraiment efficace, les tests de labo sont réalisés avec des quantités de produit hyper supérieures à celles que nous appliquons spontanément.

juil
29

L’été, vraiment le pied ?

Pour nos pieds aussi, l’été ça chauffe ! Afin de les maintenir en bonne santé, suivez ces quelques conseils.

L’été, vraiment le pied ?

Pensez à les aérer. La mode des tongs leur permet de respirer. Sinon le cuir est idéal. La transpiration engendrée par des chaussures trop fermées développe des bactéries, qui à leur tout causent de mauvaises odeurs voire de l’eczéma. Mais pensez aussi à rafraîchir vos pieds par un bain agrémenté de quelques gouttes d’huile essentielle de cèdre ou de feuilles de menthe fraîche. Comptez un minimum de 10 minutes.

Veillez aussi à les protéger avec une crème adaptée qui assouplira cors et rugosités. Enfin libérez-les ! Quand ils brûlent, c’est le signe qu’ils en ont assez de marcher ou qu’ils sont coincés dans une chaussure trop serrée. De nouveau : hydratation, bain de pieds et désodorisant font du bien.

Source: Destination Santé

juil
29

Violence ,Les femmes, les enfants

Dans le foyer conjugal comme à l’école, le châtiment corporel n’a rien de tabou. Quoi qu’en dise la loi…

Les femmes et les enfants d’abord

Ils ne se ressemblent pas, mais ils s’assemblent. Dans la douleur. Samira, femme au foyer, trentenaire et illettrée, et Halim, élève en sixième à l’école publique casablancaise, sont tous deux régulièrement victimes de “corrections”, respectivement administrées par un mari autoritaire et un enseignant au sens pédagogique bien particulier. Une pratique qui reste courante dans “le plus beau pays du monde”, bien que les textes juridiques s’y opposent formellement.

En effet, l’article 404 du Code pénal verbalise “quiconque a volontairement porté des coups ou causé des blessures à l’un de ses ascendants, à son kafil ou à son époux”, alors que l’article 408 punit “d’un à trois ans de réclusion quiconque a volontairement causé des blessures ou porté des coups à un enfant âgé de moins de quinze ans”. Mais il y a un bémol : dans le premier cas, une éventuelle plainte est subordonnée à la présentation d’une douzaine de témoins oculaires de sexe masculin, et le second texte exclut de la punition pénale les coupables de “violences légères”, dont la gravité est laissée à l’appréciation du juge. Résultat : le châtiment corporel continue à sévir, tant dans le milieu scolaire que dans le milieu domestique.

Victimes : 9 enfants sur 10

Dans une enquête du ministère de la Justice, réalisée en novembre 2006 en partenariat avec l’Unicef, 9 enfants sondés sur 10 affirment avoir été victimes de violences à l’école. Le document énumère une variété de pratiques de “punition”, de la plus légère à la plus cruelle : des coups de bâton à la gifle ponctuelle, en passant par la traditionnelle falaka et même l’administration de… décharges électriques !

Le calvaire des petites têtes brunes se prolonge jusque dans leur foyer : dans la même enquête, 6 parents sur 10 reconnaissent recourir aux punitions physiques contre leur progéniture. Conclusion : 69% des enfants marocains âgés de 2 à 14 ans subissent des violences, dont 24% sont d’un certain niveau de gravité. Et c’est dans les campagnes que la violence à l’égard des enfants est quasi systématique, corollaire d’une éducation “à la dure”.

Les résultats d’une enquête effectuée par le ministère de la Santé (avec le soutien de l’Unicef, du Fonds des Nations Unies pour la population et du Projet panarabe pour la santé de la famille) indiquent que près des trois-quarts des enfants vivant en milieu rural subissent des “châtiments légers”, contre 64 % en milieu urbain. Les femmes ne sont pas mieux loties. Les centres d’écoute, créés en vue d’assister les victimes de violences, recensent près de cinquante appels par jour. Là aussi, les spécificités culturelles du monde rural en font un environnement plus violent pour le sexe féminin.

Qui aime bien…

Aux obstacles que constituent les preuves de violences, s’ajoute la nonchalance avec laquelle les représentants de l’ordre accueillent souvent les plaintes. Les policiers sont au mieux froids, au pire moqueurs. “Les dossiers sont souvent traités avec une scandaleuse indifférence. Parfois, on fait même ressentir à la victime qu’elle est le vrai coupable”, affirme ainsi une militante de la Ligue démocratique pour les droits des femmes (LDDF).

Des réactions qui s’inscrivent en droite ligne d’une culture conservatrice, souvent confortée par une mythologie religieuse permissive, comme celle véhiculée par Mustapha Ben Hamza, professeur de théologie à Oujda. Ce dernier présente en effet les sévices corporels infligés à la femme comme un droit divin, et octroie à l’homme, sous couvert religieux, la prérogative de corriger une épouse récalcitrante. Le même raisonnement vaut pour la violence à l’égard des enfants. “Le châtiment corporel est perçu comme une méthode éducative en bonne et due forme, aux lettres de noblesse ancestrales”, explique le psychiatre Mohamed El Kardi. Le comble du drame est atteint lorsque la victime devient “consentante”, trouvant elle-même, souvent par un mécanisme de défense, des justifications aux violences qu’elle subit. C’est le cas de Samira, qui semble s’accommoder de sa situation de femme battue. “Mon mari me frappe par jalousie, confie-t-elle. Cela prouve aussi qu’il m’aime”. Manifestement, le mari en question prend un peu trop au pied de la lettre le fameux adage : “Qui aime bien, châtie bien”.

Source : TelQuel - Imane El Khayat

juil
28

Comment rester bronzé ?

Mettons d’abord les point sur les ‘i’ : ce n’est pas l’eau qui gomme notre merveilleux bronzage durement conquis pendant l’été, mais la « pousse » de peau neuve qui chasse les cellules mortes de la peau !

Douchez-vous donc sans hésiter. Toujours est-il que dès le retour en ville, votre joli teint doré va graduellement se rapprocher de celui d’un visage pâle. Que faire pour prolonger cette bonne mine ?

Comment rester bronzé ?

N’utilisez pas de savons ou de gels douche trop agressifs : à la longue, ils dessèchent la peau et ternissent le teint ;

Préférez des produits spécifiques pour peaux bronzées qui lavent tout autant en chouchoutant votre peau et donc votre bronzage ;

Hydratez : très important. Une peau bronzée non hydratée finit par peler, s’écailler. Si vous la badigeonnez bien à fond, en revanche, elle restera élastique et le bronzage durera plus longtemps ;

Couvrez-vous de crème hydratante le soir (avant le coucher) et le matin.

juil
28

Comment se maquiller en 5 minutes chrono

Il est 8 heures du matin, vous êtes à moitié habillée, votre fille pleurniche parce qu’elle refuse de porter un pantalon, votre homme crie depuis la cuisine qu’il n’y a plus de céréales, vous avez une réunion importante à 9 heures et vous DEVEZ impérativement vous maquiller un peu parce que vous vous êtes couchée à une heure indécente et avez une tête atroce.

Comment se maquiller en 5 minutes chrono

Pas de panique, c’est faisable :

Finissez d’abord de vous habiller et de vous coiffer, vous serez prête à filer dès le gloss posé.

1. Mettez un peu d’anti-cernes sous vos yeux, juste dans le coin interne, là où c’est plus sombre. Tapotez doucement pour unifier tout ça avec votre peau. Vous avez déjà l’air bien plus réveillée !
1 minute

2. Posez un voile de poudre transparente, au gros pinceau, sur tout votre visage (ça matifie et unifie joliment).
30 secondes

3. Mettez un joli blush rose frais sur vos pommettes : posez-le en souriant, sur le bombé, vous aurez tout de suite l’air bien plus en forme.
1 minute

4. Un coup de mascara sur les cils du haut pour ouvrir votre regard…
1 minute

5. Un rapide passage de gloss rosé bonne mine…
30 secondes

Gagné ! Il vous reste même une minute pour enfiler une jupe à votre fille ! Filez, vous êtes prête et ravissante !

juil
26

Les baumes qui servent à tout, spécial été

Or donc l’été on prend des coups de soleil, dans lesquels les moustiques viennent sadiquement injecter leur sale petit venin gratteur. Si on n’a pas été attaquée, en plus, par un buisson d’ortie sur le chemin de la plage, on a du bol.

Les baumes qui servent à tout, spécial été
Heureusement, il existe quelques petites crèmes qui servent à tout, bien pratiques en vacances :

Biafine
L’incontournable absolu, on ne la présente plus. Elle sert avant tout contre les coups de soleil et les brûlures (sauf plaies ouvertes, dans ce cas filez chez le médecin) : on en met plein, et tant que la peau « boit » la crème, on en remet autant de couches qu’il le faut.
Ah non ce n’est pas une soirée marrante en perspective, mais demain vous n’aurez plus le dos rouge, ça vaut la peine.

Truc en plus : je l’adore en masque hydratant-réparateur pour le visage, divinement doux et confortable.

Baume des familles de Nuxe
Particulièrement indiqué après le soleil, mais il peut aussi servir sur les pieds pour éviter les talons tout secs lorsque l’on marche tous les jours en tongs dans le sable.

Truc en plus : si vous avez un rhume (oui l’été c’et pas fréquent, mais ça arrive), mettez régulièrement du baume sur vos narines irritées par les mouchages répétés, ça leur fera beaucoup de bien.

Vegebom (Baume Secours aux 8 plantes)
Un baume qui sent bon le camphre et l’eucalyptol (il me fait penser au Baume du Tigre chinois, en moins fort) et qui soulage efficacement les piqûres d’insectes ou les petites douleurs musculaires.

Truc en plus : si vous avez un début de mal de tête ou le mal des transports, l’odeur de ce baume peut vous aider : mettez-en sur vos tempes et vos poignets, et respirez à fond.

juil
26

Ghizlaine Toudali, l’outsider

C’est précisément là où Ghizlaine Toudali découvre le taekwondo. Il avait à peine 9 ans, lorsqu’il commença à fréquenter les salles de sport. «Mon grand frère pratiquait du taekwondo, c’est grâce à lui que j’ai découvert ce sport. Un jour, je l’ai accompagné à la salle de sport, c’est là où j’ai suivi pour la première fois une rencontre de taekwondo. Juste après, j’ai décidé de le pratiquer. Il faut dire qu’à l’instar de toutes les filles, j’ai décidé au début de pratiquer le taekwondo pour me défendre, mais petit à petit, je me suis trouvé incapable de laisser tomber.

Ghizlaine Toudali, l’outsider
Le taekwondo est devenu tout pour moi», nous confie Ghizlaine. Encouragée par sa famille, Ghizlaine se penche alors sur sa nouvelle passion. Sociétaire de l’association Wifak, la jeune fille attire vite l’attention des observateurs. En effet, en peu de temps, Toudali a réussi à rafler bon nombre de médailles dans différentes compétitions. «Je me rappelle très bien de cette période, c’était vraiment incroyable. J’arrivais à gagner deux médailles par année chez les petites et les grandes».

Championnats, coupes du Trône, tournois nationaux et internationaux, Ghizlaine était toujours là pour occuper les premières places.
Elle a pu récolter 16 médailles en un temps record. Malgré tous exploits, Ghizlaine n’a pas été sollicitée par l’équipe nationale. «A l’époque, il y avait d’autres championnes confirmées qui faisaient partie de notre équipe nationale. Il fallait attendre mon tour». Toudali ne va pas attendre longtemps, puisqu’on fait appel à elle en 2000 pour intégrer la sélection nationale. Commence alors une nouvelle page dans la carrière de la jeune femme. Consciente de la lourde tâche qui l’attend, Ghizlaine fournit un effort considérable pour confirmer la place qu’elle a eue. C’est ainsi qu’elle participe à plusieurs tournois organisés en Afrique et en Europe. Toujours au rendez-vous, la jeune sportive réussit -comme d’habitude- à attirer les regards. Malgré son jeune âge, Ghizlaine arrivait toujours à tenir tête aux grandes taekwondistes africaines ou européennes. Médaille d’or aux Jeux arabes en Algérie et en Belgique, médaille d’argent à Madagascar, deux médailles de bronze au Canada et en Allemagne….

En un mot, Toudali a bien représenté le taekwondo national. «C’est vrai que j’ai gagné plusieurs titres, mais je pense que ma qualification aux Jeux Olympiques de Pékin reste un exploit. En fait, c’était un rêve pour moi de participer à un événement pareil ». Avec Mouna Benabderrassoul, l’autre qualifiée aux J.O, Ghizlaine constitue un vrai tandem de choc. « Mouna est une amie de longue date.
C’est une grande championne, toujours prête à donner un coup de main à ses collègues. C’est ainsi, qu’elle me donne tout le temps des conseils, qui, j’en suis sûre, me seront d’une grande utilité lors de la compétition». Parfaitement intégrée au sein de l’équipe nationale, Ghizlaine est confiante quant à la participation marocaine à Pékin. «Nous pourrions très bien avoir trois médailles lors de ces Jeux Olympiques. Nous avons un bon niveau et nous nous sommes bien préparés pour ce rendez-vous». D’ailleurs, Toudali vient d’achever un stage de préparation d’un mois. Une concentration qui a eu lieu aux Emirats Arabes Unis.

Ghizlaine n’a pas oublié de travailler le côté psychique. «Je mets beaucoup l’accent sur le côté psychique, mais cela a un effet incroyable sur la personne. Il y a également ce problème de trac que je dois vaincre à tout prix». A quelques jours de la date fatidique, Ghizlaine qui participera dans la catégorie de -47kg, essaie de tout effacer et de se concentrer surtout sur les préparations. «Vous savez, je ferai de mon mieux pour remporter une médaille aux J.O. Il faut que je sois à la hauteur des aspirations du public marocain». Après Pékin, la native de Fquih Ben Saleh entamera une nouvelle étape dans sa vie. Mariée récemment, Ghizlaine rejoindra son mari en Italie. Serait-il la fin de la carrière sportive de Toudali ? «Je ne le pense pas. C’est vrai que c’est de concilier entre ma vie familiale et le sport, mais je vais essayer de m’entraîner régulièrement et surtout de participer au maximum de tournois». D’ici là, espérons que Ghizlaine Toudali sera au rendez-vous à Pékin. Bonne chance.

juil
25

Pour ne pas tomber, aménagez votre domicile et… sortez-en !

Avec les années, la vue, l’équilibre, l’attention et le tonus musculaire diminuent. Et par voie de conséquence, le risque de chute augmente considérablement. Chaque année dans un pays comme la France, une personne de plus de 65 ans sur trois est ainsi victime d’une chute. Avec à la clef … plus de 10 000 décès annuels.

Pour ne pas tomber, aménagez votre domicile et… sortez-en !
• Aménagez vos revêtements de sol. Evitez autant que possible les tapis ! Si vraiment vous ne pouvez vous en passer, fixez-les au sol. Et n’oubliez pas celui de la salle de bain, qui cumule les facteurs de risque à cause de sa mobilité, de sa petite taille et d’un environnement humide… donc glissant ;
Il arrive souvent que l’on soit obligé de monter sur un tabouret ou un escabeau pour accéder à un objet. Réorganisez donc vos rangements pour ne pas jouer les équilibristes. Veillez aussi à bien éclairer vos escaliers et à ne pas laisser de zones d’ombre trop importantes.
Enfin la prévention passe par une alimentation équilibrée, et la pratique régulière d’une activité physique. Vous serez ainsi en meilleur forme, vous garderez toutes vos forces et préviendrez la perte d’autonomie. Alors mangez de tout avec modération et marchez activement 30 minutes chaque jour.

Source: Destination Santé

juil
25

Discipline:Stop à la punition !

Bêtises, désobéissance, mensonges, ce sont là autant de comportements qui accompagnent le quotidien des enfants. Sauf que dans la majorité des cas, les parents confrontés à de tels actes de la part de leurs chérubins n’hésitent pas à les châtier.

Stop à la punition !

Alors quelle éducation donner à ses enfants ? Faut-il absolument les sanctionner ? Les punitions font elles partie intégrante de l’éducation ?
Dans les faits, la sanction corporelle reste très largement usitée. Pourtant, la punition physique est décriée de façon quasi unanime par les spécialistes de la pédopsychiatrie. Certains dénoncent le poids des traditions éducatives qu’on reproduit, alors que d’autres, se battent contre l’idée d’une fessée nécessaire et bienfaitrice en mettant l’accent sur le caractère «inefficace» et «préjudiciable» d’une punition.

En effet, les observateurs et chercheurs, notamment dans les pays industrialisés, affirment que les parents ont tendance à revenir vers une autorité bien plus contraignante, faisant appel de plus en plus à la punition. Pour ces derniers, l’autorité parentale ne peut s’imposer sans le recours au châtiment.
Ainsi, la place de la punition dans l’éducation suscite plus que jamais les débats. Cependant, les parents qui sont largement mis en garde contre ce qui pourrait altérer l’épanouissement de leur enfant, hésitent aujourd’hui sur la conduite à tenir.

Il existe, en fait, un consensus selon lequel les châtiments corporels sont efficaces pour faire obéir un enfant immédiatement mais en même temps, les pédopsychiatres soulignent que les châtiments corporels, de par leur nature, peuvent évoluer vers des maltraitances physiques avec des conséquences graves sur la psychologie de l’enfant. Ainsi, les fessées et autres corrections seraient à éviter absolument car elles seraient responsables de séquelles psychologiques à long terme.

Il ne faut pas pour autant en conclure que tous les enfants qui ont connu des punitions de ce type deviendront agressifs ou délinquants. Mais il faut plutôt nuancer en fonction de nombreux facteurs, tel que la qualité de la relation parents-enfants par exemple, le type de punition, la fréquence, l’émotion associée aux châtiments corporels qui provoquent des conséquences plus ou moins fortes et négatives. Plus l’enfant est puni souvent et violemment, plus il risque de devenir agressif ou de souffrir de problèmes mentaux. «Attirons l’attention des lecteurs de façon lapidaire sur le fait que les punitions ne servent qu’à deux choses: induire, augmenter et entretenir le masochisme de la victime (l’enfant), et satisfaire le sadisme du «bourreau» (l’adulte, le parent, le maître à l’école…)», explique Dr Amine Benjelloun, pédopsychiatre.

Les psychologues ont donné une explication à cette relation entre punition et réactions négatives. Premièrement, frapper l’enfant  ne va pas lui enseigner ce qui est bien ou mal. Deuxièmement, si cela le rend obéissant lorsque ses parents sont présents, l’enfant aura tendance à mal se comporter en leur absence.
Lorsque les fessées, les châtiments et les réprimandes se répètent trop souvent, l’enfant aura sans cesse peur de faire une bêtise, ce qui peut sembler à priori une bonne chose. Mais, revers de la médaille, il n’osera plus rien entreprendre. Pis, il risque de se refermer sur lui-même. La répétition de punitions corporelles peut alors avoir un retentissement sur l’enfant et sur son développement.

Par ailleurs, plusieurs études ont montré que dans la plupart du temps, la punition est utilisée lorsque l’adulte est énervé et ne parvient pas à se contrôler. Le risque de la punition physique devient plus grand lorsque la main de l’adulte se déchaîne sur son enfant. Autrement, des parents excédés, débordés sur le plan émotionnel, vont se mettre à taper pour décharger leur excitation et non pas pour punir. Là également, les répercussions peuvent être néfastes. En effet, si l’adulte donne une punition sous le coup de la colère, l’enfant ne comprend pas pourquoi on le réprimande. Il voit bien que la bêtise n’était pas à la hauteur de la sanction reçue. Cela le poussera dans certains cas à se révolter et à s’entêter.
Certains parents pensent inconsciemment que les bêtises que font leurs enfants sont dirigées contre eux. Il est préférable de prendre conscience de cet état d’esprit afin de s’en débarrasser.

En outre, un papa ou une maman doivent garder en tête qu’ils sont plutôt des exemples pour leurs enfants.
Souvent, les parents semblent oublier que les enfants prennent exemple sur leur entourage. Si l’enfant constate que l’adulte fait usage de violence lorsqu’il est en colère, alors il aura tendance à reproduire ce même comportement si l’un de ses camarades le met en colère. Il vaut mieux leur apprendre à résoudre autrement un conflit notamment par la parole et la négociation.

Bien évidemment, violence et punitions ne sont pas les seuls moyens pour asseoir l’autorité parentale. Il existe d’ailleurs d’autres façons pour l’exprimer. Il faut garder à l’esprit que l’autorité parentale doit avoir pour objectif de fixer des repères à l’enfant. C’est grâce à eux que l’enfant construira son autonomie. En effet, ceux-ci lui permettent d’apprendre comment se comporter en société, mais ils lui permettront aussi de comprendre ce qui est bon pour lui et ce qui est mauvais, ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas. Pour éduquer le jeune enfant à la propreté par exemple, il est préférable de lui donner des encouragements lorsqu’il fait bien, que de le réprimander ou de lui donner la fessée lorsqu’il fait mal.

En somme, les tout-petits sont incapables de respecter toutes les règles, c’est une question de développement, et il est souvent inutile de les gronder. Il convient d’avoir toujours à l’esprit qu’élever un enfant ce n’est pas le «dresser». L’éducation doit privilégier l’apprentissage de l’autonomie. Quelle que soit l’approche utilisée par les parents, tous les spécialistes sont unanimes sur l’importance de la parole, pour orienter, expliquer et apprendre à l’enfant.
Les mots n’ont pas toujours un impact direct, mais ils demeurent toujours très nécessaires.

«Tous leurs rapports avec l’enfant doivent être construit sur le respect absolu, non négociable, de la dignité. Ce qui suppose, être à l’écoute de ses besoins,
de sa pensée», conclut le Dr Benjelloun.

juil
24

Un vaccin à base de plantes pour lutter contre le cancer

Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin à base de plantes capable de stimuler une réponse immunitaire dans certains cas de cancers, a indiqué à l’AFP le professeur Ronald Levy commentant une étude parue lundi.

Un vaccin à base de plantes pour lutter contre le cancer

Bien que les chercheurs n’aient pas encore déterminé si cette réponse immunitaire était suffisante pour guérir totalement les patients atteints de cancer, ils ont l’espoir qu’un jour cette technique puisse conduire à guérir certains cancers particulièrement graves.

Ce vaccin “serait un moyen de traiter le cancer sans effets secondaires”, a expliqué dans un entretien téléphonique le professeur Ronald Levy de l’Université de Stanford, principal auteur de l’étude parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

“L’idée est de mobiliser le système immunitaire pour lutter contre le cancer”, a-t-il précisé, en se disant optimiste quant à l’obtention de résultats positifs lors des prochains essais cliniques.

“Nous savons que si le système immunitaire s’emballe, il peut attaquer et tuer le cancer”, a-t-il assuré, en indiquant que le vaccin avait été mis au point avec des plants de tabacs.

L’équipe du professeur Levy a testé le vaccin sur 16 patients atteints d’un lymphome, un cancer chronique incurable. Aucun des patients n’a ressenti d’effets secondaires et plus de 70% ont développé une réponse immunitaire.

C’est la première fois qu’un vaccin contre le cancer élaboré à base de plantes a été testé sur des humains. Un des intérêts de ce vaccin est qu’il peut être mis au point rapidement et à un coût modéré.

“Cultiver des cellules humaines pour produire des protéines est très coûteux et le processus est long et compliqué. Mais cultiver ces plantes n’est pas très onéreux… et nous savons comment faire pousser les plants de tabac très bien”, a-t-il ajouté.

AFP

top