«Appel à voter Mme Zoubida Bouayad»

si vraiment les états-majors des partis politiques sont animés d’une culture de changement, l’occasion leur est donnée aujourd’hui pour se racheter et se refaire une nouvelle virginité.
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Depuis plusieurs années, je n’ai cessé d’écrire et de soutenir que pour certains partis politiques, les problèmes des jeunes et de la femme en particulier servent tout simplement de gadgets pour décorer leur vitrine et leur devanture. Ils s’en emparent pour les instrumentaliser à des fins électoralistes. Plus la femme prend un poids politique et social au Maroc, plus les partis, après l’avoir si longtemps marginalisée, veulent à présent en faire leur emblème d’ouverture, pour ne pas dire leur fonds de commerce. On en convient et on s’en réjouit même.
Or, si vraiment les états-majors des partis politiques sont animés d’une culture de changement, s’ils s’évertuent tant que cela à s’inscrire contre la misogynie criante, s’ils veulent briser la mauvaise réputation qui leur est collée à cet égard, l’occasion leur est donnée aujourd’hui pour se racheter et se refaire une nouvelle virginité. Et c’est une femme qui leur en offre l’occasion. Il s’agit donc de se désister en faveur du Dr. Zoubida Bouayad, présentée par l’USFP comme candidate à la présidence de la deuxième Chambre du Parlement, la Chambre des conseillers, pour succéder à feu Mustapha Oukacha. Tous ceux qui affirment s’inscrire dans une démarche de progrès et de modernité doivent ainsi soutenir de toutes leurs forces la candidature de cette femme qui, en elle même, incarne le renouveau et représente une valeur démocratique. Tous doivent être convaincus qu’au Maroc du nouveau siècle le critère incontournable et infaillible est celui désormais de la compétence et non de l’appartenance.
C’est le sens réel de toute alternance. C’est aussi l’adhésion au credo de la nouvelle marche démocratique et institutionnelle. J’en appelle à la responsabilité comme je compte sur l’esprit militant des partis politiques. Ils doivent regarder désormais le Maroc avec un autre œil, ils doivent observer son évolution, sa culture, sa civilisation, ses hommes et ses femmes autrement qu’à travers cette étroite et réductrice lucarne qui sent le soufre politicien. Car, le Maroc vaut mieux que l’étroitesse de l’esprit que certains s’acharnent à nous offrir comme seul gage. Le changement est une donnée majeure de la vie d’une nation. Et lorsque l’on apprend que la grande métropole européenne, la ville de Rotterdam qui est aussi le deuxième port maritime du monde vient d’élire un Marocain à la tête de sa Mairie, on ne peut que s’en féliciter, mais en revanche s’en désoler à notre niveau. L’élection de M. Boutaleb comme bourgmestre de l’une des plus grandes cités du monde traduit à quel point la Hollande ne badine pas avec la démocratie et le multiculturalisme. Elle traduit ensuite le choix de la compétence, celle d’un homme qui pour être un expatrié, est aussi un homme compétent et reconnu comme tel…
Nous devons être en phase avec la richesse du Maroc. Cette richesse existe et doit être en phase avec la grande œuvre de modernisation entreprise par le Roi Mohammed VI. Ceux qui n’ont d’autre objectif que de se disputer lamentablement les «places », n’ont pas justement leur place dans ce combat pour valoriser la richesse, dont les jeunes et la femme incarnent de nos jours l’énorme potentiel du Maroc du 3ème millénaire. Le rôle des partis est naturellement d’assurer leur encadrement et, aujourd’hui plus que jamais, de sauver la jeunesse, de lui ouvrir les portes de l’espoir et de la responsabilité. La jeunesse est le socle du progrès et de la vitalité d’une nation. Ne perdons jamais de vue cette profession de foi.
Mme Zoubida Bouayad, indépendamment de ses qualités intrinsèques, de son rôle professionnel et social, représente la moitié de la population du Maroc, un quota honorable en termes numérique mais aussi social et politique. Elle ne le cède en rien aux hommes politiques, acteurs d’une société mouvante dans laquelle la femme exerce pleinement ses responsabilités au même titre que l’homme. Je ne prétends nullement donner de leçon, mais je lance un vibrant appel à tous les responsables des partis politiques et des centrales professionnelles pour qu’ils soutiennent le changement qu’incarne le Dr. Zoubida Bouayad. Car ce changement traduit également l’esprit des grandes réformes qui souffle sur le Maroc et portera demain celui ci sur les hauteurs dignes de sa réelle dimension historique, civilisationnelle et humaine.

• Par Mohamed M’Jid

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