Droits des femmes maghrébines:Avancées notables, mais aussi irrégularités et contradictions

En marge du lancement et de la promotion de son nouveau «contrat de mariage modèle», Global Rights présente un rapport intitulé «Conditions bien pensées, conflits évités» décrivant les résultats de leur action-recherche au Maroc, en Tunisie et en Algérie.

Ledit rapport a été élaboré par le bureau régional Maghreb de Global Rights à Rabat en collaboration avec une quinzaine d’ONG locales et d’avocats partenaires des pays précités ci-dessus. «Suite à un atelier de démarrage organisé par Global Rights en septembre 2007, les ONG partenaires ont formé leurs membres, en tant qu’animatrices, et organisé une série de consultations communautaires auprès de groupes de femmes dans leurs communautés afin de solliciter leurs avis sur le contrat de mariage», explique Stéphanie Bordat, directrice du Bureau régional Maghreb à Rabat. «En même temps, les avocats partenaires ont réalisé des recherches juridiques, des entretiens et des tables rondes avec des autorités, des officiers publics et des professionnels de justice à propos des lois et des procédures régissant le contrat de mariage», ajoute-t-elle.
Ainsi, afin de cerner la situation des droits de femmes dans le contrat de mariage dans les pays concernés, un bilan a été dressé.

Au Maroc, il est connu que le Code de famille définit le mariage comme étant «un pacte fondé sur le consentement mutuel en vue d’établir une union légale et durable, entre un homme et une femme», rappelle le bilan. Il a pour but d’ancrer le principe d’une vie dans la fidélité réciproque, la pureté et la fondation d’une famille stable sous la direction des deux époux, conformément aux dispositions du présent Code. En vertu des réformes apportées au Code de la famille en 2004, les deux époux ont des droits et des devoirs réciproques l’un envers l’autre. L’épouse assume conjointement avec l’époux la responsabilité de la gestion des affaires du foyer et de la protection des enfants tout en maintenant le respect du principe de la concertation dans les décisions relatives à la gestion des affaires de la famille, des enfants et de planning familial.

Selon le rapport de Global Rights, la même réforme avait accordé certains droits à la femme dans le mariage, y compris l’abolition du tuteur matrimonial, l’élimination du devoir d’obéissance envers le mari, et l’institution du principe du divorce par consentement mutuel ou pour désaccord sous le contrôle du juge. D’autres changements ont été faits au niveau du partage des biens, du divorce et de la garde des enfants. Autant de réformes qui ont fait couler beaucoup d’encre lors de l’élaboration de la fameuse «Moudawana». En Tunisie, le Code du statut personnel tunisien met sur pied d’égalité les droits et les obligations des deux époux en permettant à la femme de contribuer à la gestion des affaires familiales mais néanmoins en gardant au père la position du chef de famille.
Ce même Code interdit la polygamie, ne reconnaît pas le mariage sous-seing privé, supprime le tuteur matrimonial, ne reconnaît que le divorce judiciaire et interdit la répudiation, donne à la femme le droit au divorce sur pied d’égalité avec l’homme.

Il autorise également l’adoption et écarte la succession des oncles et des cousins qui, en droit musulman, héritent avec les filles quand il n’y a pas de garçon, attribue la tutelle légale à la mère dans certains cas, abolit le devoir d’obéissance au mari, définit l’âge de mariage à 18 ans pour la femme comme pour l’homme, et instaure la recherche de paternité pour les enfants abandonnés ou de famille
inconnue. Aussi, en cas de divorce, la femme a droit à la compensation pour tout dommage physique et moral, et a le droit de rester avec ses enfants dans le domicile conjugal. De plus, une loi qui date de 1998 instaure un régime facultatif de la communauté des biens entre époux. Souhaitant fournir des mesures de protection aux Tunisiennes qui se marient à des étrangers, le ministère de la Justice a, depuis un certain nombre d’années, publié certaines recommandations afin d’encourager les officiers de l’état civil à attirer l’attention des Tunisiennes candidates au mariage aux étrangers sur la possibilité de stipuler des conditions dans leurs contrats de mariage.

Ces initiatives ciblent surtout les femmes tunisiennes qui se marient à des ressortissants d’autres pays arabo-musulmans dont les lois et textes juridiques diffèrent de la loi tunisienne et où il n’y a pas les mêmes garanties juridiques pour la protection des droits de la femme. Car dans la plupart de ces autres pays, la polygamie est permise, le mariage sous-seing privé (ourfi) est admis, et la répudiation se substitue au divorce judiciaire avec tout ce que cela implique en termes de la perte de la femme de sa capacité de faire prévaloir et de protéger ses droits et ses intérêts. De son côté, le Code de la famille algérien considère que les buts du mariage sont «de fonder une famille basée sur l’affection, la mansuétude et l’entraide, de protéger moralement les deux conjoints et de préserver les liens de famille». L’article 36 de cemême Code place sur un pied d’égalité les droits et les obligations des deux époux, y compris pour ce qui est de l’entraide pour servir au mieux les intérêts de la famille, l’éducation des enfants de manière saine, et la consultation et le consensus dans la gestion des affaires familiales. Pareillement, le Code établit l’âge de mariage à 19 ans pour la femme comme pour l’homme.

Il donne le droit aux deux conjoints de stipuler dans le contrat de mariage ou, dans un contrat authentique ultérieur, toute clause qu’ils jugent utile et leur permet de se mettre d’accord sur la communauté des biens.
Ce sont là quelques améliorations qui ont été apportées par les réformes au statut des femmes, alors que les principes du tuteur et de la polygamie ont été maintenus. Aussi, la loi algérienne telle qu’elle a été amendée déclare que la femme majeure a besoin d’un tuteur matrimonial qu’elle peut choisir. La répudiation reste un droit exclusif à l’homme. La polygamie est maintenue malgré quelques aménagements procéduraux destinés à la rendre plus difficile et la femme ayant la garde des enfants reste dans le domicile conjugal jusqu’à ce que le père assure un logement décent ou à défaut son loyer.

Même si l’article 36 du Code liste les droits et les devoirs des deux conjoints de manière exhaustive, ces droits et devoirs sont décrits de manière très générale comme ce qui est le cas pour le respect, le traitement décent, et la coopération pour servir et gérer les intérêts de la famille. D’autres droits tels que ceux relatifs à l’emploi, à la poursuite des études, à la mobilité et à la planification familiale n’ont pas été spécifiés. Cependant la loi permet aux deux époux de préciser les droits de chacun d’entre eux par écrit, que ce soit dans le contrat de mariage même ou soit dans un contrat annexe élaboré ultérieurement, et ce, à travers la stipulation de conditions qu’ils jugent nécessaires et adéquates et qui ne vont pas à l’encontre de la loi.

Activités princières:Son Altesse Royale préside la remise des Prix 2008 de l’ALSC

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma, présidente de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC), a présidé, samedi à Rabat, la cérémonie de remise de deux Prix, international et national, de l’ALSC pour l’année 2008, à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le cancer.

Le prix international a été attribué au Pr Harald Zur Hansen, «Prix Nobel de Médecine 2008» et chercheur allemand spécialiste de virologie ayant consacré la majorité de ses travaux sur le Human Papilloma Virus (HPV), responsable du cancer du col de l’utérus. Ses travaux ont mené au développement d’un vaccin contre le cancer du col.

Dans une déclaration à la MAP, le Pr Zur Hansen qui recevra, le 10 décembre prochain à Stockholm le prix Nobel de médecine, s’est dit «honoré et touché par le geste de Son Altesse Royale et de son association».

Le Pr Zur Hansen, dont c’est la première visite dans le Royaume, a saisi cette «brève mais très intense occasion pour apprendre davantage sur les problèmes de santé publique» au Maroc.
«Notre travail est axé plus ou moins sur un seul type de cancer, mais qui est très important, car il est le deuxième le plus fréquent chez les femmes dans le monde», a-t-il souligné. «Il nous a fallu beaucoup de temps pour découvrir ce qui provoque ce type de cancer et développer le premier vaccin qui est maintenant utilisé» et qui pourrait «sauver à l’avenir près de 70 % de femmes contre l’évolution» de cette maladie, a ajouté le Pr Zur Hansen.

Le Prix national de l’ALSC a été attribué à titre posthume à feu Maître Abdessadek Rabieh et remis à son épouse. Feu maître Abdessadek Rabieh, membre fondateur de l’Association Lalla Salma de Lutte contre le cancer, a été à l’origine d’importantes réalisations de l’association.
A cette occasion, Son Altesse Royale qui a remis les Prix 2008 au Pr Zur Hansen et à la famille de feu Abdessadek Rabieh, a rendu un vibrant hommage aux deux personnalités pour leur riche contribution à la lutte contre le cancer.

Il s’agit de la première édition de ces prix décernés à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le cancer, célébrée le 22 novembre de chaque année.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour la région EMRO, Dr Hussain A.Gezairy, du secrétaire général adjoint aux Nations Unies et président de la fondation InNaBioSanté, M. Philippe Douste-Blazy, de la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou, ainsi que de différents membres du Conseil d’administration de l’ALSC.

Par MAP

Beauté et compléments alimentaires

Qu’est-ce qui marche et comment ça marche ?

Si vous avez la peau très sèche et/ou déshydratée (je vous rappelle que ça n’est pas la même chose, relisez cet article ), on recommande traditionnellement les gélules d’huile de bourrache / onagre (et dans ce cas ça traite aussi le syndrome pré-menstruel, paf, d’une pierre deux coups) ou de bourrache seule pour traiter juste la sécheresse cutanée.


Ca marche très bien, personnellement j’en prends dès que la bise est venue, ma peau souffre beaucoup moins du froid et du vent.

Sinon, vous avez évidemment les gélules pour bronzer mieux avec moins de soleil, type bétacarotène, glycopène de tomate et compagnie. Ca marche drôlement bien aussi et je vous les recommande si vous souffrez de lucite estivale (l’allergie au soleil qui file les fameux petits boutons qui grattent à mort) : l’allergie est bien atténuée, voire disparaît complètement.
Mais ce n’est pas vraiment la saison (sauf si vous partez au soleil en hiver, alors là c’est vraiment utile, sinon bonjour le choc pour votre peau, à se retrouver sous les tropiques en plein mois de février !).

Les gélules pour les cheveux et les ongles sont également satisfaisantes, en général. Oui on traite les deux avec la même gélule, puisque les cheveux et les ongles sont faits de la même matière, la kératine.

Il existe des milliers d’autres types de gélules, promettant toutes monts et merveilles. Beaucoup sont très bien, sans aucun doute. Mais gardez tout de même à l’esprit que, sorti de l’hydratation, de la protection anti-âge et anti-soleil et de la fortification de la kératine, il ne faut pas espérer de miracles.

PS : attention si vous voulez associer plusieurs cures : vérifiez avec votre pharmacien que vous pouvez le faire, ça n’est pas toujours le cas.

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