Ah ben si, ça existe ! Qu’est-ce que vous croyez, tout le monde n’a pas pour idée fixe de ressembler à une scandinave !

femme
Regardez Eva Green, sublime James Bond girl brune : au naturel, elle est blond foncé, comme sa mère Marlène Jobert.
Elle aurait pu jouer de cet aspect un peu fragile de blonde aux yeux verts, et bien pas du tout, elle a préféré se transformer en piquante femme fatale.
Quant à Dita Von Teese, elle a compris que son sex appeal serait encore plus brûlant si elle fonçait ses cheveux…
En France, la blondeur reste objet de désir et la chevelure sombre ne représente pas l’exotisme comme dans les pays du nord : là-haut, vous vous pointez avec votre châtain tout bête et tout le monde s’extasie en vous prenant pour une italienne (notez que c’est très satisfaisant).
On croise donc plus souvent des fausses brunes dans le pays du nord ou de l’est, où la blondeur est la norme et où une crinière sombre détonne et permet de se faire remarquer. Avec une peau claire et des yeux bleus, c’est d’autant plus frappant et spectaculaire.
Certes, ça demande un entretien un peu plus soigneux qu’un châtain décoloré en blond : il faut prévoir une coloration des racine toutes les trois semaines environ, car une chevelure noire sur des racines blondes donne la bizarre impression que le cuir chevelu est dégarni !
Côté maquillage, ça simplifie la vie, le fameux nude (qui peut donner l’air fade) passant plutôt mieux sur une brune que sur une blonde, surtout les jours de mauvaise mine.
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Atik Rahimi arrive au Salon du livre comme une étoile détachée de sa
constellation,l’allure bohème, un chapeau de feutre vissé sur la tête
qui cache à peine ses magnifiques «cheveux noirs, très noirs» et ses
yeux au bord de l’âme.
Il vient tel un soufi raconter «Syngué sabour, pierre de patience » son
dernier roman qui lui a valu le prestigieux prix Goncourt 2008. Avec
une verve tour à tour mélancolique et philosophique, le
romancier-cinéaste se met à égrener l’histoire tragique qui lui a
inspiré ce livre, celle de son amie poétesse afghane assassinée par un
mari jaloux pour avoir été trop libre.

Un mari qui, fou de douleur,
essaiera plus tard de se donner la mort en s’injectant de l’essence
dans les veines. La tragédie est d’ores et déjà planté. L’histoire de
«Syngué sabour» ? Une complainte…un soliloque…une douleur de femme. En
Afghanistan ou ailleurs, une femme sans nom est au chevet de son mari,
plongé dans le coma à la suite d’une blessure par balle.
Elle va
lui déverser jour après jour son amour, sa haine, sa colère, sa rage.
Lui, ne l’entend pas. Il se contente de respirer. Sa femme retient
autant qu’elle le peut ce souffle qui lui permet de se maintenir en vie
aussi.
Tout le roman oscille au rythme soutenu de cette respiration qui
s’épuisera à la fin comme par l’intervention du Deus ex machina d’une
tragédie grecque.
L’héroïne est une antiShérazade. Là où l’héroïne
des «Mille et une nuits» trouve sa délivrance dans le verbe, l’autre
scelle son destin pour avoir trop parlé.
«Syngué Sabour» livre, en
fait, de façon parabolique l’histoire tragique de l’Afghanistan à
travers le destin d’une femme blessée et dénonce plus largement
l’oppression vécue par les femmes enchaînées au pouvoir brutal,
archaïque et machiste des sociétés patriarcales qui les acculent au
silence. «Syngué sabour» est dans la tradition persane cette pierre
précieuse sur laquelle on vient raconter ses malheurs pour se soulager.
Cette pierre éponge les mots, les maux et les secrets dès l’instant où
elle se brise.
La femme, en lieu et place de cette pierre, se
confie à ce mari moribond qui n’a jamais su l’écouter. Elle lui
raconte…se raconte enfin, elle qui n’a jamais eu droit qu’au silence.
Elle raconte sa tristesse, ses sacrifices, son abnégation à cet homme
«dont la cigarette voile la fureur de sa barbe et la noirceur de ses
yeux».
Et puis, elle se confesse. «Je vais te dire tout jusqu’à ce que je me
délivre de mes souffrances, de mes malheurs.» Elle avoue l’inavouable :
l’adultère, leurs enfants, fruit de cette relation illégitime. Elle va
jusqu’à commettre, sous ses yeux, l’irréparable, le viol.
Des
actes hautement répréhensibles dans la société afghane qui lui auraient
valu, en d’autres circonstances, d’être exécutée en place publique.
Mais qui ne sont rien de plus que la conséquence de la bestialité, la
lâcheté et l’inhumanité des hommes «qui quand ils ne savent pas faire
l’amour, font la guerre.»
Atik Rahimi, a sa manière dénonce l’horreur de la guerre qui « n’est rien d’autre qu’un morceau de fer dans la chair.
«Au dehors, un temps, on tire. Un temps, on prie. Un temps, on se
tait», peut-on lire dans le roman. Psalmodies et bruits de canons
s’enchevêtrent, entrecoupés de silence et de mort. Tout est images et
symboles comme dans le cinéma de Atik Rahimi qui sait mieux que
personne placer ses mots comme sa caméra, là où ça fait mal. De
travellings en ombres portées, il fait jaillir des situations anodines
des moments d’une haute intensité dramatique. Avec des mots simples, si
simples qu’ils en deviennent cinglants, Atik Rahimi lève le voile sur
une société hypocrite et cruelle où les tabous suprêmes sont
transgressés avec délectation comme une catharsis. «La tragédie est
simple selon Atik Rahimi mais pour y parvenir, il faut une extrême
simplicité, un grand dépouillement comme chez Beckett, mon maître. Je
m’attache aux choses simples comme avec ma caméra. Puis je vais
m’introduire dans le monde intérieur pour aller au plus près de la vie»
et sûrement pour se saisir de ce souffle, dont l’auteur a le secret.
Par ce roman inattendu, insolite, Atik Rahimi dresse une stèle aux
femmes et revendique pour elles les droits que des hommes, pétris dans
leur foi obscurantiste leur dénient, jour après jour. Il la restitue
dans sa sexualité, sa vérité et sa beauté. «Du corps, par le corps avec
le corps, depuis le corps et jusqu’au corps dit-il en préambule.
L’alchimiste qu’il est, se coule mieux que personne dans le corps de la
femme pour mieux appréhender son langage et nous donner à mieux voir
son âme. Chapeau bas à ce soufi du verbe…
«Syngué sabour, pierre de patience» de Atik Rahimi.
Editions P.O.L, 154 pages,2008,
Par
LE MATIN
Chrifa Lalla Joumala Alaoui a été reçue, jeudi au Palais Royal de Buckingham à Londres, par la Reine Elisabeth II d’Angleterre à qui elle a présenté ses lettres de créance en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de S.M. le Roi au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

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Les entretiens, lors de cette audience, ont essentiellement porté sur le développement tous azimuts que connaît le Maroc sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI.
S’exprimant lors d’une réception offerte dans un grand palace de Londres à l’issue de cette audience, Chrifa Lalla Joumala Alaoui a exprimé sa grande fierté et son honneur suite à sa nomination par S.M. le Roi Mohammed VI au poste d’ambassadeur au Royaume-Uni, pays avec lequel le Maroc est lié par des relations historiques, politiques et commerciales de longue date et avec lequel «nous partageons une multitude de valeurs communes et plusieurs intérêts communs». Rappelant que les relations diplomatiques entre les deux Royaumes datent du 17e siècle, l’ambassadeur de S.M. le Roi a indiqué que le premier ambassadeur marocain au Royaume-Uni, Jaudar Ben Abdallah, avait été désigné en 1637, alors que les premiers échanges commerciaux entre les deux pays remontent à l’année 1551.
«Les relations historiques et commerciales et l’héritage que nous avons cimentés à travers les siècles sont de nature à baliser le chemin pour un partenariat plus fort et plus important dans tous les domaines», a souligné Chrifa Lalla Joumala Alaoui, rappelant l’instauration en 2006 d’un dialogue ministériel entre les deux Royaumes. «Ce dialogue a commencé à porter ses fruits et je suis convaincue qu’il renforcera davantage notre coopération économique et notre dialogue politique au sujet de questions de grand intérêt pour nos deux pays», a encore souligné l’ambassadeur de S.M. le Roi, tout en réaffirmant sa ferme volonté de ne ménager aucun effort en vue de promouvoir la coopération bilatérale entre le Royaume du Maroc et le Royaume-Uni dans tous les domaines et de donner un nouvel élan et un nouveau dynamisme au développement d’un partenariat fort entre les deux pays, conformément aux Hautes instructions de S.M. le Roi Mohammed VI.
Chrifa Lalla Joumala Alaoui a, d’autre part, rendu hommage aux représentants de la communauté marocaine, à la société civile, aux associations marocaines, aux académiciens et aux amis de longue date du Maroc pour leurs nobles efforts en faveur de la consolidation des relations d’amitié durable entre les deux Royaumes. «Nos objectifs ne pourront être concrétisés sans leur précieuse contribution», a conclu l’ambassadeur de S.M. le Roi. La réception a été rehaussée par la présence d’ambassadeurs de pays frères et amis, de responsables du palais de Buckingham, du ministère britannique des Affaires étrangères, des membres de la chambre des Lords et des Communes, des membres du groupe d’amitié britannico-marocain au Parlement de Westminster, ainsi que des personnalités des mondes de la culture, des arts et des médias, des académiciens et des représentants de la communauté marocaine au Royaume-Uni.
Par MAP
lematin