La deuxième campagne nationale de communication et de sensibilisation sur la participation politique des femmes sera lancée le 7 mars à Rabat sous le thème « les femmes dans les communes : levier de la gouvernance locale ».

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Le coup d’envoi de cette campagne sera donné lors d’une conférence nationale initiée par le ministère du développement social, de la famille et de la solidarité en collaboration avec le ministère de l’intérieur, indique mardi un communiqué du ministère du développement social.
Cet évènement a pour objectif principal d’engager une mobilisation des acteurs institutionnels, politiques et de la société civile en vue d’une représentation communale des femmes dépassant les 12 pc, précise le document.
La campagne s’assigne également pour buts de sensibiliser le grand public à l’importance de la participation des femmes à la gestion des affaires locales, de valoriser la participation des femmes élues au développement local à travers la présentation et la diffusion de leurs expériences réussies et d’interpeller les acteurs institutionnels et politiques pour s’impliquer fortement dans la mise en œuvre des acquis du code électoral.
Des associations féminines partenaires seront impliquées dans cette campagne nationale de sensibilisation, au niveau régional. MAP
wana
En un coup de fil, vous pouvez recevoir chez vous femme de ménage,
cuisinière, garde d’enfants, garde de malades, baby-sitter, jardinier,
plombier…

En effet, certaines sociétés prestataires de services tentent de
séduire des clients en panne de bonnes. L’idée est certes ingénieuse,
mais collera-t-elle à la réalité marocaine ? Car nos concitoyens sont
encore frileux vis-à-vis des services par téléphone ou du e-commerce.
Une pratique qui n’est pas encore vraiment ancrée dans les mœurs,
quoiqu’une certaine frange de la population commence déjà à s’y
intéresser, notamment les achats en ligne. Cependant, cette portion de
la population reste minoritaire. Pourquoi ce genre de service ne
fonctionne-t-il pas encore pleinement dans notre société ? Pourquoi le
consommateur est-il encore méfiant vis-à-vis de tels services ? «Le
consommateur marocain reste méfiant par rapport à ce qu’on lui
propose», explique l’économiste et sociologue Abderrahim Cheddadi. «Il
n’a pas l’habitude de passer par des services en ligne ou télématiques,
qui lui paraissent à première vue suspects. Il privilégie davantage le
contact physique», ajoute-t-il.
Quand on interroge nos
concitoyens, on se rend compte que les habitués du «service à domicile»
sont des personnes appartenant à une classe socioprofessionnelle bien
précise. Ils sont actifs, le plus souvent occupant des postes de cadres
supérieures, ils ont entre 30 et 50 ans et pour la plupart ont vécu une
partie de leur vie en Occident. Pour Nawal, par exemple, la quarantaine
et PDG d’une société de communication installée à Marrakech, cela n’a
pas été une partie de plaisir que de trouver la bonne personne pour
entretenir son logis. «A chaque fois, je me retrouve face à des
personnes malhonnêtes ou paresseuses. Quand j’ai vu l’annonce d’une
société de services à la personne implantée à Marrakech depuis peu, je
n’ai pas hésité un seul instant. Et depuis, je prends le temps de me
détendre et de profiter de mes enfants, alors qu’auparavant, il fallait
que je m’occupe des tâches domestiques, ce qui me prenait beaucoup de
temps et d’énergie. Maintenant, quand je rentre à la maison, c’est un
vrai plaisir de la retrouver «nickel». Au début, je pensais que cela me
coûterait cher de m’offrir les services d’une femme de ménage et
surtout de trouver une personne sérieuse. Maintenant, je ne m’occupe de
rien.
En plus, le prix est sur mesure et j’ai pu trouver une
formule qui correspond à mon budget», dit-elle. Autre contexte, autre
témoignage. Olivier, fraîchement débarqué au Maroc, explique : «Je
pensais avoir une retraite paisible, mais il manquait un service
important : le service à la personne. A Marseille, je faisais appel
régulièrement à ce type de service qui me permettait de me détacher et
d’avoir du temps libre. J’ai récemment découvert une société qui assure
ce service et grâce à laquelle je profite pleinement de ma retraite.
J’ai retrouvé les mêmes services que j’avais dans mon pays d’origine.
Et puis, le Maroc est un si beau pays que je n’ai vraiment pas envie de
m’encombrer de tâches ménagères». Ainsi, le nombre de personnes
souhaitant retrouver un confort et un train de vie supérieur est loin
d’être marginal. Avec l’afflux de plus en plus important d’expatriés,
le secteur des services à la personne devrait avoir de beaux jours
devant lui.
Comment se développent alors ces sociétés et combien sont-elles ?
Benjamin Attorney, directeur général et créateur d’un site dédié aux
sociétés
de services à la personne, déclare : «Cela a commencé
discrètement par des sociétés spécialisées en cours particuliers, puis
par l’assistance pour seniors et handicapés et enfin des services tels
que blanchisserie, plomberie, électricité ou jardinage, baby-sitting,
bricolage, peinture… Des services qui ont d’abord fait leur apparition
à Marrakech en raison de l’importante communauté étrangère installée
sur place. Mais depuis, d’autres villes comme Casablanca, Tanger,
Agadir et Fès ont pris le relais». Et pour l’avenir de ce secteur ?
Attorney se veut rassurant : «Même si tout n’est pas rose, la
conjoncture est bien meilleure au Maroc qu’en Europe, et plus encore
pour ce qui est des services à domicile. En France, par exemple, ce
marché est tellement saturé que certaines enseignes finissent par tirer
le rideau et viennent s’installer sous d’autres cieux, notamment au
Maroc, comme je l’ai fait moi-même». Ce clin d’œil en guise de
conclusion finira-t-il par rassurer les hésitants à franchir le cap ?
On ne peut que l’espérer.
Par
Firas Adawi | LE MATIN
La ministre de la Culture, Touriya Jabrane Kryatif, est arrivée lundi soir à Dakar pour participer à une réunion préparatoire du 3e Festival mondial des arts nègres (Fesman).

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Le 3e Fesman aura lieu du 1er au 29 décembre 2009 à Dakar sous le thème «Renaissance africaine, diversité culturelle et unité africaine».
En ouvrant lundi cette réunion, le Président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a affirmé que ce Festival doit «faire le point, définitivement et scientifiquement» de la contribution du Noir à la civilisation universelle.
«Nous n’avons pas l’intention de nous mettre sur la défensive. Nous voulons simplement montrer notre culture sous un angle vrai», a-t-il déclaré.
Selon lui, le Fesman est «la meilleure arme pour fortifier notre foi en l’unité africaine», précisant que grâce aux historiens, «la vérité de notre histoire est en train d’être rétablie».
«Le combat de l’unité régionale est aussi celui des intellectuels, des hommes de culture pour qu’enfin leur esprit s’oriente vers la réalisation de cette unité qui sauvera l’Afrique», a-t-il dit.
Cette réunion de préparation a pour objectifs d’expliquer le thème scientifique du Fesman et d’examiner la problématique des résistances en Afrique, ainsi que l’apport de l’Afrique et de sa diaspora à la science et au patrimoine de l’humanité, selon les organisateurs.
Les participants rendront également hommage à Aimé Césaire, l’un des pères fondateurs de la négritude.
Le 2e pré-collque du Fesman III s’était tenu à Rabat en novembre dernier et avait lancé un «appel pressant» pour le retour du Maroc à l’Union africaine (UA) pour lui permettre de «jouer le rôle historique qui a toujours été le sien» dans la construction de l’unité du Continent.
Par MAP
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