Musique:«Je veux participer au développement de la musique classique dans mon pays»

Après sa dernière série de concerts au Maroc, la jeune virtuose de piano s’apprête déjà pour sa future tournée en octobre prochain avec l’Orchestre Philharmonique.

DINA BENSAID

DINA BENSAID

Entre ses cours de musique à Paris, ses préparations pour les concours internationaux et ses concerts ici et ailleurs, Dina Bensaid se prête agréablement au jeu questions/réponses pour nous.

LE MATIN : Vous n’avez que 19 ans et êtes déjà considérée comme un prodige du piano, est-ce un coup de chance ou tout simplement votre destin ?

DINA BENSAID : Je pense que c’est un mélange de chance, de destin, mais aussi de travail. J’ai eu la chance d’être née dans une famille où la musique est très présente. Cela m’a permis de me familiariser avec cet art, puis de m’y attacher. Il a fallu ensuite croire en ma passion et passer des heures face à mon instrument pour acquérir la technique suffisante et pouvoir m’exprimer au piano.

Comment réussissez-vous à garder votre sérieux et votre ambition malgré la jeunesse de votre âge ?

Cela n’est pas chose exceptionnelle. J’ai l’âge de construire mon avenir. De la même manière que les autres jeunes de mon âge en classes préparatoires ou suivant un autre cursus d’études supérieures, nous nous devons d’avoir un minimum de sérieux pour travailler et nous donner les moyens de nos ambitions.

Vous avez été nommée trois fois « meilleur espoir marocain », pensez-vous qu’aujourd’hui vous êtes encore un espoir ou une réalité ?

Le métier de musicien n’est pas un métier facile, et je ne crois pas qu’on puisse affirmer un jour qu’un artiste est une réalité. Il est en constante recherche et remise en question pour trouver sa voie. Disons alors que je suis toujours un espoir mais un espoir confirmé.

Votre père est directeur de l’Orchestre Philharmonique marocain. Peut-on dire que dans votre famille la musique est un legs naturel ?

En effet, la musique a une part importante au sein de notre famille. C’est grâce à mon père que j’ai fait la découverte de la musique classique, et grâce à lui aussi que j’en suis là aujourd’hui. Ca a été une véritable chance que d’être dans une famille où la musique avait une telle importance.

Vous êtes lauréate de nombreux concours nationaux et internationaux, quel est le prix ou le concours que vous désirez remporter ?

Tous les jeunes pianistes ont au fond de leur coeur le rêve de graver leur nom dans le palmarès de grands concours internationaux tels que celui de la Reine Elisabeth de Belgique, le Concours Van Cliburn aux Etats-Unis ou le Concours Marguerite Long Thibault en France. Comme eux, je rêve d’obtenir un de ces prix ou tous à la fois. Je garde mon optimisme et mes doigts croisés pour l’avenir.

A côté de la musique, quelles sont vos autres passions ?

J’aime toutes les formes d’art, que ce soit la peinture, la sculpture ou le cinéma en complément parfait de la musique. La littérature et la philosophie sont aussi indispensables à la formation d’un artiste complet. En plus de tout ça, j’aime énormément le sport. Vous allez être surpris car, contrairement à la nature douce que je montre, je suis une grande fan des sports de glisse et des sports extrêmes.

Quel est votre rêve d’artiste et de jeune femme ?

Mon rêve est de pouvoir participer au développement de la musique classique dans mon pays, de sensibiliser les jeunes marocains à cet art, tout en poursuivant une carrière de concertiste. Le bonheur parfait étant de concilier cette vie musicale à une vie familiale épanouie.

Qu’est-ce que cela vous fait de chanter sur les scènes marocaines ?

Monter sur scène dans mon pays est quelque chose qui me tient énormément à coeur. Cela me permet de partager des instants de musique avec le public marocain que j’espère voir de plus en plus nombreux dans les salles.

Quels sont vos projets ?

Le projet le plus proche qui me tient à cœur est une tournée en octobre 2009 avec l’orchestre Philharmonique du Maroc. Autrement, je me consacre à mon travail personnel, je me dois de travailler autant que je peux ma technique pour aborder le répertoire le plus large, avant de pouvoir passer certains des concours internationaux et de monter au maximum sur scène, seule ou accompagnée par un orchestre.

Par Khadija SMIRI | LE MATIN

Hommage à la femme entrepreneur

La femme est à l’honneur à la deuxième édition du salon de la femme qui ouvre ses portes les 4 et 5 mars à Fès avec à la clef son lot de nouveautés.

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Pour Leila Bennis, présidente de la commission de la femme et de l’enfant de l’Association Fès-Saïss et directrice du salon, cette édition est dédiée à toutes les femmes du Maroc qui s’investissent sans relâche pour l’amélioration de la condition de la femme et pour le développement du pays et avec qui, il faut désormais compter. «C’est en hommage à la femme marocaine et à son combat quotidien dans différents domaines pour un Maroc meilleur… Nous avons voulu grâce à ce salon honorer son combat dans le monde des affaires qui demeure un milieu d’hommes malgré les avancées réalisées dans notre pays et permettre loin de tous préjugés la rencontre d’entrepreneurs et entrepreneuses avec l’ambition de faire de ce salon, en partenariat la Wilaya de Fès et le Conseil de la ville, le futur Forum de l’Entreprise à FES».

Cette plate-forme, organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la femme, met cette année en avant l’entrepreneuriat des femmes dans la région de Fès Boulemane et aide toutes les femmes actives qui participent de prés ou de loin au développement aussi bien économique que social et politique du pays, à se mettre en lumière. Plus d’une quarantaine d’exposants, en particulier des femmes créatrices d’entreprises, présentent leurs produits et services aux particuliers et aux entreprises pour booster leurs affaires. Des acteurs du monde associatif sont également de la partie pour soutenir la cause de la femme marocaine et communiquer sur les avancées réalisées. Au menu, figurent par ailleurs des conférences diverses sur des thématiques en relation avec le développement de l’entreprise telle la loi de finances 2009, la retraite, l’innovation et le développement durable notamment sur la question de la politique des villes nouvelles au Maroc et développement durable et l’apport des différentes démarches de haute qualité environnementale.

Une table ronde sur la compétitivité de l’entreprise et l’entrepreneuriat féminin et les différents dispositifs mis en place favorisant l’accès des femmes au monde de l’entreprise, est également au programme avec la participation des principaux acteurs de la ville de Fès : représentant la Banque populaire, la CCG, l’ANPME, l’OFPPT, l’ANAPEC, la CNSS et le CRI de Fès. Loin de tout féminisme, l’homme est aussi présent au salon de la femme à Fès puisque lors de cette édition organisée sous le thème « la femme et l’homme construisent ensemble le Maroc de demain », un hommage sera rendu, selon Leila Bennis, à de grandes personnalités femmes et hommes de différents secteurs d’activité Latifa Echihabi, directrice de l’ANPME, Khalid Aït Taleb, directeur du CHU Hassan II de Fès, Driss Faceh, président du CRT de Fès, Radia Raji Senhaji et Fatema Bekkali du monde de la justice, Hafida Araab directeur technique de l’habitat, Saloua Akhenouch et Fatima Zohra Hasnaoui Hbabi du monde de l’entreprise, Hind Mikou du secteur bancaire, Ouafaa Bonou de la Faculté de médecine de Fès et autres personnalités militantes pour l’amélioration de la condition de la femme marocaine. Six trophées sont également prévus pour consacrer les meilleurs entrepreneurs. Deux seront remis à deux promoteurs du programme Moukawalati, deux pour des promoteurs de la Fondation Banque populaire et deux autres pour le secteur privé.

Par Rachida Bami | LE MATIN

استطلاع للرأي يختار رشيدة داتي «امرأة بداية القرن الجديد»

لا تغيب رشيدة داتي، وزيرة العدل الفرنسي من أصل مغربي، حتى تعاود الظهور على أكثر من مستوى، ولا تهدأ أخبارها في التداول الشعبي والإعلامي الواسع حتى تملأ الساحة والإعلام من جديد بحدث آخر يختلف عن سابقيه، ولو أن الرأي العام الدولي تعود على فوازيرها المشفرة التي تلبس بها فساتين حملها وولادة ابنتها زهرة من أب لا زال مجهولا على الأقل حتى الآن، وحتى إشعار آخر من حارسة الأختام الفرنسية.

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آخر الأخبار المتعلقة برشيدة داتي هي اختيارها قبل يومين من قبل استطلاع فرنسي للرأي كـ«امرأة بداية القرن 21 الجديد» بدون منازع، انطلاقا من قوة شخصيتها وعصاميتها وتمكنها من الوصول إلى أعلى مراتب المسؤوليات السياسية في الجمهورية الفرنسية الخامسة، من منطلق اجتماعي مرتبط بأصول والديها كمهاجرين مغاربيين.
فبحسب مجلة «سيليكسون دي ريدير ديجيست» التي أنجز الاستطلاع لصالحها، فإن رشيدة داتي هي «المرأة التي تجسد بشكل مثالي وجيد مرحلة بداية القرن الحالي»، فيما وصفتها المؤرخة الفرنسية فلورانس مورينو في تصريح لمجلة «بير بيبول» بكونها «نموذجا في الإرادة الشخصية والذاتية».
رشيدة داتي استطاعت بفضل اختيار المستجوبين في الاستطلاع التفوق على مرشحات فرنسيات كسيغولين روايال، المرشحة الاشتراكية السابقة للرئاسيات الفرنسية، التي اكتفت بالرتبة السابعة، أو حتى سيدة فرنسا الأولى وعارضة الأزياء الإيطالية السابقة كارلا بروني ساركوزي التي لم تحظ سوى بالرتبة الثامنة في ترتيب النساء الأكثر تجسيدا وتأثيرا في بداية القرن الحالي.
المؤرخة الفرنسية فلورانس مورينو أشارت، في معرض تعليقها على هذه النتائج، إلى أن الأمر لم يكن مفاجئا بالنسبة إليها، فرشيدة داتي هي «فعلا امرأة مستقلة في حياتها، ومليئة بالقوة والطاقة والدينامية، ولها رغبة وإرادة قوية في صناعة مستقبلها المهني والسياسي، وهي أيضا امرأة من حديد»، حسب تعبيرها.
من جهتهم، أكد مقربون من رشيدة داتي، في تصريحات نقلتها يومية «لوباريزيان»، أن وزيرة العدل الفرنسية تتطلع بشكل جدي إلى الترشح لرئاسيات عمودية العاصمة باريس المقرر إجراؤها سنة 2014، وأن داتي تحلم كثيرا بحمل صفة ومسؤولية عمدة باريس مستقبلا.
هذا، وأضاف المتحدثون أنفسهم أن رشيدة داتي تعمل حاليا على ترتيب أوراقها في الانتخابات البرلمانية الأوربية التي تنتظرها خلال شهر يونيو المقبل، إلا أن ذلك لا يمنع من أنها تحضر نفسها بالموازاة لانتخابات عمداء المدن، ومن ذلك عمودية العاصمة باريس التي منها دخل جاك شيراك بوابة قصر الإيليزية بعد أن تغلب على فرانسوا ميتران في رئاسيات ماي 1995.

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