La micronutrition, médecine de demain ?

femmeAutant se l’avouer : rien ne concourt vraiment à maintenir notre forme, si ce n’est le soin qu’on en prend. Entre le stress et la pollution, les agressions de l’environnement et les déséquilibres obligés d’une alimentation boiteuse, on finit par fatiguer… Avec l’âge, les choses ne s’arrangent guère et, sans être franchement malade, on se sent toujours en deçà de son potentiel physique et mental. Ce manque d’énergie et ces petits maux chroniques ne sont pas seulement difficiles à vivre dans l’instant ; ils nous inquiètent pour l’avenir, comme autant de portes ouvertes à des dérèglements plus graves et un vieillissement accéléré.

L’apparition de la micronutrition

C’est pour prendre en charge ces dysfonctionnements démoralisants, remettre les défenses de notre organisme à niveau, et optimiser nos chances de vivre mieux et plus longtemps qu’est née la micronutrition. Cette nouvelle discipline médicale trouve ses fondements dans les recherches effectuées sur les liens entre alimentation, santé et prévention. Mais là où le nutritionniste s’intéresse aux nutriments énergétiques (protéines, glucides et lipides), le micronutritionniste, lui, s’attache au bon dosage des micronutriments non énergétiques. Certains nous sont familiers : les vitamines, minéraux et oligo-éléments ; d’autres moins : les acides gras, acides aminés et flavonoïdes, qui luttent efficacement contre l’oxydation de l’organisme, et les probiotiques, qui rééquilibrent la flore intestinale et renforcent le système immunitaire.

Les micronutrionnistes

Ces médecins d’un nouveau type sont formés par l’Institut européen de diététique et de micronutrition, que préside le docteur Chos, médecin du sport, attaché au CHU de Caen. Archéologues (au cours d’un long entretien, ils fouillent notre histoire biologique et psychologique), géologues (ce sont avant tout des cliniciens du terrain), ils se font ensuite architectes-restaurateurs pour combler nos déficits en micronutriments, fortifier nos lignes de défense intérieures et faire tomber cette fatigue chronique ou ces affections rebelles à tout traitement.
En plus d’un bilan alimentaire classique – habitudes, goûts, etc. –, cette approche nécessite des analyses très " pointues ", réalisées par un laboratoire spécifique à partir d’un prélèvement de sang et d’urines. Ces bilans micronutritionnels, chargés de détecter les carences, donnent un relevé minutieux de l’équilibre biochimique global de l’organisme.

Les méthodes

Le BNAR (bilan nutritionnel et antiradicalaire) permet de doser vitamines, minéraux et enzymes impliqués dans la résistance au stress. C’est l’examen de base prescrit aux épuisés et " infectés " chroniques.

En cas de syndrome prémenstruel, sécheresse de la peau, problèmes de poids et allergies, on demande un profil des acides gras plasmatiques dont la mauvaise répartition a des incidences immédiates sur les processus d’inflammation, d’immunité et de fluidité sanguine.

Troisième bilan : le typage lymphocitaire. Une découverte récente a révélé le rôle primordial de l’écosystème intestinal pour la santé. C’est à ce niveau que l’organisme se défend des agressions microbiennes, assimile les micronutriments et élimine les toxines. Aussi a-t-on mis au point un bilan immuno-hématologique pour " mesurer " la vulnérabilité de l’organisme et apprécier ses défenses, et un dosage des immunoglobulines A (IGA) pour évaluer l’état des muqueuses digestives.Cette analyse concerne tous ceux qui souffrent de troubles chroniques impossibles à enrayer. Cela peut paraître curieux mais, lorsque la flore intestinale est déséquilibrée et ne joue plus son rôle de barrière face aux microbes, les autres muqueuses peuvent en être affectées. Ceci est notamment vrai au niveau ORL, ce qui entraîne, par exemple, des rhumes à répétition. Les probiotiques (ferments lactiques déclinés en plusieurs souches vivantes) seront, dans ce cas, bien plus efficaces que tous les sirops et gouttes réunis !

Enfin, le bilan de nos humeurs, irritations et lassitudes. Le dosage des neurotransmetteurs – dopamine, noradrénaline et sérotonine – permettra de détecter les causes d’un sommeil capricieux, d’une hyperactivité fébrile ou d’une tendance au blues.

En cas de carence…

Là, comme ailleurs, la micronutrition intervient avant que le vrai pépin n’arrive. On s’attaque aux anomalies en corrigant les carences à l’aide d’un programme alimentaire et d’un protocole de supplémentation. Car une alimentation " équilibrée " ne suffit pas à combler les manques : il faudrait ingurgiter quelque 4 000 calories quotidiennes, admirablement réparties et non raffinées, pour y parvenir. Après correction des erreurs nutritionnelles les plus lourdes, il faut donc se tourner vers les micronutriments. Et pas n’importe lesquels. Pour être parfaitement assimilés, ils doivent répondre à un nombre impressionnant de conditions que la plupart des complexes vitaminés du commerce ne remplissent pas. Le docteur Chos recommande ceux des laboratoires Pileje. Ils ont, entre autres vertus, celle d’apporter des éléments vitaux naturels, issus de fruits, légumes et céréales. Les laboratoires Léro et Olig Obs ont aussi mis au point des compléments naturels.

Ces cures de rééquilibrage nutritionnel, qui durent au minimum trois mois mais dépassent rarement les six, donnent des résultats rapides. Au bout d’un mois, on se sent " défatigué " et les troubles chroniques (ORL, digestifs, articulaires, etc.) commencent à se faire oublier. Après avoir suivi le traitement complet, il est conseillé d’en maintenir les bénéfices par des dépistages réguliers de déficience micronutritionnelle. Le plus dur, dans l’affaire, étant de ne pas manger de chocolat pendant les deux jours qui précèdent le dosage des neurotransmetteurs !

La micronutrition : un atout pour les sportifs ?

Depuis 1996, le docteur Didier Chos est responsable du suivi nutritionnel et diététique de l’équipe française de natation. L’activité sportive accroît la consommation de micronutriments dans une proportion largement supérieure à celle qu’apporte l’alimentation. Les déficits micronutritionnels entraînent perte de motivation, problèmes de concentration, fatigue, claquages, etc. En les corrigeant, on améliore naturellement la forme et les performances des athlètes. Pour preuve : le " renouveau " très remarqué de la natation française aux championnats du monde de Perth et la victoire de Roxana Maracineanu.

“J’accepte les caprices de mon corps”

visdifficile de ne pas rejeter ce corps dont les castings vous renvoient une image aussi négative ! Lorsque j’ai découvert, quatre ans plus tard, la méthode Feldenkrais, cela a été une révélation ! J’ai essayé de nombreuses méthodes corporelles, mais le principe de cette gymnastique douce est unique. Il s’agit d’utiliser son corps avec un minimum d’effort et sans douleur. Le praticien décrit le mouvement et nous laisse le réaliser en accord avec notre propre rythme et notre souplesse. Jamais il ne s’impose comme le modèle à suivre.

Mon premier bénéfice : cette méthode rompt avec l’esprit de compétition régnant dans la plupart des cours de danse. C’était primordial pour moi qui me suis confrontée très tôt aux rivalités du monde artistique. Pleine d’ambition et influençable, j’étais prête à forcer pour prouver que je pouvais faire plus et mieux. Jusqu’à ce que mon corps craque : accident aux cervicales, au bras, au pied.

Grâce au Feldenkrais, j’ai appris à me satisfaire de mon potentiel, que j’ai élargi raisonnablement. En pratiquant auprès de danseurs professionnels comme de femmes de 75 ans, j’ai compris qu’en raison de nos vies différentes, nous avons tous des corps différents. Et j’ai voulu connaître le mien. Aujourd’hui, j’en accepte tous les caprices, y compris celui du temps. L’âge n’impose que quelques nouvelles limites. A moi d’apprendre à faire avec ! “Le mouvement, c’est la vie. Mettre plus de qualité dans son mouvement c’est mettre plus de qualité dans sa vie”, disait Feldenkrais. »

Le bon geste : Soulager son dos

dosLa posture de l’enfant, Balasana » en sanskrit, est certainement la plus agréable posture de yoga pour étirer la colonne vertébrale, dénouer les tensions et libérer l’esprit. D’une étonnante efficacité, elle réajuste en douceur les vertèbres et les articulations pour permettre à l’énergie de circuler harmonieusement, et soulage ainsi les maux de dos

À genoux, assis sur les talons, inclinez le buste vers les cuisses, tout en essayant de maintenir les fesses le plus près possible des talons. Surtout, ne forcez pas : la douleur est un signal qui nous indique soit de mieux respirer pour nous détendre, soit de ne pas aller plus loin dans l’étirement.

Les bras sont posés sur le sol, le long du corps, mains tournées vers le ciel. La tête repose par terre, sur le front ou tournée sur le côté pour davantage de confort. Vous pouvez également l’appuyer sur un petit coussin. Fermez les yeux, respirez doucement et profondément : une respiration ample et douce aide à calmer le mental, à chasser les crispations musculaires, et les fibres des muscles peuvent s’allonger en douceur. Faites le vide pendant au moins trente secondes, plus si vous en avez envie.

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