SM le Roi nomme Mustapha Bakkoury président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire

SM le Roi Mohammed VI a reçu, mercredi au palais royal de Marrakech, M. Mustapha Bakkoury que le Souverain a nommé président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Moroccan Agency for solar energy -MASEN-).

Cette audience s’est déroulée en présence de Mme Amina Benkhadra, ministre de l’Energie et des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, et de M. Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’Office national de l’eau potable et de l’Office national de l’électricité.


Biographie de M. Mustapha Bakkoury, président du directoire de la MASEN

M. Mustapha Bakkoury, que SM le Roi Mohammed VI a nommé mercredi président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Moroccan Agency for solar energy -MASEN-), est né en 1964 à Mohammedia.

Ingénieur civil des ponts et chaussées et titulaire d’un DESS banque et finances, M. Bakkoury a occupé plusieurs fonctions.

Ainsi, de août 2001 à juin 2009, il était Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG).

Avant cette date, et de 1998 à 2001, il était responsable du pôle « Banques d’affaires » à la BMCI, filiale de BNP Paribas.

Au sein de cet organisme, il avait assuré les fonctions d’administrateur délégué de BMCI-Gestion, administrateur, directeur général de BMCI-Finance, PDG de BMCI-Salaf, administrateur de BMCI-Bourse, de BMCI-Leasing et de BMCI-OffShore et administrateur de sociétés industrielles.

De janvier 1995 à février 1998, il était directeur du financement et de l’exploitation à la Société nationale d’aménagement communal (SONADAC), société mixte en charge de grands projets d’aménagement dans la métropole de Casablanca.

MAPF

Le CES, un nouveau jalon dans le processus de consolidation des institutions constitutionnelles

La création du Conseil économique et social (CES), qui a franchi, mardi, la première étape de la procédure législative, avec l’adoption à l’unanimité du projet de loi organique y afférent par la Chambre des conseillers, constitue un nouveau jalon dans le processus de consolidation et de parachèvement des institutions constitutionnelles du Royaume.
Ce projet, qui comprend 39 articles, vise la mise en place d’un cadre juridique qui définit les attributions du Conseil, sa composition, son organisation et son mode de gestion et ce, conformément aux dispositions de la Constitution.
La mise sur pied de ce Conseil s’inscrit dans le cadre des chantiers d’envergure concernant les institutions du pays et de la poursuite de la politique de concertation prônée par le Maroc dans différents domaines et pour laquelle le Royaume a créé plusieurs institutions consultatives ayant contribué à conférer davantage de visibilité et à prendre les décisions appropriées.
Outre ses prérogatives d’ordre consultatif, le Conseil constitue également une instance constitutionnelle indépendante en matière d’expertise et de maitrise des grandes questions liées au développement. Elle représente aussi un mécanisme de veille, d’accompagnement et de modernisation.
En vertu de l’article 2 de son projet de loi, le Conseil est un organe consultatif qui a compétence pour émettre des avis pour le gouvernement, la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers. Le Conseil est également habilité à analyser et à assurer le suivi de la conjoncture économique et sociale nationale, régionale et internationale et donne son avis sur les grandes orientations de l’économie nationale.
Cette nouvelle structure est appelée, de même, à favoriser les concertations et la coopération entre les groupes socio-économiques, à contribuer à l’élaboration d’une charte sociale et à émettre des propositions dans les différents domaines économique, social, culturel et environnemental.
Dans une déclaration à la MAP, après l’adoption dudit projet par la Chambre des conseillers, le président du Groupe fédéral de l’unité et de la démocratie, M. Abdelhamid Fatihi a souligné de cette institution constitutionnelle, bien qu’elle soit consultative, s’intéresse aux catégories socio-économiques et professionnelles.
M. Fatihi a indiqué que « leur préoccupation en tant que syndicat » demeure l’élaboration d’une charte sociale au diapason des attentes de larges franges de la population marocaine, notamment les catégories précaires et à revenu limité, ainsi que la classe ouvrière, estimant que le Conseil doit être érigé en espace pour discuter des grandes questions intéressant cette catégorie.
Pour sa part, le président du Groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Egalitarisme, M. Mohamed El Ansari a déclaré que le Conseil, dont la création était tant attendue, jouera un rôle d’avant-garde en tant qu’organe consultatif auprès des pouvoirs législatif et exécutif.
Il a émis l’espoir de voir ce Conseil devenir une institution efficiente, eu égard à sa composition et sa représentativité de toutes les catégories économiques et sociales, outre les syndicats.
M. Ansari a, en outre, évoqué les amendements introduits au projet de loi visant à réduire de 3 à 2 mois, puis à 20 jours (en cas d’urgence) le délai imparti au Conseil pour émettre son avis sur les projets, propositions et questions qui lui étaient soumis.
De son côté, M. Ahmed Touizi, membre du Groupe Authenticité et Modernité a souligné que les attentes de son groupe sont « très grandes » d’autant plus que le Conseil regroupe des cadres et des compétences de haut niveau.
M. Touizi a également mis l’accent sur l’importance des attributions et de la mission consultative dont est investi le Conseil, précisant que cette nouvelle institution est appelée à émettre des avis sur les projets et propositions de loi relatives, entre autres, aux domaines économiques et de la formation.
Aux termes du projet de loi, le président du CES est nommé par Dahir et compte 99 membres qui y siègeront pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois.
Dans Son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la première session de la troisième année législative, SM le Roi Mohammed VI avait souligné que « Notre objectif est de voir émerger un Conseil économique et social constituant un modèle marocain en la matière et, qui, par la qualité de ses avis consultatifs, s’affirme comme une instance constitutionnelle d’expertise et de savoir-faire, pour les questions majeures de développement concernant la nation ».
« C’est pourquoi l’efficacité et la crédibilité du Conseil resteront tributaires d’une composition rationalisée comprenant des experts et des opérateurs à la compétence avérée et reconnue dans les domaines de développement. De même, sa composition plurielle implique qu’il soit représentatif des forces vives et productives de la nation, notamment les organisations socio-économiques et professionnelles, et les structures associatives qualifiées. Il doit, en outre, compter en son sein une présence appropriée de la femme », avait indiqué le Souverain.
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La France, terreau fertile pour l’éclosion d’une nouvelle génération de comiques marocains

La France est devenue un terreau fertile pour l’éclosion de nouveaux talents comiques marocains qui, de la farce à la satire de moeurs, excellent dans l’art de faire rire les Français.
Ces talents comiques, dont certains possèdent désormais une notoriété qui a franchi les frontières, sont au-devant de la scène de l’Hexagone. Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez homme, femme, jeune ou moins jeune, ces humoristes visent toutes les couches de la population et abordent tous les thèmes de la société avec plus ou moins de sérieux mais toujours avec légèreté et finesse.
De Jamel Debbouze à Soraya Gari, en passant par Gad El-Maleh, Rachida Khalil, Arié El-Maleh, Booder (Mohamed Benyamna) ou encore Mustapha El-Atrassi, ils font rire encore et encore. Si certains ont su mettre leurs talents de comédiens au service du cinéma, d’autres, par contre, ont préféré l’intimité d’une salle de spectacle ou ont choisi la télévision qui leur a servi de révélateur et d’accélérateur de talents.
Vocation mise à part, le point commun des la majorité de ces humoristes est d’être fils et, puisque la profession tend à se féminiser, fille d’immigrés.
Dans la galerie exubérante de ces talents du rire, il en est deux qui ont réussi à « écraser » tous les autres par leur popularité et leur style : le nouveau « Coluche d’une France black-blanc-beur » Jamal Debbouze, l’un des comédiens les mieux payés de l’Hexagone, et Gad El-Maleh, le plus populaire des humoristes en France.
Révélé par le petit écran, Jamel est devenu en quelques saisons l’artiste comique le plus coté en France. Même si son génie d’improvisateur outrepasse toute forme de communautarisme, l’intenable vedette d’ »Astérix et Obélix : mission Cléopâtre » distille à travers ses personnages un subtil dosage entre les clichés entourant les immigrés et leur dynamitage en règle.
Facétieux personnage à allure bédéesque de 1,60 m, il a commencé à faire le clown depuis qu’il était gosse et a été propulsé au rang de star en très peu de temps. Nouveau poulbot du cinéma français au potentiel prometteur, le bouffon de Trappes (région parisienne) colle bien à cette idée de la France réconciliée avec elle-même.
Si nombre de spectacles sont justement inspirés par le pays d’origine, tous ne parviennent pas toutefois à les évoquer sans renforcer certains clichés auxquels on aurait plutôt souhaité qu’ils tordent le cou avec humour. C’est notamment le cas de « La Vie rêvée de Fatna » ou « L’Odyssée de ta race », pièces interprétées par Rachida Khalil.
Si la jeune humoriste marocaine, qui a atterri en France à l’âge de 16 ans, donne une vision stéréotypée de la condition de la femme musulmane sous les latitudes occidentales, Booder (Mohamed Benyamna), quant à lui, fait de la discrimination, sous ses diverses formes, une thématique et un sujet de prédilection.
A travers ses aventures et ses galères, le public découvre l’itinéraire d’un jeune pas comme les autres en évoquant largement dans ses « one man show » 100 pc autobiographiques les difficultés et l’exclusion que l’on rencontre lorsque l’on n’a pas « la bonne adresse, la bonne taille et les bons cheveux ».
Dans ses sketches, ce gavroche haut comme décrit les difficultés rencontrées pour décrocher un emploi ou séduire une jeune fille et dénonce au passage la société des « beaux gosses » dans laquelle on vit.
Un autre jeune comique marocain plein d’entrain se trouve désormais sur les traces de ses prédécesseurs et a la « tchatche » des grands humoristes qui ont fait leurs classes dans les cours d’improvisations : Mustapha El Atrassi.
Les coups de griffe d’El-Atrassi, connu au Maroc pour être l’un des personnages principaux du Sitcom « R’bib » après avoir été la révélation de l’émission « 15 ans – 15 talents » de la chaîne de télévision « 2M », sont ceux d’un grand « charmeur » doté d’une dérision à toute épreuve.
S’affirmant comme l’un des comiques majeurs de sa génération, Gad El Maleh continue, quant à lui, de ravir les spectacles et de s’illustrer en tant qu’acteur aux côtés de stars du 7-ème art.
Le champion toutes catégories des présentateurs aux Césars comme on le surnomme, a été propulsé au summum grâce notamment à « Chouchou », film aux quatre millions d’entrées, et à son one man show « L’autre, c’est moi », spectacle très physique de près de deux heures qui mêle performance sportive et séance de domptage.
Son frère Arié, qui a découvert le théâtre alors qu’il était encore à l’école Georges Bizet et ensuite au Centre culturel français de Casablanca, décide de s’orienter vers la comédie à 16 ans lors d’une représentation d’ »Antigone ».
Ayant montré ses talents tant au théâtre, au cinéma qu’à la télévision, le héros de « L’Ecole pour tous » avait confié, dans un entretien à la MAP, que son rêve est de se produire au Maroc avec une pièce ou une comédie qu’il monterait lui-même.
Cette pièce devrait être montée spécialement pour le Maroc qui est « le berceau de ma culture », a-t-il dit, faisant observer qu’il est intéressé par une pièce ou une comédie sur les Casablancais. « Il n’y a pas de mal de clichés casablancais qui sont susceptibles d’être montés », a-t-il ajouté.
La dernière à rejoindre la cour des grands et à montrer l’étendue de son talent n’est autre que Soraya Gari, actuellement en tournée en France avec son one woman show « 100 pc Tata Khadija », spectacle drôle et plein d’émotions.
Dans ce spectacle hilarant à l’énergie contagieuse et aux textes aiguisés, Soraya parle des Français issus de l’immigration, leur culture, leur différence et de leur regard vis-à-vis de la Mère-Patrie.
Cocktail entre le Maroc et la France, l’humoriste a joué avec de grands artistes et rencontré de talentueux metteurs en scène avant de présenter son premier spectacle en 2007.
Ces talents issus de l’immigration contribuent largement à l’explosion que connaît le Maroc dans les différentes formes de la créativité culturelle, artistique et musicale.

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