Les membres de la Commission des Finances, de l’Equipement, du Plan et du Développement régional à la chambre des Conseillers ont souligné, lundi, la nécessité de mettre en place un programme de mise à niveau des auto-écoles.
Lors de l’examen du projet de loi relatif au code de la route, les membres de la commission ont indiqué que les auto-écoles et les établissements de formation à la sécurité routière devraient disposer de cadres compétents, se conformer aux cahiers des charges, promouvoir la formation continue et revoir la formation dispensée par ces centres qui ont fait l’objet d’un large débat au niveau des deux chambres, axé notamment sur les méthodes dŒapprentissage et la lutte contre la corruption.
Ils ont également souligné que le retrait du permis de conduire pose plusieurs problèmes, appelant à déterminer le lieu de son retrait et lŒinstance habilitée à le retirer.
Les conseillers ont en outre appelé à déterminer les instances chargées du recouvrement des amendes et à fixer de façon précise les procédures applicables dans ces cas.
Ils ont aussi appelé à dresser une liste des cas nécessitant une analyse médicale, biologique ou clinique devant révéler si le conducteur a consommé des substances interdites lors de la conduite, de même qu’ils ont mis l’accent sur l’importance de la co-signature, par le contrevenant et l’officier, du PV du constat.
En réponse aux interrogations des Conseillers, le ministre de l’Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab a affirmé que le projet du code la route vise à renforcer le contrôle routier à travers notamment l’obligation de la signalisation des points de contrôle et du port de badges par les personnes chargés du contrôle routier.
Le ministre a en outre indiqué que les agents et officiers du contrôle routier seront bientôt équipés d’un outil électronique permettant d’enregistrer les contraventions sans procéder au retrait du permis, ajoutant dans ce sens que le projet de loi apporte dŒautres nouveautés notamment la remise dŒun récépissé au contrevenant lui permettant de conduire, pour une certaine période, jusqu’au règlement de l’amende.
Ce projet vise également l’amélioration des prestations des auto-écoles, a-t-il fait remarquer.
Adopté en janvier dernier par la Chambre des représentants, ce projet comprend 308 articles et apporte des nouveautés qui concernent en particulier les conditions d’octroi du permis de conduire, le système du permis à points et la révision du cadre du contrôle technique des véhicules.
MAPF
Alors qu’en Amérique du Nord et dans certains pays européens, les infections commencent à diminuer, les spécialises marocains s’attendent à un pic des infections en hiver.
Alors que la campagne de vaccination bat son plein, le virus continue sa propagation dans les différentes régions du Maroc.
Si les premiers sujets infectés ont été découverts dans les grands centres urbains, les autres villes marocaines n’ont pas été épargnées par la pandémie. Ainsi, des cas ont été diagnostiqués dans des petites villes notamment à Figuig, Inzegane, Taroudant ou encore Khénifra. A la vitesse actuelle, le cap des 3000 infections devrait être franchi dans les prochains jours.
Cependant, même si les infections au A/H1N1 se content déjà par milliers, le pic de la pandémie n’a pas encore été atteint. «Il est clair que le pic de la pandémie n’est pas encore atteint au Maroc comme dans d’autres pays dans le monde. Nous sommes donc toujours dans une phase ascendante», explique le Pr Jaâfar Heikel, épidémiologiste et expert international.
Les responsables se veulent rassurants. Le docteur Omar El Menzhi, patron de la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, avait ainsi affirmé que le nombre des infections recensées sur le territoire marocain reste nettement inférieur aux extrapolations faites par les responsables au début de la pandémie.
Le Royaume est donc moins touché mais le nombre des infections au virus A/H1N1 continuera son augmentation… et par ricochet le nombre des décès. Au total, le virus a déjà fait 45 morts selon le dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé mercredi dernier. La majorité des victimes sont des femmes enceintes et des personnes atteintes de maladies chroniques. Mais l’impact du virus sur ces catégories de la population devrait être atténué grâce aux vaccins disponibles au Maroc depuis plus de deux semaines. Lancée le 9 décembre dernier, la campagne de vaccination a déjà bénéficié à près de 300.000 Marocains parmi les catégories ciblées, selon la ministre de la Santé, Yasmina Baddou.
Le Maroc s’était fixé l’objectif de vacciner 60% de la population. En vue d’atteindre cet objectif, la ministre affirme que les moyens nécessaires ont été déployés. «Il a été procédé à la création de 1.258 centres de vaccination (419 en milieu urbain et 839 dans le monde rural) et de 600 unités mobiles équipées pour vacciner les personnes établies dans les régions enclavées, ainsi qu’à la mobilisation de 2.300 médecins et 7.200 infirmiers», a-t-elle précisé la semaine dernière devant les parlementaires à la Chambre des conseillers.
Bout du tunnel ?
A l’échelle internationale, les dernières informations provenant de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) attestent que le pic des infections a déjà été atteint en Amérique du Nord et en Europe. Selon l’Organisation onusienne, le virus H1N1 circule toujours dans toute l’Europe occidentale, mais l’activité grippale a atteint un pic et a commencé à décliner dans plusieurs pays. En effet, les réseaux sentinelles dans ces derniers montrent une diminution du nombre de cas de syndromes grippaux et d’infections respiratoires à la seule exception de la France où les infections continuent d’augmenter. Mais cette situation est due, selon les experts, à une faible affectation de la France au début de la pandémie par rapport à d’autres pays. Par contre, le recul de la grippe a été constaté surtout en Belgique, en Espagne, au Portugal et en Italie. Bien avant ces pays, la pandémie avait baissé d’intensité aux Etats-Unis et au Canada. Pour les épidémiologistes, le synchronisme des épidémies grippales ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il existe des décalages entre les deux côtés de l’Atlantique même si la dynamique de l’épidémie ne connaît pas d’écart significatif. Ainsi, la première vague de la grippe a bel et bien commencé à faiblir. Toutefois, les spécialistes en épidémiologie affirment que les pandémies de la grippe peuvent se propager en plusieurs vagues, ce qui laisse la porte ouverte dans l’avenir à toutes les éventualités. Faut-il donc s’attendre à une deuxième vague d’infections? L’hypothèse n’est pas éloignée surtout que l’on commence à découvrir des virus résistants aux traitements actuels même si cette résistance n’a pas encore atteint un degré préoccupant.
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Depuis mars dernier, au moins 11.516 personnes sont mortes des suites d’une infection au A/H1N1. L’Amérique du Nord reste la zone la plus touchée avec au moins 6670 morts, suivie du continent européen avec 2045 décès. L’Afrique a enregistré 109 morts, selon les statistiques de l’OMS. Dans son dernier bulletin sur la situation de la pandémie dans le monde, l’organisation onusienne affirme que la transmission du virus dans l’hémisphère nord reste active et étendue géographiquement bien que la vague hivernale de la grippe atypique ait atteint un pic dans la plus grande partie des zones tempérées de l’hémisphère. C’est le cas pour les Etats-Unis où le nombre des décès et des hospitalisations ne cesse de baisser depuis six semaines. En Europe, la maladie a également atteint un pic dans la majorité des pays. En Asie centrale et de l’Ouest, en revanche, la transmission semble toujours active, a ajouté l’Organisation, qui affirme suivre l’évolution de la pandémie à travers des consultations fréquentes avec ses Bureaux régionaux et les Etats membres et par le suivi de sources de données multiples Alors que la campagne de vaccination bat son plein, le virus continue sa propagation dans les différentes régions du Maroc.
Si les premiers sujets infectés ont été découverts dans les grands centres urbains, les autres villes marocaines n’ont pas été épargnées par la pandémie. Ainsi, des cas ont été diagnostiqués dans des petites villes notamment à Figuig, Inzegane, Taroudant ou encore Khénifra. A la vitesse actuelle, le cap des 3000 infections devrait être franchi dans les prochains jours.
Cependant, même si les infections au A/H1N1 se content déjà par milliers, le pic de la pandémie n’a pas encore été atteint. «Il est clair que le pic de la pandémie n’est pas encore atteint au Maroc comme dans d’autres pays dans le monde. Nous sommes donc toujours dans une phase ascendante», explique le Pr Jaâfar Heikel, épidémiologiste et expert international.
Les responsables se veulent rassurants. Le docteur Omar El Menzhi, patron de la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, avait ainsi affirmé que le nombre des infections recensées sur le territoire marocain reste nettement inférieur aux extrapolations faites par les responsables au début de la pandémie.
Le Royaume est donc moins touché mais le nombre des infections au virus A/H1N1 continuera son augmentation… et par ricochet le nombre des décès. Au total, le virus a déjà fait 45 morts selon le dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé mercredi dernier. La majorité des victimes sont des femmes enceintes et des personnes atteintes de maladies chroniques. Mais l’impact du virus sur ces catégories de la population devrait être atténué grâce aux vaccins disponibles au Maroc depuis plus de deux semaines. Lancée le 9 décembre dernier, la campagne de vaccination a déjà bénéficié à près de 300.000 Marocains parmi les catégories ciblées, selon la ministre de la Santé, Yasmina Baddou.
Le Maroc s’était fixé l’objectif de vacciner 60% de la population. En vue d’atteindre cet objectif, la ministre affirme que les moyens nécessaires ont été déployés. «Il a été procédé à la création de 1.258 centres de vaccination (419 en milieu urbain et 839 dans le monde rural) et de 600 unités mobiles équipées pour vacciner les personnes établies dans les régions enclavées, ainsi qu’à la mobilisation de 2.300 médecins et 7.200 infirmiers», a-t-elle précisé la semaine dernière devant les parlementaires à la Chambre des conseillers.
Bout du tunnel ?
A l’échelle internationale, les dernières informations provenant de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) attestent que le pic des infections a déjà été atteint en Amérique du Nord et en Europe. Selon l’Organisation onusienne, le virus H1N1 circule toujours dans toute l’Europe occidentale, mais l’activité grippale a atteint un pic et a commencé à décliner dans plusieurs pays. En effet, les réseaux sentinelles dans ces derniers montrent une diminution du nombre de cas de syndromes grippaux et d’infections respiratoires à la seule exception de la France où les infections continuent d’augmenter. Mais cette situation est due, selon les experts, à une faible affectation de la France au début de la pandémie par rapport à d’autres pays. Par contre, le recul de la grippe a été constaté surtout en Belgique, en Espagne, au Portugal et en Italie. Bien avant ces pays, la pandémie avait baissé d’intensité aux Etats-Unis et au Canada. Pour les épidémiologistes, le synchronisme des épidémies grippales ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il existe des décalages entre les deux côtés de l’Atlantique même si la dynamique de l’épidémie ne connaît pas d’écart significatif. Ainsi, la première vague de la grippe a bel et bien commencé à faiblir. Toutefois, les spécialistes en épidémiologie affirment que les pandémies de la grippe peuvent se propager en plusieurs vagues, ce qui laisse la porte ouverte dans l’avenir à toutes les éventualités. Faut-il donc s’attendre à une deuxième vague d’infections? L’hypothèse n’est pas éloignée surtout que l’on commence à découvrir des virus résistants aux traitements actuels même si cette résistance n’a pas encore atteint un degré préoccupant.
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Depuis mars dernier, au moins 11.516 personnes sont mortes des suites d’une infection au A/H1N1. L’Amérique du Nord reste la zone la plus touchée avec au moins 6670 morts, suivie du continent européen avec 2045 décès. L’Afrique a enregistré 109 morts, selon les statistiques de l’OMS. Dans son dernier bulletin sur la situation de la pandémie dans le monde, l’organisation onusienne affirme que la transmission du virus dans l’hémisphère nord reste active et étendue géographiquement bien que la vague hivernale de la grippe atypique ait atteint un pic dans la plus grande partie des zones tempérées de l’hémisphère. C’est le cas pour les Etats-Unis où le nombre des décès et des hospitalisations ne cesse de baisser depuis six semaines. En Europe, la maladie a également atteint un pic dans la majorité des pays. En Asie centrale et de l’Ouest, en revanche, la transmission semble toujours active, a ajouté l’Organisation, qui affirme suivre l’évolution de la pandémie à travers des consultations fréquentes avec ses Bureaux régionaux et les Etats membres et par le suivi de sources de données multiples
le Matin