La Belge Justine Henin a rejoint l’Américaine Serena Williams en finale de l’Open d’Australie en surclassant la Chinoise Zheng Jie en deux sets 6-1, 6-0, jeudi à Melbourne
C’est la finale idéale entre Serena, N.1 mondiale et tenante du titre, et Henin, ancienne N.1 revenue sur les courts en début d’année après dix-huit mois de retraite.
Henin peut rêver samedi en finale de réussir le même coup de force que sa compatriote Kim Clijsters, qui avait remporté l’US Open en septembre quelques semaines après avoir, elle aussi, effectué son retour au tennis.
Clijsters, qui avait fait une pause de deux ans pour donner naissance à une petite fille, avait battu Serena Williams en demi-finale à New York.
Avant que Henin ne prenne du recul, son duel avec Serena a été l’un des plus féroces de l’histoire moderne. Les deux championnes se sont déjà rencontrées à 13 reprises, Serena menant 7 victoires à 6. Mais ce sera samedi leur tout premier affrontement en finale d’un tournoi du Grand Chelem.
« Ce sera un moment spécial, le rêve continue pour moi, a déclaré Henin. Je vais jouer la N.1 mondiale et tenante du titre, c’est une grande guerrière. Je suis impatiente de jouer ce match où je vais essayer d’aller chercher le titre. »
Pour rendre l’affiche possible, elles ont toutes deux battu une Chinoise. Difficilement pour Serena, qui a eu besoin de deux tie-breaks pour dominer (7-6, 7-6) Li Na, vainqueur de sa soeur Venus Williams la veille.
Ce fut beaucoup plus facile pour Henin qui n’a laissé aucune chance à Zheng Jie, 35e mondiale, complètement dépassée par la puissance de feu de la Belge en fond de court (23 coups gagnants à 3).
« Je suis contente d’avoir pu gagner si facilement, c’est la meilleure préparation possible pour la finale, j’ai déjà eu suffisamment de tennis jusque-là ces deux dernières semaines. »
La Belge visera samedi son huitième titre du Grand Chelem, le deuxième à Melbourne après 2004, alors que Serena est en lice pour une douzième couronne, la cinquième à l’Open d’Australie.
Comme Clijsters à l’US Open, Henin dispute l’Open d’Australie sans être classée puisqu’il faut au moins disputer trois tournois pour être répertorié sur les tablettes de la WTA.
« Jamais je n’aurais imaginé ça, même si j’ai réservé mon vol du retour que pour dimanche prochain. En arrivant ici, j’étais juste curieuse de voir comment ça allait se passer. J’ai pris match après match, étape après étape. C’est fantastique de pouvoir de nouveau jouer une finale ici », a-t-elle glissé.
Le dernier tournoi du Grand Chelem que Henin avait disputé avant son retour était l’Open d’Australie 2008, où elle avait été battue par Maria Sharapova en quarts de finale.
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Il est sûrement important que vous ayez repéré que votre comportement ressemble à celui de votre père. Mais cette compréhension intellectuelle ne suffit pas. La suite, d’ailleurs, le prouve : bien que sachant cela, vous ne parvenez pas à vous empêcher de le faire.
Je pense qu’il serait bon que vous alliez parler de cela à un psychanalyste. Non pas pour entreprendre forcément une analyse au long cours, mais pour entendre, avec son aide, où tout cela résonne en vous. Comprendre est un premier pas, mais l’intellect seul ne peut rien dénouer. Ce qui dénoue, c’est de « retraverser » les émotions et les souffrances que l’on a connues, et l’on ne peut le faire seul.
D’autre part, vous me dites dans votre lettre que vous redoutez d’être dépressif et d’avoir à prendre des médicaments. Il ne s’agit pas de cela, mais de retrouver les blessures qui restent certainement en vous puisque vous êtes, dites-vous, « émotif » et avez facilement les larmes aux yeux. Blessures qui sont peut-être celles du petit garçon qui avait peur et mal lorsque son père criait. Et qui, comme beaucoup d’enfants, avait peut-être, à cause de ces cris, l’impression qu’on ne l’aimait pas, qu’il n’était pas « comme il aurait fallu », qu’il était une gêne, etc.
Ce qui vous arrive avec vos enfants est difficile à vivre, mais c’est peut-être pour vous une chance. Celle, en tirant ce bout de fil qui se présente, de dévider toute une pelote de souffrances accumulées qui, en partie à votre insu, pèsent depuis longtemps sur vous.
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Couleurs vives, palmes sauvages et armures de conquistadors: Jean Paul Gaultier s’est fait Mexicain mercredi pour son défilé de haute couture à Paris, accueillant le public d’une gorgée de tequila
De petits verres étroits, comme on les sert au Mexique à l’apéritif, circulent sur des plateaux, avec des jus de fruits colorés, dans l’immense salle de réception du bâtiment où le couturier français est installé.
Du beau monde au premier rang, l’ex mannequin Inès de la Fressange, le comédien Vincent Perez, la cinéaste Tonie Marshall, l’animateur Antoine de Caunes. Soudain, la voix de Dario Moreno « Mexiiiiiiico ». Le rideau s’écarte sur une fumée bleue, dans un bruit de feux d’artifice.
Sombreros pour tout le monde et beaucoup de panlalons amples parfois entièrement ouverts sur les côtés ou prolongés en jupes avec de l’organdi plissé qui flotte dans le sillage du mannequin.
Une seule marinière – la signature du couturier – sur un tailleur pantalon en jean tissé de perles argent. Des ensembles en cuir et des couleurs éclatantes, notamment du turquoise – on trouve la pierre en abondance au Mexique – et des camaïeux de vert à couper le souffle.
Une touche masculine aussi sur quelques tenues, costume trois pièces ou smoking: les mannequins forcent le trait, un cigare barreau de chaise à la main.
Soutien-gorge en éventail de palmes métalliques, fleurs colorées brodées sur fond noir, jeux de tissage « façon vannerie » dont les bandes non tissées forment une traîne à la robe, « effet rayures mexicaines » en gris et couleurs vives comme un poncho ou encore une épaule métallique comme une armure de conquistador sur une robe brodée de clous: le couturier semble avoir exploité tous les éléments visuels du Mexique.
Pas de mariée en finale mais Arielle Dombasle, qui a grandi chez les mariachis, dans une tenue orange vif aux broderies corail et sombrero à rubans. Elle entonne la chanson mexicaine « Cucurrucucu paloma », redécouverte récemment dans un film d’Almodovar.
« Quel raffinement! C’est un vrai maître », s’extasie le graphiste et photographe Jean-Paul Goude à la sortie.
Gaultier explique en coulisses s’être inspiré du film « Apocalypto » de Mel Gibson et avoir voulu ajouter une pincée d’opérette « pour la joie de vivre, c’est nécessaire en temps de crise, non? »
« J’ai aussi joué avec la végétation, la jungle, comme si les vêtements avaient été faits avec des éléments de la nature », a-t-il ajouté. « Des créatures félines avec un côté oiseau des îles, des mariachis et des conquistadors aussi pour le côté plus masculin ».
Dans la matinée, Franck Sorbier avait présenté 14 modèles, tous noirs sauf une mariée en blanc. Sa collection intitulée « La tragédie », avec Muriel Mayette de la Comédie-Française comme marraine, démarre sur une musique orientale, en présence de fidèles clientes. Les mannequins descendent lentement un escalier avant de traverser la salle, jouant parfois les femmes fatales.
Une robe et une étole façon moucharabié a nécessité l’assemblage à la main de 650 pièces géométriques. Une longue robe-bustier avec une cape, jeu d’opacités et de transparences comme un vitrail stylisé, suscite des applaudissements spontanés.
Le Libanais Elie Saab a présenté une collection aux couleurs poudrées, chair et lilas, fleurs aux teintes « nymphéas », avec notamment des robes longues fendues jusqu’en haut de la cuisse avec un bord de dentelles.
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