Les cavalières de John Galliano, en robes ultra-ceintrées à longue traîne pour monter à cheval en amazone, ont marqué la première journée des défilés couture, devant un parterre d’invités triés sur le volet dans les immenses salons du siège historique de Dior à Paris
La chanteuse australienne Kylie Minogue, la comédienne hong-kongaise Maggie Cheung ou le couturier Pierre Cardin étaient aux premières loges du défilé pour l’été prochain, passant des amazones à des robes de bal aux volumes opulents et aux riches broderies.
« Les silhouettes sont incroyables et les couleurs variées font penser à la palette d’un peintre, peut-être (Pierre) Bonnard », a commenté auprès de l’AFP la radieuse Mlle Cheung. « C’est à l’opposé de moi-même », a estimé M. Cardin dans les coulisses, mais le couturier britannique « est très conscient de ce qu’il veut exprimer ».
« C’est encore une collection dans l’ultra-féminité », a commenté le PDG de Dior, Sydney Toledano, rappelant l’importance de la couture dans la stratégie marketing. « C’est l’arme fatale pour se battre sur les marchés ».
La couture, pour les grandes marques, est d’abord une question d’image, rejaillissant sur les ventes notamment de parfums et d’accessoires.
Sur le dernier tube de Sade qui chante le « wild, wild west », les premiers mannequins apparaissent avec de petits chapeaux noirs en biais, d’énormes chignons recouverts de voilettes et des yeux de biche. Cravaches en main.
Marquant parfois des poses de dominatrices, elles présentent des vestes taille de guêpe à volants et de longues jupes qui font effectivement penser à des cocottes de saloon, version chic.
Dans la soirée, Giorgio Armani a présenté une collection de tailleurs et de robes bustiers spectaculaires sous le signe de la lune, dont un croissant ornait la plupart des vestes et se retrouvait aussi dans les bijoux.
Arrivant peu après Claudia Cardinale, la chanteuse Tina Turner s’est dite « impatiente de voir ce que Giorgio nous a fait pour l’été », tandis que l’actrice Anne Hathaway assurait que les vêtements du couturier « donnent un sentiment de pouvoir aux femmes qui les portent ».
Dans la journée, plusieurs petites maisons ont présenté leurs collections.
Alexandre Vauthier, qui habille notamment la chanteuse Rihanna, a montré des robes sexys avec des décolletés plongeants et des épaulettes très structurées.
Alexis Mabille, 31 ans, s’est inspiré du peintre d’avant-garde russe Kazimir Malevitch, avec beaucoup de couleurs primaires, agencées de façon géométrique. La silhouette se découpe en deux couleurs de haut en bas, des cheveux laqués aux chaussures: à gauche du rose, à droite du noir. Mais aussi des robes à dos nus profonds, voilés d’organza.
Chez Christophe Josse, place au romantisme. Beaucoup de transparence, un travail sur la dentelle et des coloris clairs (« brume, orage, dune »). Des robes d’une délicatesse folle, dont l’une des plus applaudies était en « bandages » de dentelle ivoire, réchauffée d’un manteau de paillettes nacrées rebrodées.
La trentenaire Anne-Valérie Hash a imaginé des tenues à partir d’un vêtement envoyé par une célébrité, comme Charlotte Rampling ou Peter Doherty. Des pièces en « paillettes transversales, organza métallique imprimé irisé », autant dire des matières « couture », inimaginables pour les non-initiés.
Le Maroc a connu, au cours de ces dernières années, une grande affluence des visiteurs espagnols grâce à la politique de communication, d’information et d’investissement menée par le Royaume pour promouvoir ce secteur vital de l’économie.
Le nombre de touristes espagnols ayant visité le Maroc est passé de 220.000 à 650.000 entre 2005 et 2009, a indiqué le directeur de l’Office National marocain de tourisme (ONMT) à Madrid, M. Essaid Kasmi, dans une déclaration à la MAP, en marge de la tenue de la 30ème édition de la Foire internationale du tourisme de Madrid (FITUR), qui a pris fin dimanche soir
Ainsi, le nombre des Espagnols ayant visité le Royaume a pratiquement triplé lors des cinq dernières années, a précisé M. Kasmi, ajoutant qu’en 2009, ce nombre a enregistré une augmentation de 10 pc par rapport à 2008.
« Outre ces chiffres prometteurs, nous comptons sur une croissance de 14 pc du marché émetteur espagnol en 2010 « , a-t-il dit, faisant savoir que la destination du Maroc est plus complète et plus riche par rapport aux autres pays concurrents.
M. Kasmi a, dans ce sens, mis l’accent sur le rôle de l’ouverture des lignes aériennes, notamment à travers les compagnies low-cost, entre l’Espagne et le Maroc dans l’essor que connaît le tourisme marocain dans le pays ibérique, précisant que plus de 130 vols hebdomadaires relient actuellement l’Espagne aux différentes villes marocaines.
Selon lui, le Maroc, qui a été jusqu’à présent une destination à tradition culturelle avec des circuits, notamment dans les villes impériales du Royaume, a fait sa rentrée dans le tourisme balnéaire avec la création de plusieurs stations, dont deux déjà mises en service.
En dépit de la crise financière qui frappe de plein fouet le secteur touristique mondial, le Maroc a poursuivi l’année dernière son plan d’investissement à travers la mise en place de plusieurs stations touristiques visant à préserver la part du tourisme marocain dans le marché mondial.
Avec ses 3.500 km de côtes, le Maroc est en train de réaliser six nouvelles stations balnéaires dans le cadre du « Plan Azur ».
La réalisation de ces stations touristiques vise à renforcer et diversifier l’offre touristique du Royaume et à augmenter de 120.000 lits la capacité d’accueil des différents établissements touristiques.
Installé sur près de 400 m2, le pavillon du Maroc à la FITUR, l’un des plus grands stands, a proposé au public les différentes destinations et offres touristiques du pays.
La participation du Maroc à ce rendez-vous a été également marquée par la présence de plusieurs Conseils régionaux de Tourisme, venus faire la promotion de leurs produits.
Aménagée sur une superficie de 70.000 m2, la FITUR, dans sa 30-ème édition, a connu la participation de 170 pays.
Le dimanche 24 janvier, la présidente de la région Poitou-Charentes a fait une visite au centre du Samu social de Casablanca. Accompagnée par la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli, Ségolène Royal a pu constater les réalisations du centre. En rencontrant les résidents de cette plate-forme de protection sociale, la politicienne française a touché de plus près la qualité des services offerts aux mères célibataires et enfants de la rue pris en charge par le centre.
Dans la salle de jeux, Ségolène Royal a admiré le travail réalisé avec un groupe de petits enfants qui ont acquis une certaine stabilité psychologique malgré leurs problèmes sociaux. Ces derniers sont la principale cible du Samu en raison de la faiblesse de leurs compétences de vie et de leur forte exposition aux risques épidémiologiques, d’agressions et d’exploitation sexuelle ou commerciale.
Les jeunes hébergés dans ce centre sont pour la plupart des enfants de la rue, âgés de moins de 18 ans, qui ont fui le domicile familial. Le Samu social fait tout pour leur donner un climat de confiance. Il offre ainsi une prise en charge totale pour les enfants âgés de 0 à 6 ans et une autre partielle pour les moins jeunes jusqu’à l’autonomie complète et insertion professionnelle. Pour ce faire, le centre offre les services d’une crèche, suivi médical, remise à niveau scolaire, activités extrascolaires et formation ainsi que des classes d’éducation non formelle.
Dans cet établissement, on préfère garder les gens un peu plus longtemps pour leur donner la possibilité d’être soignés et une chance de réfléchir à leur avenir plutôt que de les rendre à la rue.
Pour les responsables du Samu, le travail d’assistance consiste avant tout à écouter les personnes en besoin, les orienter et à leur expliquer les conséquences de leur fugue afin qu’ils puissent prendre leurs vies en main.
Aide aux femmes en détresse
Dans ce centre situé rue Ain Yefrein au boulevard Ain Tawajtat, au cœur du fameux quartier Bourgogne, la présidente de la région Poitou-Charentes a également fait la connaissance de mamans et de femmes en situation difficile ou de précarité. Ces résidentes temporaires au centre du Samu social sont également considérées parmi les cibles les plus vulnérables aux dangers de la rue car elles subissent un haut degré de violence : coups, viols, rackets, séquestration, etc. En plus des services d’écoute et d’hébergement, ces femmes de moins de 25 ans, dont des mères célibataires, bénéficient d’un suivi médical, de formations rémunératrices en cuisine, couture et informatique. Il faut dire que le Samu social de Casablanca, qui a débuté ses missions en 2006, est une réponse concertée à la problématique de la prise en charge sociale des personnes en situation de rue (femmes, enfants, personnes handicapées, personnes âgées) dans la cité blanche. C’est aussi un modèle unique en son genre de par ses spécificités puisqu’il se caractérise par cinq principes fondamentaux qui sont la mobilité, la proximité, la polyvalence, le professionnalisme et la permanence.
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Questions à:Wafa Bahous • Directrice du Samu Social de Casablanca.
Que représente cette visite pour votre centre ?
Cette visite représente beaucoup pour notre centre parce que le Samu social de Casablanca occupe une grande place dans la lutte contre l’exclusion sociale.
Ceci montre également que le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité compte sur nous pour la réalisation de ces projets et l’éradication du phénomène des enfants de la rue au niveau du Grand Casablanca.
En quoi se spécifie le SAMU social de Casablanca ?
On est le premier maillon d’une chaîne de solidarité. Notre centre se caractérise par la mobilité : nous allons à la rencontre des personnes dans la rue, la proximité : nos équipes sont toujours prêtes. Elles prennent en charge les enfants venus des petits patelins avant qu’ils n’entrent dans le périmètre urbain de Casablanca. En outre, on travaille dans l’urgence, ce qui permet l’efficacité et la rapidité des secours.
Est-ce que vous croyez que cet organisme a atteint ses objectifs après trois ans d’existence ?
Non. Il y a encore beaucoup à faire notamment pour améliorer notre présence.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?
Avec les moyens dont on dispose actuellement, on n’arrive toujours pas à assurer la permanence qui permet d’avoir une action continue dans la rue. Nous avons aussi des problèmes au niveau de la capacité d’hébergement limitée à 32 lits.
Quels sont les projets du Samu social de Casablanca ?
Nous voulons assurer une présence permanente dans la rue, améliorer les compétences des équipes via des formations professionnelles et augmenter notre capacité d’accueil. A ce propos, nous allons construire un étage supplémentaire afin d’avoir plus de lits et séparer les filles des garçons. Le dossier du projet est déjà déposé auprès du comité de l’INDH. Dans la salle de jeux, Ségolène Royal a admiré le travail réalisé avec un groupe de petits enfants qui ont acquis une certaine stabilité psychologique malgré leurs problèmes sociaux. Ces derniers sont la principale cible du Samu en raison de la faiblesse de leurs compétences de vie et de leur forte exposition aux risques épidémiologiques, d’agressions et d’exploitation sexuelle ou commerciale.
Les jeunes hébergés dans ce centre sont pour la plupart des enfants de la rue, âgés de moins de 18 ans, qui ont fui le domicile familial. Le Samu social fait tout pour leur donner un climat de confiance. Il offre ainsi une prise en charge totale pour les enfants âgés de 0 à 6 ans et une autre partielle pour les moins jeunes jusqu’à l’autonomie complète et insertion professionnelle. Pour ce faire, le centre offre les services d’une crèche, suivi médical, remise à niveau scolaire, activités extrascolaires et formation ainsi que des classes d’éducation non formelle.
Dans cet établissement, on préfère garder les gens un peu plus longtemps pour leur donner la possibilité d’être soignés et une chance de réfléchir à leur avenir plutôt que de les rendre à la rue.
Pour les responsables du Samu, le travail d’assistance consiste avant tout à écouter les personnes en besoin, les orienter et à leur expliquer les conséquences de leur fugue afin qu’ils puissent prendre leurs vies en main.
Aide aux femmes en détresse
Dans ce centre situé rue Ain Yefrein au boulevard Ain Tawajtat, au cœur du fameux quartier Bourgogne, la présidente de la région Poitou-Charentes a également fait la connaissance de mamans et de femmes en situation difficile ou de précarité. Ces résidentes temporaires au centre du Samu social sont également considérées parmi les cibles les plus vulnérables aux dangers de la rue car elles subissent un haut degré de violence : coups, viols, rackets, séquestration, etc. En plus des services d’écoute et d’hébergement, ces femmes de moins de 25 ans, dont des mères célibataires, bénéficient d’un suivi médical, de formations rémunératrices en cuisine, couture et informatique. Il faut dire que le Samu social de Casablanca, qui a débuté ses missions en 2006, est une réponse concertée à la problématique de la prise en charge sociale des personnes en situation de rue (femmes, enfants, personnes handicapées, personnes âgées) dans la cité blanche. C’est aussi un modèle unique en son genre de par ses spécificités puisqu’il se caractérise par cinq principes fondamentaux qui sont la mobilité, la proximité, la polyvalence, le professionnalisme et la permanence.
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Questions à:Wafa Bahous • Directrice du Samu Social de Casablanca.
Que représente cette visite pour votre centre ?
Cette visite représente beaucoup pour notre centre parce que le Samu social de Casablanca occupe une grande place dans la lutte contre l’exclusion sociale.
Ceci montre également que le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité compte sur nous pour la réalisation de ces projets et l’éradication du phénomène des enfants de la rue au niveau du Grand Casablanca.
En quoi se spécifie le SAMU social de Casablanca ?
On est le premier maillon d’une chaîne de solidarité. Notre centre se caractérise par la mobilité : nous allons à la rencontre des personnes dans la rue, la proximité : nos équipes sont toujours prêtes. Elles prennent en charge les enfants venus des petits patelins avant qu’ils n’entrent dans le périmètre urbain de Casablanca. En outre, on travaille dans l’urgence, ce qui permet l’efficacité et la rapidité des secours.
Est-ce que vous croyez que cet organisme a atteint ses objectifs après trois ans d’existence ?
Non. Il y a encore beaucoup à faire notamment pour améliorer notre présence.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?
Avec les moyens dont on dispose actuellement, on n’arrive toujours pas à assurer la permanence qui permet d’avoir une action continue dans la rue. Nous avons aussi des problèmes au niveau de la capacité d’hébergement limitée à 32 lits.
Quels sont les projets du Samu social de Casablanca ?
Nous voulons assurer une présence permanente dans la rue, améliorer les compétences des équipes via des formations professionnelles et augmenter notre capacité d’accueil. A ce propos, nous allons construire un étage supplémentaire afin d’avoir plus de lits et séparer les filles des garçons. Le dossier du projet est déjà déposé auprès du comité de l’INDH.
lematin.ma