Agir « par la pensée » ne relève plus de la science fiction

Déjà utilisées pour aider des paralysés, les techniques permettant de convertir la , en captant certaines ondes cérébrales, amorcent leur entrée dans l’univers ludique, avec de premiers jeux et attractions voire une invitation à contrôler ses propres émotions

Durant les JO de Vancouver, la société canadienne Interaxon a proposé au public de contrôler à distance « par la pensée » les illuminations des chutes du Niagara, de la tour de Toronto ou du Parlement d’Ottawa grâce à internet et des images video.

A Prague, des musiciens du Multimodal Brain 0rchestra, coiffés de casques munis d’électrodes, avaient joué sans les mains, en avril, en clôture de la conférence européenne « Science beyond Fiction », la science au-delà de la fiction.

Allumer la télé, piloter un robot, une prothèse ou un fauteuil roulant, écrire en choisissant des lettres sur un écran sont autant d’applications possibles des interfaces cerveau-ordinateurs, interprétant certains signaux cérébraux, sans pour autant vraiment lire dans la pensée.

D’abord expérimentées pour des personnes gravement handicapées, ces techniques s’orientent vers un plus large public, avec des jeux comme celui récemment commercialisé par Mattel aux Etats-Unis.

La société américano-australienne Emotiv propose, avec son casque Epoc doté de 14 capteurs, une application « affectiv » censée permettre à l’utilisateur de contrôler ses réponses émotionnelles grâce à « une carte de son activité mentale » fournie en temps réel.

L’entreprise laisse même entrevoir aux développeurs de jeux video la possibilité « d’ajouter une dimension supplémentaire » aux interactions avec les personnages, en « réponse aux sentiments du joueur ».

« Mesurer l’état émotionnel de quelqu’un, aujourd’hui, à partir de l’électro-encéphalogramme c’est extrêmement compliqué », souligne Olivier Bertrand, directeur de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Mais un bandeau ou une électrode sur le front peut aussi capter l’activité de muscles du visage, les mouvements des yeux, un froncement de sourcils, pour « récupérer une émotion », précise Anatole Lecuyer (Inria, Rennes, France), qui a participé à la conception du logiciel libre Openvibe.

Capable de traiter des données cérébrales en temps réel, ce logiciel ouvre la voie à des applications au service de personnes handicapées. Des jeux video sont en préparation en collaboration avec la firme Ubisoft comme en a témoigné le décollage d’un vaisseau spatial virtuel en mai.

Des thérapeutiques sont aussi prévues. Coiffés de casques aux multiples électrodes, des petits patients hyperactifs pourraient apprendre à focaliser leur attention et les personnes souffrant de douleurs chroniques découvrir comment les soulager en autorégulant leur activité cérébrale.

L’usage de ces interfaces externes suppose l’accord des personnes concernées: « en l’état actuel des technologies, si la personne n’est pas motivée, ça ne marchera pas », assure M. Lecuyer. « Aujourd’hui pour pouvoir vraiment décrypter les intentions ou l’état mental de quelqu’un, il faut qu’il coopère », renchérit M. Bertrand.

Mais, préviennent des experts, avec des électrodes implantées en profondeur dans le cerveau comme pour soigner la maladie de Parkinson, le risque de manipulation mentale n’est pas exclu.

afp.com

Moins stressé, vous serez plus intelligent !

Mauvaise nouvelle pour ceux qui sont soumis à la pression au quotidien, le stress a tendance à réduire la taille du cerveau. Des universitaires l’auraient prouvé…
A chaque bouffée d’angoisse, c’est la même chose. Des paquets entiers de cellules nerveuses rétrécissent au point de devenir inopérantes. Résultat, le système immunitaire vieillit avant l’heure. Si la taille du cerveau n’a pas d’incidence en soi sur l’intelligence, il paraît évident que lorsque la matière grise disparaît, on doit forcément perdre quelque chose.

Le constat de l’équipe dirigée par le docteur Bruce McEwen de l’Université de New York, est sans équivoque : le stress anéantit les cellules dans l’hippocampe, touchant ainsi les facultés liées à la mémoire, ainsi que dans le cortex préfrontal, la région du cerveau qui régit nos capacités à prendre des décisions et à émettre des jugements. Le docteur McEwen annonce dans ses conclusions : « L’hormone du stress – le cortisol – remodèle le cerveau en modifiant les possibilités de connexions entre neurones ».
Il existe heureusement des moyens simples pour contrer les effets dévastateurs du stress sur notre intelligence. A commencer par l’énergie positive, pour apprendre à moins stresser…

- On respire un bon coup
Exigez de vous-même d’être détendu ! Respirez plusieurs fois de suite, relâchez vos épaules, gardez la bouche fermée et inspirez profondément par le nez. Puis expirez lentement. Répétez le geste deux fois de plus et n’ayez pas peur de faire du bruit en expirant ! Puis prenez une respiration profonde toujours par le nez et restez en apnée le temps de compter jusqu’à 4, puis enfin relâchez par le nez. Effectuez cette routine deux fois de suite.

- On regarde devant soi
Le moyen le plus sûr de gaspiller votre énergie est de cogiter sur vos actions passées, surtout celles dont le résultat ne vous est pas apparu satisfaisant. N’y pensez plus car vous n’y changerez rien. Plus vous accordez de place à ce genre de réflexion, plus vous lui permettez de prendre de l’importance dans votre esprit. En fait plus nombreux seront les neurones éliminés…

- On prend de bonnes habitudes
Quand on finit par s’apercevoir d’une mauvaise habitude, elle a déjà pris place dans le système neuronal. Pour la changer, identifiez-la ! Puis modifiez les comportements et les choix quotidiens qui ont provoqué ces habitudes, c’est juste une question de motivation temporaire. Il faut environ 21 jours de pratique quotidienne pour adopter une nouvelle habitude (et remplacer l’ancienne, la mauvaise). Par exemple, si vous décidez subitement de faire un jogging tous les matins, vous constaterez qu’au bout de trois semaines, vous n’aurez plus à vous forcer à enfiler vos baskets, votre corps vous le réclamera.
ms.fr

Moratinos: le sommet UE-Maroc, un moment historique pour le renforcement des relations bilatérales

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos a affirmé, mercredi à Rabat, que le sommet UE-Maroc qui se tiendra les 7 et 8 mars à Grenade (Espagne), constituera un « moment historique » pour la consolidation des relations entre le Royaume et l’Union européenne.

S’exprimant lors d’un point de presse à l’issue des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, le chef de la diplomatie espagnole a indiqué que ce sommet offrira également l’occasion d’examiner les questions d’intérêt commun, notamment dans les domaines économique et social, en vue d’accompagner les réformes engagées par le Maroc afin d’assurer son intégration au sein de l’UE.

Il a aussi souligné que cette rencontre est à même d’impulser un nouvel élan aux relations entre l’UE et le Maroc, « grand ami et partenaire stratégique de l’Union », notamment après l’adoption du traité de Lisbonne.

M. Moratinos a, par ailleurs, rappelé que l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross avait souligné, au terme de la 2-ème série des pourparlers informels sur le Sahara (10-11 février à Armonk dans la banlieue de New York), la nécessité de poursuivre le dialogue sérieux et constructif afin de parvenir à une solution négociée.

Pour sa part, M. Fassi Fihri a affirmé que les entretiens avec son homologue espagnol s’inscrivent dans le cadre du dialogue permanent entre le Maroc et l’Espagne, qui assure la présidence de l’UE, et des concertations fructueuses portant sur des questions d’intérêt commun visant à renouveler les mécanismes de dialogue et de coopération bilatérale.

Il a annoncé, à cette occasion, la tenue cette année au Maroc de la prochaine réunion de la haute commission mixte maroco-espagnole.

« Nous avons également débattu du prochain sommet UE-Maroc et des résultats attendus », a-t-il dit, ajoutant que ce sommet sera une occasion de faire du statut avancé un cadre de partenariat « plus fort et plus efficient » sur le plan du dialogue politique.

Le Maroc sera représenté à ce sommet par une importante délégation conduite par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a-t-il indiqué.

Les entretiens ont porté également sur les questions relatives aux Marocains établis en Europe, l’Union du Maghreb Arabe et la situation en Afrique, a-t-il ajouté.

M. Fassi Fihri a, par ailleurs, indiqué avoir informé son homologue espagnol des derniers développements de la question du Sahara, réitérant l’attachement du Royaume au processus de négociations afin de parvenir à un règlement définitif conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, avec un esprit de réalisme et de responsabilité.

Concernant la situation au Moyen Orient, M. Fassi Fihri a souligné la nécessité de poursuivre les négociations en vue d’instaurer un Etat palestinien indépendant, avec pour capitale, Al Qods Al-Charif, insistant sur la solution de deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.
MAPF

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