Le Maroc accorde une aide financière à l’industrie musicale

L’industrie musicale marocaine devrait bientôt bénéficier d’une aide gouvernementale. Le gouvernement a en effet décidé jeudi 8 janvier d’accorder une aide financière aux compositeurs marocains.

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Lors du conseil des ministres hebdomadaire, Touriya Jabrane, ministre de la Culture, a affirmé que cette mesure visait à venir en aide aux chanteurs, aux compositeurs, aux paroliers, aux distributeurs, aux musiciens, et à promouvoir la chanson marocaine.

Mme Jabrane a expliqué que la loi sera préparée en concertation avec les artistes marocains, pour définir des critères spécifiques au type d’aide accordée. Un comité sera par ailleurs mis en place pour examiner les demandes. Chaque année, une quinzaine de projets devraient bénéficier de cette aide, dans une limite maximale de 300 000 dirhams.

Cette initiative vient en réponse aux appels à l’aide lancés par les professionnels de la musique. Aux termes de ce décret, toutes les catégories de musiciens seront éligibles à des subventions pour les aider dans leur travail. La mesure concerne deux aspects de la musique : l’écriture et la production, et la promotion de l’industrie musicale nationale.

La mesure a été saluée par les musiciens. Ahmed Alaoui, président du Syndicat marocain des professions musicales, a affirmé qu’il était grand temps que le gouvernement accorde une attention à un secteur longtemps négligé. Il a souligné que les responsables devaient également lutter contre le piratage, pour garantir les droits des artistes.

Au cours des dernières années, de nombreux artistes ont fait part de leurs préoccupations quant à l’impact du piratage sur leurs revenus. « Si on ne met pas un terme au piratage, il n’y aura plus personne pour faire des chansons au Maroc au cours des prochaines années », a affirmé le chanteur-compositeur Malek.

D’autres artistes, parmi lesquels la chanteuse Hayat Al Idrissi, estiment que le plus gros problème auquel se trouvent confrontés les chanteurs est celui de la distribution, car le marché marocain manque d’un distribueur capable de promouvoir les chansons à l’étranger.

Pour le critique artistique Mohamed Ibrahimi, le ministère de la Culture est en partie responsable de la détérioration de l’industrie de la chanson marocaine, dans la mesure où il a organisé un grand nombre de festivals culturels internationaux favorisant les cultures étrangères. Il estime également que le quota de diffusion de chansons marocaines sur les chaînes publiques ne dépasse pas cinq pour cent.

« Le public est tout le temps exposé à des chansons étrangères », explique-t-il. « Le goût des Marocains est ainsi façonné. Ce qui nuit aux artistes marocains. »

De nombreux Marocains repensent avec nostalgie aux années glorieuses de la chanson marocaine durant les années 1970, lorsque la production était prolifique.

Salima Bendou, une étudiante, espère que l’industrie musicale au Maroc prospérera et pourra concurrencer les chansons libanaises et égyptiennes. « J’aimerais bien que les autres pays arabes répètent les chansons marocaines. Certaines chanteuses libanaises arabes ont déjà commencé à chanter des chansons en dialecte marocain. Ce qui prouve que l’avenir est prometteur. Il faut juste que les sociétés de production aient la volonté d’avancer dans ce sens », a-t-elle conclu.

magharebia.com

L’Anapec recrute 15.000 ouvrières agricoles pour l’Espagne

L’opération de recrutement des ouvrières agricoles marocaines a débuté, vendredi 9 janvier, à Marrakech. Sur 15.600 ouvrières recrutées, 9100 se rendront pour la première fois en Espagne.
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L’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) en collaboration avec les autorités chargées de l’immigration en Espagne ont lancé, vendredi 9 janvier, à la cité ocre, la nouvelle campagne de recrutement des ouvrières saisonnières agricoles pour la cueillette des fraises. Au total, 15.600 ouvrières seront recrutées dont 9.100 pour la première fois.
Ces  femmes ont été sélectionnées selon plusieurs critères. Elles doivent avoir une bonne condition physique, être âgées entre 18 et 45 ans et avoir  une expérience préalable dans l’agriculture. En outre, ces ouvrières doivent avoir des enfants à charge. Les contrats sont à durée déterminée de trois mois. Le salaire varie quant à lui  entre 34 et 37 euros par jour et ce pour une durée de  6 heures 30 minutes de travail. Seront à la charge de l’employeur le logement ainsi que les  frais de transport de la ville de Tanger vers le lieu de travail. Les ouvrières auront à payer les frais d’octroi de visa espagnol, les frais du passeport, et les frais du trajet de leurs domiciles à Tanger.
L’Anapec, consciente de l’expérience des opérations précédentes, mobilise pour cette année l’ensemble de ses équipes afin que cette opération d’envergure se déroule dans des conditions meilleures, et ce durant les six phases de la procédure. Le recrutement concerne les ouvrières en provenance de toutes les provinces et préfectures du Royaume.
Cinq sites ont été retenus en cohérence avec les interlocuteurs espagnols. Les régions retenues sont: Fès pour l’axe d’Oujda – Er-rachidia, Mohammedia (Tanger – El Jadida), Marrakech (axe de Béni Mellal – Safi , Agadir qui couvrira les villes d’Essaouira, Ouarzazate et Guelmim, et Dakhla ( axe  Laâyoune et Dakhla). Après avoir mobilisé les autorités locales avec l’aide du ministère de l’Intérieur, afin d’informer la population de cette offre, l’Anapec enregistre les inscriptions des candidates dans les sites établis par les gouverneurs, tout en ayant en charge l’intégralité de l’organisation logistique de l’opération. Par la suite, la sélection des candidates est faite par les employeurs espagnols selon les critères demandés. Toutes les candidates retenues bénéficieront d’un atelier préparatoire organisé par l’Anapec le jour de leur sélection. L’Anapec assistera également les ouvrières choisies dans l’accomplissement des formalités d’obtention des passeports ainsi que les visites médicales.
Selon Hafid Kamel, directeur général de l’Anapec, le taux de retour de ces ouvrières a diminué de 20% en 2004 à 95% en l’année 2006, un fait considéré par les employeurs espagnols comme encourageant pour poursuivre ce genre d’opérations d’envergure en matière de l’emploi saisonnier. Les ouvrières bénéficieront d’une assurance maladie durant leur période de travail, et se poursuivra même à leurs retours au pays, a-t-il poursuivi. «Aujourd’hui, les employeurs espagnols se tournent naturellement vers le Maroc pour recruter de la main-d’œuvre. L’immigration n’est plus un problème, elle est devenue une solution», a conclu le directeur général de l’Anapec.

Par : Hafsa Benmchich
DNCR à Marrakech

aujourdhui

Manger sucré augmenterait le risque de cancer du sein

Les femmes qui mangent beaucoup de sucre auraient un risque plus élevé de souffrir d’un cancer du sein, selon une étude américaine publiée dans le Journal of the National Cancer Institute de décembre 2008. Dans un communiqué, le Dr Servan Schreiber estime que cette étude confirme « le rôle majeur de l’alimentation trop sucrée dans la survenue de certains cancers. »

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Une étude américaine révèle que les femmes qui mangent beaucoup de sucres courent plus de risques que les autres de souffrir d’un cancer du sein. Publiée dans le numéro de décembre du Journal of the National Cancer Institute, l’étude passe en revue plus de 93.000 cas de femmes. En conclusion, il existe un lien entre les taux élevés d’insuline, une hormone sécrétée pour réguler le taux de sucre dans le sang, et le risque de cancer du sein.

Le docteur Servan Schreiber, spécialiste de la lutte contre le cancer via l’alimentation, estime dans un communiqué que l’étude confirme le « rôle majeur de l’alimentation trop sucrée dans la survenue de certains cancers ». Il souligne « la nécessité de communiquer auprès des patients déjà atteints d’un cancer sur l’importance d’adopter un régime alimentaire à index glycémique bas, pour réduire la sécrétion d’insuline et son influence néfaste sur la croissance des cellules cancéreuses. »

Auteur : aufait/agence

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