La méthode de l’apprentissage actif promue par l’UNESCO au Maroc entame une révolution dans le domaine de l’enseignement des sciences.
Dans notre système d’éducation, la place que tient le professeur est centrale. Considéré comme la cheville ouvrière du processus d’apprentissage, il bénéficie de prérogatives sans limites dans la classe où il règne en maître du jeu. La préparation du cours, son explication et la fixation des objectifs à atteindre sont tous du seul ressort de l’enseignant. Les élèves, eux, se contentent souvent d’écouter passivement la leçon, de répondre systématiquement aux questions et de faire les exercices demandés. Bref, leur marge de manœuvre est très réduite et ils se trouvent, en fin de compte, exclus d’une opération dont ils sont, en effet, la principale cible. Bien évidemment, cette situation n’est pas sans conséquence sur leur rendement à l’école. Certes, cette méthode sur année d’apprentissage est ancrée dans notre système d’éducation, mais il est toujours temps de s’en défaire.
Depuis déjà trois ans, une révolution est en train de s’opérer doucement mais sûrement au niveau des méthodes et techniques d’apprentissage adoptées dans les écoles marocaines. Il s’agit du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) lancé en 2007 dans le cadre de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique » décernée cette année à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. En essence, ce projet vise à former les enseignants des sciences physiques des Académies régionales d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Zemmour Zaër et de Marrakech Tansift El Haouz à l’apprentissage actif, mais devrait susciter des émules dans d’autres disciplines et dans d’autres régions.
Le concept de l’apprentissage actif développé aux Etats-Unis repose, en effet, sur la promotion des activités pratiques en laboratoire. Par là, on cherche à faire d’une pierre deux coups : d’une part, impliquer davantage les élèves dans le cours et favoriser leur auto-apprentissage et, d’autre part, améliorer leurs résultats scolaires en les aidant à s’approprier les sciences physiques par le biais de démonstrations scientifiques.
Pour ce qui est de l’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le projet prévoit la formation entre 2007 et 2012 de 814 enseignants appartenant à plus de 200 établissements scolaires de la région. A cet effet, il a été procédé à l’organisation d’une série de séminaires de formation à l’apprentissage actif en sciences physiques, notamment les matières de l’optique et de la photonique. Le 15 et 16 mars derniers, c’est la mécanique qui était sous la loupe. Deux jours durant, 20 inspecteurs et professeurs de sciences physiques de l’enseignement secondaire qualifiant ont eu droit à un atelier d’initiation aux techniques de l’apprentissage actif en mécanique, assuré par des professeurs universitaires de renommée internationale et à leur tête le professeur américain David Sokoloff de l’Université de l’Oregon et président de l’Association américaine des enseignants des physiques.
Grâce à cet atelier, les professeurs marocains ont pu s’imprégner du concept de l’apprentissage actif et de la manière de l’introduire dans le cours de physiques selon le processus PODS : prédiction, observation, discussion et synthèse. Il s’agit dans un premier temps d’inviter l’élève à établir des hypothèses pour expliquer le phénomène scientifique et ce, à partir de ses propres observations de son environnement. Ces hypothèses seront discutées par la suite en petits groupes et vérifiées par des expériences scientifiques et, en fin de compte, la comparaison entre les hypothèses du départ et les résultats obtenus permettra aux élèves de se défaire de leurs croyances erronées pour mieux assimiler les lois qui régissent le monde physique.
« Notre ambition c’est de rendre l’élève plus actif dans le processus éducatif en l’aidant à construire son savoir et en faisant de lui le véritable conducteur du cours. L’enseignant, lui, est considéré comme un facilitateur et non plus comme un chef de classe détenteur d’une autorité absolue», explique Khalid Berrada, enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayyad – Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech et titulaire de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique ». M. Berrada est cependant conscient que la tâche n’est pas aisée: « Il est toujours difficile d’agir sur les mentalités. Beaucoup d’enseignants ont du mal à accepter d’être ainsi détrônés et dépourvus d’une partie de leur autorité en classe. Mais, en général, les réticences des professeurs s’évanouissent au fur et à mesure qu’ils s’approprient la méthode de l’apprentissage actif et la comprennent correctement », affirme-t-il.
Développé depuis des décennies aux Etats-Unis où il est pratiqué systématiquement comme méthode principale d’apprentissage, l’apprentissage actif a connu un grand essor à travers le monde. A l’échelle internationale, c’est la Chaire UNESCO « Enseignement de la Pphysique par la pratique » qui œuvre à la promotion de cette méthode d’enseignement dans les pays en voie de développement tout spécifiquement.
Pour ces derniers, les défis sont de taille et concernent surtout le manque d’enseignants bien formés, de matériel performant et d’équipements scientifiques les plus basiques. Pour remédier à cette situation et promouvoir la qualité d’enseignement des sciences physiques, des ateliers de formation à l’apprentissage actif sont organisés dans le cadre de la Chaire UNESCO et du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) dans différents pays en voie de développement, notamment le Maroc, la Tunisie, le Ghana, l’Inde, la Tanzanie, le Brésil, le Mexique et la Zambie.
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Explication : Khalid Berrada • Titulaire de la Chaire UNESCO «Enseignement de la physique par la pratique».
Quels sont les objectifs que vous visez à travers cette formation à l’apprentissage actif en mécanique ?
De par le monde, les études montrent que ce sont principalement les méthodes inadaptées d’apprentissage qui sont à l’origine des problèmes de l’enseignement. D’où l’importance de cette formation à l’apprentissage actif qui vise essentiellement à favoriser l’échange entre les inspecteurs et les enseignants en ce qui concerne les pratiques d’enseignement utilisées en classe. L’ultime objectif est d’améliorer la qualité d’enseignement des sciences physiques en donnant la part belle aux travaux pratiques qui sont, plus que la théorie, le socle des matières scientifiques.
Le manque des équipements scientifiques, constitue-t-il un obstacle devant la promotion de l’apprentissage actif en physiques ?
Pas du tout. Contrairement à l’idée courante, il n’est pas nécessaire de disposer d’une batterie de matériaux chers et sophistiqués pour mener à bien le cours de physique.
Les travaux pratiques peuvent parfaitement se dérouler avec des équipements et des outils rudimentaires. Je pense que le problème ne se situe pas du côté des moyens financiers et de la performance des équipements, mais plutôt du côté des efforts engagés de parts et d’autres pour faire progresser les méthodes d’enseignement. Dans notre système d’éducation, la place que tient le professeur est centrale. Considéré comme la cheville ouvrière du processus d’apprentissage, il bénéficie de prérogatives sans limites dans la classe où il règne en maître du jeu. La préparation du cours, son explication et la fixation des objectifs à atteindre sont tous du seul ressort de l’enseignant. Les élèves, eux, se contentent souvent d’écouter passivement la leçon, de répondre systématiquement aux questions et de faire les exercices demandés. Bref, leur marge de manœuvre est très réduite et ils se trouvent, en fin de compte, exclus d’une opération dont ils sont, en effet, la principale cible. Bien évidemment, cette situation n’est pas sans conséquence sur leur rendement à l’école. Certes, cette méthode sur année d’apprentissage est ancrée dans notre système d’éducation, mais il est toujours temps de s’en défaire.
Depuis déjà trois ans, une révolution est en train de s’opérer doucement mais sûrement au niveau des méthodes et techniques d’apprentissage adoptées dans les écoles marocaines. Il s’agit du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) lancé en 2007 dans le cadre de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique » décernée cette année à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. En essence, ce projet vise à former les enseignants des sciences physiques des Académies régionales d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Zemmour Zaër et de Marrakech Tansift El Haouz à l’apprentissage actif, mais devrait susciter des émules dans d’autres disciplines et dans d’autres régions.
Le concept de l’apprentissage actif développé aux Etats-Unis repose, en effet, sur la promotion des activités pratiques en laboratoire. Par là, on cherche à faire d’une pierre deux coups : d’une part, impliquer davantage les élèves dans le cours et favoriser leur auto-apprentissage et, d’autre part, améliorer leurs résultats scolaires en les aidant à s’approprier les sciences physiques par le biais de démonstrations scientifiques.
Pour ce qui est de l’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le projet prévoit la formation entre 2007 et 2012 de 814 enseignants appartenant à plus de 200 établissements scolaires de la région. A cet effet, il a été procédé à l’organisation d’une série de séminaires de formation à l’apprentissage actif en sciences physiques, notamment les matières de l’optique et de la photonique. Le 15 et 16 mars derniers, c’est la mécanique qui était sous la loupe. Deux jours durant, 20 inspecteurs et professeurs de sciences physiques de l’enseignement secondaire qualifiant ont eu droit à un atelier d’initiation aux techniques de l’apprentissage actif en mécanique, assuré par des professeurs universitaires de renommée internationale et à leur tête le professeur américain David Sokoloff de l’Université de l’Oregon et président de l’Association américaine des enseignants des physiques.
Grâce à cet atelier, les professeurs marocains ont pu s’imprégner du concept de l’apprentissage actif et de la manière de l’introduire dans le cours de physiques selon le processus PODS : prédiction, observation, discussion et synthèse. Il s’agit dans un premier temps d’inviter l’élève à établir des hypothèses pour expliquer le phénomène scientifique et ce, à partir de ses propres observations de son environnement. Ces hypothèses seront discutées par la suite en petits groupes et vérifiées par des expériences scientifiques et, en fin de compte, la comparaison entre les hypothèses du départ et les résultats obtenus permettra aux élèves de se défaire de leurs croyances erronées pour mieux assimiler les lois qui régissent le monde physique.
« Notre ambition c’est de rendre l’élève plus actif dans le processus éducatif en l’aidant à construire son savoir et en faisant de lui le véritable conducteur du cours. L’enseignant, lui, est considéré comme un facilitateur et non plus comme un chef de classe détenteur d’une autorité absolue», explique Khalid Berrada, enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayyad – Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech et titulaire de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique ». M. Berrada est cependant conscient que la tâche n’est pas aisée: « Il est toujours difficile d’agir sur les mentalités. Beaucoup d’enseignants ont du mal à accepter d’être ainsi détrônés et dépourvus d’une partie de leur autorité en classe. Mais, en général, les réticences des professeurs s’évanouissent au fur et à mesure qu’ils s’approprient la méthode de l’apprentissage actif et la comprennent correctement », affirme-t-il.
Développé depuis des décennies aux Etats-Unis où il est pratiqué systématiquement comme méthode principale d’apprentissage, l’apprentissage actif a connu un grand essor à travers le monde. A l’échelle internationale, c’est la Chaire UNESCO « Enseignement de la Pphysique par la pratique » qui œuvre à la promotion de cette méthode d’enseignement dans les pays en voie de développement tout spécifiquement.
Pour ces derniers, les défis sont de taille et concernent surtout le manque d’enseignants bien formés, de matériel performant et d’équipements scientifiques les plus basiques. Pour remédier à cette situation et promouvoir la qualité d’enseignement des sciences physiques, des ateliers de formation à l’apprentissage actif sont organisés dans le cadre de la Chaire UNESCO et du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) dans différents pays en voie de développement, notamment le Maroc, la Tunisie, le Ghana, l’Inde, la Tanzanie, le Brésil, le Mexique et la Zambie.
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Explication : Khalid Berrada • Titulaire de la Chaire UNESCO «Enseignement de la physique par la pratique».
Quels sont les objectifs que vous visez à travers cette formation à l’apprentissage actif en mécanique ?
De par le monde, les études montrent que ce sont principalement les méthodes inadaptées d’apprentissage qui sont à l’origine des problèmes de l’enseignement. D’où l’importance de cette formation à l’apprentissage actif qui vise essentiellement à favoriser l’échange entre les inspecteurs et les enseignants en ce qui concerne les pratiques d’enseignement utilisées en classe. L’ultime objectif est d’améliorer la qualité d’enseignement des sciences physiques en donnant la part belle aux travaux pratiques qui sont, plus que la théorie, le socle des matières scientifiques.
Le manque des équipements scientifiques, constitue-t-il un obstacle devant la promotion de l’apprentissage actif en physiques ?
Pas du tout. Contrairement à l’idée courante, il n’est pas nécessaire de disposer d’une batterie de matériaux chers et sophistiqués pour mener à bien le cours de physique.
Les travaux pratiques peuvent parfaitement se dérouler avec des équipements et des outils rudimentaires. Je pense que le problème ne se situe pas du côté des moyens financiers et de la performance des équipements, mais plutôt du côté des efforts engagés de parts et d’autres pour faire progresser les méthodes d’enseignement.
lematin.ma
De retour de New York où elle s’était rendue pour la 54e Session de la Commission de l’ONU sur le statut de la Femme, Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, a présenté, hier à Rabat, le bilan de la conférence Beijing +15.
La ministre a rappelé les principes de cet événement mondial qui s’est tenu du 1er au 12 mars dans le cadre de la commémoration du 15e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action en faveur de l’égalité entre hommes et femmes, tous domaines confondus. «188 Etats se sont engagés unanimement à intégrer la dimension genre dans leur action gouvernementale et à promouvoir les droits de la femme, dont le Maroc», a tenu à rappeler la ministre.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action Beijing, un rapport officiel a été établi et présenté par une délégation officielle présidée par Nouzha Skalli lors de cette conférence internationale. Le rapport en question dresse un état des lieux des principales réalisations nationales relatives à la promotion de l’égalité des sexes, conformément aux 12 actions prioritaires de l’ONU. «Un bilan positif dans les grandes largeurs et fortement acclamé par l’assemblée constituante onusienne» s’est félicitée Nouzha Skalli qui est revenue pour l’occasion sur le chemin parcouru par les femmes durant cette dernière décennie. «L’approche genre a été intégrée dans les politiques et programmes de développement dès mai 2006 à travers l’instauration d’un agenda gouvernemental de l’égalité», a-t-elle souligné, consciente par ailleurs des défaillances et des défis qui subsistent encore à l’application de cette politique égalitaire. Dès lors, c’est toute une stratégie nationale qui a, en effet, été adoptée pour lutter contre les discriminations à l’égard des femmes, tant les inégalités étaient criantes. Plusieurs réformes majeures édictées et portées par Sa Majesté ont ouvert la voie à une autre vision sociétale où la femme allait enfin être réhabilitée dans ses droits et sa dignité. Ainsi, sur le front législatif, le Code de la famille adopté en 2004, a instauré la co-responsabilité entre les deux époux et inscrit désormais l’égalité des droits et des devoirs entre ces derniers.
Le Code de la nationalité promulgué en 2007 a permis à la femme marocaine après bien des batailles, de transmettre sa nationalité à ses enfants nés d’un père étranger. Dans le domaine politique, la révolution féminine fait également son chemin. Jusque-là cruellement absentes, les femmes investissent peu à peu le champ politique «à la faveur des nouvelles lois électorales pour la parité mises en place respectivement en 2006 et 2009 sur la base de la Charte communale mais aussi d’incitations financières qui n’ont pas manqué d’encourager la représentativité des femmes», a déclaré en substance la ministre. En résumé, 35 femmes sont aujourd’hui élues à la Chambre des représentants, 10 sont ambassadrices, 39 occupent la fonction d’agents d’autorité et 2 femmes sont gouverneures. Des efforts ont été également déployés par différents départements ministériels, notamment à la suite de la Circulaire du Premier ministre en date du 8 mars 2007 pour intégrer l’approche genre et favoriser l’accès de la femme aux centres de responsabilités et de décisions. Parallèlement, des mesures ont également été prises en faveur de l’éducation et de la formation, à travers le Plan d’urgence et le programme Tayssir en vue de lutter contre l’abandon scolaire et d’«éliminer de façon définitive les inégalités entre les filles et les garçons à l’horizon 2015», insiste la ministre.
L’amélioration du droit à la santé dans le cadre du Plan d’action 2008-2010 a contribué dans le même temps à réduire la mortalité maternelle et «permettra ainsi, affirme Nouzha Skalli, de porter à 50 pour 100.000 naissances vivantes d’ici 2012 qui doivent répondre aux Objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015». On ne pouvait oublier dans cet arsenal législatif, celui du plan opérationnel stratégique de lutte contre la violence faite aux jeunes filles et aux femmes. Un centre d’écoute national et 350 cellules annexes ont été mis en place dans tous les secteurs gouvernementaux concernés ainsi que des unités d’accueil et des brigades mobiles pour renforcer le système institutionnel dans la protection des femmes victimes de violence. Tamkine est venu compléter ce dispositif en 2009 qui permet aux femmes victimes de violence de prendre leur autonomie par un mari, jugé dangereux. «Dans la mesure où 80% des violences proviennent de violences conjugales, seule une loi pouvait éradiquer ce fléau et c’est chose faite depuis janvier», a déclaré fièrement la ministre. Toutefois, quand bien même ces mesures politiques sont déterminantes pour le processus paritaire, il n’en reste pas moins qu’elles sont encore insuffisamment suivies des faits.
«Bien des défis sont encore à relever entre autres ceux de la pauvreté et l’analphabétisme qui touchent encore trop majoritairement les femmes notamment dans le domaine rural, mais il faut aussi veiller à améliorer les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des lois, des stratégies et des politiques pour l’égalité des genres», reconnaît la ministre. Mais la route paraît encore bien longue, car la discrimination rémanente est bien celle qui persiste dans les mentalités et maintient contre vents et marées la femme dans un rôle et une représentation archaïque.
Quatre conférences mondiales ont eu lieu pour la reconnaissance universelle des droits des femmes. la première à Mexico en 1975, la seconde à Copenhague en 1980, celle de Nairobi en 1985 et celle de Pékin qui a marqué un pas décisif de l’histoire de l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Plan d’action adopté par 188 Etats reconnaissent que l’égalité des droits et des chances et de l’accès aux ressources, le partage égal des responsabilités familiales et un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes sont essentiels à leur bien-être et à celui de leur famille ainsi qu’à l’affermissement de la démocratie. La ministre a rappelé les principes de cet événement mondial qui s’est tenu du 1er au 12 mars dans le cadre de la commémoration du 15e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action en faveur de l’égalité entre hommes et femmes, tous domaines confondus. «188 Etats se sont engagés unanimement à intégrer la dimension genre dans leur action gouvernementale et à promouvoir les droits de la femme, dont le Maroc», a tenu à rappeler la ministre.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action Beijing, un rapport officiel a été établi et présenté par une délégation officielle présidée par Nouzha Skalli lors de cette conférence internationale. Le rapport en question dresse un état des lieux des principales réalisations nationales relatives à la promotion de l’égalité des sexes, conformément aux 12 actions prioritaires de l’ONU. «Un bilan positif dans les grandes largeurs et fortement acclamé par l’assemblée constituante onusienne» s’est félicitée Nouzha Skalli qui est revenue pour l’occasion sur le chemin parcouru par les femmes durant cette dernière décennie. «L’approche genre a été intégrée dans les politiques et programmes de développement dès mai 2006 à travers l’instauration d’un agenda gouvernemental de l’égalité», a-t-elle souligné, consciente par ailleurs des défaillances et des défis qui subsistent encore à l’application de cette politique égalitaire. Dès lors, c’est toute une stratégie nationale qui a, en effet, été adoptée pour lutter contre les discriminations à l’égard des femmes, tant les inégalités étaient criantes. Plusieurs réformes majeures édictées et portées par Sa Majesté ont ouvert la voie à une autre vision sociétale où la femme allait enfin être réhabilitée dans ses droits et sa dignité. Ainsi, sur le front législatif, le Code de la famille adopté en 2004, a instauré la co-responsabilité entre les deux époux et inscrit désormais l’égalité des droits et des devoirs entre ces derniers.
Le Code de la nationalité promulgué en 2007 a permis à la femme marocaine après bien des batailles, de transmettre sa nationalité à ses enfants nés d’un père étranger. Dans le domaine politique, la révolution féminine fait également son chemin. Jusque-là cruellement absentes, les femmes investissent peu à peu le champ politique «à la faveur des nouvelles lois électorales pour la parité mises en place respectivement en 2006 et 2009 sur la base de la Charte communale mais aussi d’incitations financières qui n’ont pas manqué d’encourager la représentativité des femmes», a déclaré en substance la ministre. En résumé, 35 femmes sont aujourd’hui élues à la Chambre des représentants, 10 sont ambassadrices, 39 occupent la fonction d’agents d’autorité et 2 femmes sont gouverneures. Des efforts ont été également déployés par différents départements ministériels, notamment à la suite de la Circulaire du Premier ministre en date du 8 mars 2007 pour intégrer l’approche genre et favoriser l’accès de la femme aux centres de responsabilités et de décisions. Parallèlement, des mesures ont également été prises en faveur de l’éducation et de la formation, à travers le Plan d’urgence et le programme Tayssir en vue de lutter contre l’abandon scolaire et d’«éliminer de façon définitive les inégalités entre les filles et les garçons à l’horizon 2015», insiste la ministre.
L’amélioration du droit à la santé dans le cadre du Plan d’action 2008-2010 a contribué dans le même temps à réduire la mortalité maternelle et «permettra ainsi, affirme Nouzha Skalli, de porter à 50 pour 100.000 naissances vivantes d’ici 2012 qui doivent répondre aux Objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015». On ne pouvait oublier dans cet arsenal législatif, celui du plan opérationnel stratégique de lutte contre la violence faite aux jeunes filles et aux femmes. Un centre d’écoute national et 350 cellules annexes ont été mis en place dans tous les secteurs gouvernementaux concernés ainsi que des unités d’accueil et des brigades mobiles pour renforcer le système institutionnel dans la protection des femmes victimes de violence. Tamkine est venu compléter ce dispositif en 2009 qui permet aux femmes victimes de violence de prendre leur autonomie par un mari, jugé dangereux. «Dans la mesure où 80% des violences proviennent de violences conjugales, seule une loi pouvait éradiquer ce fléau et c’est chose faite depuis janvier», a déclaré fièrement la ministre. Toutefois, quand bien même ces mesures politiques sont déterminantes pour le processus paritaire, il n’en reste pas moins qu’elles sont encore insuffisamment suivies des faits.
«Bien des défis sont encore à relever entre autres ceux de la pauvreté et l’analphabétisme qui touchent encore trop majoritairement les femmes notamment dans le domaine rural, mais il faut aussi veiller à améliorer les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des lois, des stratégies et des politiques pour l’égalité des genres», reconnaît la ministre. Mais la route paraît encore bien longue, car la discrimination rémanente est bien celle qui persiste dans les mentalités et maintient contre vents et marées la femme dans un rôle et une représentation archaïque.
Quatre conférences mondiales ont eu lieu pour la reconnaissance universelle des droits des femmes. la première à Mexico en 1975, la seconde à Copenhague en 1980, celle de Nairobi en 1985 et celle de Pékin qui a marqué un pas décisif de l’histoire de l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Plan d’action adopté par 188 Etats reconnaissent que l’égalité des droits et des chances et de l’accès aux ressources, le partage égal des responsabilités familiales et un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes sont essentiels à leur bien-être et à celui de leur famille ainsi qu’à l’affermissement de la démocratie.
lematin.ma
Des pirates informatiques s’en prennent aux utilisateurs de Facebook par l’intermédiaire de courriels frauduleux pour tenter d’avoir accès à leur mot de passe, met en garde la société McAfee, spécialisée dans la sécurité sur internet
Certains utilisateurs du plus célèbre site de réseau social reçoivent des courriers électroniques, en apparence envoyés par Facebook, les informant que leur mot de passe sur le site avait été mis à jour et leur demandant de cliquer sur une pièce jointe pour le récupérer.
Cette pièce jointe est en fait un « voleur de mot de passe » qui est installé sur l’ordinateur lorsque l’on clique dessus. Par son intermédiaire, les hackers peuvent ensuite avoir accès à n’importe quel nom d’utilisateur ou mot de passe sur l’ordinateur, et pas seulement celui permettant d’accéder à Facebook, avertit McAfee dans un communiqué publié mercredi.
« Cette menace est potentiellement très dangereuse étant donné qu’il y a plus de 350 millions d’utilisateurs de Facebook qui pourraient être victimes de cette fraude », souligne la société de sécurité, qui conseille à toute personne recevant ce message de mise à jour de son mot de passe de le supprimer sans ouvrir la pièce jointe.
Dans son rapport sur les menaces informatiques de 2010, publié en décembre, McAfee souligne que les courriers électroniques sont « de plus en plus populaires en tant que méthode pour lancer des attaques contre les utilisateurs individuels, les entreprises et les institutions gouvernementales ».
afp.com
Certains utilisateurs du plus célèbre site de réseau social reçoivent des courriers électroniques, en apparence envoyés par Facebook, les informant que leur mot de passe sur le site avait été mis à jour et leur demandant de cliquer sur une pièce jointe pour le récupérer.
Cette pièce jointe est en fait un « voleur de mot de passe » qui est installé sur l’ordinateur lorsque l’on clique dessus. Par son intermédiaire, les hackers peuvent ensuite avoir accès à n’importe quel nom d’utilisateur ou mot de passe sur l’ordinateur, et pas seulement celui permettant d’accéder à Facebook, avertit McAfee dans un communiqué publié mercredi.
« Cette menace est potentiellement très dangereuse étant donné qu’il y a plus de 350 millions d’utilisateurs de Facebook qui pourraient être victimes de cette fraude », souligne la société de sécurité, qui conseille à toute personne recevant ce message de mise à jour de son mot de passe de le supprimer sans ouvrir la pièce jointe.
Dans son rapport sur les menaces informatiques de 2010, publié en décembre, McAfee souligne que les courriers électroniques sont « de plus en plus populaires en tant que méthode pour lancer des attaques contre les utilisateurs individuels, les entreprises et les institutions gouvernementales ».