Le Salon International de Tanger des Livres et des Arts, du 14 au 18 avril

La 14ème édition du Salon international de Tanger des livres et des arts (SIT) se tiendra, du 14 au 18 avril prochain, sous le thème « Dire notre planète, ses hommes, ses terres et ses mers ».

A partir de la problématique environnementale, le salon ouvrira un véritable débat sur les impératifs économiques et les choix politiques relatifs à cette question, indique un communiqué de l’Institut français de Tanger-Tétouan, initiateur de cet évènement culturel en partenariat avec l’Association Tanger région action culturelle (ATRAC).

Ce salon, organisé avec le soutien notamment du ministère de la Culture, de la wilaya de Tanger-Tétouan et de l’Ambassade de France au Maroc, aura pour objectif d’appeler à plus de conscience, de décision et d’action autour de ce que l’Homme peut et devrait faire pour conserver et magnifier un bien public mondial, à savoir notre planète.

Une programmation artistique diversifiée accompagnera le débat d’idées, à Tanger mais également dans les villes de Tétouan, Larache et Chefchaouen : des tables rondes, conférences, expositions, des concerts de musique, une création chorégraphique, des projections cinématographiques, des ateliers et des expoventes.

Le SIT, organisé pour la deuxième année consécutive selon une formule permettant un dialogue entre les livres et les arts, accueillera cette année une cinquantaine d’écrivains, d’artistes, de chercheurs et d’acteurs de la société civile.

MAPF

Bullock ravie de son doublé du meilleur et du pire

Sandra Bullock a promis de présenter côte à côte son Oscar de la meilleure actrice et son « Razzie » (Framboise d’or) de la pire actrice de l’année après avoir réussi ce week-end une première: un doublé du meilleur et du pire.

L’actrice de 45 ans, qui était sélectionnée pour la première fois après plus de 20 ans de carrière, est devenue la première à remporter pendant le même week-end un Oscar et une Framboise d’or.

Les Razzies, qui ont acquis en trente ans le statut d’anti-Oscars en épinglant chaque année le pire de la production hollywoodienne, sont généralement boudés par leurs lauréats. Mais Sandra Bullock, réputée pour son humour et son auto-dérision, a joué le jeu et s’était présentée samedi en personne au Barnsdall Theater de Los Angeles, où se tenait la cérémonie, pour recevoir sa Framboise d’or.

« Elles (les deux récompenses) vont être mises côte à côte, comme il se doit », a lancé dimanche l’actrice à la presse après avoir reçue son Oscar. « Il faut savoir prendre ce qui est bon avec ce qui n’est pas aussi bon ».

« Mais j’ai vraiment passé un très bon moment aux Razzies (samedi soir) », a-t-elle dit. « Vous savez, il ne m’arrive jamais de me prendre trop au sérieux ».

Le Razzie lui a été décerné pour la comédie romantique « All about Steve ».

L’Oscar de la meilleure actrice lui a été attribué pour son interprétation d’une femme qui recueille un jeune Noir et en fait une star du football américain dans « The Blind side ».

AFP

Le cinéma marocain, machiste ? Le point de vue de trois actrices

Sanaâ akroud, Touria Alaoui et Saâdia Ladib ont conquis le cœur du public par leur talent. Chacun de leur rôle est un peu le miroir imagé de la condition de la femme au Maroc. A l’occasion du 8 mars, Menara a donné la parole à ces trois jeunes actrices, reflets féminins du cinéma marocain. Alors le septième art marocain, lui aussi machiste ?
Le 8 mars se célèbre cette année sous le signe de « Droits égaux, Opportunités égales: Progrès pour tous ». Y-a-t-il une égalité dans les opportunités de progrès dans le domaine cinématographique entre l’homme et la femme ?

Touria Alaoui : C’est aussi le cas sur le plan international, les actrices estiment en général leurs chances inférieures à celle des hommes dans le domaine cinématographique. Dans la majorité des cas, la trame des films est basée autour d’un rôle masculin, la présence de la femme dans le film sert seulement d’accessoire pour embellir le film, le faire valoir, mettre l’homme en valeur et lui donner plus d’importance. Dans le cinéma égyptien par exemple, les acteurs principaux dans les films qui arrivent en tête du box-office sont des hommes. Les femmes sont souvent évoquées que pour être critiquée comme c’est le cas de Abla Kamel dont les films sont très mal accueillis. Je pense que cette question n’est pas due à la capacité de l’actrice elle-même mais à la confiance que l’auteur du texte ou le scénariste lui accorde.

Sanaâ Akroud : Le domaine cinématographique est un domaine artistique c’est-à-dire qu’il dépend de la créativité de la personne qui y travaille, qu’elle soit une femme ou un homme. Et je crois que la créativité et le niveau d’intelligence existe chez les deux sexes, reste à voir s’ils l’ont développés ou non. En ce qui concerne le cinéma, je suis contre la classification du cinéma masculin et cinéma féminin. Maintenant chercher à savoir si l’homme et la femme ont les mêmes droits dans le domaine cinématographique, revient à faire la différence entre les deux sexes, chose qui n’existe pas. Le cinéma est un domaine artistique qui met en valeur la personne compétente, capable de donner le plus de créativité et de laisser des traces dans l’histoire du cinéma et dans la psychologie des spectateurs.


Saâdia Ladib :
Je crois que dans le domaine du cinéma il n’y a pas d’inégalités entre l’homme et la femme. Il n’y a pas de différences entre un acteur et une actrice, un cinéaste et une cinéaste…c’est la compétence qui fait la différence et non pas la considération du genre.
Quels obstacles rencontre la femme actrice au Maroc ?

Saâdia Ladib : Les obstacles sont les mêmes pour les acteurs et les actrices. Le premier obstacle à mon avis c’est le scénario qui est souvent un peu bateau et pauvre. Après, il y a le problème de la production qui reste toujours présent au Maroc malgré les efforts qui ont été faits dans ce domaine. C’est un obstacle qui oblige l’acteur des fois à se contenter de ce qu’on lui donne. C’est un obstacle même au niveau intellectuel parce que le réalisateur est obligé des fois de changer des plans et des séquences à cause de la production et du manque de moyens

Touria Alaoui : A mon sens, le problème n’est pas un problème de genre mais un problème de profession. Le cinéma marocain souffre de gros problèmes de production, de conditions de travail et de perspectives… Nous espérons juste avoir de bons sujets de films pour pouvoir discuter des rôles par la suite.

Sanaâ Akroud : Le problème est un problème de profession. Le problème de la production existe oui, mais on a aussi un problème de scénario. Le public a besoin de suivre une histoire, de voir de belles images, de se sentir impressionné… Le CCM continue à donner des fonds aux cinéastes pour qu’ils puissent financer leurs films, mais on a besoin d’histoire. Moi par exemple quand je vois un film indien, sachant que la qualité est discutable, j’arrive à suivre l’histoire, à sourire avec les acteurs et même à pleurer…c’est ça dont le public a besoin. Une trame bien faite.

A votre avis, les cinéastes marocains ont-ils réussi à traiter la femme en tant que personne ou restent-ils toujours dans les clichés ordinaires ?

Touria Alaoui : On ne peut pas généraliser. Ça dépend de la nature du film. Il y a des cinéastes et des scénaristes qui ont pu puiser dans les profondeurs de la psychologie féminine et révéler la femme comme un être humain à part entière, une personne importante et active dans la société et dans son entourage. Il y a des films qui ont réussi cette mission et d’autres qui ont moins réussi. Mais généralement, il y a des films qui honorent la femme.

Sanaâ Akroud : Pour moi, c’est déjà pas mal que les cinéastes marocains traitent les sujets relatifs à la femme. Mais parlons en général du cinéma au Maroc, est-ce qu’il a pu retransmettre les rêves de l’Homme ? Est-ce qu’il a pu refléter la réalité marocaine telle qu’elle est ? On peut dire qu’il n’a pas pu le faire à 100%. Cela dépend de la créativité du cinéaste et du scénariste, est-ce qu’ils ont pu toucher la profondeur de notre réalité parce que c’est difficile et c’est choquant pour le public.

Saâdia Ladib : Ça dépend. Il n’y a pas de généralités dans ce sens. J’ai eu des scénarios qui sont à l’image de la femme marocaine actuelle et d’autres qui restent loin de ce qu’on a envie de dire sur la femme, ses problèmes… On ne peut pas généraliser parce qu’il y a toujours des expériences personnelles dans le cinéma. L’expérience diffère selon les scénarios et selon le réalisateur du film.

menara.ma

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