Arts : Karima Skalli interprète Ismahan au 17ème Festival de la musique arabe au Caire

La chanteuse marocaine Karima Skalli a interprété, samedi à l’opéra du Caire, la vedette de la chanson arabe Ismahan, au levée du rideau du 17ème Festival de la musique arabe.

Dans une opérette intitulée « Sawt Rabiî » (la voix du printemps), la talentueuse Karima Skalli, accompagnée du chanteur égyptien Mohamed Tharwat qui a joué le rôle de Farid Al Atrach, a redonné d’autres lumières sur la chanteuse Ismahan, tout en s’arrêtant sur les principales étapes ayant marqué le parcours artistique de cette grande figure de la chanson arabe qui a disparu, mais restera à jamais gravée dans la mémoire des amateurs de la belle musique.

Mise en scène par l’Egyptienne Jihane Morsi, cette opérette a connu la participation de la troupe du ballet de l’opéra du Caire, ainsi que de la prestigieuse troupe Abdelhalim Nouira de la musique arabe dirigée par le maestro Salah Ghoubachi.

Outre l’Egypte, pays hôte, et le Maroc représenté par Karima Skalli, la 17ème édition du festival de la Musique Arabe connaît la participation d’artistes et de troupes musicales venus d’Irak, du Liban, de Syrie, du Yémen, de Jordanie, d’Arabie Saoudite et de Palestine.

Au programme de ce Festival, qui rendra également hommage à plusieurs figures de proue de la musique arabe, dont Sami Nassir, Mustapha Naji et Abderrahmane Abnoudi, figurent 41 spectacles artistiques avec la participation de 12 troupes musicales et 18 artistes.

MAP

Le nouveau théâtre municipal de Casablanca sera construit en 2009

La ministre de la Culture, Mme Touriya Jebrane Kryatif a annoncé, jeudi soir à Casablanca, que le nouveau théâtre municipal de la ville sera construit au cours de l’année prochaine.
Mme Touriya Jebrane, qui s’exprimait lors d’une conférence sur le thème « La culture comme levier de développement, quelle vision pour quelles actions », initiée par le conseil de la ville de Casablanca dans le cadre des Jeudis de la gouvernance, a souligné la nécessité d’adopter de nouvelles visions pour la sauvegarde de l’identité nationale et l’immunité de ses fondements.


Elle a, également, appelé à l’adoption de la bonne gouvernance dans la gestion de la chose culturelle, notant, dans ce sens, que son département £uvre à soutenir aussi bien l’édition, le livre, le théâtre que la chanson, préserver le patrimoine culturel national, renforcer l’arsenal juridique en la matière et dynamiser la diplomatie culturelle pour davantage de rayonnement de l’image du Maroc à l’étranger.
La ministre a, en outre, estimé que la culture reste « une dynamique ouverte » à laquelle les différents intervenants (acteurs politiques, instances élues et société civile) sont appelés à adhérer.
De leur côté, les intervenants lors de cette rencontre ont tenté de dresser un diagnostic de la situation culturelle dans la ville de Casablanca et d’engager une réflexion sur son positionnement culturel.
Ils ont, à ce propos, mis l’accent sur l’état actuel en dégradation des infrastructures culturelles existantes dans la ville et soulevé le manque « cruel » de structures de formation et d’espaces susceptibles d’accueillir de grands évènements.
Le développement culturel repose sur l’adoption d’une approche participative des différents partenaires institutionnels et privé, ont-ils indiqué, soulignant la nécessité d’associer les professionnels dans la gestion de la chose culturelle et de mettre en synergie les efforts des différents acteurs dans une bonne distribution des responsabilités et une complémentarité des rôles.
Les participants se sont, par la même occasion, félicités de l’organisation de cette rencontre qui, selon eux, témoigne de la prise de conscience par les instances élues quant à l’importance du rôle de la culture en tant que levier de développement.
Ils ont, aussi, mis en exergue l’histoire et le patrimoine culturel de la ville de Casablanca qui reste le précurseur de la culture moderne dans le Royaume.
Cette rencontre a été l’occasion pour la présentation des résultats d’une étude menée par le conseil de la ville de Casablanca sur les perceptions et les attentes de la vie culturelle de la métropole. MAP

Cinéma: Zakia Tahiri dévoile son number one

Number One est le premier long métrage de Zakia Tahiri. Ce film sera présenté en avant-première ce mardi 28 octobre au Mégarama de Casablanca. Dans cet opus, la réalisatrice dévoile l’humour qu’elle aime tant.

La réalisatrice Zakia Tahiri est sous les feux de la rampe. Elle s’apprête à présenter son film Number One, aujourd’hui, mardi 28 octobre à 18 heures au cinéma Mégarama de Casablanca. Cette avant-première destinée tout d’abord à dévoiler le film aux médias, sera l’occasion pour Zakia Tahiri de montrer son prernier long métrage et de révéler aussi son talent de réalisatrice. Les spectateurs marocains ont eu l’occasion de la voir dans les films Badis et A la recherche du mari de ma femme du cinéaste Abderahmane Tazi. Après une adolescence casablancaise sans histoire, elle apprend le métier d’actrice à Paris, successivement sur les bancs des cours Florent, des cours Simon et rue Blanche. En parallèle, elle s’installe définitivement en France avec sa famille, ne rentrant au Maroc que pour les vacances. Même si elle a commencé sa carrière dans l’assistanat auprès de Souheil Benbarka, c’est en tant que comédienne qu’elle sera révélée au grand public. Après son premier rôle dans Fort Saganne en 1983 aux côtés de Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, le cinéma marocain lui offre ses plus beaux rôles. En 1987, Farida Belyazid la choisit pour incarner son héroïne dans Une porte sur le ciel. En 1993, elle rencontre Ahmed Bouchaala, son mari. Ils travaillent ensemble à la production de films publicitaires et de vidéo-clips. Elle participe en tant qu’actrice, co-scénariste et directrice de casting au premier long métrage de Ahmed Bouchaala intitulé Krim. Leur complicité se poursuit, ils se marient et signent plusieurs courts métrages en commun dont Le petit bonheur, Le malin plaisir, Le second souffle, Sous la mosquée et réalisent plusieurs films pour la télévision comme Origine contrôlée, pour Canal+ Belleville Tour en 2008 pour France 2 et Pour l’amour de Dieu pour Arte en 2007.

Mais depuis toujours, Zakia Tahiri a envie de, faire son film au Maroc. Number One est né de son expérience à l’étranger et de son attachement à son pays. «J’aime le Maroc profondément, viscéralement, effectivement, esthétiquement Mais comment parler de ce pays avec amour et lucidité ? C’est à Casablanca, mégapole dense, grouillante, vivante dans un mélange d’arabe courant truculent et de français que j’ai voulu me perdre avec délices. Alors j’ai dessiné mon Aziz, mon number one, je l’ai cherché, découvert, apprivoisé. Je l’ai détesté, je lui ai pardonné. Il m’a fait peur, rire, pleurer». C’est ainsi que Zakia Tahiri décrit l’intention qui était derrière l’écriture du scénario Number One. Le protagoniste numéro 1 n’est autre que Aziz Saadlah. C’est pendant le tournage de Badis, qu’elle le rencontre pour la première fois: «J’avais gardé le souvenir d’un acteur, un vrai. Un de ceux qui écoutent, qui partagent. Un homme qui n’a pas peur d’être le personnage. Un de ceux qui ne font pas semblant. Un acteur sans caprice» témoigne la réalisatrice. Cette dernière dit avoir pensé à lui dès le début de l’écriture : «Il était au Canada, moi je cherchais au Maroc. Finalement j’ai pris contact avec lui. Il a lu le scénario de Number One et a accepté avec enthousiasme», se réjouit Zakia Tahiri. «Le film raconte l’histoire de Aziz. Ce dernier dirige une usine de confection qui emploi une cinquantaine d’ouvrières qu’il terrorise tout comme il terrorise sa femme, sa fille… Un jour, sa femme découvre que son mari peut être aussi un gentleman, un prince charmant, lorsqu’il doit faire bonne figure devant une cliente étrangère… Elle décide de lui jeter un sort, pour que cet instant de bonheur ne finisse jamais… Aziz devient féministe malgré lui. Sa vie devient un enfer» Aziz Saadalah partage l’affiche, une fois n’est pas coutume, avec Nezha Rahil, son épouse dans le film. Les spectateurs ont l’habitude de retrouver Khadija Assad, sa femme dans le réel, à ses côtés dans la fiction. En fait, elle y est dans Number One mais dans le rôle de sa secrétaire. Number One a été sélectionné pour faire partie de la compétition officielle au festival du Caire en décembre prochain.

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