Le Réseau national des centres d’écoute des femmes victimes de violence (Anaruz) a présenté, samedi à Rabat, son troisième rapport sur « la violence basée sur le genre au Maroc », qui s’appuie sur les témoignages des femmes violentées.
Le rapport, qui a été présenté au cours d’une conférence de presse, relate les formes de sévices corporels et psychologiques subis par les femmes victimes de violence, les préjudices économiques et juridiques du fait de ces actes dont elles sont la cible, les abus sexuels, ainsi que l’impact de tels comportements sur les femmes et les enfants.
Selon les informations collectées par les centres d’Anaruz, les violences économiques et corporelles restent les plus répandues, avec des taux respectivement de 37,6 et %. En troisième position, viennent les abus sexuels avec 10,7%, puis les préjudices juridiques (10,1%) et psychologiques (8,8%).
La coordinatrice nationale d’Anaruz, Mme Atefa Timjerdine, a expliqué, dans une déclaration à la MAP, que le rapport a tenté d’établir des connexions entre les aspects économique et juridique, d’une part, et physique et psychologique, de l’autre.
Le Réseau Anaruz œuvre à garantir l’application saine du Code de la famille, a-t-elle dit, annonçant la prochaine création d’un collectif appelé « Alliance du printemps de la dignité » qui regroupera des associations féminines en vue de présenter des propositions relatives à la violence contre les femmes dans le code pénal.
Le troisième rapport Anaruz intervient, d’après ses auteurs, dans le sillage des initiatives de défense des droits de la femme, à travers une analyse thématique des violences qui leur sont faites et une sensibilisation de l’opinion publique, l’objectif étant de mettre au point des actions et de réaliser des projets en phase avec la réalité nationale et les besoins réels des femmes, sur la base de l’approche genre.
En dépit de la multiplication des initiatives dans ce domaine, une évaluation précise du degré de propagation de ce phénomène pose toujours problème, en raison du statut social des femmes et de la nature de la violence basée sur le genre.
Le Réseau national des centres d’écoute des femmes victimes de violence a été créé en 2004, à l’initiative de 19 associations et centres d’écoute, dans le but d’accompagner l’effort de lutte contre les violations des droits des femmes.
MAPF
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale, a souligné, lundi à Genève, que les droits de l’Homme continuent de bénéficier de l’attention pleine et entière du gouvernement marocain, en dépit de la crise financière et économique mondiale.
Les droits de l’Homme continuent de bénéficier de l’attention pleine et entière du gouvernement marocain dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain lancée par S.M. le Roi Mohammed VI en 2005 et à travers les réalisations concrètes enregistrées par les programmes de développement mis en oeuvre par les agences de développement régionales afin de permettre aux habitants de ces régions de jouir pleinement de leurs droits économiques, sociaux et culturels, a indiqué M. Hilale, dans une déclaration dans le cadre d’un panel sur «l’impact de la crise financière et économique globale sur la réalisation universelle et la jouissance effective des droits de l’Homme», organisé à l’occasion de la 13ème session du Conseil des droits de l’Homme (CDH ) de l’ONU.
M. Hilale a précisé que le Maroc, conscient que les retombées de ces crises sur les droits de l’homme exigent des réponses globales où l’approche sociale et humaine doit être au coeur des préoccupations, s’est empressé de mettre en place des mécanismes adéquats pour conforter la stabilité macro-économique en créant un comité de veille stratégique.
Ce comité, a-t-il expliqué, a mené son action selon une approche concertée qui comprend quatre volets : social, financier, commercial et formation, accordant une place prioritaire à la réalisation des droits économiques et sociaux. Le diplomate marocain a précisé que cette approche a permis au Royaume de connaître une résilience solide face à ces crises grâce, notamment, à une saison agricole exceptionnelle en 2009, un système financier et monétaire solide et stable, l’accélération de l’investissement et le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens pour soutenir la consommation intérieure Il a étayé ses propos par le témoignage de la Banque mondiale, qui a estimé, récemment, que le Maroc a su contenir l’impact de la crise mondiale et réduire ses retombées sur l’économie nationale, ajoutant que «grâce aux réformes économiques appropriées initiées par le gouvernement, le Maroc a pu maintenir, contrairement à beaucoup de pays, une économie solide dans un contexte international très difficile».
Ce résultat, a-t-il dit, a permis au Royaume de poursuivre sa stratégie globale de promotion et de protection de tous les droits de l’Homme. M. Hilale a souligné à cet égard le rôle du tissu associatif qui a été consolidé par la mise en place de structures publiques chargées de promouvoir l’économie sociale et solidaire. Ce qui fait de celle-ci une alternative appropriée au développement et de création d’emplois.
L’ambassadeur marocain a, d’autre part, constaté, que malgré l’optimisme qui prévaut parmi les milieux économiques et financiers, l’impact de la crise continue de générer une situation dure dans les pays en développement, en particulier africains, menaçant la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels et le droit au développement.
Cette situation exige, selon lui, une action concertée de la communauté internationale et des mesures économiques qui doivent déboucher sur une amélioration des droits économiques et sociaux en faveur d’une économie plus équitable et responsable.
Il s’est, par ailleurs, félicité de la tenue de ce panel, qui démontre la capacité du Conseil des droits de l’Homme d’être au diapason des événements et d’apporter des solutions aux crises, vues à travers le prisme des droits de l’homme. Les droits de l’Homme continuent de bénéficier de l’attention pleine et entière du gouvernement marocain dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain lancée par S.M. le Roi Mohammed VI en 2005 et à travers les réalisations concrètes enregistrées par les programmes de développement mis en oeuvre par les agences de développement régionales afin de permettre aux habitants de ces régions de jouir pleinement de leurs droits économiques, sociaux et culturels, a indiqué M. Hilale, dans une déclaration dans le cadre d’un panel sur «l’impact de la crise financière et économique globale sur la réalisation universelle et la jouissance effective des droits de l’Homme», organisé à l’occasion de la 13ème session du Conseil des droits de l’Homme (CDH ) de l’ONU.
M. Hilale a précisé que le Maroc, conscient que les retombées de ces crises sur les droits de l’homme exigent des réponses globales où l’approche sociale et humaine doit être au coeur des préoccupations, s’est empressé de mettre en place des mécanismes adéquats pour conforter la stabilité macro-économique en créant un comité de veille stratégique.
Ce comité, a-t-il expliqué, a mené son action selon une approche concertée qui comprend quatre volets : social, financier, commercial et formation, accordant une place prioritaire à la réalisation des droits économiques et sociaux. Le diplomate marocain a précisé que cette approche a permis au Royaume de connaître une résilience solide face à ces crises grâce, notamment, à une saison agricole exceptionnelle en 2009, un système financier et monétaire solide et stable, l’accélération de l’investissement et le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens pour soutenir la consommation intérieure Il a étayé ses propos par le témoignage de la Banque mondiale, qui a estimé, récemment, que le Maroc a su contenir l’impact de la crise mondiale et réduire ses retombées sur l’économie nationale, ajoutant que «grâce aux réformes économiques appropriées initiées par le gouvernement, le Maroc a pu maintenir, contrairement à beaucoup de pays, une économie solide dans un contexte international très difficile».
Ce résultat, a-t-il dit, a permis au Royaume de poursuivre sa stratégie globale de promotion et de protection de tous les droits de l’Homme. M. Hilale a souligné à cet égard le rôle du tissu associatif qui a été consolidé par la mise en place de structures publiques chargées de promouvoir l’économie sociale et solidaire. Ce qui fait de celle-ci une alternative appropriée au développement et de création d’emplois.
L’ambassadeur marocain a, d’autre part, constaté, que malgré l’optimisme qui prévaut parmi les milieux économiques et financiers, l’impact de la crise continue de générer une situation dure dans les pays en développement, en particulier africains, menaçant la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels et le droit au développement.
Cette situation exige, selon lui, une action concertée de la communauté internationale et des mesures économiques qui doivent déboucher sur une amélioration des droits économiques et sociaux en faveur d’une économie plus équitable et responsable.
Il s’est, par ailleurs, félicité de la tenue de ce panel, qui démontre la capacité du Conseil des droits de l’Homme d’être au diapason des événements et d’apporter des solutions aux crises, vues à travers le prisme des droits de l’homme.
map
La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha Skalli a présenté, lundi à New York, l’expérience marocaine, à l’avant-garde dans le monde arabe, en matière de lutte contre les violences faites aux femmes à travers la promotion de leurs droits et leur autonomisation.
Au Maroc, « nous avons un actif considérable en matière de réalisations pour institutionnaliser l’égalité de genre dans les politiques publiques et éliminer les discrimination et violence de genre », a dit Mme Skalli, qui intervenait au siège des Nations Unies dans le cadre de la « concertation francophone de haut niveau sur les violences faites aux femmes ».
Stratégie nationale de l’équité et de l’égalité
La ministre a énuméré, dans ce contexte, une série de grands chantiers ouverts et de réformes entreprises par le Royaume dans les domaines de la famille, de l’égalité et de la lutte contre les violences faites aux femmes, à travers notamment une stratégie nationale de l’équité et de l’égalité par l’intégration de l’approche genre dans les politiques publiques.
Elle a ainsi passé en revue les étapes franchies par le Maroc pour la promotion de la situation de la femme depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI, et mis l’accent sur l’expérience marocaine dans le domaine de l’intégration du genre et de la promotion des droits de la femme dans le tissu social et la lutte contre les violences par l’autonomisation des femmes.
Dans le domaine législatif, le Maroc peut se prévaloir de grandes avancées, à savoir le code de la famille, le code de la nationalité, le projet de loi contre les violences conjugales, a énuméré la ministre soulignant le rôle primordial des législations dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
La ministre a évoqué, dans ce cadre, les acquis générés par la réforme de la Moudawana, basée sur l’égalité et la co-responsabilité.
« Cette réforme a notamment aboli la tutelle sur les femmes adultes ainsi que la répudiation », a-t-elle indiqué à l’adresse d’un auditoire intéressé, soulignant que le nouveau code de la famille a également débloqué, dans son sillage, plusieurs programmes en faveur de la femme.
Elle a, à cet égard, évoqué que le Royaume dispose d’un système d’institutionnalisation de la lutte contre la violence fondée sur le genre, lancé par son département en coopération avec les ministères de la Justice et de la Santé, ainsi que la Gendarmerie royale et la Sûreté nationale et avec le partenariat d’ONG et de la société civile.
Quelque 350 centres d’accueils sont d’ores et déjà opérationnels, a-t-elle dit, soulignant que ce système permet de disposer d’informations institutionnelles sur la violence à l’encontre des femmes au Maroc.
Projet de loi sur la violence conjugale
Le programme multisectoriel « Tamkine » lancé en mars 2008 dans le cadre du fond des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il intègre 13 secteurs gouvernementaux et 8 agences relevant des Nations unies et vise à lutter contre les violences basées sur le genre, est une autre réalisation dont les femmes marocaines peuvent s’enorgueillir, a ajouté la ministre au cours de cette réunion en marge de la 54-ème session de la Commission de l’ONU sur le statut de la femme (1-12 mars 2010).
Elle a rappelé, à cet égard, le lancement de l’enquête sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes et l’élaboration du projet de loi sur la violence conjugale.
De même, la ministre a défendu le droit des femmes aux postes de responsabilité et de décision, un moyen, selon elle, qui permettra de faire avancer davantage les droits des femmes.
Elle s’est félicitée, à cet égard, qu’au Maroc, lors des dernières élections municipales de juin 2009, 3428 femmes ont été élues, ce qui représente une augmentation notable par rapport aux précédentes élections.
« Les femmes représentaient jusqu’à lors 0,5 des élus communaux et maintenant elles sont de l’ordre de 12%, ce qui ne manquera pas de faire encore avancer les réformes dans le pays « , a-t-elle souligné.
La ministre s’est réjouie que dans toutes les démarches en faveur de la promotion de la femme, l’approche adoptée par le Royaume repose sur un partenariat avec la société civile, un choix stratégique visant à instaurer un débat ouvert et démocratique.
MAPF