Un enfant doit réussir scolairement s’il veut réussir sa vie. Tel est le discours ambiant. On confond toujours réussite scolaire et valeur personnelle de l’enfant.
Et si l’enfant a des difficultés à l’école ou ne réussit pas, l’éducation donnée par les parents est pointée du doigt. Sami, 14 ans, a eu une mauvaise note le semestre dernier. Il a beau cherché à cacher cette triste nouvelle à ses parents, en vain. Et c’est finalement son frère qui a révélé la contre-performance de Sami à ses parents. Sa mère n’a pas cru ses oreilles: «Pourtant, il révisait ses cours chaque soir». Depuis cette révélation, Sami se sente mal dans sa peau. «Mais, il est souhaitable que les mauvaises notes ne soient pas un drame. Certes, il faut tirer la sonnette d’alarme, mais ne pas empoisonner le dialogue entre parents et l’enfant. Qu’il s’agisse d’un simple contrôle raté ou de mauvaises notes à la chaîne, une punition assortie d’une réprimande est loin d’être la bonne solution», précise Abdelkrim Belhaj, psychosociologue et professeur à l’Université de Rabat. A noter que dans les deux cas, l’enfant se trouve en situation d’échec. En rajouter ne peut qu’aggraver son humiliation et lui enlever toute confiance en lui. Sami subit depuis son déboire des séances de corvée quotidienne. Pire, son papa n’hésite pas à le « taper ». Mais au lieu de perpétuer le préjudice et aggraver la crise de confiance d’un enfant qui a eu de mauvaises notes, il est souhaitable de chercher la source de son échec. «J’ai échoué dans ma mission de contrôle, je ne veux pas refaire la même erreur», se contente de dire son père.
Même sentiment d’échec chez Fatima. Les résultats de son fils Youssef, laissent à désirer. «Les notes de mon fils sont catastrophiques. Le comble c’est que c’est la première fois qu’il a eu un pareil résultat général. Je ne sais vraiment pas comment je dois réagir avec lui», s’interroge-t-elle. Et d’ajouter sur le même ton: «Bref, je ne sais vraiment pas comment faire. Dois-je le gronder pour lui faire comprendre que cela ne va pas? Je n’arrête pas de lui rappeler que notre situation financière ne lui permet pas de redoubler de classe parce que cela entraînera des dépenses supplémentaires hors de notre portée. Mais d’un autre côté, je me dis que ce n’est pas seulement de sa faute». «Je m’en veux aussi, car nous sommes souvent absents et nous n’avons pas assez de temps pour l’aider à faire ses devoirs», conclut-elle.
Les parents se sentent, malheureusement, visés et leur stress retombe sur les enfants. «Dans la scolarité d’un enfant, il est normal que les notes fluctuent. Il faut arrêter de se culpabiliser et se rassurer. Sinon, les répercussions sur l’enfant peuvent avoir de lourdes conséquences», souligne le psycho-sociologue.
Pour éviter les dérapages et tout acte imprévisible, il est préférable de booster le moral de votre enfant après de mauvaises notes. Rappelez vous, l’enfant qui s’est suicidé récemment à Casablanca. La peur d’une punition infligée par son père l’a poussé à commettre l’acte déplorable. Et l’enfant qui craint une réaction parentale forte risque de tout faire. A titre d’exemple, il peut falsifier sa note, signer à la place des parents son bulletin ou ne pas oser rentrer à la maison pour éviter toutes réactions et prises de bec.
Déjà le fait d’avoir une mauvaise note, c’est une sanction. Alors, inutile d’en rajouter. Une punition qui viendrait s’ajouter à cela, ne peut que faire perdre de plus en plus confiance à l’enfant. Or si l’on veut qu’il fasse des progrès et produise des efforts, il est souhaitable qu’il puisse garder confiance en lui même. On fait des efforts quand on est porté par une dynamique positive. Ainsi, il faut lui donner goût à l’effort. Ce goût à l’effort ne se travaille pas seulement à l’école, il se travaille à la maison et au quotidien. Il ne faut pas limiter sa liberté, dit le professeur Belhaj. Les punitions ne sont pas recommandables. Les choses ont évolué et l’enfant à sa propre psychologie. Les punitions laissent des séquelles trop lourdes.
Elles peuvent le rendre fragile et vulnérable. Le stimuler est beaucoup plus utile, conclut-il. Enfin, il faut avouer qu’on est un peu trop dans l’assistanat avec nos enfants. Au contraire, dès qu’ils sont capables d’aider à la maison, il faut leur confier de petites responsabilités : mettre le couvert, s’habiller tout seul… et surtout les féliciter du résultat obtenu. Ces tâches les valorisent, renforcent leur estime de soi et leur donne le goût de l’effort. Dans une société qui vise à tout objectiver, le risque existe de réduire l’enfant à ses notes. Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l’importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés.
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Explication :Abdelkrim Belhaj • Psychosociologue
Comment accompagner l’enfant quand il a de mauvaises notes ?
Premièrement, il faut éviter le risque de réduire l’enfant à ses notes et le prendre pour une machine. L’accompagner est la meilleure méthode à suivre. Lorsque les parents constatent la baisse du rendement de leur enfant, ils doivent déceler les vraies causes du changement du comportement de l’enfant.
Qu’est-ce qu’il faut faire quand il s’agit d’une simple baisse de régime passagère ?
Regonfler son moral est le maître-mot. Booster le au maximum, car nul n’est parfait, même si, pour une raison ou une autre, on a l’impression qu’il n’a pas fait le maximum pour avoir une bonne note. Il est souhaitable surtout de n’en pas faire un drame. Une petite tête en herbe peut avoir l’impression que ses parents remettent en question leur affection à cause d’un simple résultat. A un âge où l’on doute de tout, surtout de soi, c’est très déstabilisant.
Comment éviter de déstabiliser son état psychique ?
Il ne faut, sous aucun prétexte, remettre en cause ses capacités intellectuelles. Le fait de le priver des sorties et de ses habitudes n’est pas toujours le bon remède. Il faut privilégier le chemin de négociation.
Qui peut intervenir également dans ce processus d’accompagnement ?
Il y a une partie qui manque dans notre système éducatif. Une tierce personne doit jouer le rôle d’intermédiaire entre l’école et la famille. Un assistant pédagogique et psychologique doit être présent pour décortiquer la source des problèmes. Son soutien est primordial et son absence rend la tâche d’apprentissage très difficile. Surtout dans le cas de baisse de rendement à l’école. Et si l’enfant a des difficultés à l’école ou ne réussit pas, l’éducation donnée par les parents est pointée du doigt. Sami, 14 ans, a eu une mauvaise note le semestre dernier. Il a beau cherché à cacher cette triste nouvelle à ses parents, en vain. Et c’est finalement son frère qui a révélé la contre-performance de Sami à ses parents. Sa mère n’a pas cru ses oreilles: «Pourtant, il révisait ses cours chaque soir». Depuis cette révélation, Sami se sente mal dans sa peau. «Mais, il est souhaitable que les mauvaises notes ne soient pas un drame. Certes, il faut tirer la sonnette d’alarme, mais ne pas empoisonner le dialogue entre parents et l’enfant. Qu’il s’agisse d’un simple contrôle raté ou de mauvaises notes à la chaîne, une punition assortie d’une réprimande est loin d’être la bonne solution», précise Abdelkrim Belhaj, psychosociologue et professeur à l’Université de Rabat. A noter que dans les deux cas, l’enfant se trouve en situation d’échec. En rajouter ne peut qu’aggraver son humiliation et lui enlever toute confiance en lui. Sami subit depuis son déboire des séances de corvée quotidienne. Pire, son papa n’hésite pas à le « taper ». Mais au lieu de perpétuer le préjudice et aggraver la crise de confiance d’un enfant qui a eu de mauvaises notes, il est souhaitable de chercher la source de son échec. «J’ai échoué dans ma mission de contrôle, je ne veux pas refaire la même erreur», se contente de dire son père.
Même sentiment d’échec chez Fatima. Les résultats de son fils Youssef, laissent à désirer. «Les notes de mon fils sont catastrophiques. Le comble c’est que c’est la première fois qu’il a eu un pareil résultat général. Je ne sais vraiment pas comment je dois réagir avec lui», s’interroge-t-elle. Et d’ajouter sur le même ton: «Bref, je ne sais vraiment pas comment faire. Dois-je le gronder pour lui faire comprendre que cela ne va pas? Je n’arrête pas de lui rappeler que notre situation financière ne lui permet pas de redoubler de classe parce que cela entraînera des dépenses supplémentaires hors de notre portée. Mais d’un autre côté, je me dis que ce n’est pas seulement de sa faute». «Je m’en veux aussi, car nous sommes souvent absents et nous n’avons pas assez de temps pour l’aider à faire ses devoirs», conclut-elle.
Les parents se sentent, malheureusement, visés et leur stress retombe sur les enfants. «Dans la scolarité d’un enfant, il est normal que les notes fluctuent. Il faut arrêter de se culpabiliser et se rassurer. Sinon, les répercussions sur l’enfant peuvent avoir de lourdes conséquences», souligne le psycho-sociologue.
Pour éviter les dérapages et tout acte imprévisible, il est préférable de booster le moral de votre enfant après de mauvaises notes. Rappelez vous, l’enfant qui s’est suicidé récemment à Casablanca. La peur d’une punition infligée par son père l’a poussé à commettre l’acte déplorable. Et l’enfant qui craint une réaction parentale forte risque de tout faire. A titre d’exemple, il peut falsifier sa note, signer à la place des parents son bulletin ou ne pas oser rentrer à la maison pour éviter toutes réactions et prises de bec.
Déjà le fait d’avoir une mauvaise note, c’est une sanction. Alors, inutile d’en rajouter. Une punition qui viendrait s’ajouter à cela, ne peut que faire perdre de plus en plus confiance à l’enfant. Or si l’on veut qu’il fasse des progrès et produise des efforts, il est souhaitable qu’il puisse garder confiance en lui même. On fait des efforts quand on est porté par une dynamique positive. Ainsi, il faut lui donner goût à l’effort. Ce goût à l’effort ne se travaille pas seulement à l’école, il se travaille à la maison et au quotidien. Il ne faut pas limiter sa liberté, dit le professeur Belhaj. Les punitions ne sont pas recommandables. Les choses ont évolué et l’enfant à sa propre psychologie. Les punitions laissent des séquelles trop lourdes.
Elles peuvent le rendre fragile et vulnérable. Le stimuler est beaucoup plus utile, conclut-il. Enfin, il faut avouer qu’on est un peu trop dans l’assistanat avec nos enfants. Au contraire, dès qu’ils sont capables d’aider à la maison, il faut leur confier de petites responsabilités : mettre le couvert, s’habiller tout seul… et surtout les féliciter du résultat obtenu. Ces tâches les valorisent, renforcent leur estime de soi et leur donne le goût de l’effort. Dans une société qui vise à tout objectiver, le risque existe de réduire l’enfant à ses notes. Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l’importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés.
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Explication :Abdelkrim Belhaj • Psychosociologue
Comment accompagner l’enfant quand il a de mauvaises notes ?
Premièrement, il faut éviter le risque de réduire l’enfant à ses notes et le prendre pour une machine. L’accompagner est la meilleure méthode à suivre. Lorsque les parents constatent la baisse du rendement de leur enfant, ils doivent déceler les vraies causes du changement du comportement de l’enfant.
Qu’est-ce qu’il faut faire quand il s’agit d’une simple baisse de régime passagère ?
Regonfler son moral est le maître-mot. Booster le au maximum, car nul n’est parfait, même si, pour une raison ou une autre, on a l’impression qu’il n’a pas fait le maximum pour avoir une bonne note. Il est souhaitable surtout de n’en pas faire un drame. Une petite tête en herbe peut avoir l’impression que ses parents remettent en question leur affection à cause d’un simple résultat. A un âge où l’on doute de tout, surtout de soi, c’est très déstabilisant.
Comment éviter de déstabiliser son état psychique ?
Il ne faut, sous aucun prétexte, remettre en cause ses capacités intellectuelles. Le fait de le priver des sorties et de ses habitudes n’est pas toujours le bon remède. Il faut privilégier le chemin de négociation.
Qui peut intervenir également dans ce processus d’accompagnement ?
Il y a une partie qui manque dans notre système éducatif. Une tierce personne doit jouer le rôle d’intermédiaire entre l’école et la famille. Un assistant pédagogique et psychologique doit être présent pour décortiquer la source des problèmes. Son soutien est primordial et son absence rend la tâche d’apprentissage très difficile. Surtout dans le cas de baisse de rendement à l’école.
lematin.ma
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La peau des fesses de bébé est extrêmement fragile. Fine et perméable, elle absorbe beaucoup plus les substances chimiques que la peau d’un adulte. Le choix des couches est donc primordial. Que penser des couches jetables classiques, des couches jetables écologiques et enfin des couches lavables ?
Chacun ses idées et ses convictions, à chacun aussi sa façon de se mettre au vert, avec ou sans bébé. Concernant les couches, avec l’arrivée des versions écologiques et des couches lavables, il est difficile de se faire une idée claire. Voici les quelques éléments à connaître pour faire son choix : coût, impact écologique et sur la santé de bébé.
Les couches jetables ont l’inconvénient de mettre la peau des fesses de bébé en contact avec de nombreux produits chimiques (utilisés pour obtenir différentes propriétés de textures, absorption, capteurs d’odeurs, etc.). Ceux-ci ne sont pas présents dans les couches jetablesécologiques, offrant alors une meilleure protection contre les irritations. Quant aux couches lavables, elles permettent en plus à la peau de mieux respirer, diminuant le risque d’érythème fessier.
La fabrication des couches jetables classiques nécessite une grande quantité d’eau, d’énergie et de matières premières (pétrole, cellulose), et leur utilisation génère une quantité très importante de déchets. Rappel : il faut compter quelque 2000 couches par an par bébé ! A base de produits naturels, la fabrication des couches jetablesécologiques recourt à de la cellulose non blanchie. Quant aux déchets, ils sont biodégradables. Encore mieux, les couches lavables ne génèrent aucun déchet. A noter que les couches en bambou sont les moins polluantes (versus couches en coton) et naturellement antibactériennes, garantissant une couche saine et sans odeur. Il existe également des papiers de protection pouvant se rajouter à l’intérieur de la couche pour récupérer les selles et les jeter dans les toilettes. On peut ainsi réduire la fréquence des lavages des couches. A savoir enfin, les couches lavables ne sont parfois pas suffisamment absorbantes pour la nuit, période durant laquelle il faudra donc les remplacer par des couches jetables.
msn.fr
«Touche pas à tes boutons ! » Tu as peut-être déjà eu droit à cette phrase, tant l’acné est un passage presque obligé de l’adolescence». L’acné est un cauchemar pour beaucoup d’ados. Selon les spécialistes, plus de leur moitié sont mal dans leur peau et plus d’un tiers sont gênés dans leur vie relationnelle.
Une souffrance psychologique que l’on ne peut plus ignorer. L’acné est une dermatose (maladie de la peau) inflammatoires des follicules pilosébacés (les glandes sécrétant le sébum, à la racine des poils) avec formation de comédons. Typiquement, elle commence à la puberté et touche principalement les adolescents, de façon plus ou moins sévère. Elle cesse spontanément, le plus souvent à la fin de l’adolescence. L’apparition d’un bouton au niveau du follicule est due à la conjonction de trois évènements: Sécrétion excessive de sébum dans le follicule, obstruction du follicule (pour une raison encore inconnue) et développement bactérien à l’intérieur du follicule. Lors de la puberté, la production d’hormones sexuelles masculines (androgènes) entraîne un excès de sébum au niveau des glandes sébacées. Le sébum en excès s’écoule à la surface de la peau qui devient alors plus grasse. Mais le canal peut s’encombrer et le pore se bouche, c’est l’apparition du point noir ou comédon ou d’un microkyste blanc. Par la suite, le développement d’une inflammation à l’intérieur des follicules et l’infection de ceux-ci par une bactérie, Propionibacterium acnés, entraînent des boutons (papules, pustules et nodules). Le facteur génétique est la seule cause reconnue jusqu’à ce jour, mais le stress, l’hygiène, l’environnement et l’alimentation peuvent aussi provoquer l’apparition de l’acné. Puisque des études ont indiqué que le chocolat, les graisses, les charcuteries, les sucreries et les cacahuètes jouent un rôle dans le développement de l’acné.
Pain blanc, riz et gâteaux
Des scientifiques américains accusent entre autres ces aliments de provoquer l’acné juvénile. Leur hypothèse se base sur l’observation de différentes populations: dans certaines tribus reculées de l’Amérique du Sud, les adolescents ne connaissent quasiment pas l’acné. Cette absence de boutons ne peut pas s’expliquer uniquement par des caractéristiques génétiques : des facteurs environnementaux sont également impliqués, notamment leur alimentation vierge de tous produits transformés industriellement. Les auteurs de l’étude remarquent également que les Inuits d’Alaska développent de l’acné seulement depuis qu’ils mangent « à l’occidentale». Mais quel lien peut-il exister entre boutons et produits céréaliers ? Selon l’étude, tout serait lié à l’insuline, cette hormone indispensable à l’assimilation des glucides. Pain blanc, riz blanc, biscuits et autres céréales raffinées sont très rapidement digérés et entraînent une sécrétion d’insuline très importante.
Or cette hormone augmente aussi la libération d’androgènes, ce qui provoque une hyperproduction de sébum au niveau des pores de la peau et favorise leur infection par des bactéries responsables de l’acné. Ainsi, plus on consomme des glucides rapidement digestibles, plus l’insuline est sécrétée et augmente indirectement l’acné. Jamais aucun lien entre aliments et acné n’avait été trouvé auparavant, malgré les soupçons pesant sur le chocolat ou la charcuterie. Les dermatologues continuaient donc tout simplement de nier cette probabilité. Mais d’après cette étude, un régime alimentaire plus sain permettrait d’éviter les boutons auxquels les adolescents sont particulièrement sensibles. Certaines femmes, prédisposées à l’acné par leur statut hormonal, ont déjà vu leur état s’améliorer suite à la suppression des aliments coupables. Reste à confirmer ces résultats par de nouvelles études sur de larges échantillons de population. Et à vérifier si d’autres facteurs ne seraient pas un meilleur moyen d’éviter l’acné : exposition au soleil, activité physique.
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Explication: Leila Benamar • dermatologue
Quelles sont les différentes formes de l’acné ?
Pour comprendre ses différentes formes, il est nécessaire d’abords de connaître les différentes lésions élémentaires de l’acné, à savoir, les lésions rétentionnelles c’est à dire les points noirs et les points blancs. Ces derniers représentent la véritable bombe de l’acné. Ils sont attaqués par une bactérie qui vit sur la peau humaine, ce qui va les transformer en lésions inflammatoires. Ces dernières sont les fameux boutons rouges qui incitent les patients à consulter. Les formes graves sont heureusement rares et prédominent chez les garçons. Elles sont représentées par l’acné nodulaire, la plus fréquente des acnés graves, où toutes les lésions sont associées à des suppurations chroniques qui touchent le visage et le torse, ce qui représente un véritable handicap social pour les patients.
Est-elle une maladie de la jeunesse qui disparaît ensuite ?
L’acné est une maladie de l’adolescent. Elle survient plus tôt chez la fille vers l’âge de 10 ans et se manifeste plus tardivement chez le garçon vers l’âge de 12-13 ans. L’évolution est spontanément régressive dans la majorité des cas, généralement avant l’âge de 20 ans pour le sexe masculin. Chez le sexe féminin, elle a tendance à se prolonger jusqu’à l’âge de 22-25ans, voire plus.
Est-ce que l’acné est due à une mauvaise hygiène ?
L’acné n’est pas une maladie due à une mauvaise hygiène, le facteur hormonal étant le principal inducteur. Ceci dit, on conseille toujours à nos patients acnéiques d’avoir une bonne hygiène de la peau, avant l’application de leur traitement.
Est-elle contagieuse ?
L’acné n’est pas une maladie contagieuse. La bactérie responsable de l’inflammation des comédons est un saprophyte de la peau humaine, c’est à dire qu’elle vit sur la peau de tout un chacun.
Quels sont vos conseils pour avoir une peau saine ?
Tout patient qui présente une acné gênante doit consulter son dermatologue pour une bonne prise en charge correcte et adaptée à la sévérité de son acné. Actuellement, il existe divers traitements qui seront prescrits soit par voie générale ou locale en fonction du type et de l’importance de l’acné. Tous ces traitements sont suspensifs en dehors de l’isotrétinoine qui permet la guérison de l’acné mais au prix d’importants effets secondaires, nécessitant un suivi rapproché de ces patients. Ce traitement médical devra être accompagné de mesures d’hygiène de vie générale pour un résultat optimal à savoir: Eviter les expositions solaires (le soleil est un facteur aggravant d’acné, le soleil laisse des cicatrices pigmentés, et enfin, la plupart des traitements prescrits sont photo sensibilisants). Eviter le tabac qui est un facteur entretenant l’acné. Ne pas excorier et manipuler son acné pour ne pas garder de cicatrices, Avoir une bonne hygiène cutanée en choisissant un produit adapté au type de peau. Un régime alimentaire serait inutile, mais c’est un sujet qui reste à discuter en fonction des cas. On conseille aux patients qui, présentent une aggravation de leur acné suite à un aliment particulier d’en réduire la consommation.
lematin