Il se drogue…Que faire ?

Découvrir que son enfant consomme de la drogue peut s’avérer comme un véritable choc pour les parents. Entre le sentiment de culpabilité pour avoir manquer à sa surveillance et l’envie de le sauver de ce cap dangereux, c’est la panique qui s’installe. Comment agir ? Quoi faire ? Par où commencer ? Et comment aider l’adolescent à s’en débarrasser ?…Des questions auxquelles répond la psychothérapeute familiale, Amina Boucetta. Entretien.

- Quand les parents découvrent que leur fils se drogue, c’est souvent la panique qui s’installe. Que faut-il faire ? Par où commencer ?

- Tout d’abord, il faut que les parents gardent leur calme et qu’ils essaient de comprendre ce qui se passe exactement, en veillant à respecter l’adolescent. Le dialogue est très important : il faut que les parents sachent exactement qu’est ce qui cause du souci chez leur fils. Ensuite, ils doivent tenir compte des points suivants :

 Eviter de paniquer.
 Eviter de lui donner des ordres, des injonctions ou de l’accabler d’accusations.
 Eviter dans les discussions de mettre trop l’accent sur la question de la drogue, et essayer par contre d’élargir le dialogue vers le problème général dont souffre l’adolescent.
 Au fil du dialogue, essayer de débrouiller la situation : de quelle drogue, s’agit-il ? Quand a-t-il commencé ? A quelle fréquence consomme-t-il ? Que représente cette consommation pour lui ? Qu’est ce que cette consommation lui rapporte?
 Essayer de savoir comment il va de manière générale, à l’école, qu’est ce qu’il fait de ses loisirs…comment il vit au quotidien. Il faut aussi parler de la relation qu’il entretient avec ses parents et des éventuels problèmes qui existent entre eux, et comment les améliorer ensemble.

- Les parents culpabilisent souvent, se disant que c’est de leur faute car ils n’ont pas prêté éventuellement à leurs fils toute l’attention qu’il fallait. Est-ce vraiment le cas ?

- Il ne faut surtout pas culpabiliser. Les parents ne sont pas responsables des choix que prennent les enfants qui sont eux-mêmes piégés, pensant qu’ils peuvent essayer pour une seule fois. Le jeune sait très bien que la drogue est dangereuse pour lui et qu’il ne faut pas qu’il s’y approche. Mais il opte tout de même pour cette route sinueuse pour éviter les difficultés qu’il rencontre dans les différentes étapes de sa vie.
Par ailleurs, un jeune utilisateur de drogue a tendance à culpabiliser ses parents et la société afin de dégager sa propre responsabilité ou de se dégager d’une situation qu’il n’est plus en mesure d’analyser clairement. Mais cela n’empêche que les parents doivent reconnaître et analyser leurs propres erreurs à l’égard de leurs enfants ou de leurs proches. Ce sera le moyen de remédier.

- Que cherchent les jeunes dans la drogue ?

- Les circonstances dans lesquelles les adolescents peuvent consommer des substances interdites sont généralement occasionnelles, lors des fêtes, et ce dans le but de « s’éclater » ou de faire comme les autres copains.

A cet âge, l’appartenance au groupe est extrêmement importante et la prise de drogues intervient comme un « rite d’appartenance ». De plus, consommer de la drogue signifierait aussi de se positionner contre sa famille afin d’acquérir une certaine autonomie. Pour d’autres, en consommer serait peut-être une façon de résoudre les conflits auxquels ils se trouvent confrontés au quotidien ou « une réponse à une détresse psychologique due à une dépression, une anxiété, des difficultés interpersonnelles ou relationnelles». Il s’agit généralement des êtres sensibles, émotifs, introvertis et justifiant d’une grande fragilité…des personnes incapables de vivre leur quotidien et qui essaient de fuir leur propre faiblesse. Et dans certaines situations, la consommation de la drogue est une réponse à une humeur qui flanche ou un moyen de surmonter l’échec scolaire, l’instabilité familiale ou la dépression avec laquelle flirte à un moment donné tout adolescent.
A cette étape de la vie, l’adolescent devient fragile en raison des changements physiques et psychologiques importants qui s’opèrent en lui, et les drogues profitent du sentiment de vide et d’ennui qui envahit souvent son être pour s’introduire en offrant stimulations et sensations. Pour d’autres, la consommation de la drogue serait un moyen d’annihiler le sentiment « d’étrangeté » qui les habite, car elle leur donne l’illusion d’un meilleur contrôle de soi.

- Comment les parents peuvent-ils l’accompagner psychologiquement pour surmonter le cap ?

- La drogue reste un sujet tabou au sein des familles car, à part sa dangerosité et le caractère illégal du produit, il jette la lumière sur les aspects les plus dramatiques de certaines consommations, stigmatise certains consommateurs, notamment les personnes toxicomanes qui ne sont plus insérées socialement ou professionnellement.

Ce discours conduit certains adultes à voir une issue dramatique à toute consommation. Cette anxiété ou cette peur empêche un abord serein quand il s’agit de parler des usages de drogues ou de gérer une situation d’usages.

L’adolescent peut présenter une ivresse cannabique, un délire, une bouffée d’angoisse, manifester de l’agressivité, s’exposer ou provoquer un accident. D’où le rôle important des parents pour l’assister et le soumettre, dans le cas échéant, à une cure de désintoxication pour pouvoir surmonter le cap.

Biberon la nuit : gare aux caries !

Les dents de lait aussi peuvent attraper de vilaines caries. Ces lésions carieuses – elles sont souvent multiples chez le petit enfant – sont également appelées des « caries du biberon ». Et pour cause ! Elles apparaissent « quand l’enfant conserve, dans la bouche, le biberon rempli d’un liquide sucré pendant une période longue de la journée et/ou de la nuit », précise le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’Union française pour la Santé bucco-dentaire (UFSBD).

Les bactéries présentes dans la bouche ont en effet besoin de sucre pour synthétiser les acides. Lesquels ensuite attaquent l’émail des dents. Lorsque le biberon reste longtemps à leur contact, les quenottes trempent dans un bain acide toute la nuit. Et la salive n’a pas le temps de neutraliser les bactéries. Surtout lorsque les parents ont la fâcheuse idée de remplir le biberon de jus de fruits ou pire, de soda ! Les dents du devant – incisives et canines – sont les plus touchées. Et « certains enfants ont déjà l’intégralité des dents cariées à l’âge de 3 ans ! » assure le Dr Lequart. Le problème est identique avec un biberon de lait – car le lactose est un sucre – ou une tétine trempée dans du sirop…

Le meilleur moyen de prévenir ces caries précoces : jamais de biberon le soir après le brossage des dents. Et pour atténuer la soif de Bébé, donnez-lui de l’eau ! Même chose avec l’homéopathie, puisqu’« elle est véhiculée par des granules de sucre », précise notre dentiste. Dans tous les cas, il est essentiel d’intervenir pour éviter que la pulpe dentaire ne soit attaquée. Sans soins adéquats, un abcès peut également se former, avec à la clef une mortification du nerf. Dans le pire des scénarios, même les dents définitives risquent d’en pâtir, alors qu’elles ne sont pas encore sorties…

Source: Destination Santé

Comment parler des règles avec sa fille ?

Quand parler des règles avec sa fille ? Est-ce un sujet de débat, ou juste un pas dans son éducation ? Vaut-il mieux anticiper, en parler en amont, ou bien au contraire attendre qu’elle vous interroge ? Quels mots employer ? Les conseils d’une spécialiste, la gynécologue Joëlle Laveissière (hôpital Cochin, Paris).

Prenez les devants « Les premières modifications corporelles (bourgeons mammaires, pilosité pubienne, pertes blanches) liées à la puberté peuvent constituer une bonne occasion de lancer le sujet », suggère-t-elle. « Ces changements inquiètent les jeunes filles. Il convient donc de les rassurer tout en expliquant qu’un jour, ces transformations entraîneront l’apparition des cycles et des règles, qui leur permettront de devenir femmes et mères à leur tour ».

Avec quels mots ? Employez « des mots de tous les jours. Il faut en faire une description simple, sans tomber dans le cours de physiologie ». Veillez également à « leur expliquer qu’il s’agit-là de leur intimité tout en gardant une porte ouverte à l’échange ». Le cas échéant, n’hésitez pas à vous appuyer sur des ouvrages ou des brochures que vous trouverez chez votre gynécologue.

Tampons, serviettes… « Parler des règles avec sa fille, c’est aussi l’occasion d’aborder le côté pratique au quotidien, de la menstruation ». Ne craignez pas par exemple, d’évoquer le « maniement des serviettes et tampons périodiques. Au départ, je conseille aux mères d’acheter les deux et de laisser leur fille choisir la méthode qui leur convient ». A noter bien sûr, que les mamans n’ont pas le monopole du sujet. Toutes ces recommandations peuvent aussi être relayées par les papas.

Page 2 of 3712345102030...Last »
line
footer