L’énurésie nocturne, ou pipi au lit, est une pathologie fréquente qui touche 10 à 20% des enfants de 5 ans et 8% des enfants de 7 ans. Si l’enfant ne le fait pas exprès, il n’en subit pas moins les conséquences. Lorsque l’énurésie devient socialement inacceptable, il faut envisager un traitement en collaboration avec son médecin, en impliquant activement son enfant.
L’énurésie désigne une émission d’urine complète, normale et incontrôlée durant le sommeil. On parle d’énurésie primaire lorsque l’enfant n’a jamais été propre et d’énurésie secondaire lorsque cette pathologie survient après une période de propreté.
Des répercussions sur la vie de l’enfant et celle de sa famille
Les conséquences de l’énurésie sont financières : lavage, repassage des draps, couches, traitements éventuels classiques, alternatifs ou complémentaires (cure thermale, consultations, alarmes…). Elles portent également sur la mobilité de la famille. Selon certaines enquêtes, l’énurésie d’un enfant s’accompagne d’un sentiment de culpabilité chez les parents et d’échec éducatif.
L’énurésie est à l’origine de dysfonctionnements familiaux divers : mauvaises relations parents/enfants, punitions, brimades, sujet tabou familial, etc.
Quant aux répercussions sur l’enfant, elles sont sociales, mais aussi scolaires et psychologiques. Notamment, l’enfant s’isole, il refuse d’aller dormir chez des amis, ses relations avec les autres enfants sont détériorées, il manque de confiance en soi, d’estime de soi, etc.
On observe aussi souvent chez ses enfants qui n’arrivent pas à être propre une certaine instabilité, hyperactivité, de l’angoisse, de l’agressivité, des troubles de l’humeur et du sommeil…
La première consultation
Lorsque l’énurésie n’est plus acceptable, une consultation s’impose. Elle vise à confirmer le diagnostic, c’est-à-dire que le médecin doit éliminer une éventuelle cause physiologique ou pathologique (trouble urinaire associé, dysfonction vésicale…).
L’autre temps fort de cette première consultation est l’entretien entre l’enfant, les parents et le médecin, afin d’évaluer le retentissement familial, de dédramatiser la situation, de déculpabiliser, de rassurer l’enfant sur sa ‘ normalité ‘ et d’évaluer sa motivation.
En effet, la réussite du traitement repose sur la coopération de l’enfant. S’il ne se sent pas prêt à participer activement, le traitement peut être différé. L’enfant sera alors revu régulièrement pour tester sa motivation.
Les conseils généraux
Le médecin divulgue un ensemble de conseils simples :
Les traitements
Si l’application de ces règles comportementales ne suffit pas, des traitements peuvent être envisagés. Deux alternatives sont possibles. La première est médicamenteuse et repose sur la desmopressine, à prendre tous les soirs au coucher. Le traitement est classiquement poursuivi durant trois mois et renouvelé une fois s’il se révèle efficace.
L’autre alternative est le conditionnement par alarme sonore (un signal sonore se déclenche dès les premières gouttes d’urine). L’efficacité est lente, mais ensuite, à long terme, elle est meilleure que le traitement médicamenteux, avec moins de rechutes. On obtient 70 à 85% de bons résultats chez un enfant motivé et suffisamment mature pour comprendre le fonctionnement de ce système. Son seul inconvénient est son coût, non pris en charge par la Sécurité sociale.
Dans tous les cas, quelle que soit la solution adaptée, l’enfant et la famille doivent être accompagnés et soutenus. Si nécessaire (ce n’est pas systématique), un soutien psychologique peut se révéler utile.

Le ronflement en soi n’est pas dangereux. En revanche, si les ronflements ont des répercussions sur le comportement de l’enfant, ils ont probablement pour origine un syndrome d’apnées du sommeil, qu’il est alors nécessaire de prendre en charge.
Votre enfant ronfle ?
Si votre enfant ronfle, observez son comportement durant la journée. Inversement, si son sommeil vous inquiète, observez-le lorsqu’il dort : sa respiration est-elle difficile ? Ronfle-t-il ? Est-il agité ? Etc.
Un enfant qui ronfle dort souvent mal et cela se répercute sur son comportement : sa respiration est difficile, il fait des pauses respiratoires avec une reprise bruyante, son sommeil est agité, les éveils sont fréquents, tandis que le réveil matinal est difficile, il a tendance à refaire pipi au lit, etc. Inversement, dans la journée, il est somnolent, fatigué, ou au contraire très agité, voire hyperactif, il est irritable, agressif, peu sociable, avec des troubles de la concentration, de la mémoire et des difficultés scolaires, parfois soudaines. On peut également constater que le développement staturo-pondéral est ralenti. Très fréquemment aussi, l’enfant présente une obstruction et a une forte tendance à respirer par la bouche.
Combien de temps l’enfant doit-il dormir la nuit ? Quand arrêter la sieste ? A quelle heure le coucher ? Pour le Dr Béatrice Nogues, responsable du centre du sommeil et de la vigilance du CHU de Nantes en France, il est très important de respecter les besoins en sommeil de son petit.

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Quelle durée ? « Il existe de grandes variations d’un enfant à un autre », explique cette spécialiste. « D’une manière générale, à la naissance il doit dormir 16 heures par jour. Et encore 10 heures à l’âge de 10 ans ». Entre les deux, « la diminution est progressive. Mais un enfant de 2 ans doit encore dormir 14 heures réparties entre la nuit et la sieste ».
Quand arrêter la sieste ? Pour Béatrice Nogues, « les besoins s’effacent au cours de la quatrième année. Mais là encore, c’est très variable. Par exemple, la moitié des petits de 4 ans ont encore besoin d’un somme en début d’après-midi ».
A quelle heure faire passer le marchand de sable ? « A la maternelle, un enfant doit être au lit dès 20 heures ou 20h30 au plus tard ». Evitez ainsi de le maintenir éveillé, même si c’est pour qu’il puisse voir papa qui rentre tard ! Il convient non seulement de respecter ses besoins mais aussi d’être à l’écoute des signes révélateurs d’un manque de sommeil. Comme l’énervement, par exemple…
Enfin, attention aux jeux vidéo et à la télévision ! Ils retardent trop souvent l’heure du coucher. Or comme le précise notre spécialiste, « les résultats et le comportement scolaires peuvent en pâtir »…