La solidarité expliquée aux enfants

Le jardin d’enfants Caramel a organise mercredi 14 mai, une journée Portes Ouvertes pendant laquelle les enfants ont accueilli à bras ouverts, dans leurs classes, des mamans célibataires et des enfants abandonnés, pour leur faire passer une agréable journée, dans un cadre chaleureux et accueillant.

Placée sous le signe du partage et de l’échange, cette avait pour objectif d’apprendre aux enfants du Jardin d’enfants Caramel l’importance d’aider les autres et de partager avec eux ce qu’ils ont et ce qu’ils aiment. 

Par ailleurs, à travers cet événement, la direction du Jardin d’enfants Caramel souhaite aider et faire connaître davantage les associations partenaires : Solidarité Féminine et SOS Villages d’enfants.

Le Jardin d’enfants Caramel souhaite apporter un maximum de joie et de réconfort aux enfants et aux mamans présents lors de cette journée, dont le moment clé sera le moment où les enfants de Caramel offriront à leurs petits invités un objet qui leur est cher. 

La journée a été rythmée par des activités mettant en avant les enfants et les femmes bénéficiaires des deux autres associations. En effet, Solidarité féminine, dont le but est la réinsertion sociale des femmes célibataires ayant un enfant à charge, a animé la partie culinaire avec la préparation d’un goûter. SOS Villages d’enfants, qui prend en charge des enfants abandonnés par leurs parents, a participé à l’évènement sur le plan artistique, avec des ateliers de création.

M.F

Diversification alimentaire : ne brûlez pas les étapes

La diversification alimentaire du nourrisson commence au 5ème mois, mais pas plus tôt ! Son principe est simple : il suffit d’introduire progressivement les nouveaux aliments qui constitueront, par la suite, le régime normal de l’enfant.

ne brûlez pas les étapes

Ils devront être proposés à l’enfant un à un, en respectant un intervalle de 1 à 2 jours entre chacun. Le goût de Bébé doit rester un élément essentiel au choix. Pour qu’il découvre que plaisir gustatif ne rime pas systématiquement avec saveur sucrée, commencez par les légumes. Ils pourront être ajoutés dans le lait. Bien cuit, le légume sera finement mixé puis mélangé au biberon à raison d’une cuillère à soupe par repas.

Vous pourrez doubler la dose 4 à 5 jours plus tard et les lui donner sous forme de purée. A ce moment, votre enfant sera prêt à manger chaque jour un repas contenant 100 g de légumes, en privilégiant ceux qui ont les saveurs les plus douces comme les courgettes, les carottes ou les haricots verts. Quant aux fruits, vous les lui proposerez sous forme de compotes.

A 6 mois, la diversification se poursuit par l’introduction de protéines animales et de corps gras. Mixez la viande et le poisson que vous ajouterez dans son biberon. Préférez les viandes maigres comme le poulet, mais n’oubliez pas le boeuf : sa viande rouge est riche en fer facile à assimiler. Vous commencerez par une cuillère à café mélangée à une purée de légumes, puis vous lui proposerez un oeuf, dur ou à la coque, ajouté au biberon ou à la cuillère. Il faudra commencer par un demi-jaune, et le blanc sera introduit d’autant plus tard que l’enfant présente un terrain allergique. La viande, le poisson et les oeufs sont riches en protéines. Pendant la première année de vie, n’en donnez pas plus souvent qu’une fois par jour.

Après ses 6 mois, vous augmenterez les quantités de légumes et de fruits (130 g de légumes et 100 g de fruits). Veillez toutefois à ne pas le forcer. S’il n’aime pas un aliment, vous le lui proposerez plus tard. Pour la viande et le poisson, prévoyez 15 g une fois par jour entre 6 et 8 mois (soit 3 cuillères à café), puis 20 g à partir de 8 mois. Et n’oubliez surtout pas de lui donner de l’eau pendant son repas.

Source: Destination Santé

Faut-il traiter l’asthme ?

L’asthme est une maladie inflammatoire des bronches qui débute généralement depuis la jeune enfance vers 4 ans ou 5 ans et des fois vers 10 ans. Il est dû essentiellement à deux choses : l’allergie, la première cause de l’asthme chez l’enfant, et la pollution, surtout dans les grandes villes. Son traitement consiste à donner des anti-inflammatoires : un traitement qui ne dilate pas seulement les bronches mais qui traite l’asthme lui-même.
Faut-il traiter l’asthme ?

Par Pr Abdelaziz Aïchane, Professeur en allergologie et pneumologie

La prévalence de l’asthme

La prévalence de l’asthme est beaucoup plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte. Au Maroc, elle se situe entre 16 et 20% de la population générale. Par exemple dans les grandes villes comme Casablanca, la prévalence serait de 20%. Dans les zones du sud ou de l’intérieur elle varie entre 12 à 14%.

L’asthme est devenu un problème mondial. C’est la première maladie respiratoire chronique chez l’enfant et c’est pour cela qu’elle devient une véritable priorité pas uniquement au Maroc mais aussi en Europe. L’asthme est dû en premier lieu à l’allergie. Celle-ci devient déterminante, puisqu’elle est héréditaire, et ensuite acquise.
L’histoire de l’asthme commence toujours par la rhinite allergique. Une rhinite qui n’est pas bien traitée, peut se propager aux poumons entraînant de l’asthme. Dans ce cas l’asthme devient plus ou moins inévitable, d’autant plus que la ville devient de plus en plus polluée, que les appartements sont de moins en moins aérés, qu’il y a beaucoup de poussière, beaucoup de tapis, beaucoup de moquettes…

Importance du dépistage

De ce fait, il faut insister sur le dépistage précoce de l’asthme surtout chez l’enfant qui développe une rhinite allergique. L’asthme est l’apanage de l’enfant, alors il faut que les parents soient sensibilisés contre cela. Les symptômes de la rhinite sont généralement des éternuements, des écoulements nasals, des picotements au niveau des yeux. Si on ne traite pas la rhinite on a un risque accru de passer à l’asthme.

Mais quand l’enfant commence à avoir de la toux surtout le soir, des sifflements thoraciques très typiques, des gênes, de la soif d’air…il ne faut pas se contenter d’aller chez le pharmacien. Un enfant qui commence à siffler est un enfant asthmatique.

Quels traitements pour l’asthme ?
Une fois l’asthme diagnostiqué, c’est au médecin allergologue de suspecter la piste de l’allergie par la voie de tests cutanés pour lui donner le traitement adéquat avant que l’inflammation se propage et qu’elle devienne difficile à traiter.  Et puis il faut faire un test avec un appareil appelé le débitmètre de pointe qui permet de mesurer le souffle de l’asthmatique. En fonction de la mesure du souffle, on peut connaitre le stade de l’asthme.

Il existe 4 stades d’asthme: l’asthme intermittent léger, l’asthme persistant léger, l’asthme persistant modéré, l’asthme persistant sévère. A chaque stade il y a un traitement approprié. On distingue deux types de traitements : le traitement de la crise et le traitement de fond et le traitement étiologique:

Le traitement de la crise : lors d’une crise d’asthme, il faut absolument que le patient prenne un spray dont le rôle est de soulager le malade avant son hospitalisation. Normalement on doit disposer de ce spray à domicile et à portée de main pour traiter la crise avant qu’elle ne se complique. Au Maroc, on enregistre près de 2000 à 3000 décès par an à cause des crises d’asthme dans les escaliers, l’ascenseur, le taxi, les ambulances…pour cela, l’asthmatique doit absolument disposer chez lui de médicaments d’urgence (des corticoïdes, un spray..)

Le traitement de fond : l’asthme est une maladie inflammatoire pour cela son traitement doit démarrer le plus vite possible pour lutter contre cette inflammation, la diminuer et la contrôler par l’intermédiaire d’un traitement de fond qui va durer au minimum 8 semaines et peut aller jusqu’à 4 ou 6 mois et des fois un an selon la gravité de l’asthme.  Ce traitement fait appel à la corticothérapie inhalée qui permet de contrôler l’asthme totalement. Il y a aussi une association entre la corticothérapie inhalée et les bronchodilatateurs, c’est-à-dire des produits qui permettent aux bronches de revenir à la normale et d’améliorer la qualité
de vie de l’asthmatique.

Le traitement étiologique ou ce qu’on appelle la vaccination ou l’immunothérapie spécifique : il est destiné essentiellement aux enfants. Il consiste par exemple à donner à l’enfant allergique aux acariens, après lui avoir soumis à des tests cutanés, des vaccins sous forme de gouttes sous la langue qui permettent de créer une immunité contre les acariens. Mais ce traitement intervient en deuxième lieu après l’association de la corticothérapie inhalée et des bronchodilatateurs.

Comment prévenir l’asthme ?

Puis que l’allergie est héréditaire, si l’un des conjoints est allergique, l’enfant développera sûrement une allergie. Elle est facile à dépister chez les enfants qui ont des picotements et des rougeurs au niveau des yeux et du nez et des écoulements du nez. Alors, il faut être attentif à tout début d’asthme parce qu’à ce moment là on peut le contrôler totalement.

D’une autre part, il faut que les asthmatiques et leurs parents cessent d’avoir peur du spray parce qu’il n’incarne pas l’asthme et il n’a aucun effet secondaire. Et puis il y a plusieurs types de spray : les sprays pour la crise d’asthme et les sprays pour le traitement de fond qu’il ne faut pas arrêter sauf après consultation du médecin.
Le dernier volet de la prévention c’est attaquer les causes de  l’allergie à domicile. Il faut changer quelques aspects de la culture marocaine : aérer les appartements, éviter les tapis, les moquettes qui constituent un vrai nid pour les acariens, les premiers pourvoyeurs de l’asthme à Casablanca.

Par Pr. Abdelaziz Aïchane, Professeur en allergologie et pneumologie

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