Ces petits moments qui en sont des grands… Si je devais écrire un témoignage, ce serait celui-ci. En effet, vous raconter toutes les mauvaises périodes..
Ces petits moments qui en sont des grands… Si je devais écrire un témoignage, ce serait celui-ci. En effet, vous raconter toutes les mauvaises périodes que j’ai eues n’aurait rien d’ »énergisant ». La vie réserve bien des choses, bonnes ou mauvaises et je pense que chacun à quelque chose à vivre d’extraordinaire… Tout repose sur le « comment nous prenons le cours des évènements ». Je choisis de le prendre positivement, ou je me laisse entraîner par les ondes torrentielles du pessimisme. Si l’on donne à sa vie et aux tournants qu’elle prend une valeur dynamisante, chaque épreuve nous mène inévitablement vers notre épanouissement… et c’est cela qui compte : être heureux. Ici je vous fais part des petits moments qui sont pour moi, source de bonheur, source de plaisir, créateurs et structurateurs.
• J’aime être en famille, particulièrement avec mes grands parents. Quand je sais qu’ils sont à la maison, qu’ils sont près de moi. J’ai une grande tendresse pour eux. Jusqu’à présent ce sont les êtres avec qui ma tendresse émane le plus. C’est instinctif. J’aime parler doucement avec eux, me confier… Ils sont de fabuleux écouteurs et conseillers. J’aime mes racines et mon présent ne s’en porte que mieux. • Je ne sais pas vous, mais quand je suis avec des amis qui dorment chez moi et que nous nous apprêtons à dormir justement, il y a une phase que j’adore. Nous ne sommes pas encore tout à fait endormis, on somnole et l’on parle. On parle de tout et de rien… et ce qui est bon ce n’est pas les mots, mais la voix. J’ai toujours envie de m’enrubanner de ce moment, c’est spécial… • Mes ballades solitaires dans les champs. Il fait beau ou il pleut des cordes. Dans les deux cas, je suis libre et je renoue avec une certaine force… La nuit aussi quand je plonge mon regard dans la nuit et sur ses étoiles, il y a quelque chose de magique, de rassurant. Voilà quelques moments qui me parlent. Il y en a d’autres, mais ces moments simples sont source de bonheur simple…
msn.fr
La jalousie devient pathologique à partir du moment où elle fait souffrir la personne jalouse et son entourage. De petits gestes sont conseillés pour en venir à bout.
« Où étais-tu il y a deux heures? », « à qui parlais-tu dans la rue? », « pourquoi sors-tu fréquemment ces derniers jours? »…votre mari ou votre épouse ne tarit pas en questions, plus insidieuses les unes que les autres. Derrière ces questions que votre conjoint pose le plus innocemment du monde, vous flairez une remise en cause de votre fidélité, chose que vous avez du mal à endurer. Vous vous rendez compte qu’il est atteint de cette maladie rongeuse nommée jalousie. « La jalousie est un affect passionnel selon lequel on veut s’approprier l’être aimé, être le centre de son attention de telle manière qu’il ne regarde jamais avec intérêt une autre personne. Si son regard s’adresse à une tierce personne, le conjoint jaloux se sent blessé, vexé et sa propre image de soi se dégrade », explique le psychiatre Khalid El Alej.
« L’amour fait naître la jalousie, la jalousie fait mourir l’amour », dit un proverbe suédois. Il est vrai qu’un peu de jalousie ne nuit pas, qu’il donne, au contraire, du piment à la vie conjugale et qu’il constitue des fois une simple façon de dire « je t’aime ». Mais quand elle dépasse les bornes et tourne à l’obsession, la jalousie anéantit l’amour et rend la vie à deux impossible. Souvent, cet ardent sentiment n’a pas de raisons intelligibles.
Il suffit d’un coup de téléphone inconnu, d’un regard innocent sur quelqu’un croisé dans la rue ou d’un retard d’une heure pour déchaîner la jalousie de Monsieur ou de Madame, et voilà toute la vie conjugale qui bascule. C’est, à juste titre, tout le drame vécu au quotidien par Amal, une jeune mère de famille mariée depuis 9 ans. « Durant les premières années de notre mariage, nous filions le parfait amour et notre complicité était donnée pour exemple dans notre entourage. Un jour, j’ai reçu un appel téléphonique par erreur qui était suffisant à enclencher les soupçons de mon mari et à semer la zizanie au sein de notre couple.
Depuis, notre vie a tourné au cauchemar. Il tient ses soupçons pour une vérité incontestable. Il surveille à longueur de journée et de nuit mes allées et venues et, quand il est obligé de s’absenter pour un moment, il rentre avec la certitude de ma trahison. Pour corroborer ses doutes, il n’hésite pas à violer mon intimité en fouillant dans mon téléphone portable, dans mes poches, dans mon lit et même dans mes sous-vêtements. Comme il reste naturellement sur sa soif, il se défoule contre moi. Pis encore, il indispose notre petite fille âgée à peine de 5 ans contre moi en lui racontant des balivernes à propos de ma présumée infidélité… En un mot, mon mari est devenu paranoïaque », raconte Amal qui avoue ne pas comprendre, jusqu’à présent, les raisons d’un si brutal changement. « Je ne m’en remets toujours pas. Je suis, de l’avis de tout le monde, une épouse d’une fidélité à toute épreuve, entièrement dévouée à ma famille. En me déshonorant de la sorte, il commet une grosse injustice à mon égard », se lamente-t-elle.
Selon le témoignage de Amal, son mari n’est pas le seul à souffrir d’une crise de jalousie.Son beau-frère a déjà divorcé pour la même raison: il la soupçonnait de trahison. Existe-t-il un gène de jalousie? C’est la question qui la taraude actuellement. Une question bien légitime puisque, dans bon nombre de cas, l’on trouve que les parents d’un mari jaloux ou d’une épouse jalouse l’étaient à leur tour. La réponse du Docteur El Alej est catégorique : « Ce n’est pas l’hérédité qu’il faut tenir pour responsable, mais bel et bien les perceptions et les concepts transmis d’une génération à l’autre.
Ce sont ces concepts qui se rapportent à la relation avec l’autre et à la place de chacun dans le couple qui prédisposent ou non l’individu à devenir jaloux ». En effet, le cas de Amal illustre éloquemment toute la souffrance que la jalousie amoureuse poussée à l’extrême est capable de faire subir. On parle dès lors, d’une jalousie maladive, obsessionnelle. « A partir du moment où elle fait souffrir la personne jalouse et son entourage, la jalousie devient pathologique et nécessite dès lors une prise en charge psychiatrique », renseigne docteur El Alej qui affirme ne pas y avoir de recette unique pour remédier à ce problème. « L’essentiel c’est de laisser la personne s’épancher le cœur et de l’écouter attentivement afin de bien préciser ce qu’on peut lui apporter comme aide. Il va sans dire que tous les gens n’ont pas la même éducation, la même vision du monde et les mêmes expériences dans la vie. D’où la nécessité de leur prêter des conseils personnalisés et adaptés à leurs cas respectifs », fait-il remarquer.
Néanmoins, il existe des gestes tout indiqués pour sauver un couple qui bat de l’aile à cause des scènes récurrentes de jalousie. Il est par exemple nécessaire d’éviter les railleries et les phrases à double entente. Evitez aussi tout geste susceptible d’exciter sa jalousie (par exemple raccrocher le téléphone à son arrivée). Quand il s’acharne sur vous, ne suivez pas son petit jeu et gardez votre sang-froid. Le plus important de tout serait de le rassurer sur son importance à vos yeux, sur la place irremplaçable qu’il tient dans votre vie et sur l’amour irréversible que vous lui vouez.
De première vue, on serait tenté de dire que la jalousie implique un manque de confiance dans le conjoint et dans sa capacité à résister aux tentations. Mais ce sentiment très complexe cache d’autres failles beaucoup plus subtiles. Pour Abdessamad, célibataire trentenaire, un être jaloux manque d’abord de confiance en soi en son pouvoir de séduction et en sa capacité à combler son partenaire. En effet, la fournaise de la jalousie fait vivre le mari ou l’épouse tout le temps avec l’angoisse d’abandon et la peur que le bien-aimé aille se jeter dans les bras d’une autre personne.
Des gestes et des paroles du conjoint servent donc à empêcher à tout prix ce malheureux scénario. En ce sens, la personne jalouse ne se dévalorise pas seulement, mais idéalise également son partenaire qui incarne à ses yeux la beauté parfaite et le charme irrésistible qu’il faut protéger contre les convoitises.
lematin.ma
Une bienfaisante altérité
Car la rencontre fait peur : on sait que l’on va perdre une part de soi, voire se perdre tout court. Comment vivre la passion sans risquer l’aliénation ? Où finit le don de soi ? Où commence la dépossession ? « Tant que l’on s’en tient au système égalitaire du don et du contre-don, la relation à l’autre reste bloquée, observe Jacques Arènes. C’est tout l’enjeu de la métamorphose d’Amélie Poulain : à partir du moment où elle décide de rendre son entourage heureux de manière gratuite, elle découvre qu’elle a une responsabilité, même vis-à-vis de parfaits inconnus. Celui qui dit “je n’ai pas besoin des autres” prétend souvent que, s’il disparaissait, “ça ne changerait rien”. Statistiquement, il n’a pas tort. Humainement, il a tout faux. Car nos actions pèsent toutes plus ou moins sur la vie d’autrui. »
« Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre », écrivait Jean-Paul Sartre (in L’existentialisme est un humanisme, Gallimard, 1996). Nul besoin d’être philosophe pour éprouver la force de cet étayage existentiel : on a besoin d’un enfant pour se sentir père ou mère, de l’autre sexe pour se sentir conforté dans sa propre identité sexuée, et ainsi de suite. Et, plus les différents moi auxquels nous aspirons se diversifient, plus ce besoin de reconnaissance se fait impérieux.
Mais cette quête de soi dans le regard de l’autre n’est qu’une étape. Rencontrer autrui, c’est également reconnaître en lui ce que l’on n’est pas, voire ce que l’on ne saurait être. Loin du bénéfice narcissique de la connivence, il s’agit alors d’admettre que cet alter ego tant recherché est sans doute bien davantage un « alter » qu’un « ego ». Dans une très belle scène du roman de Michel Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique (Gallimard, 2003), Robinson découvre que son visage, privé de toute compagnie, s’est pétrifié. Seule l’arrivée de Vendredi, le plus dissemblable des compagnons possibles, lui permettra de retrouver sa pleine cohérence d’être humain. Et si autrui, c’était précisément cela : non pas, d’abord, celui qui nous ressemble, mais celui qui nous rassemble ?
… nous apportent
Un miroir
Chacun cherche, dans le regard d’autrui, une image de soi. L’autre me reconnaît et je me retrouve en lui. Un processus gratifiant et sécurisant.
Une ouverture
Fini le face-à-face ronronnant avec soi-même. La rencontre d’autrui bouscule, décentre, émancipe.
Une mise à l’épreuve
Confronté à l’autre – collègue, partenaire, enfant –, on se découvre impatient, vulnérable, limité. Bref, faillible. La compagnie d’autrui pulvérise l’obsession narcissique du « zéro défaut ».
… nous enlèvent
Une pleine autonomie
Appartenir à une communauté humaine, quelle qu’elle soit, c’est faire le deuil d’une part de son indépendance.
Une certaine quiétude
Seuls, nous ne nous exposons ni à la perte, ni à l’abandon.
Le droit à l’insouciance
La souffrance d’autrui est mon devoir (Emmanuel Lévinas). Selon le philosophe, il n’y a pas d’éthique possible sans un sentiment aigu de responsabilité vis-à-vis de l’autre.
Car la rencontre fait peur : on sait que l’on va perdre une part de soi, voire se perdre tout court. Comment vivre la passion sans risquer l’aliénation ? Où finit le don de soi ? Où commence la dépossession ? « Tant que l’on s’en tient au système égalitaire du don et du contre-don, la relation à l’autre reste bloquée, observe Jacques Arènes. C’est tout l’enjeu de la métamorphose d’Amélie Poulain : à partir du moment où elle décide de rendre son entourage heureux de manière gratuite, elle découvre qu’elle a une responsabilité, même vis-à-vis de parfaits inconnus. Celui qui dit “je n’ai pas besoin des autres” prétend souvent que, s’il disparaissait, “ça ne changerait rien”. Statistiquement, il n’a pas tort. Humainement, il a tout faux. Car nos actions pèsent toutes plus ou moins sur la vie d’autrui. »
« Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre », écrivait Jean-Paul Sartre (in L’existentialisme est un humanisme, Gallimard, 1996). Nul besoin d’être philosophe pour éprouver la force de cet étayage existentiel : on a besoin d’un enfant pour se sentir père ou mère, de l’autre sexe pour se sentir conforté dans sa propre identité sexuée, et ainsi de suite. Et, plus les différents moi auxquels nous aspirons se diversifient, plus ce besoin de reconnaissance se fait impérieux.
Mais cette quête de soi dans le regard de l’autre n’est qu’une étape. Rencontrer autrui, c’est également reconnaître en lui ce que l’on n’est pas, voire ce que l’on ne saurait être. Loin du bénéfice narcissique de la connivence, il s’agit alors d’admettre que cet alter ego tant recherché est sans doute bien davantage un « alter » qu’un « ego ». Dans une très belle scène du roman de Michel Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique (Gallimard, 2003), Robinson découvre que son visage, privé de toute compagnie, s’est pétrifié. Seule l’arrivée de Vendredi, le plus dissemblable des compagnons possibles, lui permettra de retrouver sa pleine cohérence d’être humain. Et si autrui, c’était précisément cela : non pas, d’abord, celui qui nous ressemble, mais celui qui nous rassemble ?
… nous apportent
Un miroir
Chacun cherche, dans le regard d’autrui, une image de soi. L’autre me reconnaît et je me retrouve en lui. Un processus gratifiant et sécurisant.
Une ouverture
Fini le face-à-face ronronnant avec soi-même. La rencontre d’autrui bouscule, décentre, émancipe.
Une mise à l’épreuve
Confronté à l’autre – collègue, partenaire, enfant –, on se découvre impatient, vulnérable, limité. Bref, faillible. La compagnie d’autrui pulvérise l’obsession narcissique du « zéro défaut ».
… nous enlèvent
Une pleine autonomie
Appartenir à une communauté humaine, quelle qu’elle soit, c’est faire le deuil d’une part de son indépendance.
Une certaine quiétude
Seuls, nous ne nous exposons ni à la perte, ni à l’abandon.
Le droit à l’insouciance
La souffrance d’autrui est mon devoir (Emmanuel Lévinas). Selon le philosophe, il n’y a pas d’éthique possible sans un sentiment aigu de responsabilité vis-à-vis de l’autre.
psycologies.com