Attention femme jalouse

Certaines femmes se méfient des autres. Persuadées d’avoir épousé Brad Pitt, elles montent la garde à côté de leur homme, comme si la terre entière ne rêvait que de le séduire.

Epouse hystérique, ventouse ou tout simplement vigilante, avant de plaisanter avec un homme marié, ouvrez les yeux et repérez l’épouse jalouse. En explication.
Par Wassila Bennani-Smirès en collaboration avec le Docteur Tyal, psychiatre et psychothérapeute.
Plaisanter avec un homme marié peut parfois vous rapporter de gros ennuis. Pourtant, ce que vous vouliez c’était juste un peu de fun, histoire de détendre l’atmosphère. Mais madame veille jalousement au grain et tire la tronche. Pour elle, pas question même de jeter un coup d’œil sur son homme. Mari chasse gardée. Et franchement pas de quoi en faire tout un plat, ni beau ni laid, juste banal. En plus, vous n’avez jamais dit que vous en vouliez, mais elle croit le contraire. Elle s’est même persuadée qu’elle a, dans sa vie, le sosie de George Clooney. Alors qu’on dirait Elvis en fin de parcours. Vous en bonne fille sociable, vous aimez rigoler avec les gens, les moches, les beaux, les lourds… Sans pour autant rêver d’approfondir une amitié. Après tout plaisanter ce n’est pas toucher. Cela permet juste de passer une bonne soirée entre potes. C’est comme ça qu’on se met à raconter une blague super lourde qui fait se gondoler la galerie. On se marre, les autres se marrent aussi, et il se trouve que les hommes préfèrent les femmes drôles. Surtout s’ils sont vissés chez eux. Vissés par une espèce de folle névrosée prête à tout pour mettre son homme en conserve. A vous arracher les yeux en public, à vous faire une réputation de fille ultra-légère, à torturer son pauvre mari parce qu’il a ri avec vous. Hé oui ! Juste ri. Pour elle, c’est un crime, il a commis l’irréparable, presque l’adultère. Pauvre fille, complètement à côté de la plaque, elle n’a pas compris que la fusion signe la mort du couple justement. Au contraire, elle pense que plus elle tient son bonhomme, plus il restera comme un toutou à la maison. Faux, archi-faux. Mais bon, on n’est pas là pour faire son procès. Ou plutôt, si. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas lui rappeler un principe de base en psychologie féminine : plus un homme nous plaît, plus on est réservée. Trois témoignages, trois femmes folles de jalousie racontent.
Ghalia, 38 ans: Pas d’amies, elle voit en chaque femme une rivale
« Pour moi, mon mari et mes enfants sont les biens les plus précieux que j’ai. Et pour préserver mon petit cocon, je suis capable de me battre jusqu’à mon dernier souffle. Pas question de laisser qui que ce soit gâcher mon bonheur. Des amies, je n’en ai pas et je n’en ressens franchement pas le besoin. Mes meilleures amies sont mes sœurs, avec elles au moins je ne risque pas de tomber de haut. Car moi : l’amitié homme-femme, je n’y crois pas du tout. Tôt ou tard, les sentiments prennent le dessus. Quant aux femmes, qui se la jouent « bonne copine » de préférence avec un homme déjà pris, alors ça non seulement je ne supporte pas, mais en plus je ne comprends pas. Franchement, comment voulez-vous que celle qui voit son mari se bidonner avec une autre réagisse ? C’est quelque chose que je ne pourrais jamais faire. D’abord, j’ai trop de respect pour mon époux et en plus je trouverais cela vraiment malsain comme situation. Car rares sont les hommes et en particulier chez nous, qui n’auraient pas d’arrière-pensée. Je crois sincèrement que ce ne sont pas les hommes libres qui manquent, alors qu’on laisse le mien tranquille. Je le dis et je l’assume haut et fort : oui, je suis une femme jalouse. Non, je n’aime pas partager. Le plus marrant dans tout cela, c’est que souvent je me bats avec les mouches, car mon mari n’est pas du tout volage. Ou alors, il cache divinement bien son jeu. Mais je ne le pense pas. Il est plutôt du genre sérieux, fidèle. Du reste, il me répète souvent, que déjà avec une femme il ne s’en sort pas, alors plusieurs… Non il n’est pas maso. Ça me fait rire, et en même temps je me rends bien compte, que mon « chéri » n’appartient pas à cette trempe d’hommes qui saute sur tout ce qui bouge. Mon attitude envers les autres femmes est tout à fait déplacée et injustifiée. Moi-même, je ne comprends pas pourquoi dès que je vois une femme s’approcher un peu trop à mon goût de mon mec, je sors les griffes. Mais une chose est certaine : cela est plus fort que moi. Peut-être qu’inconsciemment, cela est dû au fait que mon père était un grand séducteur ? »
L’avis du psy :
Dans ce couple, la question ne se pose pas tant au niveau de la jalousie, mais je crois, surtout au niveau du modèle de la relation conjugale mise en place. En effet, cette jeune femme a mis en place, compte tenu de ses angoisses liées elles-mêmes à son enfance et à sa relation avec ses parents, une relation conjugale de type fusionnel. Pour elle, tout ce qu’on fait, on le fait à deux. Et le grand problème c’est quand monsieur veut fonctionner dans un espace de liberté. Cela casse forcément le modèle de relation mis en place. A partir de là, il est évident que cela réveille en elle des angoisses et elle va donc tout faire pour le ramener à la relation fusionnelle.
Dans la relation fusionnelle, personne ne revendique le moindre espace de liberté, tout se fait à deux. A partir de là, on se situe dans une jalousie mais qui s’inscrit beaucoup plus à mon sens dans la rupture du contrat conjugal, qui est : on fait tout ensemble. Elle ne peut pas tolérer de le voir faire des choses tout seul. Lorsqu’il lui échappe, ça lui est insupportable. Car pour elle, elle ne peut concevoir la relation que dans la fusion. Ça lui est vital. Et elle va tout faire pour que son mari fasse les choses avec elle et non pas indépendamment d’elle.
Wafaa, 32 ans : J’étais enceinte et hystérique
« Plus je voyais mon corps se déformer, et moins je supportais de voir de jolies filles autour de moi. Ma hantise, c’était lorsque nous étions invités à une soirée. Je savais qu’on allait se massacrer. Et à tous les coups ça ne ratait pas. Dès qu’on entrait chez les gens, je surveillais mon homme du coin de l’œil, comme ça l’air de rien, et malheur à lui si son regard s’attardait plus qu’il ne fallait sur une femme. Scène de ménage garantie. Quand j’y repense, j’étais complètement névrosée : une folle enceinte. Et pour arranger les choses, ma grossesse a eu lieu pendant l’été, donc inutile de vous dire que je les voyais toutes sexy. Mon mari, je le trouvais également très beau et attirant. Pour moi, c’était évident : elles étaient toutes à vouloir me le prendre. Dès qu’il y en avait une qui se rapprochait un peu trop, vous pouvez être sûre que je la recadrai vite fait bien fait. Il m’est même arrivée une fois d’insulter une pauvre jeune fille, victime de mes hormones. Elle a été très classe, contrairement à moi, car elle ne m’a pas répondu. Il faut croire que vu mon état, elle a compris que ce n’était pas la peine d’insister. Mon mari supportait de plus en plus mal ma jalousie forcenée. Il n’avait pas l’habitude, il ne me reconnaissait plus. En temps normal, je ne suis pas quelqu’un d’hystérique. Il nous arrive de temps en temps de sortir chacun de notre côté avec nos ami(e)s. Après, on a beaucoup de plaisir à se retrouver et à raconter chacun sa soirée. Un peu de liberté de temps en temps fait beaucoup de bien à notre couple. Ceci dit, la modernité à ses limites, et sans pour autant être « ventouse » je surveille mon petit oiseau de loin. Il est vrai qu’enceinte, je ne me contrôlais plus du tout. Et le plus triste dans tout cela : c’est que je le vivais très mal. Je me rendais bien compte que ce n’était pas supportable de passer son temps à soupçonner et à surveiller l’autre. Deux mois avant mon accouchement, mon mari m’a carrément dit qu’il espérait que ma jalousie était dû à mon état, parce qu’il ne croyait pas qu’il pourrait vivre toute une vie comme cela. Ça m’a fait très peur. Je me suis mise également à supplier pour que tout cela s’arrête. Que je redevienne comme avant : juste ce qu’il faut. Et puis finalement, les choses sont rentrées dans l’ordre. Je suis redevenue la femme que j’étais avant d’être enceinte. Une chose est certaine, c’est qu’après j’ai compris à quel point les gens jaloux peuvent être malheureux. A quel point ils peuvent se gâcher la vie pour rien. Parce que moi, je me suis bel et bien torturé l’esprit, miné la vie pendant neuf mois, sans même prendre le temps d’apprécier ma grossesse. »
L’avis du psy :
Là on est dans une jalousie pathologique liée à la grossesse. Pour cette jeune femme, ses angoisses sont devenues extrêmement importantes parce qu’il y a un déséquilibre psychologique dû à la grossesse. A partir de là, un certain nombre d’angoisses qui étaient jugulées et contrôlées jusque là, sont réapparues. Et elle ne pouvait faire autre chose que de les entretenir inconsciemment en cherchant matière à alimenter ses craintes. Pour ce témoignage, on se situe dans la jalousie maladive par excellence, liée au dérèglement du à la grossesse.
Françoise, 50 ans: Folle de jalousie, je l’ai fait fuir
« J’ai toujours été de nature jalouse avec les hommes. Et lorsque mon mari m’a connue, il le savait. On ne peut pas dire que j’ai soigneusement caché mon jeu, et qu’ensuite il est tombé des nues. Non, je suis moi-même quelqu’un d’honnête et tout a été dit avant notre mariage. A l’époque, cela ne le dérangeait pas. Bien au contraire, j’ai même eu l’impression que cela le flattait. Il avait l’impression qu’en étant jalouse je l’aimais un peu plus. Ce que je pensais aussi, car pour moi il était impensable d’aimer son homme, sans être jalouse des autres femmes. Et puis, les années aidant, les choses ont commencé à se détériorer entre nous. Je ne sais pas si c’est moi qui suis devenue trop jalouse ou si c’est mon mari qui ne supportait plus d’être constamment questionné. Avec le temps et le recul, je me dis que c’est peut-être un peu des deux. Il est vrai, que plus mon âge avançait et plus je devenais méfiante envers les femmes qui étaient plus jeunes que moi. Je m’étais mise en tête qu’un jour il me quitterait pour une femme plus « fraîche ». J’étais devenue infernale, je lui faisais mener la vie dure. Ma jalousie était devenue celle d’une forcenée. Un jour, il m’a même dit qu’il se sentait à la D.S.T à chaque fois que je lui posais une question. Et en fait, comme lui se sentait agressé à chaque soupçon, il me donnait toujours des réponses vagues. Ce qui, vous le pensez bien, ne faisait que me rendre encore un peu plus parano. Bref ! Nous étions entrés dans un espèce de cercle vicieux où moi je le soupçonnais toutes les deux secondes et lui me fuyait car il en avait ras le bol. Ce qui bien sûr mettait un peu plus d’huile dans le feu, et alimentait ma jalousie. Nos disputes sont devenues de plus en plus fréquentes et violentes. Il ne supportait plus que je le piste et moi je devenais un peu plus paranoïaque de jour en jour. Un jour, juste après une de nos violentes disputes, il m’a quittée. Curieusement, cela s’est fait dans un calme qui détonnait avec ce que nous venions de vivre juste avant. Et tout aussi étonnant que cela puisse paraître, je me suis sentie soulagée. En fait, je n’avais plus de raison de me torturer la tête, ma jalousie n’avait plus lieu d’être puisqu’il n’était plus là. Depuis, je n’ai jamais voulu refaire ma vie. Revivre cet enfer, non plus jamais.
L’avis du psy :
Là, on est dans le cas d’une personnalité pathologique. Cela se traduit d’abord par la façon dont elle a géré ce problème. En effet, compte tenu du fait que sa jalousie la faisait trop souffrir, elle s’est dit qu’il valait mieux ne plus avoir de mari et se consacrer pleinement à ses enfants. Il y a incontestablement chez cette personne une part de névrose. Car si tel n’était pas le cas, on serait devant une personne qui vit douloureusement cette rupture et qui déplore sa jalousie excessive.

Alors, qu’au contraire, on a l’impression qu’on est devant une personne qui se complait, comme si inconsciemment elle avait fait tout cela pour se faciliter la vie et rentrer dans une situation où elle trouve suffisamment de bénéfices.

Cette femme doit certainement avoir un déséquilibre psychologique dans sa relation avec les hommes en général qui a trouvé matière à alimentation à travers sa jalousie et ses conséquences.
la marocaine

Est-ce si difficile de dire je t’aime pour un homme ?

jtmJe voudrais parfois que l’on m’éclaire. J’ai 30 ans, l’âge de raison pour certains, mais pour moi c’est l’âge où tout est à commencer ! Je vis avec mon copain depuis un an, sur une île Antillaise que je ne connaissais pas. J’ai tout joué sur un coup de dés. Je ne le connaissais que par Internet et il m’a proposé de le rejoindre. J’ai dit Banco ! Je venais de perdre mon père donc il me fallait partir ailleurs. Ma vie n’a été qu’une suite de recommencements. Je suis heureuse avec mon ami. En une année, nous avons eu le temps de nous connaître, de nous apprécier, nous partageons beaucoup, nous rions beaucoup.

Aussi, quel est le hic dans ce beau tableau ? Je suis amoureuse de ce garçon, mais je n’ai aucune idée de ses propres sentiments. A ce propos, il reste aussi muet qu’une tombe. J’ai un énorme besoin d’affection, qu’il ne semble pas vouloir combler. Il a souffert d’une rupture difficile, elle est partie alors qu’ils s’étaient promis le mariage. Depuis il n’a confiance en personne, et refuse tout engagement. Pourquoi n’a-il pas confiance en moi et en mon amour ? Je ne lui demande pas grand chose, pas de mariage, ni d’enfant : je ne vois pas aussi loin. Simplement une réponse à mon Amour. Je voudrais savoir ce qu’il ressent.

Comment briser ce mur de glace ? Comment savoir si cette relation s’inscrit dans l’avenir alors que mon compagnon ne vit qu’au jour le jour ? Tout en ne croyant en rien. Je suis un peu perdue, et j’ai l’impression que les hommes ayant vécu une grosse déception ont peur de ressentir de nouveau. Ils veulent une personne près d’eux, mais pas de relation qui s’inscrit dans le temps. Dans la plupart de mes relations, j’ai toujours ressenti un amour à sens unique… Est-ce si difficile de dire je t’aime pour un homme ?

Elles n’oublient jamais une infidélité

lui_dire_250Avez-vous échappé aux statistiques ? En France, selon les chiffres de l’Insee, l’infidélité est la raison de quatre divorces sur dix. Si vous avez été infidèle et que vous avez réussi à obtenir l’indulgence de votre partenaire, vous estimez avoir eu de la chance. Elle a dit qu’elle passait l’éponge, elle a accepté de vous donner « une seconde chance » et vous croyez donc être tiré de l’embarras. Mais les hommes ignorent trop souvent que le mot « pardon » ne signifie pas « oubli » dans la tête d’une femme… Voici les comportements les plus fréquents auxquels peut se retrouver confronté un homme qui pense naïvement avoir été « pardonné » suite à une infidélité.

1. Au moment où on ne s’y attend pas
A la moindre occasion, si, par exemple, vous rentrez plus tard que d’habitude du bureau, elle n’hésitera pas à se servir de l’arme fatale : « Tu m’as déjà menti une fois ». Dans ce cas de figure, l’homme ne dispose d’aucune parade puisque c’est bien lui qui a menti et non pas elle. C’est donc une façon très efficace pour elle de faire payer une faute à retardement.

2. Ca s’en va et ça revient

Quand elle sait que vous lui avez menti, elle va sans doute poser un millier de questions qui vont bien sûr se révéler très embarrassantes. Puis elle pardonnera et n’en parlera plus jusqu’au jour où, par exemple, au moment de vous coucher elle aura soudain une ou deux questions sur le sujet à vous poser. Votre douce amie n’a donc rien oublié

3. Le renvoi d’ascenseur
Une femme trompée se demande fatalement si elle est toujours désirable. Elle éprouve le besoin de ressentir le désir d’autres hommes sans forcément passer à l’acte. Elle peut simplement se rendre plus belle, plus sexy et s’arranger pour que vous ne perdiez pas une miette de l’effet qu’elle peut produire. Si vous osez la moindre remarque, elle répondra quelque chose comme : « Et alors, ce n’est pas parce que je plais que je couche avec le premier venu, moi ! ».

4. Carte blanche pour la vie en rose
C’est la conséquence possible du point précédemment expliqué, une femme peut aller jusqu’au bout de son désir de revanche en n’hésitant pas à être infidèle. C’est la loi du Talion. Elle considère alors que ce dernier l’a prise pour une idiote en la trompant et qu’il lui est donc aisé et même permis d’en faire autant. Elle ne cherche pas à assouvir un besoin physique, elle veut juste qu’on ne se paye pas sa tête impunément. L’infidélité devient alors son arme de vengeance.

5. Le clin d’oeil qui tue
Entre amis, en famille ou même devant les enfants, elle vous lance une phrase qui semble anodine mais qui, pour vous deux, est lourde de sens. Une réflexion, une allusion pour simplement dire : « Pas question d’oublier » et bien sûr faire en sorte que l’homme éprouve un malaise évident devant des témoins qui, malgré eux, perçoivent le flottement. Si vous avez été infidèle avec une collègue de bureau, elle dira par exemple : « Il est très bien entouré au bureau, ses secrétaires sont particulièrement disponibles ! ».

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