L’Association Marocaine des Petits Débrouillards (AMPD) organise le premier Forum «Jeune, science et citoyenneté», du 17 au 19 décembre prochain au complexe Moulay Rachid à Bouznika.
Cette initiative, parrainée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) en France qui, lui, célèbre sa 20e édition, permet aux jeunes de rencontrer des personnalités scientifiques et éveiller leur intérêt pour la science. Elle vise également à replacer les besoins de la société au cœur de la réflexion de ceux et celles qui sont engagés dans une perspective scientifique et sensibiliser davantage les jeunes générations aux métiers de la recherche, à l’esprit scientifique et à l’importance de la rationalité. «Grâce à cette rencontre, nous allons permettre à 150 jeunes marocains de 18 à 25 ans, étudiants ou engagés dans la vie sociale, de rencontrer 30 chercheurs de toutes disciplines, de débattre de la science et de la citoyenneté. C’est également l’occasion pour les jeunes de trouver une réponse aux questions qui les préoccupent auprès de ces faiseurs de la science», indique Badr Bellahcen, président d’AMPD.
Autre objectif de cette association, rendre la science populaire tout en l’exerçant de manière amusante par l’utilisation d’un matériel simple, voire de récupération. «Grâce à notre méthode, nous ne pouvons plus dire que la science ne peut être pratiquée que lorsque nous sommes équipés d’un matériel de laboratoire. Désormais, tout le monde peut faire des expériences scientifiques. C’est de cette manière que la société civile contribuera à la promotion de l’esprit scientifique», ajoute Bellahcen. Un des principes de l’AMPD est aussi de pousser l’enfant à être curieux et l’encourager au questionnement grâce au travail en groupe pour développer chez lui la solidarité et le sens du partage.
Par ailleurs, nos activités tournent autour de plusieurs axes: animation d’un club, formation des animateurs scientifiques, création de supports pédagogiques et participation à des événements. Sur ce dernier point, l’AMPD participe par exemple au salon du livre et a créé le Festival des petits débrouillards avec la Villa des arts à Rabat et Casablanca où sont exposés les travaux des clubs scientifiques. L’AMPD fait partie d’un réseau fédératif national de promotion de la Culture Scientifique et Technique (CST) composé du Réseau Marocain pour l’Education et la Culture Scientifique (REMECS), le Réseau des astronomes amateurs du Maroc (RAAM), l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (ASVT), Fondation Sygma, Observatoire astronomique Ribat El Fath, Société marocaine d’optique… Pour promouvoir la CST, le Réseau national pour la promotion et la diffusion de la Culture Scientifique et Technique (RNCST), a organisé en octobre 2009 à Rabat, un colloque international intitulé : «Diffusion de la culture scientifique et technique au Maroc : esquisse d’un état des lieux et perspectives d’une politique nationale à la lumière des expériences étrangères ».
Le RNCST qui, rappelons-le, est abrité au Centre national recherche scientifique et technique (CNRST), est destiné à regrouper les structures universitaires marocaines œuvrant dans le domaine de la culture scientifique et technique (CST).
Placé sous la responsabilité d’enseignants-chercheurs, il est dirigé par un comité de pilotage. Ouvertes au grand public en général, les activités du RNCST ciblent les réseaux scolaire et universitaire.
En proposant ce premier Forum, lieu de réflexion et d’échange, l’Association Marocaine des Petits Débrouillards (AMPD), permet aux jeunes et aux chercheurs de débattre et de dialoguer en toute liberté sur les choix de vie et de citoyens dans lesquels la science intervient en permanence.
Les chercheurs amènent les jeunes, préoccupés par leur avenir et le devenir de la planète, à approfondir leur réflexion sur des sujets touchant aux grands problèmes de notre temps. Dans cet esprit, le comité d’organisation du forum a choisi six thèmes de discussion illustrant les liens entre science et société: science pour tous, médecine moderne et alternative, l’écotourisme, le climat, l’informatique libre de droit et l’agriculture
biologique.
LE MATIN
Le ministre des Habous et des Affaires islamique, M. Ahmed Taoufiq a affirmé, mardi, que son département a mobilisé tous les moyens matériels et humains nécessaires et pris des mesures pratiques pour faciliter l’accomplissement du rite du pèlerinage au titre de l’année 1431 de l’hégire.
M. Taoufiq, qui répondait à une question orale à la chambre des conseillers, a expliqué que dans le cadre des ses efforts visant l’amélioration des services et prestations présentés aux pèlerins, le ministère a décidé que l’opération de tirage au sort des candidats au pèlerinage concerne cette année, à titre exceptionnel, les saisons 1431 et 1432 de l’hégire.
Il a, dans ce sens, noté que l’opération du tirage au sort s’est déroulée dans de bonnes conditions conformément à un agenda fixe, rappelant que l’inscription des pèlerins a eu lieu du 5 au 21 avril pour les deux listes à savoir, celle consacrée à ceux qui souhaitent se rendre aux Lieux Saints sous l’encadrement du ministère des Habous et des Affaires islamiques et la liste ouverte aux candidats désirant accomplir ce rite dans le cadre de l’encadrement assuré par les agences de voyage.
Le ministre a relevé que le nombre de pèlerins inscrits cette année a atteint 333.816 personnes, dont 272.752 inscrits dans le cadre de la liste de l’encadrement officiel (81,71 pc) et 61.064 personnes concernées par la liste réservée aux agences de voyages.
M. Taoufiq, qui a fait savoir que 15 pc des inscrits sur les deux listes, au niveau national, ont été réservés, avant l’opération du tirage au sort, aux personnes âgées, a précisé que le nombre de personnes âgées inscrites cette année s’élève à 4.567, dont 3.835 relèvent de la liste concernée par l’encadrement officiel.
Par ailleurs, et en réponse à une autre question portant sur « le sort du code des habous », le ministre a indiqué que ce code de 170 articles permettra de mieux organiser la gestion des biens habous, d’adapter les règles de la chariâ en la matière avec l’arsenal juridique marocain et d’actualiser les règles régissant le waqf pour qu’elles soient en phase avec les besoins socio-économiques, sans contrevenir au rite malékite.
Le nouveau code prévoit également des dispositions visant à protéger et à assurer une meilleure exploitation des biens du waqf, conformément à son caractère islamique pur, a ajouté le ministre.
Il a souligné que conformément aux orientations royales, un système de gestion financière des habous prenant en compte la spécificité du waqf et les mécanismes adoptés par la comptabilité publique a été également intégré et ce, à travers la création d’un conseil supérieur de contrôle de la finance des Habous.
Le ministre a en outre relevé que son département se penche actuellement sur l’élaboration des décrets d’application de ce nouveau code.
La Chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de Rabat a prononcé, lundi, des jugements allant de huit mois à un an de prison ferme à l’encontre de quatre personnes poursuivies dans le cadre d’une affaire d’intrusion et de destruction du site web d’un établissement public.
Le directeur général d’une entreprise (MK) a ainsi été condamné à un an de prison ferme, assortie d’amendes de 100.000 Dh et de plus de 15 millions 7 mille DH au profit de l’administration des douanes.
Un technicien (MM), un employé (Al) et un ingénieur d’Etat (AA) ont été condamnés à huit mois de prison ferme et à une amende de 100.000 dh chacun.
Ces personnes ont été poursuivies, chacune en ce qui la concerne, notamment pour violation et modification de données du système de traitement informatisé, leur destruction, blocage du système de traitement et outrage à la police judiciaire.