«De la farine et du pain toute l’année » est le thème de la conférence tenu le 1er juin visant à signer une convention de partenariat entre la FNM, US Wheat Associates et l’association marocaine des villages d’enfants SOS.
Cette opération qui se traduit par un fort engagement à nourrir plus de 1.300 enfants vient renforcer les vastes actions d’aide mises en œuvre par SOS villages d’enfants. Assidûment engagée, cette dernière fait bénéficier tous ses protégés de cette opération.
Qu’ils soient orphelins, abandonnés ou risquant de l’être, ils sont entièrement pris en charge par l’association. « Le soutien apporté aux enfants est très large, il couvre autant d’axes dont les principaux se résument dans la scolarisation, l’aide alimentaire le soutien psychologique, la santé et les premiers soins», a tenue d’expliquer Béatrice Beloubad directrice nationale des SOS Villages d’Enfants Maroc. Soldant sur le même principe, cette initiative est le fruit d’un don de blé grassement offert des Etats-Unis par US Wheat Associates (USWA). Sa volonté de contribuer à une telle action humanitaire est marquée par la veille à la traçabilité des dons offerts dans le cadre de cette dite convention. Quantifié à 80 tonnes, ce blé sera trituré par l’Institut de Formation de la Fédération de la Minoterie qui couvrira une grande partie de la consommation en farine permettant ainsi de réaliser de substantielles économies. A noter que cette opération, qui s’inscrit dans le cadre des efforts accomplis par différents organismes bienfaiteurs, tend à assurer aux enfants un cadre alimentaire approprié.
Mis à part son caractère institutionnel, un village SOS est un ensemble de maisons constituant un village d’enfants SOS, parfaitement intégré dans son environnement. Les enfants y trouvent le soutien d’une équipe éducative qui les aide chaque jour à se reconstruire et à devenir des adultes autonomes et responsables. Ils sont pris en charge par une mère SOS qui leur assure le cadre de vie affectif et éducatif propice à leur développement. En dehors de cette noble mission, SOS Villages d’enfants a depuis quelques années œuvré pour prévenir l’abandon des enfants, en travaillant en amont avec les familles susceptibles d’avoir recours à cette dramatique issue.
450 enfants vivent dans 5 villages d’Enfants SOS ou ils trouvent une forme d’autonomie notamment un cadre de vie adapté à leurs difficultés. Ainsi, le lieu de vie pour personnes à besoins spécifiques connait une occupation de 32 adolescents et jeunes adultes. Par ailleurs, ceux qui suivent des études ou une formation professionnelle sont estimés à 170. Les enfants des environs qui sont scolarisés dans les écoles de l’association sont évalués au nombre de 800. Sachant que, 200 femmes et leurs enfants sont bénéficiaires des programmes de renforcement de la famille menés par l’association.
le matin
Sous la présidence d’honneur de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, la caravane du cœur sera organisée du 24 au 27 juin sous l’intitulé : « Agir en chœur».
Fruit d’un partenariat entre la Fondation Layadi, l’Association Bonnes Œuvres du Cœur et le ministère de la Santé, cette caravane prend pour cible les enfants de la région de Rhamna souffrant de pathologies cardiaques et appartenant à des milieux défavorisés. Une campagne de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge médicale leur sera dédiée. Objectif escompté : évaluer l’état physique et psychologique des enfants malades et de leurs parents, orienter les cas détectés et lourdement atteints vers les structures d’accueil adéquates, mobiliser les relais et sensibiliser tous les acteurs à l’importance d’une prise en charge globale. La mission de cette caravane, telle que définie par les organisateurs, est des plus nobles : « organiser une chaîne du cœur pour que les chiffres très alarmants (enregistrés au niveau des pathologies cardiaques) baissent de façon importante et pour ne pas se retrouver devant de jeunes marocains en souffrance permanente avec des parents désœuvrés, perdus, à la recherche quotidienne de généreux mécènes pour prendre en charge l’opération de leurs enfants », lit-on dans le communiqué de presse.
A en croire les organisateurs de cette caravane, la situation des pathologies cardiaques au Maroc est particulièrement préoccupante. Le manque d’information et de sensibilisation fait que le taux de mortalité chez les bébés et les enfants atteints de pathologies cardiaques reste très élevé. Parmi ces pathologies, le rhumatisme articulaire aigu est le plus fréquent au rang des enfants issus de milieux sociaux modestes. C’est une maladie qui se rapporte souvent à une angine mal soignée et qui peut provoquer un handicap chez l’enfant, soit à court terme, soit après 10 ans. Ce handicap se manifeste par des défaillances au niveau de l’appareil respiratoire et de la croissance. Les conséquences sur la scolarité et la sociabilité de l’enfant s’avèrent tout aussi fâcheuses.
Face à cet état de fait, les parents se trouvent désarmés, n’ayant pas les moyens d’opérer leur enfant, puisque le coût des interventions chirurgicales est exorbitant : entre 80.000 et 180.000 dirhams. Pour ce qui est de la cardiopathie congénitale (une malformation cardiaque qui touche principalement les bébés), l’état des lieux n’est pas plus réjouissant. Cette pathologie touche annuellement près de 1% des nouveau-nés. Pis encore, environ 6.000 cas de cardiopathie congénitale sont enregistrés chaque année, dont au moins la moitié nécessite une intervention chirurgicale urgente.
Ceci dit, seulement 10% de ces cas sont opérés, le reste décède. Pour éviter ce triste sort, il est nécessaire d’effectuer un test dès les 20 semaines de grossesse, permettant de diagnostiquer précocement la maladie. De façon générale, guérir les malformations cardiaques est désormais possible.
Fruit de trois années de travail, le guide fournit un cadre de référence sur l’employabilité et le renforcement des compétences des jeunes femmes à la recherche d’un emploi.
C’est à Casablanca que l’AFEM (association des femmes Chefs d’entreprises du Maroc) a choisi de rendre public son guide de l’employabilité et du reprofilage des jeunes femmes diplômées.
En effet, le guide est la consécration de trois années de travail pour expérimenter le programme reprofilage qui a permis à plus de 80 jeunes femmes diplômées de trouver un travail. Les bénéficiaires sont donc des jeunes femmes titulaires d’un baccalauréat+2 au minimum, issues de milieux modestes et qui sont à la recherche d’un emploi depuis au moins deux années.
Le projet avait pour objectif à son lancement d’accompagner l’insertion professionnelle des jeunes femmes diplômées à la recherche d’un emploi et de satisfaire les besoins en compétences des entreprises. A travers cette expérience, les responsables voulaient ainsi contribuer au dispositif national d’insertion et d’accompagnement déjà mis en place. «Le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a lancé depuis 2008 un processus d’institutionnalisation de la dimension genre dans le secteur de l’emploi, de la formation professionnelle et de la protection sociale. Cette expérience exprime à la fois une prise de conscience de ces enjeux et défis, et la volonté d’y faire face», a déclaré Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Le programme reprofilage devait également apporter sa pierre à l’édifice pour permettre aux femmes d’accéder au travail avec plus d’équité. Le projet a connu deux phases. C’est ainsi qu’une première étape a duré 18 moins à titre expérimental alors que la deuxième s’est étalée de la période allant du mois d’octobre 2008 au mois de mars 2010.
L’initiative devait répondre à certaines demandes sur le marché du travail. En effet, les récentes études menées confirment que les femmes chefs d’entreprises rencontrent d’importantes difficultés pour se doter de ressources humaines qualifiées et adaptées à leurs besoins. De même, un nombre considérable d’associations professionnelles comme l’AFEM avait exprimé leur besoin de disposer de jeunes femmes mieux formées pour occuper des postes de responsabilité.
Etat des lieux
La participation des femmes marocaines reste en deçà des attentes. Selon le ministère de tutelle la participation féminine au marché national du travail est l’une des cinq les plus faibles de la région Moyen orient/Afrique du Nord (MENA). En outre, seulement 10% des créateurs d’entreprise sont des femmes alors qu’elles représentent plus de 50% de la population et plus de 25% de la population active. Ces dernières années le pays a entrepris plusieurs actions visant notamment à renforcer le rôle de la femme au sein de la société et particulièrement sur le marché du travail. L’évolution du contexte social et des mentalités ainsi que les avancées notables en matière des droits de la femme ont considérablement concouru à favoriser l’émergence d’un entrepreneuriat féminin au Maroc.
Le rapport «genre-entrepreneuriat-accès aux marchés (GEM) », publié en 2005 par la société financière internationale fait ressortir qu’il existe au Maroc un total de 500 femmes entrepreneuses.
De même, les rapports de l’OMPIC montrent qu’environ 1.700 certificats négatifs ont été octroyés à des femmes porteuses de projets en 2007 et 2500 autres en 2008.
Une enquête réalisée par l’AFEM en 2006 a fourni des informations importantes sur le potentiel des femmes actives. L’échantillon retenu pour l’enquête était constitué par 579 entreprises dont 77 membres de l’AFEM. L’étude fait ressortir que 75% des femmes interrogées ont une formation universitaire (bac+4 et plus). De plus, une large majorité des femmes chefs d’entreprises ont une expérience professionnelle antérieure souvent dans le secteur privé (50%). Les entreprises retenues couvraient tous les secteurs d’activités avec un certaine domination du secteur des services (37%) ainsi que le secteur du commerce et distribution (31%) et celui de l’industrie (21%).
Par ailleurs, un intérêt croissant est octroyé à la femme dans les différents programmes d’envergure initiés par le gouvernement. Ces actions ont permis d’améliorer les résultats de la politique menée par le Maroc. Ainsi, le taux d’activités des femmes a enregistré d’importantes fluctuations, passant de 12% en 1982 à 26,6% en 2008.
Il est à noter également que les femmes bénéficient des mesures de promotion de l’emploi mises en place pour aider les jeunes diplômés à s’insérer sur le marché du travail. A titre d’exemple, 44% des 20.254 bénéficiaires entre début janvier et fin avril 2010 sont des femmes alors qu’elles représentent, pour la même période, 53% des bénéficiaires des contrats d’insertion et 54% des bénéficiaires du programme «Taehil». «La réussite de ces programmes est liée
essentiellement à l’expérience acquise par l’ANAPEC dans la gestion de tels projets et dans le choix de ses partenaires. C’est dans cette vision de gouvernance participative, que l’ANAPEC contribue activement avec l’AFEM pour la sélection des candidates et le suivi du projet reprofilage», a conclu le ministre de l’Emploi.
L’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc est une association indépendante créée le 28 septembre 2000 afin d’offrir aux femmes chefs d’entreprises un cadre leur permettant de contribuer à l’essor de l’économie nationale, par une plus grande implication dans le débat économique et social d’un côté et de participer dans la prises de décisions orientant la vie économique du pays de l’autre. L’association regroupe à ce jour 450 membres qui génèrent plus de 50.000 emplois. Elle est présente dans sept régions du Royaume (cinq bureaux opérationnels à Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir et deux représentations dans la région de Béni-Mellal et celle de l’Oriental. A signaler que l’AFEM a développé depuis sa création plus de 40- partenariats nationaux et internationaux.
LE MATIN