Les dispositions du nouveau code électoral ont donné une place importante à la femme dans le cadre des élections communales.

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La charte d’honneur prévue dans ce cadre, et dont les partis politiques attendent toujours une copie de la part du ministère de l’Intérieur, prévoit un taux de 12 % à consacrer aux femmes. Dans chaque circonscription, il y a entre 2 et quatre sièges qui leur seront consacrés. C’est dans ce nouveau contexte que les partis politiques lâchent leurs explorateurs à la recherche de femmes qui pourraient les représenter lors des prochaines élections communales. Cette situation a montré que plusieurs partis politiques, même chez les organisations qui se disent être parmi les mieux structurées, sont en difficulté. Dans ce contexte, les anciennes élues, les femmes qui sont très actives dans les associations locales et autres ONG… sont chouchoutées. Car elles sont convoitées par les différents partis politiques.«Le parti a donné des consignes particulières aux membres du parti pour renforcer la présence de la femme lors des prochaines élections communales. Le bureau politique du RNI a demandé aux coordonnateurs de faire prévaloir le rôle des femmes dans ces élections. Nous allons essayer d’atteindre le taux de 12 % et même de le dépasser.
Nous sommes conscients qu’il y aura des difficultés pour trouver des femmes dans certaines circonscriptions. Car, il est très difficile de les découvrir, notamment dans les circonscriptions reculées », nous a déclaré Thami Ouazani Soussi, responsable des affaires générales du Rassemblement national des indépendants (RNI). Le RNI essaye de couvrir l’ensemble des circonscriptions. Pour cela, le parti a nommé de nouveaux coordonnateurs dans les circonscriptions où le parti est sous-représenté. Le parti de Mohand Laenser, le Mouvement populaire (MP) est dans le même embarras. Il a pris des dispositions pour renforcer la présence des femmes parmi ses rangs. Il cherche des dames qui pourraient être capables de décrocher des sièges lors des prochaines échéances électorales. Le parti s’active, surtout dans les régions où il est sous-représenté, car il envisage de couvrir toutes les circonscriptions lors des prochaines élections. L’Union socialiste des forces populaires (USFP) s’est attaquée autrement à la difficulté de trouver les profils de femmes pouvant la représenter lors des communales.
Le parti a signé avec les militants de chaque région une sorte de contrat, conformément auquel, chaque région s’engage à assurer une couverture totale de toutes les circonscriptions, y compris les sièges dédiés aux femmes. Pour sa part, le Parti travailliste, d’Abdelakrim Benatiq, a poussé les siens à se lancer à la recherche des femmes qui le représenteraient aux prochaines élections. «Il faut chercher ces femmes. Surtout dans le rural», nous souligne-t-il. C’est dire à quel point les femmes sont sollicitées en ces temps préélectoraux dans le cadre de la promotion de la représentativité féminine. Cette situation a mis à nu l’organisation défaillante des partis politiques. C’est maintenant qu’ils se sont tous mis à renforcer leur rang par des femmes qui ont des ambitions politiques pour la gestion de la chose publique.
Khadija Errabbah, présidente de la section de l’ADFM (Association démocratique des femmes du Maroc) à Casablanca, critique les structures de ces partis. «Si ces partis disent qu’ils n’arrivent pas à trouver des femmes pour les représenter, cela veut dire qu’ils n’existent pas et qu’ils n’ont pas de bases. Les partis politiques attendent les élections pour se mettre à la recherche des candidates…», dit-elle. Par ailleurs, l’association œuvre pour la formation des prochaines candidates, en dehors de la nature de leurs étiquettes politiques. Elle organise, demain, un séminaire qui sera consacré à «l’image des femmes élues et des candidates aux élections dans les médias».
Par Brahim Mokhliss | LE MATIN
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