« Femmes, cultures et développement: perspectives méridionales » thème d’un colloque international à Fès

voix d femmeUn colloque international sous le thème « Femmes, cultures et développement : perspectives méridionales » aura lieu du 9 au 11 juillet courant à Fès, avec la participation de plusieurs intellectuels et journalistes marocains et étrangers.

Initiée par l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah, la Fondation Esprit de Fès et l’Association Fès-Saïs en collaboration notamment avec le Centre ISIS pour Femmes et Développement, cette rencontre culturelle vise à encourager les projets qui favorisent le partenariat par la mutualisation des ressources pour résoudre les problèmeLa rencontre, indiquent les organisateurs, est une occasion de faire participer de jeunes étudiants et acteurs de développement dans un processus interculturel global destiné à repenser le futur à la lumière des changements profonds qui ont lieu dans la région méridionale.

La rencontre, indiquent les organisateurs, est une occasion de faire participer de jeunes étudiants et acteurs de développement dans un processus interculturel global destiné à repenser le futur à la lumière des changements profonds qui ont lieu dans la région méridionale.

Et d’ajouter que le thème de ce colloque a été choisi en raison de l’impact du développement qui est directement ou indirectement visible sur le mode de vie d’une communauté.

Pour les organisateurs, « la région méridionale est d’un intérêt stratégique pour les politiques de développement et les relations culturelles. C’est un domaine où la femme joue un rôle primordial dans la transmission des valeurs culturelles de la collectivité et de la cohésion sociale dans un monde sans cesse changeant ».

La question des « Femmes, cultures et développement » évoque deux problématiques majeures, à savoir la disparité homme-femme dans le domaine de la culture, et la disparité entre les niveaux scientifiques et technologiques des pays du Nord et des pays du Sud, précise-t-on.

Le colloque propose un suivi du premier congrès organisé à Grenade (Espagne) en 2007 dans le cadre de la Semaine du Féminisme Interculturel sans frontières, selon les initiateurs.


Code de la famille:Une bataille encore rude

La journée organisée, la semaine dernière à Rabat, par Anaruz (Réseau national des centres d’écoute des femmes victimes de violences) a été l’occasion d’attirer l’attention sur les nombreuses inégalités et injustices dont sont encore victimes les femmes, 5 ans après la promulgation du code de la famille.

code-de-la-famille

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Avec l’appui de l’UNIFEM (Fonds de développement des Nations unies pour la femme), Anaruz a réalisé un documentaire particulièrement poignant, projeté lors de cette rencontre sur «Le code de la famille: la loi et la vie des femmes». On y découvre plusieurs portraits de femmes victimes d’abus et de violences de toutes sortes qui ont eu recours aux services des centres d’écoute, membres d’Anaruz. Ce réseau est l’émanation de plusieurs associations et centres d’écoute et d’orientation juridique des femmes victimes de la violence (FVV), regroupés en un réseau national depuis 2004, et a pour vocation d’assurer le suivi de la mise en œuvre du nouveau code de la famille et de la législation pénale afin d’identifier les difficultés et les limites de leur application eu égard à la nature du système judiciaire et au contexte socio-économique du pays. Les témoignages diffusés, à travers le documentaire, rappellent les situations alarmantes que continue à vivre une importante frange de la population féminine, bafouée dans ses droits les plus élémentaires et qui se voit confisquer impunément l’accès à une véritable justice conforme aux dispositions légales du nouveau code de la famille adapté en 2004.

Ainsi, Fatna, 71 ans, se retrouve répudiée après 48 ans de vie commune…
Mère courageuse, elle a élevé ses enfants, seule, et a travaillé péniblement un lopin de terre qu’elle possédait après avoir été abandonnée par son mari qui a préféré couler des jours heureux avec sa nouvelle campagne aux Pays-Bas. Il revient 20 ans après et demande à récupérer la modeste maison et la parcelle de terre. Malgré ses torts, le mari obtiendra justice sans trop de difficultés. Fatna se retrouvera, quant à elle, condamnée à quitter le domicile conjugal. «Une situation parfaitement inique, s’insurge Atifa Timgerdine, coordinatrice d’Anaruz, qui dénonce une réticence des magistrats à appliquer la loi stricto sensu». Si, en effet, «sur papier» un certain nombre d’avantages ont été accordés aux femmes comme l’accès à la responsabilité conjointe dans le mariage, le report du mariage de 15 à 18 ans pour les jeunes filles, le divorce par consentement mutuel, la fin de la répudiation, le droit au mariage pour les filles de 18 ans sans autorisation préalable du père ou du tuteur… Sur le terrain, les femmes continuent à faire l’objet de violences et d’un déni de droit flagrant. «En 2006, 90% des demandes de mariage de mineurs ont été accordées», dénonce Fatima Zohra Boukaïssi, avocate au barreau de Rabat, qui dénonce les failles de la législation dans lesquelles s’engouffrent, bille en tête, les magistrats. En effet, comme le montre le documentaire, la situation est la même en 2007, où 1 mariage sur 10 concerne une mineure.

Les concernées se retrouvent souvent au bout de quelques mois divorcées et mères, alors même qu’elles devraient être sur les bancs de l’école, créant ainsi une situation de paupérisation qui leur est fortement préjudiciable mais qui hypothèque aussi l’avenir de leurs enfants et pénalise l’ensemble de la société. «Le conservatisme des magistrats n’est pas la seule cause du traitement inique des femmes dans les prétoires, les mauvaises dispositions des lois et l’absence  »d’organes relais » sont également à prendre en compte», assène Fatima Boukaïssi. Lorsqu’une femme est rejetée par son mari et se retrouve à la rue avec un bébé dans les bras, comme le montre le documentaire, les forces de police n’ont aucune obligation d’efficacité sur le terrain: elles ne sont pas habilitées à entrer par force dans le domicile conjugal et à y imposer la réintégration de l’épouse. Les  »coupables incuries » ont pour effet d’exposer les femmes à des risques extrêmes en les livrant au vagabondage, à la violence et à la prostitution.

Par Samira EZZEL | LE MATIN

Développement durable:Le rôle de la famille souligné à l’Onu

Le rôle de la famille dans le développement durable a été au centre d’une rencontre organisée à New York par une association marocaine en marge des travaux de la Commission onusienne de la condition de la femme.

micro-projets

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Lors de cette rencontre, tenue lundi soir, Mmes Khadija Moufid et Mina Oumlil, responsables de l’Association «Al-Hidn», ont ainsi mis en relief l’importance de la famille en tant que vecteur primordial de développement social et économique, mettant en exergue sa contribution à l’épanouissement de l’individu au bénéfice de la société tout entière.

Le rôle de la famille, ont-elles relevé, est encore plus important aujourd’hui à l’heure de la mondialisation et de la propagation de certaines valeurs qui menacent les fondements de l’unité familiale. «La famille n’est plus seulement la cellule de base pour la préservation des valeurs et d’intégration des individus, elle est devenue aussi un élément essentiel pour résoudre les crises auxquelles font face les sociétés modernes» à l’ère de la globalisation, a ainsi affirmé la présidente d’Al-Hidn, Khadija Moufid.

A cet égard, Mme Moufid, qui a mis l’accent sur le rôle social important que joue la famille au Maroc, a notamment plaidé pour des mesures à même de préserver et renforcer la cellule familiale.

Parmi ces mesures, elle a souligné la nécessité de favoriser le financement de micro-projets à caractère familial pour pallier au problème de l’emploi et aux effets de la globalisation.

L’intervenante a, également, estimé essentiel la mise en place d’une politique sociale allant dans le sens du renforcement de la cohésion familiale à travers, notamment, la diffusion d’une culture de partenariat et de complémentarité au sein du couple par le biais de l’éducation, la sensibilisation et la mise en place d’une législation adéquate.

La présidente d’Al-Hidn a, également, appelé à impliquer davantage les hommes, particulièrement, dans l’éducation des enfants et à assurer l’égalité des chances entre hommes et femmes en terme d’accès aux responsabilités politiques.

Evoquant le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), Dr Mina Oumlil a, quant à elle, mis en exergue le partenariat Etat-Associations dans la mise en oeuvre des projets prévus dans ce cadre.

En ce sens, Mme Oumlil a évoqué l’action conjointe et coordonnée de la société civile marocaine et des pouvoirs publics en matière de lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme et de protection de l’enfance ainsi que dans les domaines de la santé et de la sensibilisation, entre autres, au fléau du sida.

«Une famille qui joue son rôle, c’est une société qui se développe durablement», a-t-elle conclu.

Organisée par l’Association Al-Hidn en collaboration avec l’ONG «La Fédération américaine pour la paix au Moyen Orient», cette rencontre a enregistré la participation de représentants de plusieurs organisations féminines venant de différents pays à travers le monde.

La Commission de la condition de la femme a ouvert, lundi, sa cinquante-troisième session sous le thème «le partage équitable des responsabilités entre hommes et femmes, y compris la prise en charge des victimes du VIH/sida».

Cette session, qui se poursuivra jusqu’au 13 courant, portera également sur la «dimension sexo-spécifique de la crise financière» avec la participation de quelque 5.281 représentants de 463 ONG.

Par MAP

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