Exposition:Clair/obscur féminin à l’Atelier 21

Si vous n’êtes pas déjà passés, c’est la dernière occasion de découvrir la nouvelle exposition «Code/barre» signée à quatre mains par Safaa Erruas et Jamila Lamrani. L’événement se tiendra à l’Atelier 21 jusqu’au 7 mars.

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Une occasion de découvrir deux univers plastiques aussi originaux qu’impressionnants où une certaine affinité artistique rassemble ces deux jeunes femmes talentueuses. Tout semble lier ces deux artistes et pourtant chacune d’elles a su se forger un style à part, bien personnel. Contemporaines à souhait, profondément créatives et friandes de monochromie, Safaa Erruas et Jamila Lamrani savent conjuguer leur art au féminin.

Leur rencontre prend les allures d’une conversation intime, d’un échange livré sur le ton de la confidence. Chuchotement artistique, Safaa et Jamila dévoilent leurs secrets avec une délicatesse déroutante. Leurs œuvres respectives racontent leur histoire, leur évolution et leur quête picturale. Toutes deux construisent leurs univers sur la monochromie ou plutôt cette absence poétique de couleurs. Si Safaa sublime la virginité du blanc immaculé, Jamila, elle, est séduite par la charge émotionnelle du noir. Le beau contraste des deux œuvres a été à l’origine de cet intitulé original «Code/Barre» proposé par les artistes elles-mêmes.

Ni peinture, ni sculpture… le travail d’Erruas impressionne, déroute pour séduire enfin par son originalité. Cette fée de la toile ne manque pas d’idées pour exalter un blanc injustement traité de plat. Ses œuvres sont indéniablement habitées par une présence féminine. Son travail rappelle l’univers intime des femmes marocaines. Perles, fils, gazes, soie, aiguilles ou lames de rasoir…Erruas revalorise ses petits objets en leur inventant une nouvelle vie qui n’a rien d’ordinaire. On comprend alors que, pour cette artiste, la matière est au centre de la recherche artistique. Jeu de superpositions, couture, suspension, collages… les éléments dénichés par l’artiste se trouvent une autre signification, s’emboîtent pour broder le canevas d’une histoire à part que nous raconte Erruas avec beaucoup de grâce. Si son style reste assez indéfinissable, il n’est pas toutefois ordinaire. «Il ne s’agit pas pour moi de s’inscrire dans un style bien défini. Je fais de l’expression plastique sans me limiter à une seule technique (peinture, installation, photographie…). Je crée des œuvres par nécessité d’expression.

Je choisis mes éléments de travail et mes supports de présentation selon un besoin qui peut être formel ou esthétique ou purement émotionnel et instinctif», analyse-t-elle auparavant. Personnalisée à volonté, sa signature est désormais caractérisée et reconnaissable. Omniprésence du blanc, cohabitation d’éléments acérés (lames, rasoirs…) et tendres (coton, gaze…)… ce sont là les traits principaux de son œuvre et surtout ses outils de communication. «C’est mon langage !», résume-t-elle. Un langage qu’elle enrichit sans cesse en puisant dans les pratiques féminines de la culture marocaine, telles la broderie ou la couture. Jamila Lamrani serait l’alter ego de Safaa Erruas. Chez cette native d’Al Houceima, la féminité de son art s’exprime ouvertement et sans complexe. Perles fines, fils de soie, fibres de laine, teintures de satin… c’est un univers marqué par la douceur auquel des éléments audacieux viennent s’ajouter. Papiers d’aluminium, boules de papier, papillons apportent tous une touche bien fantaisiste au monde de représentation de Lamrani.

Si le noir et autre gris prédominent son œuvre, le blanc lui vient pour transcender cette bichromie courageusement assumée. Les fils noirs qui s’emmêlent expriment la complexité d’une œuvre et d’une histoire chargée de secrets. Les zones de lumière qui parsèment les travaux de Lamrani se présentent comme des clairières laissant entrevoir un bout de son âme et de sa féminité. Sa discrétion remarquable est trahie avec grâce par ces «lapsus» plastiques qui vont guider le spectateur à travers une œuvre parfois «broussailleuse». Pourtant, quelque chose d’indéfinissable dans le travail de Jamila laisse croire qu’elle veut jouer avec celui qui regarde son œuvre, qu’elle lui lance un petit défi sur un ton du badinage. Serait-il ce damier qu’on surprend en filigrane sur nombre de ses travaux ? Ou seraient-ce ces sortes de labyrinthes sous-jacentes ? En tout cas, impossible d’y échapper et de ne pas se laisser prendre dans son jeu si féminin.

Par Hayat Kamal Idrissi | LE MATIN

Samira El Kandoussi: « Pourquoi les femmes, elles, n’auraient pas les mêmes droits ? »

Samira El Kandoussi a une double allégeance : envers son pays d’adoption, la Hollande, et envers ses racines marocaines, un village de la région de Nador, Ain Zohra. Cette journaliste de trente ans s’intéresse aux bouleversements de sa communauté aux Pays-Bas.

Samira El Kandoussi

Samira El Kandoussi

Aux Pays-Bas, pourquoi est-il si compliqué pour un(e) Marocain(e) de dénicher un(e) partenaire issu(e) de sa communauté ? Quelles sont les raisons de ces blocages relationnels ? Ce sont les questions auxquelles a tenté de répondre Samira El Kandoussi dans son documentaire Traumariage marocain. Ce film dévoile l’aspect quasi schizophrène des Marocains écartelés entre leurs traditions culturelles et la modernité néerlandaise. Bien que le sujet soit sérieux, la journaliste a opté pour un ton caustique, loin de l’écueil d’une approche trop classico-sérieuse. Entretien.

Quel est le but de votre documentaire ?

Aborder le sujet des préjugés et des blocages dans les relations entre les hommes et les femmes de la communauté marocaine aux Pays-Bas (ndlr : estimée à 350 000 âmes), et au final démarrer la discussion sur ces problèmes.

De quel type de blocage parlez-vous ?

Par exemple, les Marocains disent que les Marocaines sont hypocrites car elles mettent le foulard mais ne respectent pas les principes de l’Islam. De leur côté, les femmes répondent que ce sont les hommes qui ont  un double langage : ils parlent du respect de la religion mais sortent en boîte de nuit, boivent de l’alcool…

L’hypocrisie est donc le principal problème dans ces relations hommes-femmes ?

Bien sûr. Je trouve très hypocrite le fait que certaines choses soient seulement réservées aux hommes. Pourquoi les femmes, elles, n’auraient pas les mêmes droits ? Pourquoi une Marocaine doit rester vierge avant le mariage alors que les Marocains ont autant de rapports qu’ils veulent ? C’est tout simplement du machisme culturel. Il y a donc une règle à deux vitesses. Mais quand on lit bien le Coran, la règle est valable pour les deux.

Quelles sont les principales conséquences de cette incompréhension ?

On observe qu’il y a de moins en moins de mariages entre Marocains et Marocaines justement à cause de ces préjugés.

Justement, n’est-ce pas positif de favoriser la diversité culturelle ?

Oui. Néanmoins le problème n’est pas là. Pour beaucoup de Marocains, les Marocaines qui possèdent un haut niveau d’éducation, leur propre indépendance et leur opinion, sont une menace. Plusieurs Marocaines s’orientent du coup vers d’autres ethnies comme les Hollandais, les Turcs, les Surinamiens… afin de conserver leur liberté. Le dialogue est plus facile, loin des préjugés.

Alors, quelles sont les solutions ?

Les Marocains doivent mettre un peu d’eau dans leur thé et, surtout, être plus honnêtes dans leur discours. De leur côté, les Marocaines doivent afficher une plus grande solidarité et se battre pour le changement des mentalités, comme les Hollandaises l’ont fait dans les années soixante.

Au final, peut-on vivre à l’européenne tout en respectant ses traditions ?

Le mode de vie à l’européenne n’a rien de néfaste. La Hollande est une démocratie et on peut aisément y pratiquer sa religion. Ce qui est nuisible pour la cohésion de la communauté marocaine, ce sont les doubles standards. Pas le mode de vie à l’européenne.

Auteur : Pierre Benedetti

aufaitmaroc.com

Mode:A soirée spéciale, tenue spéciale

Saint-Valentin, en voilà une fête qui fait rêver plus d’une. Le moment où Cupidon fait sa descente dans les foyers des amoureux, les âmes passionnées doivent être au rendez-vous et bien préparées pour le recevoir.

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En amour, comme à la guerre. Il ne faut rien laisser au hasardet bien ficeler sa stratégie de séduction en l’étudiant dans ses moindres détails. Fêter l’amour est tout un art. Il vous incombe de trouver la bonne manière de le faire.Passer une soirée inoubliable le 14 février demande un minimum de préparation : un dîner romantique, une déco de circonstance et une tenue sexy. Qui dit occasion spéciale, dit tenue spéciale. Objectif : Rappeler à votre Roméo à quel point vous l’aimez et surtout ne pas le laisser indifférent. Pour cela, il faut faire preuve d’imagination pour ne pas tomber dans l’excès, le déjà vu et gâcher l’effet de la soirée. Il ne faut pas non plus se tromper d’événement et essayer de concocter une tenue qui ne manque pas de charme pour raviver la flamme de l’amour. C’est d’ailleurs pour cela que la plupart des femmes optent pour le rouge. Rouge comme la passion qui les anime spécialement pour cette soirée. Habillée de cette couleur, vous êtes sûre de mettre toutes les chances de votre côté. Il est vrai que tout le monde pensera à le mettre, et après ? Une pointe de rouge est indispensable pour la Saint-Valentin. Petite robe décolletée, des escarpins de la même couleur, un beau rouge à lèvre couleur cerises et c’est parti pour une soirée romantique. Si vous optez pour une tenue sobre, n’ayez pas peur des accessoires. Vous pouvez en mettre au maximum sans avoir peur d’en faire trop.

Et si Madame n’aime pas le rouge ?
Ce n’est certainement pas la fin du monde. La nature regorge de couleurs aussi charmantes les unes que les autres. Pour rester dans l’air du temps, choisissez celles qui sont les plus en vogue. Les spécialistes nous apprennent que l’aubergine et le blanc sont très « fashion » en ce moment. Et pour donner plus de piquant à votre aspect, jouez sur l’effet surprise. Osez les couleurs que vous ne portez pas d’habitude. Etonnez votre partenaire avec des talons aiguilles, des accessoires «lovely» et profitez de l’occasion pour changer de coiffure et vous maquiller différemment. Mot d’ordre : soyez très féminine. Enfin, n’oubliez pas de sublimer votre tenue avec un parfum sensuel qui laissera sans voix votre Jules. Joyeuse Saint-Valentin à tous.

Par Kenza ALAOUI | LE MATIN

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