Le syndrome pré-menstruel enfin cerné !

Nausées, fatigue, sautes d’humeur, douleurs abdominales ou du bas-ventre… L’arrivée des règles est souvent accompagnée de troubles en tous genres. Les médecins parlent de syndrome prémenstruel « léger ».

femme-regles

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Léger ? Pas dans les statistiques ! Car six femmes sur dix sont concernées. Fréquentes donc, ces gênes ne sont pourtant pas une fatalité. Et encore moins la traduction d’un trouble psychologique. Cette forme du syndrome prémenstruel ne se passe pas « dans la tête », et peut être combattue très efficacement.
En revanche le syndrome prémenstruel sévère, qui touche entre 3% et 8% des femmes, nécessite un traitement plus poussé. Il est parfois accompagné de troubles psychiatriques sérieux, et de signes émotionnels et comportementaux à l’origine d’une grande détresse.
« Le syndrome prémenstruel sévère doit être bien distingué du syndrome prémenstruel normal ou léger » explique le Dr Gabriel André, gynécologue obstétricien à Strasbourg (Bas-Rhin) et ancien chef de clinique des Hôpitaux de Strasbourg. « Les spécialistes parlent de TDPLT, pour ’trouble dysphorique de la phase lutéale tardive’. Au-delà de ce nom qui fait peur, j’insiste sur le fait que ce n’est pas une fatalité liée à la féminité ».
Une entrave à la vie normale
Le TDPLT provoque de telles perturbations qu’il interfère avec le travail – troubles de l’attention, de la concentration -, avec les relations sociales ou familiales…-troubles de l’humeur…- « C’est parfois une véritable catastrophe » lâche Gabriel André. « Face à ces femmes, le gynécologue est désemparé. Quant au psychiatre il recourt aux antidépresseurs, au risque d’alléger les seules manifestations du syndrome, sans en traiter la cause ».
Or le syndrome pré-menstruel, c’est beaucoup plus subtil que cela. « Il faut être curieux, aller le chercher en mettant en parallèle de nombreux signes. Il ne se résume certainement pas à une dépression » insiste notre spécialiste. Aucun dosage biologique ne vient étayer le diagnostic. « C’est l’écoute de la femme qui compte ».
Le mécanisme à l’origine du syndrome n’est pas encore complètement élucidé. « Pour faire simple, c’est le cerveau qui ne supporte pas la cyclicité hormonale ». Et plus précisément, « il s’agirait d’un défaut de transmission ‘gabaergique’ ». Sachant bien sûr, que le Gaba est le système de neurotransmetteurs qui met notre cerveau au repos. Sa fonction est donc de diminuer l’activité des neurones.
« Sans entrer dans plus de détails, c’est du côté des hormones qui agissent aussi sur le cerveau que se trouve la solution au syndrome pré-menstruel » précise Gabriel André.
En France, aucun traitement efficace n’est officiellement reconnu. Les Américains par exemple, ont comme seule réponse le Prozac (fluoxetine) et en règle générale, les antidépresseurs appartenant à la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine.
En France, « ces produits ne sont pas reconnus dans cette approche ». Quant à la classique pilule oestroprogestative, « elle n’a pas de réel intérêt » poursuit le Dr André. En revanche, « nous avons réussi à modifier la cyclicité ovarienne, en donnant aux femmes un progestatif continu ou discontinu à dose bloquante. Chez certaines patientes, cette technique est efficace ».
« Côté traitements, ça bouge enfin ! »
Mais il existe désormais une alternative prometteuse à ce type de traitement. « C’est un nouveau progestatif de synthèse malgré tout très proche de la progestérone naturelle, la drospirénone. Il a donné naissance à des pilules mini-dosées – Jasmine et Jasminelle – qui sont disponibles en France. »
Leur intérêt en l’occurrence, réside dans « ce nouveau progestatif, à la fois anti-androgène et anti-minéralocorticoïdes. En clair, il annule l’effet biologique de la testostérone (l’hormone mâle) dont étaient jusqu’à présent dérivés les progestatifs intégrés dans les pilules contraceptives classiques. Et il s’oppose dans le même temps, aux sensations de gonflements ».
C’est si vrai que « la pilule Yaz mini-dosée, qui sera commercialisée dans quelques mois en France et qui contient de la drospirénone, a obtenu aux Etats-Unis l’indication du syndrome prémenstruel » se réjouit Gabriel André. « Les résultats ont été équivalents à ceux du Prozac, c’est dire sa puissance ».
Et pour cause, puisqu’elle réduit l’intervalle libre (c’est-à-dire le nombre de jours sans prise de pilule) à 4 jours, empêchant ainsi la réactivation ovarienne. Laquelle est à l’origine du syndrome pré-menstruel. « L’arrêt de la pilule pendant 7 jours peut poser des problèmes. C’est une erreur de casting. Au 6ème ou 7ème jour, l’ovaire repart, émettant des sécrétions oestrogéniques ». Lesquelles sont alors responsables de gonflements, de malaises, de nausées et d’intolérance sous pilule.
« Nous avons donc là un moyen thérapeutique nouveau pour aider les femmes en France. Même si, c’est vrai, ces produits ne disposent pas d’AMM spécifique au syndrome. Mais en privilégiant ce type de pilule, nous pouvons soulager nos patientes ».
Le syndrome prémenstruel est un vrai problème de santé publique, encore trop méconnu en France. On estime ainsi à trois millions, pas moins, le nombre de journées de travail perdues à cause de règles pénibles ! « Ce n’est pas normal » conclut Gabriel André. « D’autant plus que nous savons les soulager, et rendre la vie plus acceptable, plus douce. Nous devons d’ailleurs bien ce service à nos femmes ! » Alors, n’hésitez surtout pas à consulter.

Source: Destination Santé

menara.ma

Femmes:Méconnaissance des droits que leur octroie l’Islam

Les femmes musulmanes acceptent certaines formes de discrimination par méconnaissance des droits que leur octroie la religion islamique «alors qu’il s’agit de simples interprétations humaines», a souligné jeudi à Rabat l’écrivain et chercheuse Asma Lamrabet.

femme

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«C’est cette ignorance qui fait qu’elles acceptent des discriminations supposées être érigées par Dieu alors qu’il s’agit de simples interprétations humaines devenues sacrées avec le temps», a-t-elle estimé lors d’une conférence organisée par le Club diplomatique marocain sous le thème «Relecture des textes sacrés à partir d’une perspective féminine».

Dans cet esprit, la conférencière a insisté sur l’impératif aujourd’hui de procéder à une relecture des textes sacrés dans une perspective féminine pour faire valoir «le mouvement spirituel égalitaire qui les inspire».

Aux yeux de Asma Lamrabet, la question de la femme, à l’instar des autres concepts universels tels que la liberté, le progrès et la raison, «ne sont pas le monopole exclusif de la seule civilisation occidentale, mais ils sont inhérents à un universel culturel commun dans lequel l’apport islamique a été plus important que ce que l’on croit».

L’émancipation de la femme ne doit nullement se traduire par un quelconque reniement des racines et du passé historique, a-t-elle soutenu. «Tout se passe comme si devant l’essor culturel de l’occident aujourd’hui, les femmes n’ont plus d’autre choix que (…) de rompre avec leurs racines, leur référentiel et leur passé historique, afin d’accéder à une véritable émancipation», a-t-elle fait observer.

Or, a-t-elle ajoute, «la modernité n’est pas de rompre avec le passé, mais plutôt de rehausser notre rapport à ce passé». Il ne s’agit pas non plus, selon elle, de «s’enfermer dans une lecture idéaliste».

Pour Mme Lamrabet, la question de la femme, qui est la pierre angulaire de toute organisation sociale, n’est pas une question d’ordre secondaire à enfermer dans la grille de lecture banalisée de «la condition féminine», mais c’est une question de civilisation et de progrès.

Auteur de plusieurs articles sur le thème de la femme et de l’Islam, Mme Asma Lamrabet est co-auteur d’un ouvrage collectif intitulé «Québécois et musulmans, main dans la main pour la paix», paru aux éditions Lantcôt au Canada.

Elle à son actif trois autres ouvrages, à savoir «Musulmane tout simplement», «Aicha, épouse du Prophète ou l’Islam au féminin» et «Le Coran et les femmes».

Par MAP lematin

SM le Roi Mohammed VI nomme de nouveaux ambassadeurs

Le Souverain a procédé à la nomination de nouveaux ambassadeurs qui contribueront à renforcer la présence marocaine sur la scène internationale.

lalla-joumala-alaoui

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Pas moins de quinze nouveaux ambassadeurs ont été nommés, mercredi au Palais royal de Fès, par SM le Roi Mohammed VI. Ce nouveau mouvement diplomatique est marqué par la présence de deux femmes. Il s’agit de Chrifa Lalla Joumala Alaoui, que le Souverain a nommée ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, et Nouzha Chekrouni, nouvel ambassadeur du Maroc au Canada. Chrifa Lalla Joumala Alaoui se retrouve dans un pays qu’elle connaît parfaitement. Licenciée en histoire et en sciences politiques à la Faculté des études orientales et africaines de l’Université de Londres, Chrifa Lalla Joumala Alaoui est présidente de la Moroccan British Society. En 2004, elle a mis sur pied la chaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI des études marocaines et méditerranéennes au St Anthony’s College, qui dépend de l’Université d’Oxford. Nouzha Chekrouni, quant à elle, est issue des milieux des lettres et de la politique. Titulaire d’un Doctorat de 3ème cycle en linguistique (Sorbonne-1983), la militante USFP a occupé des postes ministériels sous les gouvernements d’Abderrahmane Youssoufi et de Driss Jettou.
Au-delà de la présence féminine, la liste des nominations comprend des profils ayant déjà fait leurs preuves diplomatiques. L’ancien ambassadeur représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, El Mostafa Sahel, a été nommé ambassadeur du Maroc en France. Aux Pays-Bas, où le Maroc compte l’une des plus fortes communautés de ressortissants, le poste d’ambassadeur est revenu à Jawad El Himdi. Diplômé de l’Ecole nationale d’Administration publique (1971), M. El Himdi a déjà occupé le poste de consul général à Strasbourg jusqu’en 2001. L’ancien diplomate Mohamed Saïd Benryane, lui,  a été nommé ambassadeur de SM le Roi en Confédération Helvétique. Non loin de la zone européenne, plus précisément en Turquie, le Maroc sera représenté par l’universitaire Mohamed Lotfi Aouad. Docteur en sciences économiques (France), M. Aouad a enseigné à la Faculté de droit à l’Université Mohammed V à Rabat depuis 1976.  Pour la sphère asiatique, particulièrement en République de Corée, au Japon, et en Indonésie, le Souverain a nommé respectivement les diplomates Mohamed Chraïbi, Samir Arrour et Mohamed Majdi. Pour la zone africaine, SM le Roi a nommé Jilali Hilal ambassadeur en Guinée équatoriale, Tayeb Raouf, ambassadeur au Niger et Mohamed Benkaddour ambassadeur en République démocratique du Congo. En ce qui concerne le monde arabe, précisément au Yémen, SM le Roi a nommé Mohamed Hama, ancien ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Incitation de l’économie. En Amérique Latine, le poste d’ambassadeur du Maroc au Brésil est revenu à Mohamed Louafa.

Par : M’Hamed Hamrouch

aujourdhui.ma

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