Visite de Mme Akharbach à Rome Haute appréciation en Italie des réformes menées par le Maroc

Latifa Akharbach, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a souligné la haute appréciation des responsables italiens qu’elle a rencontrés, mardi à Rome, des réformes démocratiques, politiques, sociales et culturelles menées par le Maroc, sous la conduite de S.M. Roi Mohammed VI.

Ces responsables ont été unanimes à considérer que ces réformes habilitent le Royaume à s’ériger en partenaire crédible de l’Union européenne, a déclaré à la MAP Mme Akharbach, qui effectue du 14 au 16 juin une visite de travail en Italie s’inscrivant dans le cadre des consultations politiques renforcées entre les deux pays.

La secrétaire d’Etat, qui s’est entretenue notamment avec la secrétaire d’Etat italienne aux affaires étrangères, Stafania Craxi, et le président de la Commission des Affaires étrangères et de l’Immigration au Sénat italien, Lamberto Dini, a indiqué qu’un intérêt particulière est accordé en Italie aux réformes entreprises par le Maroc dans le domaine de la justice et pour l’amélioration du climat d’investissement.
Le leadership exercé par le Royaume en matière de promotion de la condition de la femme, qui permettra d’accélérer le rythme de la transition économique et sociale du Maroc, a également été mis en évidence lors de ces entretiens, a précisé Mme Akharbach qui a tenu aussi une rencontre avec des membres de l’association parlementaire «Amis du Maroc».

La responsable marocaine a, par ailleurs, affirmé que le Maroc et l’Italie partagent la même vision quant à l’importance de réhabiliter la Méditerranée comme espace stratégique de coopération et d’interaction culturelle, soulignant que sa visite à Rome a été l’occasion de réaffirmer la mobilisation afin que «l’Union pour la Méditerranée puisse, malgré les blocages institutionnels et politiques, s’ériger grâce à des projets concrets».
«Cet espace permettra aux pays du nord et du sud de la Méditerranée de mettre ensemble leurs atouts et de réaliser leurs objectifs en termes de croissance économique, d’enjeux environnementaux – comme la dépollution de la Méditerranée -, et d’investissements conjoints dans des domaines innovants, tel celui des énergies renouvelables», a-t-elle insisté.
Ces entretiens ont été également l’occasion de souligner l’importance que revêt pour l’Union européenne l’intégration maghrébine et la promotion d’une coopération régionale en matière de lutte contre l’immigration clandestine et contre les périls sécuritaires, a ajouté la secrétaire d’Etat.

Mmes Akharbach et Craxi avaient souligné, lors de leurs entretiens mardi, que la qualité du dialogue politique entre le Maroc et l’Italie et les acquis accumulés par les deux pays en matière de coopération économique et d’échanges humains militent pour que les deux pays inscrivent désormais leur partenariat dans une vision stratégique et novatrice.
Les deux responsables s’étaient félicitées, à ce propos, du niveau du dialogue politique existant entre les deux pays, du niveau atteint par la coopération économique et de la densité croissante des échanges humains, notamment à travers l’immigration.
S’agissant précisément de la coopération migratoire avec l’Italie, Mme Akharbach avait rappelé que, comme c’est le cas avec l’ensemble des pays de l’Union européenne, le Maroc prône l’adoption d’une stratégie globale et équilibrée, fondée essentiellement sur la promotion de l’immigration légale et la facilitation des procédures d’obtention de visas.

Le Maroc et l’Italie sont liés par un Protocole sur les consultations politiques renforcées, signé le 12 avril 2000. Il prévoit des concertations politiques sur les questions relatives à la coopération bilatérale politique, économique, judiciaire, scientifique, technique et culturelle. Les entretiens de Mme Akharbach à Rome ont porté sur un éventail de thèmes se rapportant aux derniers développements de la question du Sahara, la coopération bilatérale économique et culturelle, les relations entre le Maroc et l’Union européenne (UE), la gestion de l’immigration, le partenariat euro-méditerranéen et le processus de paix au Moyen-Orient.

Partenariat maroco-italien

La qualité du dialogue politique entre le Maroc et l’Italie et leurs acquis en matière de coopération économique et d’échanges humains militent pour que les deux pays inscrivent désormais leur partenariat dans une vision stratégique et novatrice, ont souligné mardi à Rome Latifa Akharbach, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Stefania Craxi, secrétaire d’Etat italienne aux Affaires étrangères. Lors des entretiens qui s’inscrivent dans le cadre des consultations politiques renforcées entre le Maroc et l’Italie, les deux responsables se sont félicités, à ce propos, du niveau du dialogue politique existant entre les deux pays et des acquis en matière notamment de coopération économique.
Abordant les derniers développements de la question du Sahara marocain, Mme Akharbach a attiré l’attention, comme elle l’avait fait lors des rencontres avec le président de la Commission des Affaires étrangères et de l’Immigration au Sénat italien, Lamberto Dini, et des membres de l’association parlementaire «Amis du Maroc», sur le fait notamment que le retour, au cours des derniers mois, de nombreux évadés des camps de Tindouf est la preuve d’un double échec du «polisario».

MAP

Le Maroc n’est jamais plus fort que quand il assume et revendique la légitimité de toutes ses racines

Le Maroc n’est jamais plus fort, plus serein et plus écouté que quand il assume et revendique la légitimité, la profondeur et l’irréfragabilité de toutes ses racines historiques, culturelles et spirituelles. C’est en partant de ce postulat que M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh, a développé son intervention, mercredi à Casablanca, sur le thème « Identité et Diversité » dans un amphithéâtre archicomble de la faculté des sciences économiques de Casablanca.

Lors d’une rencontre, initiée par le centre de recherches « Links » et à laquelle ont participé MM. Mohamed Berrada, président du centre de recherches « Links », Driss Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), Rachid Belmokhtar, président de l’Observatoire national du développement humain (ONDH), M. Azoulay a commencé par dire sa « fierté » et son « bonheur » de voir « réunis autant d’étudiants et de personnalités venus très nombreux pour débattre du thème du pluralisme et de la diversité de la société marocaine ».

Une société dont il a souligné qu’elle était « plus ancrée que jamais dans son unité et dans son identité à partir justement de son approche lucide et déterminée pour ne renoncer à aucun des rendez-vous que l’Histoire lui a donnés au fil des millénaires qui ont forgé notre civilisation ».

« Dans un monde et dans un temps où beaucoup n’ont pas su et ne savent pas encore résister aux tentations du repli identitaire et aux vertiges de la rupture et parfois du choc culturel et spirituel, le Maroc est en pôle position pour exprimer et faire connaître aux autres, une réalité sociale et philosophique qui est celle de la modernité tranquille et de l’altérité inscrite dans l’ordinaire du quotidien de beaucoup d’entre nous », a ajouté le conseiller de SM le Roi.

« Ce constat n’est ni de circonstance ni de convenance dans une logique qui serait celle du politiquement correct, spécialement convoqué aujourd’hui dans cette salle pour les besoins d’un débat qui se veut pluriel « , a déclaré M. Azoulay en expliquant qu’il vivait comme « un privilège, une richesse et une responsabilité » son identité « façonnée par des valeurs fécondées pas la civilisation berbère et le monde arabo-musulman au voisinage et au contact desquels ma marocanité et ma spiritualité juive se sont épanouies et confortées ».

« C’est autour de cette capillarité singulière, certes fragile et complexe mais combien exaltante, que j’ai choisi de tisser le fil d’or et de lumière qui m’a en permanence guidé, pour m’enrichir et me nourrir des moindres recoins de toutes mes histoires, sans jamais accepter de les voir amputées ou mutilées de l’une quelconque de leurs facettes que j’ai délibérément choisi de toutes faire miennes », a souligné, pour conclure, le conseiller de SM le Roi.

Les intervenants à a cette conférence ont appelé à la construction d’une société ouverte et tolérante, précisant qu’un ensemble de valeurs et concepts relatifs à la diversité doivent être pris en considération pour définir une vision commune sur la question de l’identité, dans le but de construire une société marocaine avec toutes ses différentes composantes culturelles imbues de valeurs d’ouverture et de pluralité.

A cette occasion, il a été annoncé la constitution de l’association « Marocains Pluriels » présidée par M. Ahmed Ghayat.

Cette association, qui se veut une référence pour la jeunesse marocaine, ambitionne de participer au développement et d’incarner les valeurs de citoyenneté.

MAPF

Marocains en GB:Intégration sans faille aux origines

La communauté marocaine établie au Royaume-Uni a réussi à s’intégrer en douceur au sein de la société britannique tout en gardant un attachement indéfectible à son pays d’origine, le Maroc, ont souligné les participants à un débat, mardi soir, au siège du Parlement britannique à Londres.

marocains

marocains

Cette émigration vers le Royaume-Uni, qui a commencé dès la première moitié du siècle dernier, a connu une hausse sensible vers les années 1960, a dit Mme Souad Talsi, membre du Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger, qui présentait le cas marocain lors de ce débat, initié par le Runnymede Trust au profit des minorités issues du Maroc, d’Afrique du Sud, du Népal, de Thaïlande et de Roumanie.

Or, a-t-elle concédé, contrairement aux autres formes de migration en Europe, l’immigration marocaine au Royaume-Uni reste unique dans la mesure où la femme a joué un rôle prépondérant au sein de la communauté établie dans ce pays.

Si la première génération, handicapée par la méconnaissance de la langue et de la culture britanniques, s’est heurtée à d’énormes obstacles pour s’intégrer, les jeunes issus de la deuxième et la troisième génération ont pu, quant à eux, s’intégrer sans difficulté au sein de leur société d’accueil.

Ces jeunes apportent actuellement leur contribution à la vie de leur pays d’adoption, tout en restant attachés à la mère-patrie le Maroc, a indiqué Mme Talsi, qui n’a pas manqué d’observer que plusieurs jeunes marocains, issus en majorité de la communauté marocaine établie en France, ont réussi à percer dans les grandes institutions financières de la City.

La présence de ces jeunes cadres, dont le nombre s’élève à plus de 500 selon certaines estimations, a donné une nouvelle dimension à l’immigration marocaine en Grande-Bretagne, a poursuivi Mme Talsi.

Et de souligner l’importante place qu’occupe la communauté juive marocaine, malgré son nombre relativement limité, au sein de la société britannique.

En dépit de son implantation depuis de longues années au Royaume-Uni, cette communauté a su préserver son attachement aux valeurs de la civilisation et de la culture marocaine, a-t-elle dit.

L’oratrice a, par ailleurs, mis en exergue les efforts consentis par la communauté marocaine à travers les années pour se frayer un chemin dans les domaines de la vie politique, économique et social en Grande-Bretagne.

Ce combat n’a pas été livré sans sacrifice, a fait remarquer Mme Talsi, appelant les membres de cette communauté à redoubler d’efforts pour faire entendre leur voix pour une meilleure reconnaissance de leurs droits et spécificités culturelles.

Un tel objectif, a-t-elle poursuivi, ne peut être réalisé que si les décideurs britanniques en charge de la politique d’intégration traduisent dans la réalité leurs promesses de davantage de cohésion au sein de la société britannique.

Par ailleurs, Mme Meg Hillier, députée travailliste et secrétaire d’Etat à l’intérieur chargée de l’Identité, a confié la MAP que la communauté marocaine au Royaume-Uni, malgré sa taille relativement limitée par rapport à d’autres groupes, « apporte une contribution importante à la vie de ce pays ».

« Plusieurs Marocains, hautement qualifiés, occupent des positions importantes dans la société »" »", a-t-elle dit, rappelant que « les Marocains sont parmi les premiers groupes d’Africains qui ont choisi de s’installer il y a plusieurs années dans le Royaume-Uni ».

« Les autres communautés ont certes des enseignements à tirer de l’expérience des Marocains qui ont su géré les défis de l’intégration », a ajouté la responsable, soulignant que son gouvernement tente de mieux répondre aux besoins des différends groupes ethniques qui forment actuellement la société multiculturelle britannique.

De son coté, Dr. Myriam Cherti, chercheur à l’université britannique de Sussex, a souligné que les relations diplomatiques entretenues depuis des siècles entre le Maroc et la Grande-Bretagne signifient que la migration marocaine vers ce pays avait débuté bien avant le 20-ème siècle.

Or, cette migration, a-t-elle déploré, n’a pas fait l’objet de suffisamment de recherches académiques et sociologique.

La chercheur a relevé que la communauté marocaine, concentrée en grande partie dans le quartier de North Kensington (ouest de Londres), donne l’exemple d’une parfaite intégration tout en préservant son héritage culturel et civilisationnel comme en témoignent les mosquées, les restaurants et les boutiques typiquement marocains qui meublent ce quartier londonien, affectueusement nommé « Little Morocco ».

Le Runnymede Trust, qui a initié le débat, est une organisation indépendante oeuvrant pour la promotion des valeurs d’égalité et de justice en faveur des différentes composantes ethniques et culturelles du Royaume-Uni.

Fondé en 1968, le Trust travaille avec les chercheurs et les décideurs centraux et locaux britanniques ainsi qu’avec le secteur privé pour la promotion des minorités à travers l’élaboration de programmes touchant à divers domaines comme l’éducation, l’emploi et la justice.

Par MAP

lematin

Page 1 of 712345...Last »
line
footer