Le Maroc et l’Espagne ont signé, mardi soir à Madrid, un mémorandum d’entente établissant un cadre formel de coopération entre les deux pays dans le domaine d’appui à la politique de protection de l’enfance dans le Royaume.

Signé par la ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, Mme Nouzha Skalli et la secrétaire d’Etat espagnole à la coopération internationale, Mme Soraya Rodriguez Ramos, cet accord a pour objectif de définir les lignes directives de la coopération entre les deux départements dans le cadre du plan d’action national pour l’enfance.
Les principaux axes de ce plan d’action s’articulent autour d’un appui financier et technique à la mise en place d’unités de protection de l’enfance, spécialement dans les zones d’origines des migrants actuellement inscrites dans le plan stratégique du ministère marocain, et le renforcement de l’appui institutionnel à l’Entraide Nationale à travers la mise en place de deux centres pilotes pour la protection de l’enfance à risques dans les régions de Nador et Beni Mellal.
Une commission conjointe de coordination et de suivie sera chargée de la mise en exécution de ce mémorandum d’entente. D’autres organismes, institutions et entreprises publiques ou privées peuvent être sollicitées pour la mise en œuvre des projets prévus dans le cadre de cette coopération.
Cet accord vient en appui à la stratégie du ministère de Développement social, de la famille et de la solidarité pour la période 2008-2012 visant la protection de l’enfance, a déclaré à la presse Mme Skalli, rappelant que le Maroc a déjà créé deux centres pour la protection de l’enfance à Casablanca et Marrakech.
L’accord signé aujourd’hui avec l’Espagne « nous permettra de généraliser cette expérience à travers la création d’autres centres pour la protection de l’enfance dans l’ensemble des régions du Maroc », a-t-elle ajouté.
Pour sa part, Mme Ramos a souligné que ce mémorandum d’entente constitue une étape de plus dans la coopération bilatérale en matière de protection de l’enfance que « nous pensons consolider davantage » dans l’avenir. MAP
L’Etat consacre une enveloppe de 3 millions de dirhams pour la qualification des associations, indique la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli.
Le département de Nouzha Skalli maintient 3 MDH pour la qualification des associations. «Le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité maintient 3 MDH alloués au processus de qualification des associations du Royaume, visant le renforcement du tissu associatif afin qu’il puisse relever les défis du développement humain», a déclaré Mme Skalli, contactée par ALM. Ce processus cherche à encourager les associations à fournir un travail de qualité dans une totale transparence.
À ce titre, Mme Skalli a affirmé que «le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité ambitionne d’améliorer le professionnalisme des associations en matière d’action, de gestion et de bonne gouvernance, ce qui leur permettra de réaliser les objectifs qu’elles se sont fixés dans le cadre de leurs projets de développement».
Ce processus a démarré en 2006 avec la mise en place d’une charte d’éthique des associations. Il sera question de la réalisation de diagnostics organisationnels et institutionnels des associations avant d’entamer la procédure d’évaluation. Pour mener à bien ce processus, un comité de suivi a été créé composé de représentants du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, de l’Association marocaine pour la solidarité et le développement, de l’Observatoire marocain des libertés publiques et de plusieurs associations actives dans différentes régions du Maroc. S’agissant de la rationalisation et le contrôle des subventions allouées aux associations, Mme Skalli avait précisé devant la Chambre des conseillers que son département a créé un comité chargé de l’unification des normes de soutien aux associations, et ce conformément à la circulaire 2003-2007 du Premier ministre relative au partenariat entre l’Etat et les associations. Au titre de l’année 2008, les subventions ont bénéficié essentiellement aux secteurs du développement social (31 %), de la protection et l’intégration des personnes handicapées (44%), de la promotion de la femme (13%) et de l’enfant et de la famille (12%), a-t-elle précisé.
La subvention est versée en deux étapes, dont la deuxième n’est réglée qu’après vérification de l’état d’avancement du projet objet du contrat, a-t-elle indiqué. «Le ministère exerce un contrôle direct et indirect des associations à travers des visites de terrains et des audits qui ont procédé à la vérification de 648 projets subventionnés durant la période 2000-2003 (30 % des associations). Au titre des années 2004 et 2005, la vérification porte respectivement sur 212 et 200 projets», a expliqué Mme Skalli. Rappelons que le lancement du programme de qualification des associations est intervenu lors d’une rencontre régionale, tenue le 14 juin dernier à Tanger, tendant à sensibiliser la société civile à l’importance de l’adhésion à cette initiative lancée par le ministère en partenariat avec le tissu associatif. Dans une allocution prononcée à cette occasion, Mme Skalli a affirmé que ce processus vient accompagner la dynamique créée par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et la prise de conscience par la société civile de la nécessité de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations en situation précaire. Pour Mme Skalli, cette situation marque le début d’une nouvelle approche plaçant la société civile au coeur du développement local, susceptible de favoriser une mobilisation d’envergure autour du projet de société moderniste.
Par : Soufiane Belhaj
La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha Skalli, s’est entretenue jeudi à Rabat avec une délégation de la Fédération internationale de planning familial (IPPF), conduite par Mme Jacqueline Sharp, présidente de cette organisation internationale.

La rencontre a été une occasion pour présenter à la délégation de l’IPPF l’expérience accumulée par le Maroc dans le domaine social et de la planification familiale.
Dans son intervention, Mme Skalli a salué les efforts déployés par l’IPPF, une organisation « connue pour son action dans le domaine de la santé reproductive ».
La santé reproductive n’est pas seulement un problème de santé publique mais aussi un problème socio-sanitaire puisqu’il s’agit de lutter contre la violence à l’égard des femmes, de renforcer la santé de celles-ci, de promouvoir l’égalité et de lutter contre la discrimination à l’égard des femmes, a souligné Mme Skalli.
Cette rencontre, qui intervient à l’occasion de la réunion du Conseil de Gouvernance de l’IPPF qui se tient du 20 au 23 novembre à Rabat, a été une opportunité pour donner aux responsables de la Fédération internationale de planning familial un bref aperçu « sur la marche des Marocains vers l’égalité entre l’homme et la femme » et sur les progrès réalisés par le Royaume sur le plan législatif, a indiqué Mme Skalli.
Mme Skalli a passé en revue, dans ce cadre, le Plan stratégique 2008-2012 élaboré par le ministère, ainsi que le bilan de ce département pour l’année 2008 et son plan d’action au titre de l’année 2009.
Le plan stratégique 2008-2012 vise, entre autres, à promouvoir l’inclusion sociale des catégories de population en situation d’exclusion, renforcer la cohésion sociale et la solidarité et consolider la justice sociale et l’égalité des chances.
La réunion du Conseil de gouvernance de l’IPPF, organisée en collaboration avec l’Association marocaine de planification familiale (AMPF), « est particulièrement d’actualité étant donné que nous sommes à la veille de la célébration de la Journée internationale de la lutte contre la violence à l’égard des femmes », a souligné Mme Skalli dans une déclaration à la MAP à l’issue de cet entretien.
Le Conseil de Gouvernance, la plus haute instance de l’IPPF, se réunit deux fois par an pour s’atteler sur l’examen du bilan des programmes et des stratégies prospectives dans les domaines de la population, de la santé reproductive, du développement durable et du développement social.
Présente dans près de 180 pays, l’IPPF regroupe près de 150 associations spécialisées dans le domaine.
Outre Mme Jacqueline Sharp, la délégation de l’IPPF comprend la directrice générale de la Fédération, Mme Gill Greer, et son directeur régional pour la région du Monde Arabe, Mohamed Kamel.
La présidente de l’Association marocaine de planification familiale, Mme Zahra Meziane, a également pris part à cette rencontre.
Par MAP