oct
06

Ces kilos qui aggravent l’asthme

Asthme et obésité ne font vraiment pas bon ménage. A en croire les résultats d’une étude américaine, un patient à la fois obèse et asthmatique serait 4 fois plus exposé à une hospitalisation qu’un malade souffrant uniquement d’asthme.

Ces kilos qui aggravent l’asthme

Le Pr David Mosen, du Kaiser Permanente Center for Health Reseacrh de Portland, a suivi 1 113 patients de plus de 35 ans atteints d’asthme sévère. Ces derniers devaient répondre à toute une série de questions concernant leur poids, leur taille, leur statut tabagique, leurs hospitalisations…
Résultat, les kilos en trop pèsent aussi sur la maladie asthmatique. Mauvais contrôle de l’asthme, qualité de vie détériorée… Sans oublier la fréquence bien plus élevée d’hospitalisations. L’auteur a également observé parmi les patients obèses et asthmatiques, une consommation plus importante de corticoïdes. Dernier constat, les malades souffrant des deux maladies se recrutaient davantage parmi les classes sociales les plus défavorisées.
 

oct
06

Maigrir en dormant…

… serait possible ! Selon de savants chercheurs inspirés : augmenter notre temps de sommeil ferait fondre notre masse corporelle.

Maigrir en dormant…

Pour garder la ligne, il faudrait notamment éviter le stress et dormir à satiété.

En (très) résumé : si nous dormons moins que ce dont nous avons besoin, la leptine (hormone qui provoque une diminution de l’appétit), chute, tandis que la ghréline (qui booste l’appétit) augmente. Il faudrait donc déjà commencer par respecter son rythme de sommeil pour ne pas avoir envie de se jeter sur la première miette de pain qui passe.

A l’heure où le gouvernement entend faire de la lutte contre l’obésité galopante une de ses (mille milliards de) priorités, en imposant une bonne grosse TVA sur les produits gras et sucrés… Nous, on préconiserait plutôt :

- D’instaurer une sieste quotidienne dans les entreprises, après le repas. Comme les enfants : cantine (bio) à 11h30, sieste de 12h30 à 14h. Infrastructures obligatoires : salles de repos design propices à la détente, lits ergonomiques -simples ou doubles-, cloisons phoniques, senteurs apaisantes. Des surveillants en cire suffiront (se renseigner auprès du Musée Grévin).

- D’autoriser l’hibernation. On pourrait enfin s’endormir grasse comme une oie, gavée de raclette et de tartiflette, à l’aube de l’hiver et se réveiller aussi légère qu’une hirondelle au printemps.

- D’imposer un couvre feu. A 22 heures. Avec un double objectif : faire de la France, la championne mondiale de la forme et de la minceur et celle de la … natalité.

Mais peut-être aurez-vous d’autres idées ? La nuit porte, aujourd’hui, plus que conseil…

oct
03

Célibataires : comment survivre dans un monde de couples ?

Le couple, c’est un peu le modèle ultime. On peut adorer son célibat, avoir une vie super remplie, tout plein d’amis et ne pas se poser plus de problèmes que ça, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour vous rappeler qu’il serait temps de vous caser.

Célibataires : comment survivre dans un monde de couples ?

Prenez les agences de voyage par exemple. Vous avez déjà essayé de partir toute seule en vacances ? Aucun problème, mais préparez la monnaie ! Être seule, c’est en supplément, et ça ne sert à rien de protester.

Ne parlons même pas des vacances en famille où l’on devient carrément l’objet de toutes les attentions délicates, telles que nous faire absolument rencontrer un cousin éloigné à la situation parfaite et au sourire “charmant, tu verras !”

Mais le pire, ce sont les amis en couple. Ils développent dès qu’ils sont casés un amour de la symétrie littéralement incontrôlable. Les nombres impairs, ça les dérange. On préfère dîner à deux, à quatre ou à six. Ça colle mieux dans le paysage.

Enfin, c’est surtout que les électrons libres, ça a toujours dérangé. Vos copines ont beau vous adorer, elles sont un peu jalouses de votre liberté… Et qui sait ce que cela peut inspirer à leur homme ?

Comment gérez vous votre célibat ? Et si vous êtes en couple, arrivez-vous à garder un bon contact avec vos amies célibataires, ou trouvez-vous cela un peu difficile ?

sept
30

Le Maroc renforce sa campagne contre la mendicité

Un projet du gouvernement marocain visant à combattre la mendicité sera renforcé, selon le Ministre du Développement Social, Nouzha Skelli.

Le Maroc renforce sa campagne contre la mendicité

Alors qu’il ne reste que trois jours de Ramadan, le Maroc a lancé une nouvelle campagne de lutte contre la mendicité. Nouzha Skelli, Ministre du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité, a mis en garde les citoyens de ne pas tomber dans le piège des mendiants professionnels qui exploitent la pitié des personnes bienveillantes.

Le ministre a demandé aux Marocains de réserver leurs offrandes et leurs dons aux personnes qu’ils connaissent, que ce soit par relation, par voisinage ou par le biais d’associations et d’organisations caritatives ayant pignon sur rue.

Une étude du Ministère du Développement Social publiée vendredi 26 septembre estime qu’il y a environ 196 000 mendiants au Maroc, dont 49 pour cent de femmes. Cette étude, dévoilée au centre social Tit Mellil de Casablanca, montre également que 62,4 pour cent de ces mendiants sont des professionnels, disposant de comptes bancaires et de biens immobiliers achetés avec l’argent reçu de la mendicité.

Le ministre a indiqué que le gouvernement avait adopté une approche fondée sur les droits pour combattre ce phénomène de la mendicité professionnelle, qu’il a qualifié de violation des droits de l’Homme et de l’intégrité, en particulier des enfants et des personnes handicapées, qui sont souvent utilisés dans des conditions très dures. Les mendiants professionnels maltraitent souvent les enfants des rues dans le but d’attirer l’attention et de soliciter la charité.

Dans sa lutte contre la mendicité, la stratégie du gouvernement consiste à approcher les mendiants par le déploiement sur le terrain d’équipes de travailleurs sociaux, de parler des raisons pour lesquelles les gens commencent à mendier et de proposer des solutions.

Il y a dix-huit mois, le gouvernement avait lancé une campagne à Casablanca en élargissant le centre social Tit Mellil et en le chargeant d’éradiquer la pauvreté. Des équipes d’assistants sociaux patrouillent dans les rues de la ville, regroupant les mendiants et les enregistrant au centre.

“La première chose que nous faisons consiste à classer les nouveaux arrivants, pour établir une distinction claire entre problèmes sociaux réels et mendicité professionnelle”, explique Abdel Kreem Al Sabbar, directeur général du centre social Tit Mellil. “Les cas sociaux sont ensuite transmis au service d’aide sociale, qui met en place des solutions appropriées. Les fraudeurs et les faux mendiants sont quant à eux remis aux autorités.”

M. Al Sabbar indique que le centre a ainsi traité plus de cinq mille cas depuis son ouverture, il y a dix-huit mois.

“La première chose que nous vérifions”, explique-t-il, “est si un mendiant a une famille qui puisse l’aider.”

Le centre les réintègre alors dans leurs familles, avec le soutien et l’assistance du service d’aide sociale.

“Lorsqu’une réintégration familiale n’est pas possible”, continue le directeur, “nous travaillons avec d’autres associations pour envisager une intégration sociale par le biais de la réinsertion et de la formation professionnelle.”

Les patients médicaux, les handicapés et les personnes âgées sans familles sont logés dans le centre.

M. Al Sabbar parle également de la richesse accumulée par certains mendiants professionnels.

“Nous avons été choqués de voir des cas où les mendiants possédaient une maison et des comptes bancaires bien garnis, et continuaient néanmoins de mendier.”

Il explique que certains mendiants orientés vers le centre au cours des dix-huit derniers mois possédaient près de 2,1 millions de dirhams, dont 1,54 million en espèces, le reste étant placé sur des comptes ou sous forme de bijoux.

Pour sa part, Abdel Kreem Bou Azza, le directeur du développement social au ministère, explique que la législation marocaine actuelle ne permet pas la confiscation des sommes acquises par le biais de la mendicité illégale. Toutefois, explique-t-il, le gouvernement travaille à un projet de loi visant à autoriser la saisie de ces sommes et à les affecter à un fonds d’éradication de la pauvreté.

M. Bou Azza explique que le gouvernement a commencé à élargir le centre Tit Mellil de Casablanca et à ouvrir des institutions similaires dans d’autres villes, notamment Rabat et Fez.

sept
29

La cure de cru

Bonne pour notre diction, la cure de cru ( la cure de cru, la cure de cru, essayez ce n’est pas si facile …) serait surtout excellente pour notre organisme !

La cure de cru

Manger cru, c’est en effet ingérer des aliments aux vitamines et enzymes intactes. Donc s’offrir le concours de précieuses alliées pour protéger nos cellules du vieillissement, faciliter notre digestion et nous procurer force et vitalité.

Les convaincus du cru vous l’assureront : la cuisson, au-delà de 100-120°, dénature les protéines et détruit les vitamines et enzymes.

Sans se rallier corps et âme à cette cause de défense du cru - une tendance de fond qui fait de plus en plus d’adeptes- on peut toutefois en tirer quelques leçons de bien être.

- De temps en temps, on s’offre une crurr   cure de cru ( décidément, pas évident… )
 Durant une petite semaine. Pour détoxifier l’organisme et le revitaliser. Aux menus : fruits et légumes bien entendu mais aussi du poisson et de la viande. Tartares, carpaccios, marinades… variez les plaisirs !

- Au quotidien, on augmente la proportion de produits crus dans son alimentation. Et on prend l’habitude d’attaquer ses repas par une entrée crue – crudités, viande ou poisson. Des études auraient montré que l’apport d’aliment cuit en début de repas induit l’apparition de globules blancs dans la région pré-intestinale…

Enfin, gardez en tête que manger cru nécessite de redoubler d’attention et de vigilance sur la qualité et la provenance des produits…

Mangez-vous cru ? Par goût ou par conviction ?

sept
27

Activité Princière:Célébration de l’anniversaire de SAR la Princesse Lalla Asmaa

La Famille Royale et le peuple marocain célèbrent, lundi, l’anniversaire de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Asmaa.

Activité Princière:Célébration de l’anniversaire de SAR la Princesse Lalla Asmaa

En sa qualité de Présidente d’honneur de la Fondation Lalla Asmaa pour enfants sourds, Son Altesse Royale assiste à différentes manifestations à caractère social, culturel et sportif, apporte un soutien constant aux enfants malentendants et veille à leur bien-être.

Créée en 1968 par le Lions Club Rabat Doyen et parrainée par Son Altesse Royale, la Fondation Lalla Asmaa pour enfants sourds se propose de promouvoir et de faciliter l’instruction et l’éducation des enfants déficients sensoriels.

La Fondation assure à ses élèves une éducation spécialisée, un enseignement fondamental conforme au programme du ministère de l’Education nationale, une formation professionnelle sur place (arts plastiques, coiffure, couture, broderie), ainsi que d’autres disciplines en intégration dans les centres de formation professionnelle du ministère de l’Artisanat.

La Fondation qui accueille chaque année entre 120 et 130 élèves, tous niveaux confondus, offre une formation pédagogique de grande qualité qui a permis à un grand nombre d’élèves de s’insérer facilement dans la vie professionnelle.

Elle est également considérée comme une école pilote sur le plan national en matière d’apprentissage et d’enseignement pour enfants sourds.

La Fondation qui est considérée aujourd’hui, grâce aux orientations de SAR la Princesse Lalla Asmaa, comme étant un établissement pilote sur le plan national, a accueilli au titre de cette année 110 élèves répartis en 10 classes couvrant l’enseignement préscolaire, l’enseignement fondamental et la formation professionnelle. Elle a réussi à faire intégrer 5 élèves en première année de l’enseignement public.

Cette année, la Fondation s’est, en outre, enrichie de trois ateliers de formation professionnelle concernant la cuisine, la coiffure et l’informatique qui devraient ouvrir leurs portes lors de l’actuelle rentrée scolaire et ce, grâce à la participation de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et du ministère du développement social, de la famille et de la solidarité.

Par ailleurs, un nouveau Centre verra le jour à Madinat Al Irfane, grâce au concours des partenaires de la Fondation. Le projet sera réalisé sur une superficie de 1.365 m2 avec une enveloppe estimée à 9 millions de DH. Ce projet sera le premier Centre au Maroc qui comptera le primaire, le secondaire et la formation professionnelle. D’une capacité d’accueil de 200 enfants, il sera équipé de matériel adéquat répondant aux normes internationales.

SAR la Princesse Lalla Asmaa est également présidente de la Société protectrice des animaux et de la nature (SPANA).

Au cours de cette année, SAR la Princesse Lalla Asmaa a notamment présidé aux côtés de SAR la Princesse Lalla Salma, la cérémonie d’inauguration du Bazar international de bienfaisance du cercle diplomatique de Rabat, organisé par les épouses des ambassadeurs accrédités au Maroc sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI.

SAR la Princesse Lalla Asmaa a également présidé à la résidence de l’ambassade du Koweït, un dîner de gala, organisé par le Cercle diplomatique de Rabat.

sept
25

Le mariage des mineures reste une réalité au Maroc

Il porte un élégant complet noir. Elle, un foulard et un pull blancs sur une robe beige. Miloud, 29 ans, et Fatim-Zohra, 16 ans, attendent patiemment dans l’affairement des familles et les pleurs d’enfants, au premier étage du tribunal de Mohammedia , ville industrieuse à trente kilomètres au nord de Casablanca .

Le mariage des mineures reste une réalité au Maroc

Salle 21 : c’est là, à huis clos, que le juge des mineurs s’apprête à les recevoir pour leur accorder, ou non, l’autorisation de se marier. Une sorte de dérogation puisque, depuis début 2004, l’âge légal du mariage, pour les filles, est passé de 15 à 18 ans.

Le couple, qui s’est rencontré il y a quatre mois, est confiant. La date de la cérémonie est déjà fixée : « février », annonce, tout sourire, la fiancée.

Questionnés au sujet de l’affaire Al Maghraoui, ce cheikh intégriste de Marrakech qui, début septembre, a mis en ligne sur son site une fatwa (avis religieux) autorisant le mariage des fillettes dès 9 ans, ils affichent leur dégoût. « Leur place est à l’école », s’indigne Fatim-Zohra qui, elle, a quitté le système scolaire depuis deux ans.

Me Mourad Bekkouri, un avocat de Rabat , a porté plainte contre le cheikh, un coup médiatique qui a pu amener les autorités à rompre leur silence : dimanche 21 septembre, le Conseil supérieur des oulémas, haute instance religieuse du Maroc, a dénoncé ce « mystificateur ».

10 % des mariages concernent des mineures

Mais près de cinq ans après l’entrée en vigueur du nouveau code de la famille, la moudawana, le mariage des mineures, représente encore 10 % des unions dans le pays.

« En 2006, près de 89 % des demandes de mariage de mineures ont été acceptées », évalue Nabila Jalal, 27 ans, assistante juridique à la Ligue démocratique pour les droits des femmes (LDDF), qui a mené sa propre enquête de terrain.

Afin de ménager les islamistes, le code de la famille a laissé une marge à la jurisprudence pour des « exceptions », sans fixer d’âge minimum.

Le cas de Fatim-Zohra est fréquent : « Je n’ai rien à faire à part travailler dans la cuisine avec ma mère. Je veux me marier, pourquoi attendre ? Un an et demi, c’est trop long. Ce n’est pas tous les jours qu’un mari se présente », justifie la jeune fille.

« Par superstition, repousser une demande, c’est risquer le châtiment de ne jamais se marier », explique la sociologue Soumaya Naâmane-Guessous. Fatim-Zohra n’aura pas à s’inquiéter : au bout d’une audience de cinq minutes entre le juge, elle-même, son père et son fiancé, leur demande est acceptée.

« Il nous a juste demandé si on était d’accord, où et de quoi on allait vivre », rapporte la future mariée, qui va s’installer dans la famille de Miloud, mécanicien.

Nabila Jalal déplore le laxisme des tribunaux : « Ils sont censés faire une enquête sociale, mais ne demandent pas même les fiches de paie. Quant à l’examen médical requis par la loi, il se réduit à un simple coup d’œil à la fille pour voir si elle est bien portante et peut avoir des bébés. »

Une plainte pour viol ou un mariage

Lahsen Nadane, juge des mineurs au tribunal de Mohammedia (qui, en 2006, a autorisé à se marier une fille de 13 ans et sept autres âgées de 14 ans), assure vouloir faire le bonheur des familles : « Une fois sur trois, elles se présentent à moi alors que la fête est prête, la fille a le henné sur les mains, parfois elle est déjà enceinte ! Que voulez-vous que je fasse ? »

Un cas fréquent : « Pour épargner à sa famille le déshonneur d’une grossesse illégitime, un père porte plainte contre son présumé gendre pour viol, assurant au juge qu’il est prêt à lui pardonner s’il épouse sa fille », explique Soumaya NaâmaneGuessous.

Dans certaines régions très pauvres et marginalisées du Maroc comme le Rif ou l’Atlas, où une fille, a fortiori déscolarisée, est considérée « jdate » (prête) dès la puberté, la majorité d’entre elles sont unies en toute illégalité dès 13 ou 14 ans, via le mariage dit « orfi » (coutumier).

« Cela se passe entre les familles, sans juge ni notaire, avec seulement la lecture de la fatiha (sourate du Coran), quelques cadeaux, un mouton, et les youyous pour prendre le voisinage à témoin », poursuit la sociologue. « Avec pour conséquences des “épouses” sans droits en cas de violence, de répudiation ou de décès du mari, des enfants sans papiers », déplore Najat Ikhich, présidente de la Fondation Ytto.

« Une situation qui n’arrive pas que chez les pauvres. Récemment une grande famille islamiste de Casablanca a marié le fils, pharmacien, à une fille de 14 ans », note Soumaya Naâmane-Guessous, qui récuse, cependant, tout « alarmisme » : « Le mariage des mineures n’est pas un fléau et a baissé à l’échelle du pays, où les femmes se marient maintenant à 30 ans en moyenne. La moudawana est là, c’est un énorme acquis. Mais son application est gangrénée par la corruption. »

Dans tout le Maroc, les militantes attendent avec hâte une évaluation rigoureuse. Tout comme elles attendent, toujours, une vraie campagne de sensibilisation.

« L’État a gaspillé des millions en spots télévisés alors que les villages les plus concernés n’ont même pas l’électricité » et n’ont donc pas pu être touchés, s’indigne Najat Ikhich.

sept
25

Samira Kadiri : «Je me produits peu pendant le mois du Ramadan»

La Soprano Samira Kadiri fait de grands pas dans l’art lyrique aussi bien au niveau national qu’international. ALM est allé rencontrer cette artiste tétouanaise pour lui parler de ses habitudes pendant le mois de Ramadan.
«Je me produits peu pendant le mois du Ramadan»

ALM : Pouvez-vous nous parler de votre quotidien pendant le mois de Ramadan?
Samira Kadiri : Comme tous les Musulmans, j’attends Ramadan avec une grande joie. C’est un mois de prière, de méditation et de réconciliation avec soi. Nous multiplions les prières et l’aumône. Je le considère comme une occasion pour les retrouvailles et l’échange de visites entre amis. C’est l’unique mois lunaire où nous changeons certaines de nos habitudes. Personnellement, j’essaie de concilier, comme pour les jours ordinaires, entre mes responsabilités au foyer, mon travail d’artiste et celui de directrice de la Maison de la culture de Tétouan. Je me réveille tôt pour préparer le petit déjeuner de mes enfants et tout ce qu’ils ont besoin pendant leur journée à l’école. Je consacre un peu de temps par la suite pour m’occuper de la maison. Je fais quelques exercices physiques avant de partir pour mon travail.

Aimez- vous cuisiner ?
Je trouver du plaisir à cuisiner pendant le mois de Ramadan. Surtout que mes occupations artistiques ne me permettent pas de pratiquer quotidiennement la cuisine que j’aime beaucoup. Je tiens à préparer tous les Chhiwats sucrés dont Chebbakia, Baklawa et Selou (Sfouf). Les salades et les gâteaux sont la spécialité de ma fille Mouna, âgée de dix ans, qui se charge pour en préparer durant le Ramadan. Je laisse la préparation du reste de Chhiwats à la femme qui m’aide dans les travaux domestiques et qui est une bonne cuisinière.

Qu’est-ce que vous préparez pour votre table du ftour ?
Je préfère préparer un ftour équilibré qui ne manque de rien. J’essaie de ne pas m’abuser dans la préparation de recettes pour ce repas de rupture. Ma table comporte généralement la Harira- que je remplace souvent par la soupe-, de lait, des dattes, des gâteaux et Chebbakia. Je tiens à respecter certaines traditions comme par exemple laisser le café, le thé et Sellou toute la soirée sur la table.

Regardez- vous la télévision pendant le mois de Ramadan ?
Je ne suis pas un téléspectateur assidu, car je suis une grande passionnée pour la lecture. Je n’aime pas les téléfeuilletons arabes mais j’aime suivre les films documentaires. Les choses changent pendant le mois de Ramadan, j’aime suivre les spectacles télévisés marocains par curiosité et amour pour la production nationale.

Que préparez- vous pour le dîner et le shor ?
Nous prenons d’habitude le dîner après la prière d’Al Ichae qui est composé toujours par le poisson, des fruits ou un cocktail de fruits que je prépare moi- même. Je prends le thé à onze heures et je me mets tout de suite après au lit. Je ne me réveille qu’à l’heure du shor. Et c’est mon mari et mon fils qui ont l’habitude de nous préparer à manger, bien que je sois une spécialiste de la préparation des crêpes destinées généralement pour la table du shor. Je ne prends pour ce repas qu’un verre de lait, un petit morceau de pain ou de crêpe.

Gardez- vous un souvenir particulier de ce mois sacré ?
Je garde toujours le souvenir d’une famille qui habitait une grande et belle maison près de chez- nous. Je croyais que ces voisins étaient riches. Je n’ai découvert qu’ils sont pauvres qu’en accompagnant ma grand- mère pour leur rendre visite pendant le mois de Ramadan. Leur père avait fait faillite, mais ils ont continué à  vivre avec dignité et ont refusé pendant longtemps de vendre leur maison.

En tant qu’artiste, aimez- vous travailler pendant le mois de Ramadan ?
Je me produits peu pendant le Ramadan bien que ma famille m’aide beaucoup. Je n’ai pas pu participer au festival de la musique sacrée de Los Angeles qui se déroule en ce mois sacré et dont je me suis excusée. Je viens de participer aux activités  du festival de Sete Solas Sete Loas qui vient de se dérouler au Portugal.

sept
24

Le tabac : une arme à destruction massive

«La cigarette est le seul produit de consommation courante qui tue la moitié de ses fidèles consommateurs », c’est le constat que fait le Pr. Abdelkrim Bahlaoui, chef de service des maladies respiratoires au CHU Ibn Rochd et Professeur à la Faculté de Médecinde de Casablanca, lors d’une conférence de presse sur la prévalence du tabagisme au Maroc, le 18 septembre à Casablanca

une arme à destruction massive

En matière de tabagisme, les chiffres sont allarmants au Maroc. Selon l’enquête nationale la plus récente, MARTA Maroc Tabac, les habitudes et les comportements des fumeurs montrent que la prévalence globale du tabagisme est de 18% (31,5% chez les hommes et 3,3% chez les femmes).

L’étude, réalisée en 2006 sur un échantillon de 9197 personnes âgées entre 15 et 75 ans, a démontré que l’on fume de plus en plus jeune (dès l’âge de 17 ans). La majorité des fumeurs interrogés sont conscients des dangers occasionnés par le tabac. Les 3/4 d’entre eux déclarent même vouloir arrêter de fumer et les 2/3 ont déjà tenté d’arrêter, mais ils ont rechuté.

En terme de tabagisme passif, 41,7% de la population rapporte y être exposé dans leur entourage familial mais ils ne font rien pour s’en protéger.

Fumeurs et non fumeurs confondus, le risque est énorme. 40% des cancers sont liés au tabac.
Chaque année, 5 millions de morts dans le monde à cause du tabagisme. Un chiffre susceptible d’être révisé à la hausse d’ici 2030: le tabagisme sera vraisemblablement la première cause de décès dans le monde avec 10 millions de morts. Au Maroc, vu la prévalence actuelle, “un fumeur sur deux succombera des conséquences du tabac”, explique le Pr Moulay Hicham Afifi, pneumologue au CHU 20 Août à Casablanca,

Face à cette épidémie, la nécessité d’un plan national de lutte contre le tabagisme et l’activation de la loi interdisant le tabac dans les lieux public est devenue primordiale.

En attendant, des initiatives citoyennes antitabac commencent à prendre effet. De part le programme “Hôpitaux sans Tabac”, lancé par le gouvernement le 31 mai 2008, à l’occasion de la journée mondiale contre le tabac et du projet « Collèges, Lycées et Entreprises sans Tabac » lancé l’an dernier par l’Association Lalla Salma de Lutte contre le Cancer, un autre programme de sensibilisation vient de voir le jour. Cette fois-ci il vise à former des médecins au sevrage tabagique des fumeurs avec la collaboration des Laboratoires Pfizer.

sept
23

Une Marocaine intègre l’armée de terre

Nabila El Habachi une Italienne d’origine marocaine âgée d’à peine 18 ans, est devenue la première femme musulmane à intégrer le contingent terrestre de l’armée italienne. Un rêve de jeune fille qui se réalise…

Une Marocaine intègre l’armée de terre

La famille de Nabila est installée en Italie depuis plus de 40 ans. Après une période passée dans Sarno, dans la province de Salerne, les El Habachi ont déménagé à Monzambano, un pays de cinq mille habitants, près de Mantoue. « Mon père travaillait pour une entreprise dans la province de l’endroit. Il est devenu invalide en raison d’un accident du travail. Mon histoire est un exemple positif d’intégration réussie. Je suis né en Italie et je suis italienne, à tous égards. Mes parents et mes frères, cependant, sont nés au Maroc. Mais ils n’ont jamais eu de problèmes en Italie au niveau de l’intégration ou de leur liberté de culte. »

Elle ajoute justement que sur le plan religieux, elle a grandit dans un climat très respectueux : « Ma mère et une de mes sœurs portent le voile, mais on ne me l’a jamais imposé. J’ai donc choisi de ne pas le porter ». Pour ce premier mois de Ramadan qu’elle passe à la caserne, elle explique : « Je suis croyante et suit les préceptes de ma religion, même si je ne vais pas quotidiennement aller prier dans la mosquée. Je ne mange pas de porc, dans l’armée il y a toujours une alternative ».

D’après le journal italien La Stampa, la jeune recrue aurait affirmé «  maintenant j’ai réalisé ce rêve qui m’a accompagné depuis mes 13 ans. Ce rêve qui a grandit avec moi surtout après que mon cousin Français ait intégré l’armée française ».  Nabila El Habachi a été recrutée dans l’unité de tir dans une caserne d’ « Aoste », non loin de la banlieue de Turin qui, justement, est réputé comme étant une zone de grande concentration d’immigrés.

D’un autre coté, Claudio Puerto, commandant du centre de formation alpin a déclaré à la presse locale, que « Nabila est un bon exemple, loin des histoires de mauvaise intégration dont vous entendez parler (…), c’est important qu’elle se sente Italienne, elle est fière de ce qu’elle réalise ».

Mohcine Lourhzal

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