sept
25

Quand Choumicha nous mitonne son canard nouveau

«Saveurs & cuisine du Maroc», premier magazine culinaire marocain, vient de voir le jour. Il est l’œuvre de Choumicha, star des familles qui, après avoir débuté très jeune dans la pub, a déjà à son actif deux émissions, deux livres de cuisine et un rôle dans une sitcom. Portrait d’une jeune femme rayonnante qui n’a pas fini de surprendre son public.

Quand Choumicha nous mitonne son canard nouveau

Rarement vedette cathodique a autant fait l’unanimité autour d’elle, cumulant admiratrices et admirateurs qui affichent marques d’adoration et propos louangeurs. A trente-trois ans, Choumicha Chafay, plus connue sous son radieux prénom, est une figure emblématique, adulée par la presse, estimée par ses pairs, starisée par les femmes, respectée par les hommes… «Tout le monde m’aime», confirme-t-elle sans fausse modestie. Si l’on mesure la starité à l’aune du rayonnement, Choumicha est indiscutablement une star, et pas seulement parce qu’elle porte un prénom prédestiné. Mais à la différence des vedettes hollywoodiennes, par exemple, elle n’est pas là pour nous faire rêver ou pour incarner nos rêves les plus secrets, les plus intimes et les plus fous. Choumicha est une star «domestique» que les téléspectatrices reçoivent, à des heures précises, chez elles, comme un point de repère, un guide familier. Familial. «Quand je rencontre des femmes dans la rue, elles n’hésitent pas à me transmettre le salut de leurs enfants ou de leurs proches. C’est comme si je faisais partie intégrante de leur famille !», se réjouit-elle, avec un naturel charmant.
Avec son naturel, Choumicha en impose. Cueillie quasiment au saut du lit, ce samedi-là, elle paraît pimpante comme une matinée de printemps. Sans fard ni artifice. Pourtant, la journée précédente n’était pas de tout repos. C’était la veille de la sortie de son magazine Saveurs & cuisine du Maroc. Une aventure éditoriale inédite qui devait être étrennée festivement. En parfaite hôtesse, Choumicha était, ce soir-là, au four et au moulin, veillant au bon déroulement de la fête, serrant des mains ici, taillant une bavette là, posant avec des invités, signant des autographes et ainsi de suite. A la fin elle était sur les genoux mais impossible de fermer l’œil. Sans doute à cause de l’excitation.
En lançant le premier magazine culinaire marocain, Choumicha a gagné, une nouvelle fois, son défi. Mais, modeste, elle ne s’en fait pas une gloriole, prétendant que cette aventure n’est que le fruit d’une succession de hasards. «Quand je me trouvais au dernier Festival de Cannes, beaucoup de personnes auxquelles j’ai été présentée m’ont dit leur regret de constater que la cuisine marocaine, et les chefs qui la servent ne sont pas mis en valeur par un support médiatique. Je me suis empressée de donner forme à cette idée. Mais ce magazine n’aurait jamais vu le jour si l’émission Ch’hiwate Bladi n’avait pas existé. Et l’idée de Ch’hiwate Bladi ne me serait pas venue si elle ne m’avait pas été suggérée par 2M, qui voulait que je me consacre aux spécialités régionales».

Elle fait souffrir les journalistes par son perfectionnisme
Il a fallu six mois pour que le nouveau bébé de Choumicha naisse. La gestation aurait pris moins de temps si la génitrice ne s’était pas montrée perfectionniste jusqu’à la névrose, s’abîmant dans des atermoiements exténuants, faisant reprendre les textes, changeant, à la dernière minute, les photos. «J’ai fait souffrir les journalistes», confesse-t-elle. Non par sadisme - elle en est incapable - mais par nécessité intérieure, dira-t-on. «Je suis incurablement angoissée. L’échec me fait peur. Et pour conjurer cette peur, je m’échine à présenter un travail parfait, dans la mesure du possible, sinon je m’abstiens».
Mais d’où vient cette hantise de l’échec, sublimée par un souci de la perfection ? Inutile de compter sur Choumicha pour vous en livrer les clés. Le narcissisme n’est pas sa pente, ni donc la confession. Les multiples contorsions du «je» nous seront épargnées. Elle pratique la pudeur avec méthode et sourire désarmant. Autant elle est diserte et précise pour ce qui concerne sa vie professionnelle, autant elle s’interdit, semble-t-il, de franchir si peu que ce soit le mur de son enfance. Tout juste, apprend-on, au début d’une conversation, que ses parents se sont séparés pratiquement à sa naissance. De quoi réveiller le docteur Freud qui sommeille en chacun de nous. Mais, rengainez les affres induites par le complexe d’abandonnisme que vous êtes prêts à brandir. Ils ne sont pas de saison. Choumicha vous rétorquerait qu’elle n’a pas perdu au change. Car c’est une mamie craquante qui lui a offert son giron.

sept
06

Femmes:Il est temps de revenir en classe !

La rentrée approche. Les enfants s’apprêtent à rejoindre l’école pour une nouvelle année scolaire. Finis les vacances, les grasses matinées, les jeux, les balades…L’enfant doit s’adapter à un autre rythme très différent des journées estivales, lui imposant un emploi de temps beaucoup plus chargé entre l’école, les devoirs, les amis, la télévision… d’où le rôle des parents pour l’aider et le soutenir. C’est vrai il faut penser budget, frais de la rentrée, mais il vous faut bien d’autres ressources pour accompagner votre enfant tout au long de l’année.

Il est temps de revenir en classe !

Soutenez-le !
Que votre enfant prenne ou reprenne le chemin de l’école, c’est un nouvel environnement, de nouveaux instituteurs, de nouveaux amis… auxquels il devra s’adapter, chose qui n’est pas toujours facile.
Qui d’entre nous ne se rappelle pas des sensations du premier jour de l’école…de la peur mélangée à l’angoisse et au stress qui nous envahissaient ?

Pour aider votre enfant à passer ce petit cap difficile, vous allez devoir être un peu plus disponible que d’habitude et que vous l’entouriez de toute votre affection.
Si vous voulez que votre enfant soit autonome, créatif, confiant et ouvert à l’apprentissage, vous devez agir en conséquence.
Préparez-le à retrouver l’école. Quelques jours avant la rentrée, parlez-lui de l’école et des avantages qu’il va en tirer, tout en respectant son âge et son caractère. Rassurez-le. Dites-lui que vous comprenez très bien ses angoisses et que vous-même vous avez vécu cela quand vous étiez à son âge.
Votre enfant est tenu de respecter un rythme différent de celui des jours de vacances. Faites en sorte que ce changement se fasse le plus doucement possible. Quelques jours avant la rentrée, avancez son heure du coucher et celle de son lever. Idéalement, l’heure du coucher ne doit pas excéder 21 heures, quitte à autoriser une demi-heure de lecture au lit.


Faites de la rentrée scolaire un moment de joie !

D’habitude, l’achat des matériels scolaires est un évènement spécial pour les enfants, surtout si c’est leur première rentrée à l’école. Tirez profit de cela en lui faisant partager ces moments et essayez de lui acheter des affaires scolaires à son goût (des cartables décorés avec les personnages des dessins animés qu’il préfère, des trousses avec des motifs colorés, des tailles crayons sous forme d’animaux, etc.).
Si votre petit rentre à la maternelle, achetez-lui un cartable sous forme d’ours ou d’animal qu’il aime et glissez-y un objet qu’il affectionne particulièrement (un doudou, des images qu’il collectionne, un jouet…). Cela le rassurera d’emmener un petit morceau de son environnement habituel avec lui.

sept
05

Le mariage, vous y croyez ?

On s’est toutes posé la question une fois dans notre vie. Pour certaines, c’est une évidence, une condition sine qua non pour une existence heureuse. Pour d’autres, c’est tout simplement non.

Le mariage, vous y croyez ?

Mais pour moi et la plupart des filles que je connais, c’est une question en suspens. Moins important que de trouver l’amour, faire des enfants et construire un joli couple.

On a parfaitement conscience aujourd’hui que le mariage n’est ni une solution ni un sésame. On sait qu’il n’est que ce que l’on y apporte et ce que l’on veut y donner. On est conscient que le divorce n’est pas facile. Mais il reste une possibilité.

Bref, la mystique du mariage a du plomb dans l’aile. Mais il y a une chose qui ne changera jamais, c’est le romantisme et l’envie d’y croire. Quand on aime, on a envie que ça dure toujours. On a envie de donner toutes ses chances à l’amour, et de le célébrer.

La cérémonie, tout ce qui va avec, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, j’ai l’impression, c’est l’engagement. Libre à nous ensuite de construire une histoire qui nous ressemble.

C’est pour toutes ces raisons que le mariage, quelque part, j’y crois. Et puis, je me dis que rien que pour un moment, celui de la demande en mariage, ce moment si précieux, la vraie, la belle affirmation de l’amour, cela vaut le coup d’être vécu !

Et vous le mariage, vous y croyez ? Vous l’avez vécue, la demande en mariage ? Vous me racontez ?

sept
04

Rachida Dati, ministre célibataire et enceinte

Première femme issue de l’immigration à détenir un portefeuille majeur au gouvernement, Rachida Dati est maintenant en passe de devenir la première ministre célibataire à avoir un enfant sans compagnon attitré.

 Rachida Dati, ministre célibataire et enceinte

La ministre de la Justice est donc bien enceinte: après avoir lancé la rumeur il y a deux semaines en affichant au Conseil des ministres un ventre rebondi sous une tenue ajustée, elle l’a confirmée mercredi en distillant quelques confidences.

Avant elle, trois femmes de gauche ont mené de front grossesse et poste au gouvernement: Ségolène Royal à l’Environnement et Frédérique Bredin aux Sports en 1992, Florence Parly au Budget en 2000.

L’annonce d’un prochain heureux événement place Vendôme a été orchestrée en trois temps mercredi par la garde des Sceaux, qui a toujours géré de très près son image personnelle: petit-déjeuner avec des journalistes choisis où elle distille quelques confidences, Conseil des ministres où elle arbore un petit haut serré sous la poitrine ne laissant plus de place au doute, entretien exclusif en une du magazine Le Point.

“Je veux rester prudente car ce n’est pas encore consolidé. Je suis encore dans une zone à risques. J’ai 42 ans”, a-t-elle confié à “quelques journalistes”, selon lemonde.fr.

“Si c’est consolidé, je serai heureuse et j’aurai l’impression d’avoir bouclé la boucle. Sinon, j’en serai très chagrinée, mais je mettrai du rouge à lèvres là-dessus et je porterai ce sac toute seule”, a ajouté celle qui est deuxième d’une fratrie de douze, née d’un père marocain et d’une mère algérienne.

“J’ai toujours dit que c’était fondamental pour moi” d’avoir un enfant, s’est épanchée celle qui avait révélé dans son livre “Je vous fais juges” (Grasset) avoir été brièvement mariée, sous la pression de sa famille, avant de faire annuler cette union.

La garde des Sceaux est en revanche restée muette sur le nom du père. “J’ai une vie privée compliquée et c’est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus”, a-t-elle expliqué, nourrissant les spéculations, alors que la rumeur lui a déjà prêté plusieurs aventures sentimentales.

La ministre de la Justice revient sur le devant de la scène alors qu’elle s’était faite plus discrète ces derniers mois dans les médias, friands de ses tenues haute-couture.

Dans Le Point, elle-même admet qu’il n’était “peut-être pas utile d’aller faire des photos dans un hôtel”, allusion à une couverture de Paris-Match, où elle posait en bottes en cuir à talons aiguilles.

A ceux qui voudraient voir dans cette grossesse le glas de la carrière gouvernementale d’une ministre exclue du cercle des intimes de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati répond qu’elle aimerait “rester le plus longtemps possible” à la Chancellerie, tandis que Le Point cite un conseiller de l’Elysée selon qui il faudra “laisser là où elle est” celle qui symbolise la diversité du nouveau pouvoir.

Rachida Dati va-t-elle ralentir son activité ou, comme Ségolène Royal, ne l’interrompre que les quelques jours nécessaires à l’accouchement ? Difficile de savoir, puisque son porte-parole s’en tenait toujours mercredi à l’absence de commentaire opposée la veille à la presse par la ministre.

Interrogé sur un possible intérim, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel répondait: “je n’ai pas eu connaissance d’une absence éventuelle de madame Dati. Mme Dati a bon pied, bon oeil à sa fonction comme garde des Sceaux et ministre de la Justice”.

 

août
28

Nour”, feuilleton romantique turc, enfièvre des millions de femmes arabes

Un couvre-feu d’un genre inédit est en vigueur dans les territoires palestiniens occupés. Chaque jour, lorsque l’horloge approche de 22 heures, des milliers de Palestiniennes se pressent pour rentrer chez elles. La cause de ce mouvement de masse n’est pas l’irruption d’une patrouille de soldats israéliens, mais la diffusion du feuilleton “Nour”. Produite en Turquie, doublée en dialecte syrien et servie, à heure fixe, par la chaîne satellitaire saoudienne MBC, cette saga familiale est devenue, en quelques mois, la nouvelle série culte des femmes arabes.

“Nour”, feuilleton romantique turc, enfièvre des millions de femmes arabes

Du Maroc à l’Irak, elles sont des millions à se passionner pour les tribulations sentimentales de Nour et Mohannad, les deux tourtereaux de ce soap-opera dont le scénario tient à la fois des “Feux de l’amour” (pour les gros plans sirupeux) et de “Dynastie” (pour l’étalage de luxe et de pouvoir). “Hier, ma soeur m’a virée de chez elle parce que sa série fétiche commençait, raconte Najwa, une fonctionnaire de l’Autorité palestinienne. Chaque soir, il m’est impossible de coucher ma fille de 9 ans avant la fin de l’épisode. Les gens s’échangent des images du feuilleton sur leurs portables. Il y a désormais des vêtements et même des cahiers de vacances à l’effigie de Nour et Mohannad.”

La jolie brune aux yeux de biche et son grand blond de soupirant fascinent d’autant plus les téléspectatrices que leur idylle se déroule dans un cadre culturel oriental qui leur est familier. Le phénomène est tel qu’en dépit des coupes opérées par MBC dans la version originale, le mufti d’Arabie saoudite a émis une fatwa contre ce feuilleton jugé “avilissant”, affirmant que toute chaîne qui le diffuse est une “ennemie de Dieu et de son prophète”.

A Naplouse, en Cisjordanie, un cheikh affilié au Hamas a également vilipendé les audaces de ce programme. Mais à Ramallah, Beyrouth ou Alger, les blâmes des barbus n’ont pas affecté la “Nourmania”.

“Ce feuilleton est génial parce qu’il met en scène des traditions qui nous sont proches, comme le respect de la famille, tout en nous exposant à des modes de vie plus occidentaux”, dit Nowar, une étudiante de 19 ans, qui craque pour ce “beau gosse de Mohannad”.

La série raconte notamment comment une femme avorte sans en parler à son mari et comment une autre décide d’élever son enfant hors mariage. Imbibé d’eau de rose, le script multiplie évidemment les scènes d’intimité amoureuse entre les deux jeunes stars, mais aussi, signe d’originalité, entre des personnages plus âgés, comme le grand-père et sa seconde épouse.

“Ce qui plaît aux femmes, c’est le romantisme dont font preuve les hommes de ce feuilleton, dit Hanan, une mère de famille. C’est quelque chose qui manque beaucoup dans le monde arabe, où les hommes ont le sentiment que pour être virils, ils ne doivent pas exprimer leurs sentiments. De ce point de vue, “Nour” a davantage donné d’assurance aux femmes que toutes les ONG de Palestine qui militent pour leurs droits.”

“Nour”, feuilleton féministe qui s’ignore, ferment d’émancipation dans une société machiste ? Islah Jad, directrice de l’Institut d’études sur les femmes à l’université de Birzeit, près de Ramallah, nuance l’analyse. “Il est trop tôt pour savoir si ce feuilleton fera changer les comportements traditionnels”, dit-elle. Selon elle, la principale raison du succès de la série réside dans sa peinture d’un monde idéal. “Pour une société comme la nôtre, épuisée par l’occupation et déchirée par le conflit entre le Hamas et le Fatah, chaque épisode est l’occasion d’une échappatoire, d’une fuite amère loin de la réalité.” Et loin du rigorisme des islamistes.

juil
05

La Colombe blanche accueille les «Voix de femmes»

Jeudi, 2h du matin. Le centre-ville de Tétouan grouille encore de monde. A cette heure où, habituellement, la cité sombre dans un sommeil profond, les âmes assoiffées de fête s’agitent encore du côté de la wilaya. Ce mouvement inhabituel et cet air de fête qui baignent cette cité tranquille, montrent que quelque chose s’y passe. L’inhabituel, c’est que Tétouan savourait avec allégresse les premiers moments de son premier festival « Voix de femmes ». Les scènes aménagées et ce « quelque chose » qu’il y a dans l’air, font sentir au visiteur qu’il vivra des moments exceptionnels. Ceux, qui ont eu l’occasion de s’y trouver du 3 au 5 juillet ne diront pas le contraire.

Sur la grande scène, improvisée pour l’occasion sur la place Al Matar, un groupe espagnol complètement débridé entraîne la foule dans un mouvement de transe aérienne. « Amparanoia », de son nom, réussit, sans peine, dès son entrée en scène à faire vibrer le public. La variété des sonorités qu’offre sa musique est sans conteste derrière cette réactivité immédiate. Les Tétouanais, très sensibles à la musique latino sont vite conquis par les nuances flamencas, rumba, ska et reggae. C’est que « Amparanoia » est un melting-pot riche d’une variété culturelle qui alimente celle musicale.

Veinard, ce public. Il ne s’était pas encore remis de la magie de la jeune chanteuse marocaine Asmaa Lamnawar qui venait de se produire qu’il a eu droit à ces rythmes qu’il affectionne tant. La voix de la star marocaine, fraîchement mariée, (pour la petite histoire) a retenti dans les quatre coins de la scène pour dire tout le talent dont elle est dotée. La fusion était réellement au rendez-vous de son concert. Premièrement, celle de Asmaa avec son public qui s’est laissé bercer par les ondulations de son timbre envoûtant, et celle de deux musiques qui commencent à marcher plus souvent côte à côte. Sous les applaudissements de la foule, le grand Hamid El Kasri a rejoint la diva sur scène pour interpréter ensemble quelques chansons aux rythmes gnaouis. La symbiose était à son comble. Les Tétouanais ont chanté, dansé et acclamé leurs vedettes dans une ambiance sereine. La discipline de ce public est au-delà de tout soupçon. Elle est à saluer.

En cette soirée, où le climat s’est constitué en allié en décidant de baisser le mercure à une température modérée agrémentée d’un vent d’ouest rafraîchissant, les habitants de la ville étaient en train de vivre les premiers moments de la naissance d’un festival, venu enrichir le calendrier des évènements de leur belle cité. Démarrant en grande pompe, dans l’espace féerique du théâtre espagnol, et en présence de grandes personnalités marocaines et étrangères, « Voix de femmes » donnait une dimension particulière au dialogue des cultures et à l’interculturalité. Tous, responsables locaux, nationaux et invités de marque étrangers, se sont accordés à dire que la femme mérite cet hommage et que la ville de Tétouan le porte bien.

Placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette manifestation organisée par l’Association « Voix de femmes » de Tétouan, a choisi pour thème « Voix de femmes, Voies du futur ». Son objectif, comme l’a précisé la présidente de l’association, Karima Benyaich, est de promouvoir la femme dans différents domaines (culturel, économique, social).

« Nous avons opté pour ce slogan pour relier le passé au présent. Il exprime notre volonté de construire le futur en s’appuyant sur les acquis du passé », a-t-elle signalé. Pour le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf : « Ce Festival témoigne de l’aptitude du Maroc à enrichir le dialogue des cultures du monde », sans manquer de mettre l’accent sur le rôle de la femme et partant sur l’importance de son égalité. C’est dire que le futur n’en sera que plus beau grâce aux femmes. Cette pensée féminine pleine de poésie traduit parfaitement l’esprit de ce festival. Réceptacle de cet élan de générosité, la perle du Nord, surnommée également « Ville des Poètes », « fille de Grenade », ou encore « petite sœur de Fès », qui a eu le courage de rendre hommage à la gent féminine en leur dédiant tout un évènement culturel. Un élan qui tombe à pic comme l’a signalé la ministre de la Culture Touriya Jabrane : « Tétouan a toujours accordé une place particulière aux femmes. Elle a aujourd’hui le mérite de donner la parole à celles qui n’en ont pas ».

Et ce n’est que justice pour cette ville qui a porté en son sein des femmes pionnières dans divers domaines de la culture et qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de Tétouan. Ce que la plupart des Marocains ignorent, peut-être, c’est que des grands noms comme Fatima Hassan, première artiste peintre au Maroc, sont originaires de cette ville.

Hasna Daoud s’est également distinguée dans le domaine culturel, Fatema Rhouni dans celui culinaire, Fatima Sedraoui dans le social et Alia Mjahed dans le domaine musical. Toutes ces femmes ont eu droit à la consécration en reconnaissance de leurs loyaux services rendus à leur ville et de l’image qu’elles véhiculent du Maroc. Des trophées leur ont été remis des mains de hauts responsables de l’Etat et d’invités d’honneurs étrangers.

Cette édition, première du genre, organisée par des femmes pour des femmes, vise, on l’aura vite compris, de créer une symbiose entre la culture et le projet social. Le tout, dans la joie et la bonne humeur. Le temps d’un festival, habitants de la ville et étrangers sortiront de la monotonie qui devient encore plus pesante pendant la saison estivale et profiteront de la riche programmation de ce rendez-vous. Ce soir, du samedi, la star libanaise Majda Roumi enchantera la foule avec sa voix exceptionnelle. Un concert qui promet d’être.

juil
01

Tétouan : La “fille de Grenade” offre les Voix de femmes

Pendant trois jours, la “fille de Grenade” comme on aime qualifier, Tétouan, met les femmes en avant. La ville accueille pour une première édition le “Festival voix de femmes”.

“Festival voix de femmes”

Placé sous le thème “Voix de femmes, voies du futur” la ville de Tétouan s’apprête à accueillir la première édition du Festival Voix de Femmes qui se tiendra du 3 au 5 juillet.

L’événement est un hommage à “toutes les femmes de Tétouan, connues et méconnues, qui ont œuvré inlassablement pour mener leur ville au 21e siècle, tout en préservant son authenticité et son identité plurielle”, déclarent les responsables de L’Association “Voix de femmes”, l’organisatrice de l’événement.

Samira Said, Majda Roumi…et d’autres

La manifestation propose un programme pluridisciplinaire sur le registre de la musique des grandes chanteuses. Ainsi Tétouanais et visiteurs de la ville méditerranéenne vont redécouvrir en direct les célèbres chanteuses marocaines Asmae El Menawar et Samira Said.

La diva libanaise Majda Roumi se produira pour la deuxième fois au Maroc, après sa participation début juin au Festival des Musiques Sacrées de Fez.

Des artistes issus ou évoluant dans la péninsule ibérique, Hanin Y Son Cubano, les troupes de musique flamenco et le leader du rock alternatif espagnol Amparanoïa apporteront la chaleur latino au festival. Une musique bien appréciée des habitants du nord.

Un grand nombre de jeunes talents marocains complèteront l’affiche, parmi lesquels Rachida Talal, Khansae, Nouhad et Nabila Maan.

L’action effective dans la vie culturelle, sociale et associative des femmes tétouanaises sera mise en évidence à travers plusieurs expositions d’art plastique, des hommages à des figures de la vie artistique, des projections de films documentaires et un colloque dédié au thème de la femme dans la vie sociale.Sur un autre registre, le conte, la poésie et la chorégraphie auront également leur place. (Voir programme p/09).

Festival Voix de femmes, du 3 au 5 juillet, Tétouan

juin
26

Exposition:La femme et le cheval, unis à jamais par la peinture

Depuis mercredi dernier, les magnifiques toiles de l’artiste-peintre Aicha Doukkali investissent le Hall du Théâtre National Mohammed V. Des sujets très singuliers qui convergent tous vers la femme et le cheval. Chacun dans sa diversité et son état d’âme.

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Pour Aicha, ce choix n’est pas fortuit, mais il repose sur l’étroite relation entre ces deux êtres et leurs points communs, catalysés dans la force et l’ambition d’aller vers l’avant.
« J’ai grandi dans un douar à Sidi Bennour et j’ai été tout le temps en contact avec la nature et le cheval.

Tout cela est resté dans ma mémoire et s’est fortifié au fil des ans. La toile représente, ainsi, mon seul refuge pour l’exprimer. Quant à la femme, celle-ci reste pour moi le pilier de la société et mérite beaucoup d’encouragements pour tous ses efforts dans plusieurs domaines», affirme Mme Doukkali
Ces vingtaines de toiles accrochées représentent une belle continuité d’une carrière déjà entamée il y a quelques années, à travers laquelle A.Doukkali a exposé à plusieurs reprises avec d’autres peintres ou dans des prestations individuelles. « Ces expositions constituent pour moi une opportunité pour rencontrer le public passionné de la peinture, dans le but de communiquer avec lui et connaître ses tendances et également ses critiques ».

Ses toiles sont un cri de pinceau pour exprimer sa présence et celle de toute femme qui possède beaucoup d’espoir dans l’avenir. Cet espoir qui ne peut être réalisé que par l’ambition et la volonté. Deux qualités innées chez la gente féminine. «J’essaye, par mes travaux, de transmettre toutes les images de la femme : la révoltée, la persécutée, l’opprimée, l’ambitieuse… qui se soulève contre sa condition pour être respectée et vivre dans la dignité. L’artiste possède, en général, une vision particulière envers la société dans laquelle il évolue. Donc, à travers son expérience il essaye de faire ressortir tous ses sentiments et ses émotions dans ses travaux artistiques. Et ceci, nous pouvons le constater dans beaucoup de créations féminines ayant marqué leur temps et ayant donné à la femme tout le prestige qu’elle mérite. Le cheval, quant à lui, est l’image même de la force et la noblesse», souligne l’artiste.

En effet, en contemplant les toiles de Aicha Doukkali, nous découvrons toutes ces
expressions sentimentales peintes aussi bien grâce au talent de l’artiste qu’à sa grande sensibilité avec la dominance de ses couleurs préférées
dont le violet et d’autres tons foncés.
Un choix qu’elle garde dans sa mémoire depuis son enfance à la campagne.

Une passion pour la nature

Après une enfance à Sidi Bennour, où l’artiste a pu côtoyer de très près la beauté du cheval et celle de la nature, la famille de Aicha Doukkali a choisi la ville de Casablanca pour y résider. La passion de la jeune Aicha pour la peinture fut découverte très tôt par les religieuses de l’internat de son collège. L’année 1984 a constitué pour elle son baptême de feu dans l’univers de la peinture où elle a gagné le 1er Prix d’une grande compétition au niveau de tous les collèges du Maroc. Ce qui l’a encouragée
à se spécialiser dans le domaine du décor, en obtenant un diplôme en Arts Techniques et Plastiques.

En parallèle de sa carrière artistique, Aicha Doukkali travaille en tant que décoratrice au Centre cinématographique marocain.

 
   
   
juin
25

La 1ère édition du festival “Zawaj”, du 3 au 5 juillet prochain à Casablanca

La ville de Casablanca abritera, du 3 au 5 juillet prochain, la première édition du Festival “Zawaj”, une initiative visant à redécouvrir les traditions séculaires du mariage et mettre en lumière le patrimoine culturel des différentes régions du royaume dans ce domaine.

La 1ère édition du festival “Zawaj”, du 3 au 5 juillet prochain à Casablanca

Initié par l’Association des oeuvres sociales, culturelles et sportives Derb Soltane, avec l’appui des arrondissements Al Fida et Mers Sultan, des conseil de la Région et la ville de Casablanca, ainsi que de la préfecture d’arrondissements Al Fida-Mers Sultan, ce festival qui coïncide avec la célébration de 12 siècles d’histoire du Royaume, sera l’occasion de célébrer les noces de douze couples issus de familles modestes de Derb Soltane.

Ce festival, premier du genre au Maroc, indiquent les organisateurs, ambitionne également de rendre hommage au quartier Derb Soltan et à ses habitants dans le but de créer une nouvelle dynamique sociale et économique et resserrer les liens entre les habitants.

Cet évènement se veut aussi une occasion pour faire partager avec l’ensemble de la population les coutumes et les traditions du mariage.

Au programme de cette édition, figurent trois soirées artistiques animées par des stars de la chanson moderne et populaire, outre l’organisation d’une procession de “Hdia”, sous forme de charrettes chargées de cadeaux dédiées aux jeunes mariés, qui sillonnera les quartiers de cette zone.

Plusieurs activités et rencontres culturelles, notamment un débat autour de la trilogie “Derb-Soltan” de l’écrivain Moubarak Rabii (4 juillet) et un colloque sur le mariage à travers le temps et l’espace et sur le Code de la famille (5 juillet), sont également au menu de ce festival.

Pour clôturer, un défilé de caftans de mariées à travers les siècles et une soirée de gala seront organisés en l’honneur des nouveaux couples.

MAP

juin
12

Evènement:Les voix des femmes se font entendre à Tétouan

Enfin un événement pour et par les femmes ! C’est le festival «Voix de femmes» qui tiendra sa première édition du 3 au 5 juillet à Tétouan.

Les voix des femmes se font entendre à Tétouan

Organisé sous le signe du dialogue et de l’ouverture, l’événement est un hommage à «toutes les femmes de Tétouan, connues et méconnues, qui ont ?uvré inlassablement pour mener leur ville au 21e siècle, tout en préservant son authenticité et son identité plurielle», déclarent les organisateurs qui n’omettent pas la portée nationale et internationale du festival.

Ainsi, la manifestation propose un programme pluridisciplinaire s’articulant sur le thème «Voix de femmes, voies du futur». Arts plastiques, concerts, spectacles chorégraphiques, colloque, mode… durant trois jours, la «Colombe du nord» va s’envoler au rythme des festivités pour le plaisir des Tétouanais et
de leurs visiteurs, nombreux d’ailleurs en cette période estivale.

Pour ce premier coup d’envoi, l’association organisatrice «Voix de femmes» a mis le gros paquet ! La programmation de qualité qui s’étalera sur trois jours promet bien des moments forts. En plus des multiples rencontres et autres expositions, des têtes d’affiche féminines vont animer les jours et nuits de Tétouan. Ainsi, la talentueuse Asmae El Menawar va ouvrir le bal avec sa belle voix profondément marocaine. Le public pourra voir se produire une grande chanteuse qui fait la fierté du Maroc dans le monde arabe. Une autre star marocaine va briller de tout son éclat dans le ciel de Tétouan, c’est l’incomparable Samira Bensaïd. Chérie ici et ailleurs, la chanteuse innovatrice va ravir son large public avec une prestation tant attendue. De retour au bercail, notre star nationale ne manquera pas d’attirer des fans fervents de toute la région nord et même des autres villes du nord.

La soirée de clôture par contre va prendre des tons romantiques avec une autre voix venant du Pays du Cèdre. Ce n’est autre que la grande Majda Roumi, toujours aussi surprenante. Voix envoûtante, charisme certain et belle présence sur scène seront les ingrédients de ce concert haut en couleur. Deuxième prestation de la diva libanaise au Maroc, après celle prévue dans quelques jours au Festival de musiques sacrées, réconfortera ceux qui l’ont raté à Fès. La Française Enzo Enzo se fera remarquer également à Tétouan et rappellera aux nostalgiques ses fameux titres à succès tels «Les Yeux ouverts», «Deux minutes de soleil en plus», «Juste quelqu’un de bien» et «Oui». Une note occidentale qui dira en musique la philosophie de l’événement axée sur le dialogue culturel, l’ouverture et la tolérance. Côté jeunes talents, Rachida Talal, Khansae, Nouhad et Nabila Amaan laisseront leurs empreintes respectives sur cette grande messe féminine.

Avec leurs styles différents, ces chanteuses de talent vont conférer au programme sa richesse. La donne andalouse et latine, très présente dans la culture tétouanaise et à travers l’histoire de la ville, ne sera pas laissée pour compte.

Les organisateurs ont bien pris le soin d’inviter des artistes issus ou évoluant dans la péninsule ibérique. Hanin Y Son Cubano, les troupes de musique flamenco et le leader du rock alternatif espagnol Amparanoïa apporteront un peu de chaleur latino aux soirées du festival. Des genres musicaux bien appréciés dans le nord du Royaume qui rappellent ces affinités historiques avec le voisin du Nord.
Si la musique et le chant confirment d’une façon poétique le talent féminin, il existe bien d’autres voies que les femmes peuvent emprunter pour exprimer leur créativité. D’après les organisateurs, le festival serait une tentative de révéler l’étendue de la création conjuguée au féminin. L’action effective dans la vie culturelle, sociale et associative des femmes tétouanaises serait mise en évidence à travers plusieurs expositions d’arts plastiques, des hommages à des figures de la vie artistique, des projections de films documentaires et un colloque dédié au thème de la femme dans la vie sociale.

Sur un autre registre, le conte, la poésie et la chorégraphie auront également leur place sur le programme bien chargé de ces trois jours de fête. Un festival qui donne décidément la parole aux femmes pour présenter leur vision, leur différence et surtout leur talent. Un pur moment d’intimité à partager entre femmes tout en rendant hommage à la création conjuguée au féminin.

 
 
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