sept
30

Hind Saâdidi : «J’aime préparer des plats de poisson»

Hind Saâdidi fait partie des jeunes comédiennes passionnées par le théâtre et le cinéma. Elle campe le rôle de la femme de Khiyari dans le sitcom «Youm ma Yachbah youm». Elle dévoile à ALM ses habitudes et ses ocupations pendant le mois sacré du Ramadan.
Hind Saâdidi : «J’aime préparer des plats de poisson»

ALM : Quelles sont vos habitudes pendant le mois sacré du Ramadan ?
Hind Saâdidi : Le mois du Ramadan est le mois de la spiritualité, du recueillement et de la tolérance. Je suis contre les personnes qui attendent l’arrivée de ce mois, pour commencer à faire leur prière. Durant ce mois je consacre plus de temps à pratiquer mes prières et à lire le Coran. Je ne sens pas le temps passer et je ne ressens ni fatigue ni ennui. Je m’occupe de mon mari et de ma petite fille que j’accompagne tous les jours à l’école.

Quel est le plat que vous aimez préparer pendant ce mois sacré ?
Comme tous les Marocains, la table du ftour est purement marocaine et bien variée. Par exemple, j’aime préparer les plats de poisson. J’aime aussi toute sorte de crêpes. J’essaye de varier les plats de temps en temps afin de ne pas tomber dans la routine.

Que pensez-vous du sitcom «Youm ma yachbah youm» ?
J’ai joué dans ce spécial humour grâce à la recommandation du réalisateur Mustapha Khayat. J’ai vécu une bonne expérience à côté du grand comédien Mohamed Khiyari, Abdelkader Moutaâ, Naïma Ilias et bien d’autres. Je suis l’une des admiratrices du style du comédien Mohamed Khiyari. Il joue d’une façon simple. Il utilise l’improvisation pour rendre la scène plus légère.

Est-ce que vous préférez travailler où restez chez vous pendant de ce mois sacré ?
J’ai travaillé pas mal des fois pendant le mois du Ramadan, c’était particulièrement le cas  avec le tournage du long métrage «Mawaid Ma El Wojoud». Au cours de cette période j’ai beaucoup souffert car j’ai  laissé ma fille seule qui avait juste six mois sans avoir le temps de m’occuper d’elle. En plus, j’ai été très fatiguée. Depuis je préfère rester chez moi pendant le mois sacré du Ramadan. C’est l’occasion pour moi de  m’occuper de ma petite famille.

A quelle époque de votre vie avez-vous ressenti le besoin et l’envie de faire de la comédie ?
Depuis que j’étais à la fac, j’ai aimé et j’ai senti l’envie forte de faire du théâtre. J’ai joué dans plusieurs pièces de théâtre. L’acteur doit faire un énorme effort afin de pouvoir faire rire les téléspectateurs. La comédie doit être un moyen qui servira à transmettre des messages instructifs d’une manière comique.

Qu’est-ce que vous pensez de la qualité des programmes télévisés pendant ce mois sacré ?
Sincèrement, la comédie n’a pas un bon niveau que nous attendons. Les scénaristes doivent bien choisir leurs sujets. On voit que les comédiens se forcent de faire rire le public car ils n’ont pas l’humour dans le sang. L’art de faire rire est avant tout un acte inné chez le vrai humoriste. Les films diffusés sont généralement corrects surtout le film «El Qadiya» de Nourddine Khmari et le film «Ghoroup Achames» de Jilai Farhati et bien d’autres. J’essaye de suivre mon spécial humour afin de corriger mes erreurs. Je regarde de temps en temps le sit-com de «El manhous» de Mohammed El khyari.

Quels sont vous nouveaux projets ?
JIl y a le film de Adil Fadili qui viens de terminer et le film «El Boad Al Akher» de Rachid El Wali qui est diffusé pendant ce Ramadan. Il y a un autre téléfeuilleton en langue arabe et bien d’autres projets

sept
29

Samira Said

Samira Said also known as Samira Bensaid or Sameera Saeed. Samira Said is a famous arabic singer who was born on the 10th of January 10 1957 in Rabat, Morroco.

Samira Said

Samira Said later moved to live in Egypt, she got married to Moustapha Naboulssi.

Samira Said started singing in the 1980 a song called El houb Elli Ana Aichah, the song was composed by famous composer Mohamad Sultan. Her career started with big names in the music industry in Egypt, names such as Baligh Hamdi, Helmi Baker and Mohamad El Mouji.

Samira Said first album was entitled Bitaqat hob, she has more than 33 albums in her discography.

sept
26

Samira Sitail: Portrait du directeur général adjoint de 2M

C’est la plus africaine des journalistes de la deuxième chaîne marocaine. A son actif, la dimension continentale prise progressivement par le JT de 20 heures, ou encore, ce qui peut paraître anecdotique, le lancement de la future météo africaine dès la fin du mois de Ramadan.

Portrait du directeur général adjoint de 2M

Quoi de plus paradoxal pour cette femme née en France que de se retrouver militante de la conciliation des deux proximités marocaines : la géographique (l’Espagne est à 15 km des côtes marocaines) et la continentale. La philosophie d’une bonne chaîne de télévision doit épouser, selon elle, les trois dimensions du royaume : l’islamité, l’arabité et l’africanité. Le terme « africain subsaharien » utilisé souvent par les journalistes l’irrite au plus haut point. « C’est insensé, c’est une expression qui n’a pas de sens », dit celle qui a invité dernièrement la Malienne Aminata Traoré à venir apporter sa contribution au débat sur l’immigration clandestine. A propos justement de ce débat, Samira Sitail préconise une approche plurielle, inscrite dans « l’errance africaine », du nom du documentaire de Réda Benjelloum primé au niveau international pour avoir mis des visages, des noms et des chiffres sur la tragédie des flux migratoires. A 44 ans, Mme Sitail incarne cette génération de femmes africaines leader et porteuses de projets d’ensembles. « Je citerai parmi les personnalités qui m’ont marquée le roi Mohammed VI, qui a donné du sens aux relations entre le Maroc et l’Afrique et qui a annulé la dette des pays les plus pauvres. Il y a aussi l’icône Mandela, par son dynamisme renouvelé à 90 ans ». Une troisième personne a aussi retenu Samira Sitail, c’est Robert Mugabe, dans le registre « grandeur et décadence d’un grand homme d’Etat ».
NB : Samira Sitail est la sœur de Abderrazzak Sitail, président du conseil d’administration des Afriques.

sept
10

Naïma Illias : «Je n’ai pas encore réalisé tout ce que j’ai désiré»

Naima Illias a lutté pour convaincre sa famille et son entourage d’embrasser la carrière artistique. Il s’agit d’une femme qui a donné le meilleur d’elle-même à son art et à son public. Mais elle n’a pas encore réalisé ce qu’elle a voulu jusqu’à maintenant.

Naïma Illias : «Je n’ai pas encore réalisé tout ce que j’ai désiré»


ALM :Loin de la scène artistique, pouvez-vous nous dire qui est Naïma Ilias?
Naïma Illias :
C’est une dame qui consacre une bonne partie de son temps à des actions à caractère caritatif.Une maman simple qui a une jeune fille de 28 ans qui s’appelle Samira.

Qu’ajoute l’art à la personnalité de notre artiste?
L’art est avant tout un message qui me donne du courage, de la force et aussi de la confiance surtout devant le public, où j’oublie tous mes problèmes et mes peines.

Comment a commencé votre carrière artistique ?

Mes débuts, c’était dans le téléfilm «Mawled Inssan» que j’ai écrit et interprété en 1978 .
Le téléfilm raconte l’histoire d’une fille qui veut devenir actrice , mais qui a été empêchée par sa famille, son entourage et à cause des traditions marocain. Par la suite, la fille a convaincu sa famille et a fait son entrée dans ce magnifique monde plein de sensations et de merveilles.

Dans quel rôle Naima Ilias ,se trouve-t-elle à l’aise?
Je ne peux pas vous dire exactement, mais en général l’artiste doit vivre chaque rôle avec une grande crédibilité et une pleine sensation, pour que le public saisit l’interprétation de l’acteur et bien sûr sent la sincérité de son rôle.
Pourquoi on a changé le nom du téléfeuilleton «Sif Belamane» en «Ailate Batache» ?
Franchement je ne sais pas pourquoi, moi-même je n’ai pas d’explication précise à ce sujet.

Parlez- nous un peu de ce télé feuilleton?
D’abord, ce téléfeuilleton est inspiré du roman «Frères Kramazov» du Russe Theodore Mijailovic Dostoïevski. J’ai participé à quatre épisodes. C’était le rôle d’une femme incriminée par son mari et qui a vécu trop de souffrance dans sa vie jusqu’au jour de sa mort.
C’était une bonne expérience grâce au réalisateur Chafik Shimi qui nous propose toujours un bon scénario ce qui nous encourage de jouer dans ses œuvres.

Quelles sont les nouvelles de notre artiste avec le théâtre ?
J’ai joué une pièce de théâtre qui s’intitule «Kssayer Swalef» avec Abdeliah Ajil et Salah Eddine Benmoussa et qui a été présentée par la première chaîne et 2M. La pièce parle d’une femme stérile et qui veut que son mari se remarie pour avoir des enfants, tout cela dans un concept humoristique.

On vous a rendu hommage à Meknès, qu’avez-vous ressenti ?
Effectivement un hommage m’a été rendu à Meknés c’était par une association où il y avait beaucoup de gens.
J’étais heureuse par cet hommage. Aussi il y aura un autre la semaine prochaine à Kenitra par la délégation de l’Éducation.

Quoi de neuf chez Naima Ilias?
Je viens d’arriver d’Italie, j’étais avec l’association marocaine des immigrés, on a visité beaucoup de villes dont Turin, Gênes où il y avait un festival qui célèbre les Marocains résidant en Italie, avec ses différentes traditions marocaines. Je viens aussi de terminer une nouvelle pièce de théâtre qui s’intitule «Nahnou Lfananat» avec un groupe de Marrakech et la participation de l’artiste Amal Temar qui sera présentée par les deux chaînes marocaines.

août
29

Naima Samih

C’est déjà 30 ans de présence sur la scène pour Naima Samih. C’est le moment des hommages à lui rendre. Lequel pourrait - il lui être dédié sans amoindrir de sa stature? Quelle façon serait-elle à la mesure de la grande dame de la chanson marocaine ?

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Le public qui lui a toujours témoigné amour, respect et sympathie, n’espère tout de même qu’à la revoir même à l’écran. Il trouvera un grand plaisir de l’entendre parler en directe.
Naima commença à chanter à l’âge de 9 ans, au temps où elle était encore au Primaire. Les institutrices qu’elle y avait la tenaient sous un œil vigilant de peur qu’elle n’imbibe les autres fille de ce soit disant “virus” ! C’en a été l’une des raisons qui l’ont acculée à quitter l’école pour aller s’initier à la couture, pour laquelle d’ailleurs elle n’a pu développer une quelconque vocation. Celle qu’elle avait dans le cœur, et à laquelle elle avait cru dès le départ, c’était celle de chanteuse plutôt que celle de couturière. C’est ce qui l’a poussée à se présenter au début de l’année 1970 à l’émission phare dédiée au plus jeunes talents encore à découvrir : “Mawahib”, sorte d’école de futures stars. De fait, Naima ne tarda pas d’en devenir une. Le public, on dirait qu’il l’attendait, reçoit son premier tube ” Yaka Ajarhi” avec éclats et engouement. La chanson fit autour d’elle presque un consensus ; même ailleurs, à l’étranger et surtout dans le monde arabe où elle l’avait chantée, la chanson pénétrait les âmes. Avec son texte tiré des profondeurs de sa souffrance physique lors d’une maladie qu’elle avait dû affronter, sa voix à la fois douce et mélancolique et sa manière authentique et sincère de chanter, elle ne pouvait qu’être appréciée de tout le monde. Le sérieux dont elle a toujours fait preuve, fit dire à des observateurs avertis q’en l’écoutant évoluer sur scène “on a l’impression qu’elle chante ses propres peines”. C’est en fait son style à elle, un style particulier jamais totalement imité par celles qui reprenaient ses chansons.
Bien qu’elle ait pu se faire une grande place en avance parmi ses paires, elle a su toujours garder de l’humilité et de la modestie. Naima n’a jamais refusé de chanter pour les causes justes, ni pour son public même malade. Longue vie à cette star avérée qui a par plusieurs aspects, enrichi le patrimoine national artistique!

août
26

Célébration:Une Princesse de tous les temps et des combats de dignité

Le peuple marocain, associé à la Famille Royale, célèbre l’anniversaire de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem. Une Princesse de tous les temps ! On ne présente pas Son Altesse Royale Lalla Meryem autrement que par cette métaphore saisissante, mais qui cerne avec force son parcours à dimensions multiples. Fille aînée de feu S.M. Hassan II, sœur de S.M. le Roi Mohammed VI, elle est aussi une actrice sociale, profondément, intimement engagée dans la bataille des droits de l’enfant.

Célébration:Une Princesse de tous les temps et des combats de dignité

Et ce combat n’a pas uniquement une dimension nationale, il est porté par elle sur les fonts baptismaux des prétoires et forums internationaux. Depuis longtemps, Son Altesse Royale a donné au mot d’engagement son sens ontologique. Depuis toujours, nous sommes habitués et familiarisés à cette silhouette combative, discrète et présente, à ce visage qui respire la grande grâce et porte tous nos espoirs. Jamais en effet le jugement ne peut être définitif, encore moins unique sur une Princesse qui accompagne l’évolution du Maroc, en tant que symbole, une grande militante, une maman aussi et surtout, enfin une personnalité qui déploie une activité socio-politique significative et qui a conféré au principe de l’engagement une valeur impérissable.

La «Princesse chouchoutée» de feu Hassan II est aussi la compagne des combats que S.M. le Roi Mohammed VI a lancés depuis juillet 1999. On n’annonce rien de plus, en soulignant une proximité entre le Souverain et sa sœur aînée– comme aussi avec les autres membres de la famille royale. Cette proximité se nourrit d’une solidarité où le Roi, père de la nation, est aussi proche des princes et princesses, où la Princesse apparaît comme son écho vivant mais discret. Sa personnalité ne relève pas uniquement du seul et exclusif privilège que représentent sa naissance et son statut de princesse, mais d’une œuvre qu’elle-même a pétrie, construite à force d’expériences et de travail. Depuis les années quatre-vingt, partageant ses devoirs protocolaires et ses missions sociales, elle n’a jamais quitté son image de Princesse citoyenne au regard profond -si profond que l’on dirait parfois «perdu» sur la réalité humaine et la complexité chaque jour ravageuse du temps.

Elle reste, cependant, irréductiblement égale à elle-même, rebelle en revanche à toute image réductrice que certains - il en existe en effet - pourraient tracer d’elle. Comme la lumière du monde, qui rayonne sur tous, la grâce ne l’a jamais quittée et sa discrétion, cultivée depuis sa tendre enfance, est pour nous le meilleur exemple et critère d’une valeur suprême et de grandeur. A la voir, en l’occurrence, présider en mars dernier à la mairie de Marrakech une réunion de l’Union nationale des femmes du Maroc ( UNFM) dont elle est la présidente, serrer les innombrables mains de gens venus la rencontrer, à guetter ses gestes, scruter son calme et son écoute attentive devant la succession d’allocutions dans une salle comble, on ne pouvait pas ne pas s’incliner devant tant de sollicitude mais aussi tant d’énergie ; on ne pouvait pas ne pas se réjouir que la Princesse auquel notre regard ne s’est jamais déshabitué depuis tant d’années, ne s’est jamais interrompu que pour mieux l’admirer de nouveau, à cette indécente et furieuse campagne menée par certains – dont une presse à ragot a cru se faire sournoisement l’écho – sur une prétendue maladie.

Son sourire illuminait la salle et la salle s’imprégnait de cette immense présence où les membres de l’Association féminine, organisatrice de la rencontre, y puisaient une vigueur nouvelle. Entre-temps, Son Altesse Royale aura au cours de cette rencontre présidé la signature de quatre importantes conventions. Elle aura conféré à la date du 8 mars, puisqu’il s’agissait aussi de la célébration de la Journée mondiale de la femme, une dimension particulière, une présence politique certaine parce que la femme au Maroc est indubitablement un acteur majeu

La démarche, pédagogique s’entend, n’a jamais varié. Elle est faite d’une quasi-pudeur chez Son Altesse Royale, mais demeure marquée d’une volonté affichée d’assumer jusqu’au bout ses responsabilités - et Dieu sait qu’elles sont multiples et diverses -, ses missions dont certaines sont très prenantes avec la même générosité et la même conviction que le titre de princesse comporte aussi sa part de devoirs et d’ingratitude. Quel que soit le cadre, dans un village reclus du Maroc, dans un faubourg de Marrakech ou une contrée lointaine du Kosovo, la Princesse est présente, littéralement engagée et son image de femme populaire, immanente et lumineuse, la précède chez le peuple profond et diversifié.

Mobilisée sur plusieurs fronts, politique, social et familial, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem a appris très tôt ce que c’est d’être investie d’une mission sociale et d’une responsabilité aussi lourde que celle de veiller à l’encadrement social de l’armée. A vrai dire, feu S.M. Hassan II n’ y pensait pas bien faire, car Son Altesse Royale ne lésine ni sur son temps, ni s’écarte un peu de sa vertueuse éthique de servir la patrie et le corps des forces armées. A la tête des œuvres sociales des Forces Armées Royales (FAR) dès 1986, elle a donné la mesure de ce que peut être la gouvernance par une femme au sein d’un corps – celui des armées – réputé pour sa culture traditionnelle où la virilité reste la marque essentielle. Or, Son Altesse Royale non seulement s’acquitte honorablement et dignement de sa mission, mais lui donne toute la signification souhaitée, en termes d’écoute, de soutien, d’engagement et de présence. De la même manière, et avec le même souci d’efficacité, elle démontre que la femme marocaine – qui plus est plus princesse – enjambe et transcende les frontières que la frilosité des hommes a tendance à tracer pour elle.

Présidente de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger en 1996, Présidente de l’Association marocaine de soutien à l’UNICEF, présidente de l’Observatoire marocain des droits de l’enfant, mais aussi et surtout présidente du Parlement de l’enfant, elle est également Ambassadeur de bonne volonté de l’ONU, présidente de plusieurs autres associations et, dans la foulée d’un engagement militant qu’elle porte comme un blason, présidente de plusieurs instances. Cumulés, les titres ne représentent pour elle qu’un seul prétexte et n’obéissent qu’à une seule finalité : servir les causes difficiles, être à l’avant–garde du combat pour la protection de l’enfance, la sauvegarde de la dignité des femmes, la représentation au niveau internationale des avancées que le Maroc, sous feu Hassan II et aujourd’hui sous le règne de Sa Majesté Mohammed VI réalise, inscrire en effet les actions décisives dans la durée, n’est-ce pas un défi singulier que Son Altesse Royale relève avec une détermination à toute épreuve?

Le représentant des Nations unies, dans les années quatre-vingt-dix, chargé de l’enfance, Alan S. Everest, n’avait pas assez de mots forts et émouvants pour rendre un hommage solennel à l’action de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem pour son engagement en faveur de la généralisation des campagnes de vaccination, la scolarisation des enfants dans les milieux ruraux et toute une politique de prévention dont le Maroc, à vrai dire, tirera la plus grande capitalisation et donnera le meilleur exemple au monde. Cela fait presque bientôt vingt ans que Son Altesse Royale est engagée sur le front multiple de l’enfance. Tour à tour, elle préside le Parlement de l’enfance, qui n’est pas une simple formalité ou une clause de style, mais la conscientisation, la mise en œuvre d’une pédagogie en faveur de l’apprentissage des enfants des instruments institutionnels, de la représentation parlementaire et de la politique tout court ; préside les campagnes de vaccinations dont elle reste la pionnière et la figure de proue - et le lancement en janvier dernier à Témara de la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole témoigne d’une telle pérennisation- préside ensuite le mouvement de prise de conscience en faveur de la femme marocaine, prend part à celui de la femme arabe, à Amman ou au Caire, honore en effet les réunions de l’UNESCO à Paris ou ailleurs, bref, elle assume son rôle de représentante de son pays, incarne l’Ambassadrice du Maroc et, au-delà, donne la haute mesure d’une marocaine qui concilie, avec bonheur et une sérénité à toute épreuve, la tradition vertueuse du Maroc éternelle et la modernité exigeante, bien assumée qui est au Maroc d’aujourd’hui le phare de l’ouverture.

Princesse citoyenne, femme d’action, militante engagée et volontaire en faveur des enfants et du combat de la femme, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem transcende un aussi ambitieux répertoire. Pourquoi ? Parce qu’elle est d’abord une maman qui, seule, a su élever avec dévouement, abnégation et parfois sacrifice ses deux enfants, Lalla Soukaïna, aujourd’hui inscrite dans le laborieux cursus du célèbre institut de la rue Saint Guillaume que sont les Sciences Pô, impénétrable « Sanctum santorium » s’il en est du quartier latin, côté Saint Germain, et Sidi Moulay Idriss. Elle leur a donné, elle continue à leur donner la digne éducation, la formation indispensable, la présence d’une mère consciente des enjeux complexes d’une évolution planétaire qui a vite fait de happer tous les préjugés. Ensuite, parce que princesse militante, elle franchit plus que quelqu’un ou quelqu’une d’autre l’irascible frontière des préjugés. La foi dans ce qu’elle entreprend n’est jamais entamée ou altérée par quelque hésitation ou un atermoiement. Elle a la foi chevillée au corps, elle marche à pas sûr, enfouie même dans sa pudeur qui, comme jamais chez quelqu’un d’autre, constitue sa force, une manière d’humilité inégalée, princière et noble, surgie comme le rempart dans un monde où le sens de la mesure est constamment battu en brèche par l’arrogance des arrivistes.

Elle ne se départit jamais de sa lucide sérénité, à l’épreuve d’un temps sans concessions, elle reste la combattante, la lutteuse de toutes les causes. Lalla Meryem est une femme d’adversité dont la dignité ne saurait jamais être entamée, elle ne compte que sur elle- même et sur sa famille, dont le Souverain. C’est une princesse du peuple, adulée par le peuple, incomparable dans sa mansuétude, sa générosité, voire sa fragilité même. Dans un monde secoué par des soubresauts, elle incarne la force tranquille, une volonté résolue, déterminée à mener à son terme sa double mission : la réhabilitation de la politique sociale en faveur de l’enfance et de la famille, la présence du Maroc sur les espaces internationaux où sa présence constitue aujourd’hui plus qu’une dimension symbolique, mais la caution de vertu et de noblesse. Qu’en cette heureuse occasion, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem nous permette de lui souhaiter un joyeux anniversaire, de lui présenter nos vœux déférents de bonheur, de succès et de longue vie.

juin
26

Samira Saïd, l’ascension permanente d’une diva marocaine

Elue comme best Arabian Music singer pour son disque Youm Wara Youm, Samira Said a été récompensée 4 fois comme étant la meilleure artiste féminine de l’année par le festival de la musique arabe au Caire. Samira Saïd est considérée parmi les artistes arabes ayant vendu le plus de disques dans le monde.

Samira Saïd, l’ascension permanente d’une diva marocaine
«Youm Wara Youm», «Al bal », « Ehki ya chahrazade», «Moch hatnazel anek» «Al gani baad youmine » sont les chansons les plus célèbres de Samira Said. Elle a su s’imposer sur la scène artistique arabe. Samira est chanteuse, compositrice et pianiste.
Elle est née à Rabat le 10 janvier 1959. Après avoir connu plusieurs  succès avec des chansons marocaines, la chanteuse a séduit un public  international à travers l’interprétation de chansons à tonalités arabe, égyptienne, marocaine et bien d’autre. Elle a commencé à chanter très jeune dans les noces de famille, les fêtes scolaires, les camps d’été. C’était son jeu à elle. Elle trouvait amusant que ses camarades la jalousent et que ses profs prennent particulièrement soin d’elle. Mais Samira n’a jamais regretté d’avoir mené dès le début cette vie de star. Elle est passée d’une transition à l’autre. Ou plutôt d’un changement à l’autre. A l’âge de 8 ans, dans le cadre de l’émission de variétés Mawahib, la petite Samira s’est distinguée rapidement grâce à l’interprétation de la chanson marocaine. La chanteuse a été aussi appréciée par Abdelhalim Hafid lors de sa tournée au Maroc. A l’âge de 14 ans, elle a voyagé au Caire. C’était l’une occasion  pour rencontrer plusieurs poètes et compositeurs arabes tels que Mohamed Abdelwahab et Baligh Hamdi. Ce dernier a composé pour elle les chansons de ses premiers albums.
En 1980, la diva a représenté le Maroc au concours Eurovision à La Haye. C’était la première chanteuse marocaine qui a participé à ce concours. En 2006, elle  a chanté en français, anglais et arabe pour la coupe d’Afrique des nations au stade du Caire.
Samira a réussi à rester l’une des meilleures chanteuses du monde arabe en se consacrant entièrement à sa carrière, et toujours à la recherche de nouveaux aspects et de nouvelles matières qui rendent unique son style. Elle est également toujours à la recherche d’une variété de musique et de
styles : Tarab, Rai, Jazz, Slow, etc.  Elle a commencé à travailler avec de jeunes artistes de talent, et a produit plusieurs albums comme : «Inssani», «Khaifa», «Ashk », «Enta Habibi», «Kul Eshaat Dee», «Al Bal», «Rohy», «Leila Habibi». Samira Saïd a été mariée deux fois, son second mariage, elle a eu un enfant avec un homme d’affaires marocain. Samira reste très discrète sur sa vie privée. Le chant de Samira chante l’amour, la paix et la romance. Elle prouve qu’elle restera une grande dame de la chanson arabe.

Le 26-6-2008
Par : Mounir Siraj

juin
20

Latifa Raafat Biographie

latifa raafat

est grand nom de la musique marocaine. cette grande dame de la chanson a marqué toute une génération.

Latifa Raafat Biographie

de ” khouyi ” , ” ana fi arek ya yamma ” ou ” maghyara ” jusqu’à sa reprise récemment de quelques joyaux du patrimoine musical de notre pays.

latifa raafat

a toujours chanté pour son public marocain encore nombreux. elle n’a jamais été tentée par les projecteurs de l’egypte ou du golfe.

avr
28

Tigresses Flow:RAP n’est rien d’autre qu’un moyen d’exprimer leurs pensées à travers une mélodie Instrumentale

C’est au mois de Ramadan 2005 que le groupe Tigresse Flow a vu le jour . Composé de deux rappeuses: Hind AKA MC Flow, et Sofia AKA, Tigresse Flow décide de découvrir le monde du Rap en s’exerçant à l’écriture et au chant.

Tigresses FlowEn 2008 le groupe accueille 2 nouveaux membres, Fatinez «Fatine» AKA Khina et Dirty Flow «Wahiba».Les 4 tigresses décident alors de s’investir vraiment dans la musique HIP HOP, et créent officiellement en 2007 le groupe «TIGRESSES».

Agées entre 18 et 24 ans, les 4 tigresses ne cessent de travailler malgré une distance qui les séparent entre Casablanca et salé. Pour elles, le RAP n’est rien d’autre qu’un moyen d’exprimer leurs pensées à travers une mélodie Instrumentale…

les jeunes filles seront présentent au festival ouf du Bled le 3 Mai 2008 à Casablanca

Blog du Groupe: http://tigress-flow-officiel.skyrock.com

Clip Vidéo Stays Crew Ft Tigresse Flow - Hip Hop Casawi Live Rabat :

avr
17

Nabil Ayouch sort son dernier film “Whatever Lola wants”

Après Ali Zaoua, prince de la rue, en 2000, le réalisateur franco-marocain, s’est offert une nouvelle incursion dans l’univers (féérique) des contes. Cette fois, son héroïne s’appelle Lola, une jeune américaine qui va découvrir la culture égyptienne grâce à l’amour et à la danse. Whatever Lola wants sort en France ce mercredi et Nabil Ayouch se plie, avec la douceur qui le caractérise, au rituel de l’entretien.“Whatever Lola wants”

Lola, 25 ans, est une factrice new-yorkaise qui se partage entre son travail et sa passion pour la danse. Son meilleur ami Youssef, un Egyptien, lui fait découvrir une légende de la danse orientale dans son pays, Ismahan. Quand elle rencontre Zack, un Egyptien également, elle ne sait pas que l’amour va la mener à la rencontre de celle qui est devenue désormais son idole.

Whatever Lola wants est comme le décrit son réalisateur, le franco-marocain Nabil Ayouch, un « conte moderne » qui parle de dialogue entre les peuples. Quand elle débarque au Caire, la jeune Américaine prend le risque de se heurter à une culture égyptienne pétrie de tabous, à une ancienne gloire qui en fait les frais. Cette envie frénétique d’en apprendre plus sur la danse orientale est le passeport qui lui ouvrira toutes les frontières, y compris celle des coeurs.

Nabil Ayouch, à l’instar de ses héroïnes Lola et Ismahan, réunies à la croisée des chemins entre Orient et Occident, joue la carte de la (ré)conciliation entre deux régions qui lui sont chères. Ce dernier film de Nabil Ayouch sort en France ce 16 avril et sera dans les salles marocaines le 23 avril prochain.

Le personnage de Lola a quelque chose de très innocent dans sa démarche, comme Ali et ses amis dans Ali Zaoua, prince de la rue, votre précédente fiction. Serait-ce s’avancer que de dire que la thématique de l’innocence vous interpelle ?

Pas l’innocence, le rêve. La capacité à croire qu’on peut déplacer des montagnes. Les amis d’Ali Zaoua veulent lui offrir le plus bel enterrement possible alors qu’ils sont des enfants des rues. Lola, elle, part vers son destin et vers une rencontre, a priori improbable, entre l’Orient et l’Occident. Avec Ismahan, elle arrive à créer un pont.

Les femmes sont les vraies héroïnes de ce film. Ne serait-ce parce qu’elles font preuve d’une volonté inébranlable…

Les femmes ont des qualités que les hommes n’ont pas. Des qualités qui peuvent permettre de se réconcilier. Les femmes trouvent tout à fait leur place dans une oeuvre qui appelle à transcender nos différences. On nous fait croire que parce que nous sommes différents, nous ne sommes pas capables de nous parler. Pour moi, c’est l’inverse, parce qu’on est différent, on a des choses à se dire. Il faut que nous soyons en mesure d’exprimer nos différences, de les assumer et de les transcender.

Lola et Ismahan ont-elles été pensées comme des prototypes de cet Occident et cet Orient entre lesquels vous lancez cette passerelle ?

Chacune d’elle incarne, plus que ne représente, certains éléments de leurs sociétés respectives. Pour Lola, une certaine naïveté de l’Occident, des Etats-Unis, pour Ismahan, la sagesse. Elles sont néanmoins loin de représenter de grands ensembles géopolitiques parce qu’elles ont leur identité propre.

En filigrane, votre film est une critique du statut des femmes dans la société égyptienne, de l’homophobie. Youssef, le meilleur ami égyptien de Lola, est homosexuel. On pense d’ailleurs à L’Immeuble Yacoubian…

Plus que de la société égyptienne, c’est une critique du monde arabe en général. La meilleure chose qu’on puisse faire aujourd’hui en tant que cinéaste oriental, arabe, c’est d’être capable de critiquer, nous-mêmes, notre société. Il y a des choses qui fonctionnent, d’autres moins, j’ai envie de dire les deux. Si nous ne le faisons pas, d’autres le feront avec leurs caricatures, leurs idées reçues. Quand vous regardez les films que font en général les Américains sur le monde arabe, il s’agit soit de guerre, soit de terrorisme. On a l’impression que l’Orient est complètement déshumanisé. C’est à nous artistes de cette région du monde, c’est pareil pour l’Afrique, pour l’Asie, l’Amérique latine, de faire des films sur notre société.

C’est votre façon à vous, en tant qu’artiste arabe, de rééquilibrer la balance même si on peut vous reprocher la forme ? Whatever Lola wants est un film qui prend le parti, même s’il les évoque, de lisser l’importance des chocs culturels. Finalement, on se dit qu’il n’y a que dans un film que ça peut arriver…

C’est un film qui a plusieurs niveaux de lecture. Certains y verront du divertissement pur à cause du format : danse, musique…D’autres y verront, à la lumière de leur vécu, des choses plus personnelles, plus intimes. Les choses ne se font pas si simplement que cela. C’est aussi le rôle du cinéma de prendre des raccourcis, contrairement à la vraie vie. Whatever Lola wants est un conte moderne. Pour rentrer dans ce film et pour l’apprécier, il faut accepter de se plier à ses codes.

La danse orientale est au cœur de cette fiction. Pourquoi ce clin d’oeil ?

La danse est un véritable lien visuel et organique. Il y a très peu de choses qui nous permettent de nous rassembler autour d’une émotion, à l’exception des arts et du sport. Whatever Lola wants est un hommage à la danse orientale, une danse qui a trois mille ans. C’est une danse de la procréation, c’est pour cela qu’on parle de danse du ventre.

Laura Ramsey est tout sauf une danseuse professionnelle. Contrairement à Lola, qui n’apprend que la danse orientale, elle a tout appris. Elle réalise une véritable performance. Et pourtant, ce n’était pas votre préférée pendant le casting…

C’est une sacrée performance. Au début, non. Mais en prenant de la distance, je me suis rendu compte à quel point elle était belle, sensuelle mais surtout espiègle. La danse, ce n’est pas que le corps, c’est aussi l’expression du visage. C’est une interprétation.

La chanson Whatever Lola wants, revue et corrigée par Natacha Atlas, est une véritable trouvaille, la sienne d’ailleurs. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous rapprocher d’elle pour travailler sur la bande originale ?

Je souhaitais que les standards occidentaux soient revus d’un point de vue oriental. Whatever Lola wants est une vielle chanson de jazz de Sarah Vaughan, qui date des années 50, à qui on a fait subir cette métamorphose. Natacha Atlas a réussi, également, avec la musique à bâtir des ponts entre l’Orient et l’Occident, ce que j’ai voulu faire avec ce film. Elle est l’une des artistes qui a le mieux réussi dans cette démarche. Par ailleurs, Natacha a une voix unique et envoûtante.

Que représente votre dernier long métrage dans votre filmographie ?

Une forme de réconciliation entre deux parties de moi-même.

C’est difficile de vivre sa double identité ?

Quand on est jeune, oui. On a besoin d’ancrage durant cette période de sa vie, de repères et de références. Quand on grandit, on finit par se rendre compte que la diversité est plus riche, encore plus quand elle vient de l’intérieur.

En 2005, vous avez été à l’origine d’une structure dénommée Film industry made in Morocco au travers de laquelle plus d’une trentaine de longs métrages ont été produits. Vous défendez beaucoup le “made in Maroc”. Vous avez d’ailleurs représenté votre seconde patrie aux Oscars en 2001, avec Ali Zaoua, prince de la rue. Comment se porte aujourd’hui le cinéma marocain, l’une des industries les plus dynamiques dans le Maghreb ?

On a la chance d’avoir un Etat qui soutient énormément le cinéma. Le pouvoir politique s’intéresse à cette industrie et l’aide à se développer en lui accordant des aides. Cela permet à beaucoup de films marocains d’exister et de s’exporter. Ce qui n’est malheureusement plus le cas en Tunisie ou en Algérie. Il faut de gros moyens pour faire du cinéma, contrairement à la littérature ou à d’autres disciplines artistiques.

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