oct
06

Je hais mon appart !

Vous auriez du me voir le jour où j’ai signé pour cet appart : complètement hystérique. À appeler tous mes amis pour leur dire à quel point j’étais heureuse d’intégrer ce qui allait être mon petit chez moi. À avoir une idée de déco toutes les deux minutes, à repeindre, à bricoler, à arranger.

Je hais mon appart !

Puis petit à petit, j’ai eu de moins en moins d’idées. La déco de mon appart s’est peu à peu figée, j’ai commencé à le trouver trop petit.

J’ai fermé les yeux et commencé à imaginer un espace plus grand, plus beau, plus lumineux, dans un meilleur quartier…

La romance était finie : je détestais mon appart.

- Les plaques chauffantes qui mettent une heure à chauffer.
- La moquette trop vieille et trop chère à changer.
- Les voisins d’en face : marre qu’ils regardent ma vie comme une série-télé !
- Mon micro-salon où à plus de quatre, on ne peut pas bouger.
- Ma baignoire tellement vintage qu’il faut quatre heures pour la récurer.
- Ma gardienne et son air réprobateur à chaque fois qu’on se croise dans les escaliers.

Et encore des tas de détails qui me font hurler.

Du coup, j’ai l’impression qu’un appart, c’est comme une histoire d’amour… Quand les sentiments s’en vont, soudain, on voit tous les défauts !

oct
04

La takchita marocaine, mélange de tradition et de modernité

Le caftan marocain, appelé aussi takchita, est un symbole à la fois de la tradition et de l’innovation marocaines. La popularité de plus en plus grande dont bénéficie ce vêtement, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger, provient de son élégance et de sa simplicité. Nombre de musiciennes et d’artistes fréquentent désormais les grandes soirées, y compris des manifestations internationales, en takchita. Le caftan marocain a été remarqué par les marchés arabes et occidentaux, qui ne cachent pas leur admiration. Les chiffres montrent que 75 pour cent de la production annuelle des entreprises d’habillement marocain traditionnel sont exportés vers les marchés arabes et européens. Nombre de ces entreprises ont ouvert des bureaux dans les capitales étrangères pour superviser la distribution et la commercialisation.

La takchita marocaine, mélange de tradition et de modernité

Certains enthousiastes craignent toutefois que le caftan perde de son originalité du fait de sa renommée mondiale et de son apparition dans des magasins de mode, qui risquent d’en faire un produit européanisé ou occidentalisé, coupé de la civilisation marocaine.
“Le caftan marocain est connu et n’a rien à voir avec ce que nous voyons aujourd’hui dans les défilés de mode, en particulier à l’étranger”, affirme Mohamed Naoui. “Ce que nous voyons, ce sont des designs très différents de l’habit traditionnel marocain, qui symbolise notre patrimoine et notre histoire, mais qui sont tout de même appelés caftans. C’est une grossière erreur, car le decorum et la propriété doivent être pris en compte avec cette robe traditionnelle.”

Samira Haddouchi, une jeune styliste marocaine, ajoute: “J’insiste pour donner à cette robe sa touche arabe, ainsi que la chaleur des couleurs qui reflète mes propres sentiments envers les autres. Je n’aime pas les couleurs froides, et je cherche à réaliser l’harmonie entre les couleurs chaudes qui donnent aux femmes leur grâce et leur élégance.”

Elle explique que les fiancées marocaines veulent célébrer leurs noces en robe traditionnelle, plus qu’avec des vêtements de style plus moderne; elles sont bien plus enclines à refléter leur personnalité marocaine dans un caftan ou une takchita avec des touches innovantes, qui leur permettent de se sentir plus belles et plus élégantes.

La nature spéciale et le toucher du caftan marocain apparaissent clairement lorsqu’une artiste ou une célébrité étrangère le porte. Le célèbre caftan de Samira Haddouchi, dessiné pour la chanteuse libanaise Haifa Wehbe, est apparu sur la couverture de nombreux magazines et journaux féminins, et l’actrice Susan Sarandon portait fièrement un caftan lors du 6ème Festival International du Film de Marrakech.

De nombreux stylistes marocains de renom se sont spécialisés dans le caftan, et ils présentent leur travail lors de défilés au Maroc et dans le monde entier. Le défilé de mode “Moroccan Caftan”, qui rassemble des célébrités, des designers et, bien entendu, les médias, est désormais une manifestation incontournable, et chaque année, le mensuel Femmes du Maroc consacre une édition toute entière aux takchitas présentées lors de ce défilé.

La famille royale du Maroc contribue fortement à préserver et développer l’image de ce vêtement traditionnel, et le caftan est désormais le vêtement officiel de presque toutes les soirées et manifestations, tant au Maroc qu’à l’étranger. Les princesses royales sont très friantes de styles traditionnels combinant art, innovation et culture originale, tout en conservant la grâce et l’élégance de la femme marocaine.

oct
03

Comment gérer l’imprimé animalier

C’est quand même quelque chose la mode ! Tenez, prenez par exemple l’imprimé panthère. On ne peut pas dire que j’en raffole. Moi, ce que j’aime, ce sont les unis, les tons neutres, la simplicité. Je l’avais bien vu, cet imprimé, pendant les défilés.

Comment gérer l’imprimé animalier

Mais je n’aurais jamais cru me retrouver avec pas moins de trois vêtements aux imprimés animaliers ! C’est comme ça, par hasard, au détour d’un shopping tout ce qu’il y a de plus innocent, qu’ils ont atterri dans mon placard.

Depuis, je me creuse la tête. Mes imprimés, je les porte comment ?

- Le premier truc qui vient à l’esprit, c’est de dédramatiser. Un imprimé assez fort ne nécessite pas grand chose pour se faire remarquer. On l’associe à des tons neutres et on lui laisse avoir la vedette, simple, chic et précis.

- Je l’ai aussi choisi en accessoire. Un grand foulard panthère, comme sur la photo, c’est en ce moment le comble de l’élégance et l’on en trouve partout, à tous les prix. Ça a l’avantage de réchauffer n’importe quelle tenue et c’est très féminin.

- Mais ce qui se fait aussi beaucoup en ce moment, certes, avec plus ou moins de talent, c’est de remixer. Prendre des risques, oser. Mélanger son imprimé avec des carreaux, avec des pois, avec des couleurs.

J’ai tenté l’aventure pas plus tard qu’hier, et je me suis sentie hyper aventurière, ambiance safari fashion. Un tee-shirt panthère, avec un foulard à carreaux autour de la taille et un grand pantalon beige. Ok, ok, ce sont des risques mesurés…

sept
27

Enceinte, nos conseils mode !

Durant votre grossesse, vous ne savez pas toujours comment vous habiller ? Faites le plein de conseils et d’idées…

Enceinte, nos conseils mode !

Enceinte, le choix des vêtements est limité. Que cela ne vous empêche pas d’être élégante ! D’ailleurs toutes les fantaisies sont permises, à condition de ne pas être comprimée. Des dessous aux accessoires, tour d’horizon de votre garde robe pendant 9 mois.

Quelques conseils

 Mettez en valeur vos jambes et vos bras s’ils restent minces.
 Portez des couleurs vives ou du pastel en haut et du sombre en bas. Ainsi, vous gommez les rondeurs et vous détournez l’attention des endroits où vous avez pris du poids.
 Lorsque vous vous habillez, asseyez-vous, mais évitez de vous pencher en avant sans plier les jambes car vous risquez de vous déséquilibrer et de tomber.

Les vêtements pour femme enceinte

Pour : si vous travaillez, une ou deux jolies tenues spéciales femme enceinte dans lesquelles vous vous sentez à l’aise sont indispensables. Ces pantalons et jupes de grossesse sont tout à fait adaptés à votre nouvelle morphologie.


Contre
: ces vêtements coûtent cher et ne servent que quelques mois… Mais vous pouvez trouver dans le prêt-à-porter des vêtements pratiques pour les derniers mois. Il est faux de penser que vous les remettrez ensuite.

sept
26

Et ma culotte, tu l’aimes ?

On a fini par se mettre d’accord avec mes copines : les dessous, nos chéris, ils s’en préoccupent comme de leur première chemise.

Et ma culotte, tu l’aimes ?
Et quand on voit comme ils se préoccupent de leur dernière chemise, ça vous donne une petite idée du degré d’intérêt qu’ils portent à nos froufrous.

Pourtant, on y met du nôtre. Princesse Tam Tam n’a pas de secret pour nous, on se damnerait pour les dessous coquins d’Agent Provocateur et l’on passe du string à la culotte fifties à la Dita Von Teese sans sourciller.

Rien à faire, c’est toujours la même histoire. Au moment décisif, leur seul objectif, c’est de nous les enlever, ces dessous. Mais on n’est pas du genre à se laisser faire : on a chacune nos petites idées pour leur en faire profiter, de force, ou de gré.

Sophie a appris à se servir de ses dessous comme vêtements d’intérieur. Facile, vous me direz, elle n’a pas d’enfants. À la maison, elle se balade toute culotte à l’air. L’homme ainsi alléché à tout loisir d’admirer la plastique et la dentelle de sa belle.

Margaux adore user et abuser des vêtements trop grands. Avec elle, tous les jours, la lingerie est de sortie. Et vas-y que je te dévoile ma bretelle, et le haut de mon panty qui déborde de mon jean… Pas forcément du meilleur goût, mais c’est à la mode et j’en connais un qui apprécie.

Quant à moi, et bien j’ai tout simplement décidé de l’emmener l’acheter avec moi, ma lingerie. On décide ensemble de ce qui nous plaît… Et l’on a qu’une hâte, de rentrer tout essayer !

sept
25

Mode à Milan : Marni pop et Gucci exotique, ou comment voir la vie en rose

Des tropiques chic de Gucci à la pop acide de Marni, les collections milanaises de prêt-à-porter ont fait le plein de peps mercredi tandis que le couturier sarde Antonio Marras rendait un émouvant hommage à l’artiste française Camille Claudel

Mode à Milan : Marni pop et Gucci exotique, ou comment voir la vie en rose

Losanges, pastilles, rayures verticales et carreaux aériens : Marni a fait dans l’élégance graphique et a livré une collection très enlevée.

Fil conducteur des créations de Consuelo Castiglioni, un motif à pois obtenu grâce à l’assemblage de grandes gommettes en feutrine, un effet pop très raffiné qui se décline en jupes et tuniques droites.

Violet, parme, bleu électrique, jaune et rose fluo : les couleurs sont acides et explosent sur la passerelle. Des tailleurs-jupes sont taillés dans du raphia noir tressé, l’arlequin à gros losanges se mêle à du tulle vert, des boléros-bijoux recouverts de sequins chatoyants se posent sur les épaules.

Frida Giannini pour Gucci lance sur les passerelles de délicieuses baroudeuses chic qui, petit sac au dos, partent à l’aventure bardées d’atours très féminins bien que piqués au vestiaire militaire.

Un mini short mastic se porte avec une saharienne nouée dans le dos, une jupette kaki se sangle sur les hanches, une robe café joue avec les zips, un pantalon se pare de chaînettes qui pendent sur le mollet. Un perfecto de python brun perd ses manches.

Des chemises estampillées de palmes, fleurs d’hibiscus et autres feuillages s’en mêlent et apportent une touche exotique, rehaussée par de longs sautoirs d’améthystes et d’agates. Le soir, ces mêmes imprimés se fluidifient dans de longues robes ou de voluptueuses toges, turquoise, émeraude, violet.

Roberto Cavalli renoue avec ses longues robes de mousseline si légères qu’elles volètent autour des jambes. Bleu pâle ou rose dragée, les voiles transparents sont à peine soulignés d’une ligne de paillettes, ou se font carrément psychédéliques avec des imprimés foulard jaune et vert vif.

Des jupettes se recouvrent de volants, des robes bustiers très courtes amassent le tissu jusqu’à former un faux-cul, pour ressembler à une robe de marquise qui aurait réduit en machine.

Le styliste florentin se lance même dans une exploration de matières cirées, qu’il plie et replie pour un volume qui ne bouge pas et un rendu mat. Une étonnante robe est entièrement recouverte de perles nacrées vert pomme.

Pour le soir, une longue robe noire moulante perd une manche dans l’aventure et se fend sur la cuisse, une autre se la joue charleston et danse sur les hanches. Un pantalon, également noir, emprunte à la broderie anglaise et s’accompagne d’une chemise très sexy en voile retravaillé de dentelle sophistiquée.

Antonio Marras fait souffler un vent de nostalgie sur les passerelles milanaises avec un hommage à la sculpteur française Camille Claudel dont des extraits de lettres sont lues (en français) en fond sonore, tandis que le décor recréée un atelier avec des statues en plâtre.

Le créateur sarde, par ailleurs styliste de Kenzo, a choisi une ambiance fin de siècle et délicieusement rétro avec des mannequins au regard ombré par des voilettes qui défilent en courtes robes de soie beige bordées de dentelle parées de délicates passementeries.

Les robes dos-nu sont pléthore, des demi-gilets de sequins colorés se jètent sur des robes de danseuses en tulle, des perles de métal viennent percer en douceur des petits paletots.

Jeudi, au sixième jour des défilés milanais, ce sera notamment au tour de Versace, Fendi, Max Mara et Emilio Pucci de présenter leurs collections.

sept
24

La djellaba, une expression de la richesse de l’âme et de l’esprit

Mohamed Janbari (Marrakech News) : Et pour certains, elle cache aussi une misère matérielle mais certainement pas du cœur. Une œuvre, signe du grand patrimoine national, la djellaba est toujours la royale parmi tous les vestimentaires.

La djellaba, une expression de la richesse de l’âme et de l’esprit

Hommes et femmes au Maroc lui sont reconnaissants, leur personnalité n’est évaluée qu’à travers la djellaba, charme, beauté et élégance.

L’élément djellaba est tellement omniprésent, elle nous apporte la preuve du grand angle de la vision et le pouvoir optique de  l’artisan marocain.

sept
23

Mode à Milan: la leçon de couleur de Missoni, les marinières de D&G

Tel un kaléidoscope décomposant la lumière, la collection d’Angela Missoni dissèque nuances et tons sur des robes-blouses aux lignes fluides qui fonctionnent à la manière d’un tableau de Kandinsky: les couleurs ricochent, s’acoquinent ou se repoussent pour un effet très dynamique.

Mode à Milan: la leçon de couleur de Missoni, les marinières de D&G

Du rose poudré au brun, du bleu canard au jaune mat, les pigments se déclinent en chevrons, tweeds ou imprimés foulard, et se prennent même à jouer au ton sur ton avec des unis qui claquent. En apparence du moins: à l’intérieur des manches, les liserés qui ont fait le succès de la maison Missoni se laissent entrevoir.

Parfois, des fils d’or se mêlent au tissage des tuniques qui s’irisent sous la lumière. Les jupes se prennent pour des pantalons, et les larges ceintures de cuir brut font semblant de recadrer la profusion de couleurs.

D&G, la ligne cadette des créateurs milanais Domenico Dolce et Stefano Gabbana, se plaît à respirer l’air marin et fait défiler des mannequins bardées de rayures bleu marine et blanc, estampillées de grosses ancres rouges.

On ose le maillot de bain en maille rayée accessorisé d’un bonnet de bain lui aussi tricoté, que l’on va nouer avec soin sous le menton. On n’hésite pas à enfiler des bas résille sous sa combi-short moulante, elle aussi bleu marine et blanc, et à faire claquer sur la promenade du port ses lourdes plate-formes.

De petits drapeaux, pavillons de bateaux du monde entier, s’impriment sur les tissus, les vestes-cabans sont immaculées, les pantalons à pont montent très haut sur la taille.

Giorgio Armani revisite ses classiques de la nonchalance méditerranéenne et fait glisser soies et satins sur la peau de ses modèles, avec de délicates blouses sans manches froncées sur la taille, des vestes à la coupe comme toujours impeccables retenues par un seul bouton, des robes fluides qui caressent les jambes.

Chez Byblos, des brassières minimalistes de cuir vernis noir, blanc, vert amande ou ocre viennent corseter de longues robes flottantes ou ramassées en plis minuscules.

Des femmes-papillons défilent dans des tops tissés de fils libres qui laissent pointer les seins et dessinent de délicates ailes d’éphémères. Au bras, un sac à main en forme de gros noeud semble lui aussi prêt à prendre son envol.

Plus futuriste, C’N'C, la ligne “jeunes” de Costume National, explore les limites des tissus artificiels et superpose nylon, voile, gaze et autres laines siliconées pour des jeux de transparence qui dévoilent le corps tel un mécanisme et le structure de baleines apparentes et de bandes de satin croisées.

Ermanno Scervino opte pour le blanc et le noir, séparément, qu’il décline dans des robes-bustiers ultra féminines empesées et fleuries de roses en tissu, des pantalons ajourés recouverts de franges, ou encore un délicat maillot de bain en passementerie.

Mardi, au quatrième jour des défilés, ce sera notamment au tour de Moschino, Salvatore Ferragamo, Blumarine et Etro de présenter leurs collections.

sept
22

Mode à Milan: les belles guerrières défient des élégantes très couture

Des belles guerrières de Frankie Morello aux vaporeuses gazelles de Just Cavalli, les passerelles milanaises en ont vu de toutes les couleurs dimanche et ont réservé un accueil triomphal aux nouveaux stylistes de la maison Ferré et à leurs élégantes très couture

Mode à Milan: les belles guerrières défient des élégantes très couture

Fait assez rare pour être souligné, c’est une véritable ovation qui a salué la première collection de Tommaso Aquilano et Roberto Rimondi pour Gianfranco Ferré, au deuxième jour de présentation des collections milanaises de prêt-à-porter pour le printemps-été 2009.

Un peu plus d’un an après la mort du créateur de la maison de couture, les deux talentueux jeunes hommes ont démontré une maîtrise impeccable des matières et des coupes, réussissant à respecter l’esprit d’élégance classique de la griffe tout en apportant une touche très personnelle.

A la fois très structurées mais aussi étrangement aériennes, les robes, jupes et chemisiers partent d’une base très ajustée sur le corps puis s’envolent dans des détails de manches ballon, cols dégorgeant, jabots mousseux, revers exagérés, plis et replis.

Des paletots sont rebrodés de grosses perles semblables à de précieux éclats de minéraux, une robe de cuir blanche se fait deuxième peau, des cabochons de verre transparent parsèment un tissu strié de gris, les pieds sont montés sur plexiglas.

Chez Frankie Morello, des guerrières de paix déboulent sur la passerelle telle une armée silencieuse levée pour faire de la féminité un remède contre toutes les guerres du monde.

Un multitude de petite poches couleur sable, arrachées à des vestes militaires, sont assemblées pour former des robes-bustier sur lesquelles se posent de grosses plaques de métal utilisées pour identifier les soldats, ou d’épaisses lettres dorées qui forment les mots “No War”.

Sous une saharienne chic ou au-dessus d’une petite jupe empruntée au vestiaire militaire, les tops proclament en lettres pailletées “No Bombs, only Sexy Bombs”.

Les couleurs explosent soudain: le fuchsia, le turquoise, l’ocre et le violet éclaboussent un tissu qui semble tout droit découpé dans de la toile à parachute et qui s’ouvre en parapluie pour transformer robes et jupes en subtiles tulipes.

A la fin de leur défilé déjà militant, les deux stylistes Maurizio Modica et Pierfrancesco Gigliotti viennent saluer le public vêtus de T-shirts “Barack” et “Obama”, un soutien ostensible au candidat démocrate à la présidentielle américaine.

Et ce n’est pas parce qu’il fait chaud que Roberto Cavalli va renoncer à ses imprimés fétiches: le léopard et le zèbre, rose, jaune et violet, rythment sa ligne bis Just Cavalli et viennent parer de vaporeuses robes en mousseline qui volètent le long des jambes.

Le noir fait fi des rayons du soleil avec de rutilants tailleurs-pantalons de raphia tressé ou d’exquises petites robes en dentelle ultrafine qui s’enfilent sur un bas de maillot de bain rose, ou bien se portent avec un sac vernis jaune d’or et des plates-formes coordonnées.

Chez Gaetano Navarra, les soies fluidifiées à l’extrême ruissèlent sur la peau en d’amples plissés et drapés qui se resserrent subitement sur le genou, pour encadrer la démarche sans toutefois l’entraver.

Ambiance printanière et jeune fille en fleurs du côté de Blugirl, la ligne bis d’Anna Molinari, où les mannequins, gros noeud blanc dans les cheveux, défilent en délicat chemisier immaculé, en robe à pois rose bonbon ou en mini-short noué sur les côtés.

Lundi, ce sera notamment au tour de Marni, Missoni, Giorgio Armani, D&G et Burberry de présenter leurs collections.

sept
17

Rentrée : quoi de neuf ?

C’est la rentrée !!! C’est le moment de préparer nos cartables et de se rhabiller. Vous n’avez pas eu la liste officielle ? Attendez, professeur Garance s’en charge. Vous avez de quoi noter ? C’est parti.

Rentrée : quoi de neuf ?

Commençons par l’équipement de base, celui qui va nous suivre tous les jours et être un vrai compagnon : le sac. Cette année, la besace est toujours d’actualité, et pour être vraiment dans le ton de la rentrée, une petite Upla, indémodable et increvable, me semble être un investissement parfaitement raisonnable.

Quoi, la besace de l’année dernière ? Elle a des tâches d’encre au fond ! On est obligées de changer !

Bon, et puis commencer une rentrée du bon pied, c’est commencer la rentrée bien chaussée. Cette année, plutôt que de se ruer sur les talons de douze préconisées par les rédactrices de mode qui doivent toutes êtres mariées à des chauffeurs de taxi (la seule solution viable me semble-t-il si on veut vraiment être sapée comme dans les magazines), on va se trouver de petites bottes folk, à talons de trois ou quatre centimètres, qui vont nous permettre de trotter de rendez-vous en rendez-vous sans se prendre les pieds dans nos emplois du temps. Il y en a partout, j’en ai acheté pas plus tard qu’hier chez Zara, elles sont parfaites.

Tout ça c’est bien beau, mais comment on modernise l’ensemble ? Comment faire pour avoir l’air résolument 2008 ?

Et bien, on se trouve un chapeau. Et attention. On le met. C’est tellement dans l’air du temps qu’on ne peut plus se sentir ridicule : toutes les filles cool en portent. Ça finit la tenue et donne un air lancé à n’importe quel jean basket.

Et on le sait toutes très bien : malgré nos bonnes résolutions, il y a de grandes chances pour qu’on finisse en jean basket !!!

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