L’ISIC organise une session de formation en journalisme électronique du 8 au 12 courant

L’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) organise, du 8 au 12 mars, une session de formation en « Journalisme électronique: journalisme multimédias » au profit de ses étudiants arabisants de la 4-ème année.

Initié en partenariat avec l’institution allemande Deutsche Welle, cet atelier s’intéressera notamment à l’analyse comparative entre le journalisme électronique en tant que multimédias et les médias traditionnels tels la radio, la télévision et la presse écrite, indique vendredi un communiqué de l’ISIC.

L’atelier s’attellera aussi au savoir-faire, aux techniques de rédaction pour Internet et à la conception de sites multimédias.

Cette formation, qui sera animée par le directeur de la section arabe du site de la Deutsche Welle, Mohammed Ibrahim, a pour but de développer les compétences des étudiants en journalisme électronique.

MAPF

L’humiliation aggrave la situation

Un enfant doit réussir scolairement s’il veut réussir sa vie. Tel est le discours ambiant. On confond toujours réussite scolaire et valeur personnelle de l’enfant.

Et si l’enfant a des difficultés à l’école ou ne réussit pas, l’éducation donnée par les parents est pointée du doigt. Sami, 14 ans, a eu une mauvaise note le semestre dernier. Il a beau cherché à cacher cette triste nouvelle à ses parents, en vain. Et c’est finalement son frère qui a révélé la contre-performance de Sami à ses parents. Sa mère n’a pas cru ses oreilles: «Pourtant, il révisait ses cours chaque soir». Depuis cette révélation, Sami se sente mal dans sa peau. «Mais, il est souhaitable que les mauvaises notes ne soient pas un drame. Certes, il faut tirer la sonnette d’alarme, mais ne pas empoisonner le dialogue entre parents et l’enfant. Qu’il s’agisse d’un simple contrôle raté ou de mauvaises notes à la chaîne, une punition assortie d’une réprimande est loin d’être la bonne solution», précise Abdelkrim Belhaj, psychosociologue et professeur à l’Université de Rabat. A noter que dans les deux cas, l’enfant se trouve en situation d’échec. En rajouter ne peut qu’aggraver son humiliation et lui enlever toute confiance en lui. Sami subit depuis son déboire des séances de corvée quotidienne. Pire, son papa n’hésite pas à le « taper ». Mais au lieu de perpétuer le préjudice et aggraver la crise de confiance d’un enfant qui a eu de mauvaises notes, il est souhaitable de chercher la source de son échec. «J’ai échoué dans ma mission de contrôle, je ne veux pas refaire la même erreur», se contente de dire son père.

Même sentiment d’échec chez Fatima. Les résultats de son fils Youssef, laissent à désirer. «Les notes de mon fils sont catastrophiques. Le comble c’est que c’est la première fois qu’il a eu un pareil résultat général. Je ne sais vraiment pas comment je dois réagir avec lui», s’interroge-t-elle. Et d’ajouter sur le même ton: «Bref, je ne sais vraiment pas comment faire. Dois-je le gronder pour lui faire comprendre que cela ne va pas? Je n’arrête pas de lui rappeler que notre situation financière ne lui permet pas de redoubler de classe parce que cela entraînera des dépenses supplémentaires hors de notre portée. Mais d’un autre côté, je me dis que ce n’est pas seulement de sa faute». «Je m’en veux aussi, car nous sommes souvent absents et nous n’avons pas assez de temps pour l’aider à faire ses devoirs», conclut-elle.

Les parents se sentent, malheureusement, visés et leur stress retombe sur les enfants. «Dans la scolarité d’un enfant, il est normal que les notes fluctuent. Il faut arrêter de se culpabiliser et se rassurer. Sinon, les répercussions sur l’enfant peuvent avoir de lourdes conséquences», souligne le psycho-sociologue.
Pour éviter les dérapages et tout acte imprévisible, il est préférable de booster le moral de votre enfant après de mauvaises notes. Rappelez vous, l’enfant qui s’est suicidé récemment à Casablanca. La peur d’une punition infligée par son père l’a poussé à commettre l’acte déplorable. Et l’enfant qui craint une réaction parentale forte risque de tout faire. A titre d’exemple, il peut falsifier sa note, signer à la place des parents son bulletin ou ne pas oser rentrer à la maison pour éviter toutes réactions et prises de bec.

Entre punition et stimulation

Déjà le fait d’avoir une mauvaise note, c’est une sanction. Alors, inutile d’en rajouter. Une punition qui viendrait s’ajouter à cela, ne peut que faire perdre de plus en plus confiance à l’enfant. Or si l’on veut qu’il fasse des progrès et produise des efforts, il est souhaitable qu’il puisse garder confiance en lui même. On fait des efforts quand on est porté par une dynamique positive. Ainsi, il faut lui donner goût à l’effort. Ce goût à l’effort ne se travaille pas seulement à l’école, il se travaille à la maison et au quotidien. Il ne faut pas limiter sa liberté, dit le professeur Belhaj. Les punitions ne sont pas recommandables. Les choses ont évolué et l’enfant à sa propre psychologie. Les punitions laissent des séquelles trop lourdes.
Elles peuvent le rendre fragile et vulnérable. Le stimuler est beaucoup plus utile, conclut-il. Enfin, il faut avouer qu’on est un peu trop dans l’assistanat avec nos enfants. Au contraire, dès qu’ils sont capables d’aider à la maison, il faut leur confier de petites responsabilités : mettre le couvert, s’habiller tout seul… et surtout les féliciter du résultat obtenu. Ces tâches les valorisent, renforcent leur estime de soi et leur donne le goût de l’effort. Dans une société qui vise à tout objectiver, le risque existe de réduire l’enfant à ses notes. Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l’importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés.
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Explication :Abdelkrim Belhaj • Psychosociologue

«Les parents doivent déceler les vraies causes de l’échec de l’enfant»

Comment accompagner l’enfant quand il a de mauvaises notes ?

Premièrement, il faut éviter le risque de réduire l’enfant à ses notes et le prendre pour une machine. L’accompagner est la meilleure méthode à suivre. Lorsque les parents constatent la baisse du rendement de leur enfant, ils doivent déceler les vraies causes du changement du comportement de l’enfant.

Qu’est-ce qu’il faut faire quand il s’agit d’une simple baisse de régime passagère ?

Regonfler son moral est le maître-mot. Booster le au maximum, car nul n’est parfait, même si, pour une raison ou une autre, on a l’impression qu’il n’a pas fait le maximum pour avoir une bonne note. Il est souhaitable surtout de n’en pas faire un drame. Une petite tête en herbe peut avoir l’impression que ses parents remettent en question leur affection à cause d’un simple résultat. A un âge où l’on doute de tout, surtout de soi, c’est très déstabilisant.

Comment éviter de déstabiliser son état psychique ?

Il ne faut, sous aucun prétexte, remettre en cause ses capacités intellectuelles. Le fait de le priver des sorties et de ses habitudes n’est pas toujours le bon remède. Il faut privilégier le chemin de négociation.

Qui peut intervenir également dans ce processus d’accompagnement ?

Il y a une partie qui manque dans notre système éducatif. Une tierce personne doit jouer le rôle d’intermédiaire entre l’école et la famille. Un assistant pédagogique et psychologique doit être présent pour décortiquer la source des problèmes. Son soutien est primordial et son absence rend la tâche d’apprentissage très difficile. Surtout dans le cas de baisse de rendement à l’école. Et si l’enfant a des difficultés à l’école ou ne réussit pas, l’éducation donnée par les parents est pointée du doigt. Sami, 14 ans, a eu une mauvaise note le semestre dernier. Il a beau cherché à cacher cette triste nouvelle à ses parents, en vain. Et c’est finalement son frère qui a révélé la contre-performance de Sami à ses parents. Sa mère n’a pas cru ses oreilles: «Pourtant, il révisait ses cours chaque soir». Depuis cette révélation, Sami se sente mal dans sa peau. «Mais, il est souhaitable que les mauvaises notes ne soient pas un drame. Certes, il faut tirer la sonnette d’alarme, mais ne pas empoisonner le dialogue entre parents et l’enfant. Qu’il s’agisse d’un simple contrôle raté ou de mauvaises notes à la chaîne, une punition assortie d’une réprimande est loin d’être la bonne solution», précise Abdelkrim Belhaj, psychosociologue et professeur à l’Université de Rabat. A noter que dans les deux cas, l’enfant se trouve en situation d’échec. En rajouter ne peut qu’aggraver son humiliation et lui enlever toute confiance en lui. Sami subit depuis son déboire des séances de corvée quotidienne. Pire, son papa n’hésite pas à le « taper ». Mais au lieu de perpétuer le préjudice et aggraver la crise de confiance d’un enfant qui a eu de mauvaises notes, il est souhaitable de chercher la source de son échec. «J’ai échoué dans ma mission de contrôle, je ne veux pas refaire la même erreur», se contente de dire son père.

Même sentiment d’échec chez Fatima. Les résultats de son fils Youssef, laissent à désirer. «Les notes de mon fils sont catastrophiques. Le comble c’est que c’est la première fois qu’il a eu un pareil résultat général. Je ne sais vraiment pas comment je dois réagir avec lui», s’interroge-t-elle. Et d’ajouter sur le même ton: «Bref, je ne sais vraiment pas comment faire. Dois-je le gronder pour lui faire comprendre que cela ne va pas? Je n’arrête pas de lui rappeler que notre situation financière ne lui permet pas de redoubler de classe parce que cela entraînera des dépenses supplémentaires hors de notre portée. Mais d’un autre côté, je me dis que ce n’est pas seulement de sa faute». «Je m’en veux aussi, car nous sommes souvent absents et nous n’avons pas assez de temps pour l’aider à faire ses devoirs», conclut-elle.

Les parents se sentent, malheureusement, visés et leur stress retombe sur les enfants. «Dans la scolarité d’un enfant, il est normal que les notes fluctuent. Il faut arrêter de se culpabiliser et se rassurer. Sinon, les répercussions sur l’enfant peuvent avoir de lourdes conséquences», souligne le psycho-sociologue.
Pour éviter les dérapages et tout acte imprévisible, il est préférable de booster le moral de votre enfant après de mauvaises notes. Rappelez vous, l’enfant qui s’est suicidé récemment à Casablanca. La peur d’une punition infligée par son père l’a poussé à commettre l’acte déplorable. Et l’enfant qui craint une réaction parentale forte risque de tout faire. A titre d’exemple, il peut falsifier sa note, signer à la place des parents son bulletin ou ne pas oser rentrer à la maison pour éviter toutes réactions et prises de bec.

Entre punition et stimulation

Déjà le fait d’avoir une mauvaise note, c’est une sanction. Alors, inutile d’en rajouter. Une punition qui viendrait s’ajouter à cela, ne peut que faire perdre de plus en plus confiance à l’enfant. Or si l’on veut qu’il fasse des progrès et produise des efforts, il est souhaitable qu’il puisse garder confiance en lui même. On fait des efforts quand on est porté par une dynamique positive. Ainsi, il faut lui donner goût à l’effort. Ce goût à l’effort ne se travaille pas seulement à l’école, il se travaille à la maison et au quotidien. Il ne faut pas limiter sa liberté, dit le professeur Belhaj. Les punitions ne sont pas recommandables. Les choses ont évolué et l’enfant à sa propre psychologie. Les punitions laissent des séquelles trop lourdes.
Elles peuvent le rendre fragile et vulnérable. Le stimuler est beaucoup plus utile, conclut-il. Enfin, il faut avouer qu’on est un peu trop dans l’assistanat avec nos enfants. Au contraire, dès qu’ils sont capables d’aider à la maison, il faut leur confier de petites responsabilités : mettre le couvert, s’habiller tout seul… et surtout les féliciter du résultat obtenu. Ces tâches les valorisent, renforcent leur estime de soi et leur donne le goût de l’effort. Dans une société qui vise à tout objectiver, le risque existe de réduire l’enfant à ses notes. Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l’importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés.

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Explication :Abdelkrim Belhaj • Psychosociologue

«Les parents doivent déceler les vraies causes de l’échec de l’enfant»

Comment accompagner l’enfant quand il a de mauvaises notes ?

Premièrement, il faut éviter le risque de réduire l’enfant à ses notes et le prendre pour une machine. L’accompagner est la meilleure méthode à suivre. Lorsque les parents constatent la baisse du rendement de leur enfant, ils doivent déceler les vraies causes du changement du comportement de l’enfant.

Qu’est-ce qu’il faut faire quand il s’agit d’une simple baisse de régime passagère ?

Regonfler son moral est le maître-mot. Booster le au maximum, car nul n’est parfait, même si, pour une raison ou une autre, on a l’impression qu’il n’a pas fait le maximum pour avoir une bonne note. Il est souhaitable surtout de n’en pas faire un drame. Une petite tête en herbe peut avoir l’impression que ses parents remettent en question leur affection à cause d’un simple résultat. A un âge où l’on doute de tout, surtout de soi, c’est très déstabilisant.

Comment éviter de déstabiliser son état psychique ?

Il ne faut, sous aucun prétexte, remettre en cause ses capacités intellectuelles. Le fait de le priver des sorties et de ses habitudes n’est pas toujours le bon remède. Il faut privilégier le chemin de négociation.

Qui peut intervenir également dans ce processus d’accompagnement ?

Il y a une partie qui manque dans notre système éducatif. Une tierce personne doit jouer le rôle d’intermédiaire entre l’école et la famille. Un assistant pédagogique et psychologique doit être présent pour décortiquer la source des problèmes. Son soutien est primordial et son absence rend la tâche d’apprentissage très difficile. Surtout dans le cas de baisse de rendement à l’école.

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Suer, c’est indispensable…

Par absorption et par évaporation, la sueur joue le rôle d’un thermostat. Elle permet à notre corps de se maintenir autour de 37°C. C’est dire toute l’importance de ce liquide aqueux, salé et incolore qui se manifeste généralement, au plus mauvais moment.

Lors d’un entretien d’embauche, à l’occasion d’un exposé, d’un premier contact amoureux… bref, lors d’une décharge émotionnelle. Mais au fait, d’où vient exactement la sueur ? Elle est sécrétée par deux types de glandes, les glandes eccrines et apocrines.

Réparties sur tout le corps, elles la déversent à la surface de la peau par de minuscules entonnoirs : les pores. La sueur contient des sels minéraux, principalement du sodium, du potassium, du calcium et du magnésium. Et on y trouve d’autres composés, tels que des graisses et de l’acide lactique. Une substance produite au moment de l’effort et… qui attire les moustiques.

Quant à son odeur pour le moins pénétrante, elle résulte de la dégradation microbienne des toxines véhiculées par la sueur. Rejetées par l’organisme, ces toxines doivent être éliminées. Evitez par conséquent de recourir à un anti-transpirant ! Mais rien ne vous empêche d’utiliser un déodorant pour lutter contre cette prolifération microbienne… La sueur est souvent perçue comme sale, notamment à cause des odeurs qu’elle dégage et des auréoles qu’elle dessine sous les aisselles. Or la sudation est un phénomène indispensable, qui permet de réguler la température de notre organisme. Ce qui est sale, ce n’est pas de transpirer. C’est de ne pas se doucher après avoir transpiré, et de ne pas changer de linge…

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