Evènement:Les voix des femmes se font entendre à Tétouan

Enfin un événement pour et par les femmes ! C’est le festival «Voix de femmes» qui tiendra sa première édition du 3 au 5 juillet à Tétouan.

Les voix des femmes se font entendre à Tétouan

Organisé sous le signe du dialogue et de l’ouverture, l’événement est un hommage à «toutes les femmes de Tétouan, connues et méconnues, qui ont ?uvré inlassablement pour mener leur ville au 21e siècle, tout en préservant son authenticité et son identité plurielle», déclarent les organisateurs qui n’omettent pas la portée nationale et internationale du festival.

Ainsi, la manifestation propose un programme pluridisciplinaire s’articulant sur le thème «Voix de femmes, voies du futur». Arts plastiques, concerts, spectacles chorégraphiques, colloque, mode… durant trois jours, la «Colombe du nord» va s’envoler au rythme des festivités pour le plaisir des Tétouanais et
de leurs visiteurs, nombreux d’ailleurs en cette période estivale.

Pour ce premier coup d’envoi, l’association organisatrice «Voix de femmes» a mis le gros paquet ! La programmation de qualité qui s’étalera sur trois jours promet bien des moments forts. En plus des multiples rencontres et autres expositions, des têtes d’affiche féminines vont animer les jours et nuits de Tétouan. Ainsi, la talentueuse Asmae El Menawar va ouvrir le bal avec sa belle voix profondément marocaine. Le public pourra voir se produire une grande chanteuse qui fait la fierté du Maroc dans le monde arabe. Une autre star marocaine va briller de tout son éclat dans le ciel de Tétouan, c’est l’incomparable Samira Bensaïd. Chérie ici et ailleurs, la chanteuse innovatrice va ravir son large public avec une prestation tant attendue. De retour au bercail, notre star nationale ne manquera pas d’attirer des fans fervents de toute la région nord et même des autres villes du nord.

La soirée de clôture par contre va prendre des tons romantiques avec une autre voix venant du Pays du Cèdre. Ce n’est autre que la grande Majda Roumi, toujours aussi surprenante. Voix envoûtante, charisme certain et belle présence sur scène seront les ingrédients de ce concert haut en couleur. Deuxième prestation de la diva libanaise au Maroc, après celle prévue dans quelques jours au Festival de musiques sacrées, réconfortera ceux qui l’ont raté à Fès. La Française Enzo Enzo se fera remarquer également à Tétouan et rappellera aux nostalgiques ses fameux titres à succès tels «Les Yeux ouverts», «Deux minutes de soleil en plus», «Juste quelqu’un de bien» et «Oui». Une note occidentale qui dira en musique la philosophie de l’événement axée sur le dialogue culturel, l’ouverture et la tolérance. Côté jeunes talents, Rachida Talal, Khansae, Nouhad et Nabila Amaan laisseront leurs empreintes respectives sur cette grande messe féminine.

Avec leurs styles différents, ces chanteuses de talent vont conférer au programme sa richesse. La donne andalouse et latine, très présente dans la culture tétouanaise et à travers l’histoire de la ville, ne sera pas laissée pour compte.

Les organisateurs ont bien pris le soin d’inviter des artistes issus ou évoluant dans la péninsule ibérique. Hanin Y Son Cubano, les troupes de musique flamenco et le leader du rock alternatif espagnol Amparanoïa apporteront un peu de chaleur latino aux soirées du festival. Des genres musicaux bien appréciés dans le nord du Royaume qui rappellent ces affinités historiques avec le voisin du Nord.
Si la musique et le chant confirment d’une façon poétique le talent féminin, il existe bien d’autres voies que les femmes peuvent emprunter pour exprimer leur créativité. D’après les organisateurs, le festival serait une tentative de révéler l’étendue de la création conjuguée au féminin. L’action effective dans la vie culturelle, sociale et associative des femmes tétouanaises serait mise en évidence à travers plusieurs expositions d’arts plastiques, des hommages à des figures de la vie artistique, des projections de films documentaires et un colloque dédié au thème de la femme dans la vie sociale.

Sur un autre registre, le conte, la poésie et la chorégraphie auront également leur place sur le programme bien chargé de ces trois jours de fête. Un festival qui donne décidément la parole aux femmes pour présenter leur vision, leur différence et surtout leur talent. Un pur moment d’intimité à partager entre femmes tout en rendant hommage à la création conjuguée au féminin.

 
 

Bigdil s’exporte et devient Flowell à l’international

Le pôle Distribution du groupe Saham a annoncé l’ouverture prochaine de son troisième magasin Flowell à Paris. Flowell est le nouveau nom de l’enseigne Bigdil retenu pour son développement à l’international. Flowell dispose actuellement de deux points de vente à Paris : un magasin rue de Rennes ouvert depuis le 11 avril 2008 et un second situé boulevard Saint Michel depuis le 16 mai dernier. Le troisième magasin ouvrira le 21 juin 2008, rue du Faubourg Saint Antoine. Les magasins d’une superficie comprise entre 40 et 80 m2 proposent les dernières collections de la marque spécialisée dans le commerce d’accessoires et d’articles fantaisie pour femmes.

Bigdil s’exporte et devient Flowell à l’international

Le pôle Distribution du groupe Saham a fait appel à Dragon rouge, célèbre cabinet d’architectes concepteurs de magasin, afin d’adapter le concept de Bigdil à l’étranger. Les premiers résultats révèlent que les clientes de Flowell apprécient et adhèrent au concept.

Le développement de Bigdil à l’international est une suite logique du succès que rencontre l’enseigne auprès des consommatrices marocaines. Le marché français de l’accessoire présentait une opportunité intéressante, dans le contexte où Bigdil a pratiquement finalisé son programme de développement au Maroc. De plus, la nouvelle marque Flowell se différencie largement de la concurrence française par son positionnement et l’originalité de son concept frais et tendance. En effet, Flowell est la seule enseigne à proposer un choix aussi vaste d’accessoires et d’articles féminins à la pointe de la mode et à des prix compétitifs. Le développement de Bigdil en France se veut la preuve qu’une entreprise marocaine avec un savoir-faire confirmé peut réussir à l’international.

Le programme de développement de Flowell en France prévoit l’ouverture de 80 magasins d’ici cinq ans. Par ailleurs, Le groupe Saham, dont l’expertise dans les métiers de la distribution n’est plus à démontrer, envisage d’étendre sa marque Flowell dans d’autres pays en Europe et au Moyen-Orient.

Lancée en 2001, Bigdil est la première franchise marocaine d’accessoires de mode féminins. L’enseigne est reconnue pour la variété et la qualité de ses produits qui comprend des bijoux, des sacs, des foulards, des sandales, et autres accessoires. En outre, la rotation des collections et l’accessibilité des prix ont largement contribué à son succès auprès du public féminin marocain. En témoigne l’implantation rapide des magasins de la marque : le nombre de boutiques est passé de 4 à 39 boutiques entre 2001 à 2008.

A part Bigdil et à présent Flowell, le groupe Saham est franchiseur de la marque de montres et lunettes Ego et de.Via Seta, enseigne spécialisée dans les foulards et cravates.

Entrepreneuriat-MENA:L’école des femmes

Dans le cadre de sa participation au programme Corporate Ambassador pour la région Mena et en collaboration avec Mena Business Women Network, Middle East Partnership Initiative «Mepi», Vital Voices Global Partnership et l’Association des Femmes Chefs d’Entreprises Belges, l’Association des Femmes chefs d’Entreprises du Maroc (AFEM) ont initié les 9 et 10 juin à Casablanca une conférence internationale sous le thème : «Entrepreneuriat et Pérennisation du Succès».

L’école des femmes

Un programme à même de permettre aux femmes dans les marchés émergents, de se doter des moyens de développement des affaires, de marketing et de communication. Ces compétences sont nécessaires à ces femmes pour développer leurs entreprises, à subvenir à leurs familles, et à créer des emplois dans leurs communautés.

Raison pour laquelle estime la présidente de l’Association des Femmes chefs d’Entreprises du Maroc, Bouthayna Iraqui-Houssaini, l’entreprise féminine a besoin de davantage de soutien pour lui permettre de profiter de la technologie moderne. Et d’indiquer que 50% des entreprises féminines sont des PME qui ont des difficultés pour faire face à la concurrence.

L’Afem, a-t-elle fait valoir, souhaite bénéficier du soutien de ce programme notamment en matière de transfert de technologie et de savoir-faire pour mieux gérer l’entreprise et commercialiser le produit.

Le conseiller économique de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Rabat, Stuart Smith, a mis en exergue l’apport des femmes en matière de croissance économique au Maroc, la place qu’occupe l’entrepreneuriat féminin au Maroc et aux Etats-Unis et les efforts déployés dans les deux pays pour consolider cette
position. Il a aussi fait remarquer que les relations économiques et commerciales bilatérales ont connu des progrès notables ces dernières années et rappelé, à ce propos, l’importance de l’accord de libre-échange conclu entre les deux pays.

Pour leur part, Mme Judith Wilson, Kathleen Diamond et Sandra Taylor, cadres américaines qui font partie du nouveau programme de « corporate ambassadors », lancé, à cette occasion, dans la capitale économique, ont notamment souligné que ce programme vise à renforcer les liens d’affaires entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient.

Au cours de 2008-2009, ce programme continuera d’organiser des rencontres entre les délégations américaines et des femmes d’affaires de la région Mena, a-t-elle indiqué, ajoutant que le programme constitue une nouvelle stratégie visant
à promouvoir l’action de la femme chef d’entreprise dans cette région.

le matin

 
 
   
 
 
 
 
 
Par A.B. | LE MATIN
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