Une Marocaine intègre l’armée de terre

Nabila El Habachi une Italienne d’origine marocaine âgée d’à peine 18 ans, est devenue la première femme musulmane à intégrer le contingent terrestre de l’armée italienne. Un rêve de jeune fille qui se réalise…

Une Marocaine intègre l’armée de terre

La famille de Nabila est installée en Italie depuis plus de 40 ans. Après une période passée dans Sarno, dans la province de Salerne, les El Habachi ont déménagé à Monzambano, un pays de cinq mille habitants, près de Mantoue. « Mon père travaillait pour une entreprise dans la province de l’endroit. Il est devenu invalide en raison d’un accident du travail. Mon histoire est un exemple positif d’intégration réussie. Je suis né en Italie et je suis italienne, à tous égards. Mes parents et mes frères, cependant, sont nés au Maroc. Mais ils n’ont jamais eu de problèmes en Italie au niveau de l’intégration ou de leur liberté de culte. »

Elle ajoute justement que sur le plan religieux, elle a grandit dans un climat très respectueux : « Ma mère et une de mes sœurs portent le voile, mais on ne me l’a jamais imposé. J’ai donc choisi de ne pas le porter ». Pour ce premier mois de Ramadan qu’elle passe à la caserne, elle explique : « Je suis croyante et suit les préceptes de ma religion, même si je ne vais pas quotidiennement aller prier dans la mosquée. Je ne mange pas de porc, dans l’armée il y a toujours une alternative ».

D’après le journal italien La Stampa, la jeune recrue aurait affirmé «  maintenant j’ai réalisé ce rêve qui m’a accompagné depuis mes 13 ans. Ce rêve qui a grandit avec moi surtout après que mon cousin Français ait intégré l’armée française ».  Nabila El Habachi a été recrutée dans l’unité de tir dans une caserne d’ « Aoste », non loin de la banlieue de Turin qui, justement, est réputé comme étant une zone de grande concentration d’immigrés.

D’un autre coté, Claudio Puerto, commandant du centre de formation alpin a déclaré à la presse locale, que « Nabila est un bon exemple, loin des histoires de mauvaise intégration dont vous entendez parler (…), c’est important qu’elle se sente Italienne, elle est fière de ce qu’elle réalise ».

Mohcine Lourhzal

Santé : Baddou épingle des médecins corrompus

Pour ceux qui se croyaient encore à l’abri, profitant d’un système encore trop laxiste, la ministre de la santé, Yasmina Baddou, ne badine pas et met ses menaces à exécution. Au menu : Un gynécologue, deux chirurgiens et un pharmacien épinglés, pour le moment.

Santé : Baddou épingle des médecins corrompus

Le premier exerce à l’hôpital régional de Beni Mellal et est soupçonné, avec son staff, de « corruption et de chantage à l’égard des patients ». Des pratiques qui auraient conduit à des cas de décès de femmes au cours de l’accouchement. Le second, exerçant à l’hôpital Abou el Kacim à Ouazzane, verra les faits de corruption qui lui sont reprochés confirmés par l’Inspection Générale dudit ministère dépêchée sur place. Son confrère d’Oujda est impliqué dans une affaire d’intervention chirurgicale dans une clinique privée ayant conduit à un décès. Le quatrième, officiant à l’Institut National d’Oncologie à Rabat, fut épinglé pour un détournement spectaculaire de 2 millions de dirhams.

Des exemples de ce genre alimentent le quotidien de la sphère sanitaire au Maroc. A tel point que certains dérapages semblent être entrés dans les mœurs. Baddou, elle, met la pression, conjuguant visites surprise et mise à exécution des sanctions. Un numéro vert a d’ores et déjà été mis en place pour dénoncer les infractions et autres tentatives de corruption dans les services hospitaliers. Une opération du ministère montée conjointement avec Transparency Maroc.

La lutte contre la corruption reste néanmoins une première au Maroc. Avec l’introduction de Norlevo, pilule du lendemain, au Maroc, certains voyaient en Yasmina Baddou une Madame Propre du ministère. Cependant, pourrait-on établir un lien entre l’initiative louable de la ministre avec la visite nocturne royale où certains hauts fonctionnaires de l’hôpital militaire de Rabat y ont laissé des plumes ? En gros, faut-il toujours attendre l’intervention royale pour que soit prise l’initiative de faire le ménage ? Ce qui est sûr, c’est que les dérapages dans ce secteur sont aujourd’hui, et depuis longtemps, monnaie courante. On assiste en outre à une certaine opération d’assainissement tous départements confondus depuis moins d’une décennie. Une question subsiste : Quand les sanctions prononcées feront-elles jurisprudence ? En attendant, le marocain lui, craint toujours l’hôpital et le fuit comme la peste.

Hajbouha Zoubeir, VRP des provinces du sud marocain

La présidente de l’Amfed cherche à collaborer avec les femmes chefs d’entreprises françaises

Hajbouha Zoubeir, VRP des provinces du sud marocain

Mettre un terme aux clichés sur les femmes sahraouies : voilées et soumises à leurs époux. C’est l’un des objectifs visé par Hajbouha Zoubeir en venant présenter, la semaine dernière à Paris, l’Association marocaine des femmes entrepreneurs pour le développement (Amfed), une association dont elle est la présidente. Elle est venue aussi réfléchir sur des possibilités de coopération entre des femmes chef d’entreprises des deux rives de la Méditerranée.

Hajbouha Zoubeir est une femme d’affaires. Une femme qui prend des initiatives. Très jeune elle s’est impliquée dans des activités associatives de lutte contre l’analphabétisme et d’amélioration de la condition féminine. Alors qu’elle était encore étudiante en littérature anglaise, elle crée une école à Laâyoune pour, dit-elle, rendre l’éducation accessible à tous à une époque où l’école privée coûtait encore chère. Aujourd’hui, son établissement compte environ 580 élèves du primaire au lycée. Elle ne s’arrête pas là. Elle abandonne la littérarure anglaise et s’inscrit en gestion des entreprises. Aujourd’hui, en plus de son école, elle possède ses propres entreprises et travaille sur plusieurs projets, notamment dans le tourisme culturel.

C’est cette image de la femme sahraouie, battante, qu’elle est venue défendre auprès de ses consœurs françaises, en témoignant du rôle important des femmes dans le développement économique et social des provinces du sud. Particulièrement dans sa région natale, Laâyoune. « La femme est présente dans toutes les activités de la vie quotidienne. Dans l’artisanat, dans le travail du cuir, la confection des tapis, et des tentes traditionnelles », explique-t-elle.

Des activités qui méritaient d’être mises en valeur. Avec quatre de ses amies, elle décide alors de créer des coopératives et des associations destinées aux femmes de sa région. Le résultat est concluant. Au point où, en 2003, l’association des femmes chefs d’entreprises du Maroc s’intéresse à elles et leur propose de créer une annexe. « Nous avons refusé, affirme-t-elle, parce que nous n’avions pas beaucoup d’expérience et cela risquait de ralentir l’élan que nous avions pris. »

Les investisseurs ne peuvent que réussir au sud du Maroc

Deux ans plus tard, elles fondent l’Amfed, l’Association marocaines des femmes pour le développement, avec pour mission de « valoriser les activités des femmes, d’améliorer leur productivité, et de faire en sorte qu’elles perdurent ». Ce n’est pas tout. Elles aident aussi celles qui le souhaitent, à créer leurs propres entreprises. Les adhérentes de l’Amfed viennent du secteur des services, du commerce, du tourisme ou de l’enseignement, indique-t-elle. Certaines travaillent dans l’agriculture et l’industrie. »

L’Amfed est devenue aujourd’hui une association d’envergure nationale et internationale. Et collabore avec plusieurs autres organisations en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine. Depuis début 2008, l’Amfed a adhéré à l’association internationale des femmes d’affaires et de professions libérales (Business and Professional Women – BPW) dont une section a été ouverte à Laâyoune. il s’agissait d’une première au Maroc.

Dans la capitale française, elle est venue, la semaine dernière, chercher de l’aide et lancer un appel aux investisseurs qui, depuis plusieurs années, évitent les provinces du sud du Maroc pénalisées par une situation conflictuelle (L’Etat marocain et les indépendantistes du Front Polisario se disputent la région du Sahara occidental). De cette rencontre parisienne, Mme Zoubeir assure avoir eu « de bons contacts et des promesses de prochaines collaborations. »

Aux investisseurs encore hésitants, elle signale que cette peur n’a pas lieu d’être. « Il y a une désinformation totale sur internet, les gens dramatisent la situation. Certes, il y a quelques émeutes isolées mais cela ne portent en rien atteinte aux activités économiques de la région. » Selon elle, « toute personne qui vient investir dans les régions du sud ne peut que réussir ! »

« Previous Entries Next Entries »

line
footer