Les précipitations qu’a connues le Royaume durant l’actuelle saison agricole ont eu un impact positif sur les cultures d’automne et les arbres fruitiers, et ce en dépit des dégâts enregistrés dans certaines régions, a indiqué le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch.
Intervenant lors de la séance des questions orales, mardi à la Chambre des conseillers, M. Akhannouch a souligné que cet impact positif a également été enregistré au niveau du taux de remplissage des barrages, de la nappe phréatique, de l’énergie, l’irrigation et l’amélioration des stocks de fourrages.
En dépit du retard enregistré par les pluies au début de la saison, les agriculteurs sont parvenus, au terme d’efforts considérables, à cultiver 4,8 millions d’hectare de céréales, a-t-il précisé, estimant que la majorité des indicateurs augurent d’une bonne performance au niveau des productions végétales et animalières.
Le ministre a, en outre, prévu une hausse de la production des trois principales céréales pour atteindre 80 millions de qx, soit 38 millions de qx de blé tendre, 17 millions de qx de blé dur et 25 millions de qx d’orge.
La production des agrumes et des primeurs augmenterait respectivement de 10 et 7%, la production des viandes rouges de 1 pc et les viandes blanches de 19%, alors que la production laitière s’établira à 2 milliards de litres, a-t-il ajouté.
M. Akhannouch a, en outre, indiqué que les fortes précipitations ont inondé 168.000 ha, dont 135.000 dans la région du Gharb, endomagé des équipements hydro-agricoles et des pistes, causé le débordement d’oueds, ainsi que la perte de quelque 30.000 ha de céréales et d’arbres fruitiers dans les régions de Khémisset et Fès.
En vue de faire face à cette situation, a poursuivi le ministre, le gouvernement a organisé des visites sur le terrain pour s’entretenir avec les agriculteurs et les élus, et œuvré à la mise en place de programmes d’urgence pour les régions les plus touchées en vue de venir en aide aux agriculteurs, de préserver les activités d’élevage et de sauver la récolte à travers, notamment les cultures alternatives et la réparation des équipements hydro-agricoles et des systèmes d’irrigation.
Il a, de même, son département a mis en place un programme intégré et adapté au volume et à la nature des pertes au niveau de la région du Gharb et auquel a été alloué une enveloppe de 256 millions de DH (MDH), ainsi que des mesures entreprises dans la région de Souss-Massa où une convention a été signée avec la coopérative agricole Copac pour la mise en œuvre d’un programme d’urgence d’un coût de 14,66 MDH, ainsi que des mesures adoptées pour les régions notamment de Khemisset et de Saïss.
MAP
Des établissements pilotes, gérés par la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire, sont prêts à accueillir les premiers enfants.
Bien que l’année scolaire actuelle ne soit pas encore terminée, les préparatifs pour la saison prochaine ont déjà démarré. Ainsi, 17 nouvelles écoles destinées à accueillir des enfants âgés de 4 à 6 ans ont été ouvertes dans différentes villes du Royaume notamment Rabat, Casablanca, El Jadida, Settat, Marrakech, Agadir, Laâyoune, Sala Al Jadida, Fès, Meknès, Larache, Tanger, Oujda, Al Hoceima et Tetouan.
Ces établissements mis en place dans le cadre de l’initiative nationale pour la généralisation du préscolaire sont gérés par la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS). Les nouvelles écoles constituent une première étape d’un projet visant la création à l’horizon 2012 d’une centaine d’écoles préscolaires à travers le Royaume pour accueillir plus de 9.000 enfants de 4 à 6 ans dans le but de promouvoir une éducation préscolaire normée et de qualité.
Car pendant de longues années, l’enseignement préscolaire était (et il l’est toujours) considéré comme le talon d’Achille dans le système éducatif marocain. Bien qu’il soit un droit fondamental pour tous les bambins, le préscolaire est en quelque sorte un luxe que seules les familles des classes aisées et moyennes peuvent offrir à leurs petits. Faute de moyens financiers, de nombreuses familles n’inscrivent pas leurs enfants en maternelle. C’est ainsi que beaucoup d’élèves arrivent dans les établissements de l’enseignement primaire sans être capables de distinguer entre les alphabets, les chiffres ou même les couleurs. «Souvent, nous nous retrouvons avec différents niveaux dans une même classe. Certains enfants qui transitent par le préscolaire ont toujours un niveau plus élevé que d’autres petits qui arrivent à l’école pour la première fois», explique une institutrice dans une école primaire publique.
Rupture
Avec l’avènement de la Charte nationale sur l’éducation, le besoin de mettre en place un système d’enseignement préscolaire s’est fait sentir. Dans ce sens, le Conseil supérieur de l’enseignement, une étude concernant la généralisation du préscolaire au Maroc, avait réalisée en 2007, pour décortiquer la problématique et prendre connaissance des différentes solutions possibles. Par la suite, le MEN (ministère de l’Education nationale), le ministère de l’Intérieur et la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’Education-Formation se sont joints pour mettre en commun leurs efforts pour amorcer le développement de ce nouveau système préscolaire national. L’objectif est de généraliser à terme l’accès à une éducation préscolaire nationale normée et de qualité.
D’où l’intérêt de l’initiative nationale pour la généralisation du préscolaire qui a pour partenaires stratégiques le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, le ministère de l’Intérieur et la Fondation Mohammed VI de promotion des oeuvres sociales de l’Education-Formation. Selon les responsables, la vision pédagogique adoptée dans ces écoles pilotes est axée sur l’enfant. Basée sur une approche ludique, la démarche pédagogique s’appuie sur une progression différenciée. S’appuyant sur le référentiel de compétences, elle est centrée sur cinq domaines d’apprentissage, d’éducation et d’éveil. La finalité des programmes dispensés est de stimuler la curiosité et de la créativité de l’enfant, le développement de son sens de l’exploration, l’enrichissement des connaissances générales et du vocabulaire. Elle intègre également l’utilisation de la psychomotricité et la découverte du corps, l’apprentissage des valeurs citoyennes et religieuses, des règles de santé et d’hygiène.
Pour mettre en œuvre cette vision pédagogique, les responsables de la FMPS affirment qu’un staff éducatif qualifié est opérationnel. Les éducatrices et éducateurs, titulaires de diplômes supérieurs, ont dans ce sens bénéficié d’une formation qualifiante spécialisée en préscolaire. Il s’agit d’une formation étalée sur une année qui a pour finalité de doter le staff des compétences nécessaires dans les domaines, pour être capable de mener une action éducative de qualité, d’animer des activités d’éducation, d’apprentissage et d’éveil adéquates avec les spécificités des jeunes enfants.
La FMPS, Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire, est une association à but non lucratif, créée le 10 mars 2008. Sa mission est de promouvoir l’enseignement préscolaire (4-6 ans) afin de donner à l’enfant dès son jeune âge les bases nécessaires qui l’aideront à avoir un cheminement scolaire de qualité. Il faut dire que la Charte nationale d’éducation et de formation a fait de la généralisation de l’enseignement préscolaire un espace de rénovation majeur du système éducatif national. Le rôle crucial de l’éducation préscolaire est aujourd’hui avéré : développement de la personnalité de l’enfant et de ses capacités cognitives, initiation précoce aux valeurs civiques fondamentales, réduction de l’échec scolaire ultérieur, instrument pour la généralisation de l’enseignement fondamental et réduction des inégalités des chances.
La 63e session de cette Assemblée traitera de plusieurs thèmes et procédera à une évaluation de l’épidémie de la grippe A/H1N1.
La ministre de la Santé, Yasmina Baddou, a souligné, lundi dernier à Genève, l’importance de la 63e session de l’Assemblée mondiale de la Santé qui traitera de plusieurs thèmes et procédera à une évaluation de l’épidémie de la grippe A/H1N1.
« Cette session est importante d’autant qu’elle vient juste après l’épidémie de la grippe A/H1N1 que le monde a vécue. C’est le moment de procéder à une évaluation », a indiqué Baddou, dans une déclaration à MAP-Genève. La ministre, qui conduit une forte délégation marocaine à cette 63e session de l’Assemblée mondiale de la Santé, ouverte dans la journée au Palais des Nations, a précisé à cet effet que des ateliers sont prévus pour « voir comment affronter à l’avenir ce genre d’épidémies, comment fabriquer les vaccins à temps et surtout comment assurer une distribution égale des vaccins à tous les pays ».
Elle a fait état à ce propos d’un « problème d’inégalité entre les pays », constaté lors de cette épidémie. « Il y a les pays qui n’ont pas les moyens d’accéder aux vaccins et ceux qui ont les moyens, mais qui n’ont pas été servis en premier », a-t-elle fait remarquer.
Baddou a ajouté que l’Assemblée débattra aussi de l’évaluation de la gravité de la situation en relation avec la grippe A/H1N1, estimant que les critères retenus à cette fin n’étaient finalement pas de bons critères.
La ministre a, néanmoins, fait savoir que les différents groupes de l’OMS n’allaient pas s’inscrire dans une démarche critique vis-à-vis de l’Organisation onusienne s’agissant de sa gestion de l’épidémie. « La démarche critique n’est pas constructive », a-t-elle dit, appelant plutôt à agir pour améliorer les choses. « A notre sens, l’OMS n’a pas commis d’erreur, les systèmes d’évaluation mis en place ont démontré qu’il y avait gravité, alors qu’il n’y en avait pas.
Mais quand on est responsable est ce qu’on a le choix de minimiser la gravité (de la grippe A/H1N1) quand on sait que la grippe a tué dans le passé des millions de personnes », a-t-elle dit, rappelant que c’est le principe de précaution qui a primé. Elle a toutefois appelé à revoir les systèmes d’évaluation.La ministre a ajouté que les participants à cette session se pencheront en outre sur l’examen des maladies transmissibles, comme la tuberculose, le malaria, le sida, qui continuent à faire des ravages à travers le monde et qui font partie des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
En marge de cette session, la ministre de la Santé et la délégation l’accompagnant, ont pris part à une session extraordinaire du Conseil des ministres arabes de la Santé portant sur la coordination entre ces ministres lors des travaux de la 63e session de l’Assemblée mondiale de la Santé.