Modélisme : Le « souffle fantasmagorique » de Samira Haddouchi

 »Un souffle fantasmagorique », c’est sous ce thème que Samira Haddouchi a présenté ses variantes de kaftan, lors d’une soirée organisée récemment par le Centre africain pharmaceutique pour célébrer la journée internationale de la femme, le 8 mars 2010.

Les nouvelles créations de cette Tangéroise, qui a su se faire un nom dans le monde de la haute couture au Maroc, déclinent des versions du caftan marocain, dans toute sa splendeur et sa somptuosité légendaires.

Cette artiste qui a participé en 2009 à l’Arabian Fashion World à Londres et été retenue pour l’édition caftan 2010, s’est distinguée lors de cette soirée par des créations aux coupes et aux broderies sublimes, qui ont réussi à captiver l’attention de l’assistance composée de personnalités du monde politique et des affaires, des arts, de la mode et de la presse.

Cette assistance, qui a longuement ovationné les créations de cette artiste, n’a cessé d’exprimer sa passion pour le charme, l’élégance et la finesse de l’oeuvre de cette styliste, qui a su marier tradition et modernité.

 »Un chef-d’oeuvre », commente l’un des présents pour qui ce défilé a été un  »tableau des plus convoités de la haute couture au Maroc…qui nous invite dans un monde de merveilles ».

Samira Haddouchi affirme qu’elle  »persiste à faire briller les yeux du public » par  »l’élément surprise » qui est pour elle  »un critère décisif de la qualité ».

Ce défilé présenté a travers quatre thèmes (africain, oriental, branché et occidental) a mis en exergue la capacité de cette modéliste à marier la tradition marocaine et le raffinement oriental et occidental aux couleurs africaines pour livrer une collection basée sur un travail de recherche historique inédite.

 »Ces quatre thèmes sont la consécration de ce dont j’ai toujours rêvé de créer » a confié à la MAP Samira Haddouchi, non sans souligner que le caftan qui est le symbole d’une culture populaire fortement enracinée, est aussi  »le symbole à la fois de la tradition et de l’innovation marocaines à et l’illustration de l’élégance de ce royaume millénaire ».

Samira Haddouchi affirme qu’elle consacre son énergie à créer et à innover le caftan que les femmes du Maroc continuent de préférer aux créations des stylistes modernes, tout en respectant les traditions marocaines, les innovations de couleurs et les types de broderies qui reflètent les caractéristiques de toutes les régions du Maroc.

« J’insiste pour donner à cette robe sa touche arabe, ainsi que la chaleur des couleurs qui reflète mes propres sentiments envers les autres », affirme Samira qui a tenu a préciser qu’elle « n’aime pas les couleurs froides, et cherche à réaliser l’harmonie entre les couleurs chaudes qui donnent aux femmes grâce et élégance ».

« C’est un vent de liberté et d’ardeur qui enveloppe les tenues virevoltantes de Samira Haddouchi », a commenté un spécialiste à la fin de ce défilé.

MAPF

Congrès national à Skhirate

En présence de nombreux spécialistes marocains et étrangers provenant de l’Institut Gustave Roussy et l’Institut Curie à Paris et d’autres spécialistes maghrébins, l’Association marocaine de recherche et de formation en oncologie médicale (AMFROM), organisera demain samedi 20 mars, à Skhirate, son premier congrès national.

Cette rencontre scientifique insistera surtout sur l’importance de cette discipline dans la stratégie thérapeutique anticancéreuse afin d’avoir une prise en charge multidisciplinaire pour apaiser relativement la souffrance des patients.
Ce congrès ambitionne de contribuer à la lutte anticancéreuse, menée dans notre pays depuis des décennies et à laquelle l’Association Lalla Salma de Lutte contre le Cancer a donné un grand élan ces dernières années. Trois thèmes principaux seront traités durant cet événement médical.

Le premier sera sur l’état des lieux de l’oncologie médicale au Maroc. Le deuxième thème abordera le concert du sein, tout en signalant les plus récentes innovations thérapeutiques. Ces dernières seront expliquées par des spécialistes marocains et étrangers pour éclaircir et montrez l’importance et l’utilité de ces nouvelles spécialités. En outre, cette rencontre scientifique sera témoin d’un atelier destiné aux infirmiers spécialisés en oncologie sous le thème «l’infirmerie et l’oncologie médicale». Le congrès s’achèvera par la distribution de prix qui seront offerts aux trois meilleurs posters des travaux sciatiques marocains. Au Maroc, les acquis dans le domaine de l’oncologie se consolident de plus en plus surtout au niveau des ressources humaines qualifiées et d’infrastructures sanitaires spécialisées.

Ces avancées s’illustrent, entre autres, par le taux de guérison qui peut atteindre jusqu’à 80% en cas de cancer du sein. L’Association marocaine de recherche et de formation en oncologie médicale a été créée en mars 2008. Elle regroupe des résidents, spécialistes ainsi que des professeurs en oncologie médicale. Les objectifs de cette association se traduisent par un bon nombre d’actions. Côté scientifique, l’association avait organisé six cours nationaux d’oncologie médicale en partenariat avec des experts internationaux (France, Suisse…), ainsi que des ateliers de formation continue au profit des médecins et des infirmiers, s’inscrivant dans sa volonté de contribuer à la sensibilisation de l’opinion publique à l’égard des maladies cancéreuses. Elle était également l’initiatrice de deux caravanes médicales, l’une en 2008 au profit de la population de la région d’Ouarzazate, et l’autre, en 2009, à l’égard de la population de la région de Taroudant.

Oncologie nucléaire

C’est la branche de la médecine qui traite les tumeurs, y compris l’étude de leur développement, le diagnostic, le traitement et la prévention. Lors des dernières décennies, la médecine nucléaire a progressé de façon significative en cancérologie, à tel point que l’oncologie dite «nucléaire» est devenue une entité reconnue. Ces progrès concernent à la fois le diagnostic et les applications thérapeutiques des radiopharmaceutiques destinés au ciblage des cellules tumorales dont le nombre et les performances ne cessent de croître. En effet nous pouvons considérer que la médecine nucléaire conforte de plus en plus sa place dans la caractérisation des tumeurs. A cet égard, l’oncologie est désormais une composante incontournable de la cancérologie.
lematin.ma

Les sciences physiques enseignées autrement

La méthode de l’apprentissage actif promue par l’UNESCO au Maroc entame une révolution dans le domaine de l’enseignement des sciences.

Dans notre système d’éducation, la place que tient le professeur est centrale. Considéré comme la cheville ouvrière du processus d’apprentissage, il bénéficie de prérogatives sans limites dans la classe où il règne en maître du jeu. La préparation du cours, son explication et la fixation des objectifs à atteindre sont tous du seul ressort de l’enseignant. Les élèves, eux, se contentent souvent d’écouter passivement la leçon, de répondre systématiquement aux questions et de faire les exercices demandés. Bref, leur marge de manœuvre est très réduite et ils se trouvent, en fin de compte, exclus d’une opération dont ils sont, en effet, la principale cible. Bien évidemment, cette situation n’est pas sans conséquence sur leur rendement à l’école. Certes, cette méthode sur année d’apprentissage est ancrée dans notre système d’éducation, mais il est toujours temps de s’en défaire.

Depuis déjà trois ans, une révolution est en train de s’opérer doucement mais sûrement au niveau des méthodes et techniques d’apprentissage adoptées dans les écoles marocaines. Il s’agit du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) lancé en 2007 dans le cadre de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique » décernée cette année à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. En essence, ce projet vise à former les enseignants des sciences physiques des Académies régionales d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Zemmour Zaër et de Marrakech Tansift El Haouz à l’apprentissage actif, mais devrait susciter des émules dans d’autres disciplines et dans d’autres régions.
Le concept de l’apprentissage actif développé aux Etats-Unis repose, en effet, sur la promotion des activités pratiques en laboratoire. Par là, on cherche à faire d’une pierre deux coups : d’une part, impliquer davantage les élèves dans le cours et favoriser leur auto-apprentissage et, d’autre part, améliorer leurs résultats scolaires en les aidant à s’approprier les sciences physiques par le biais de démonstrations scientifiques.

Pour ce qui est de l’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le projet prévoit la formation entre 2007 et 2012 de 814 enseignants appartenant à plus de 200 établissements scolaires de la région. A cet effet, il a été procédé à l’organisation d’une série de séminaires de formation à l’apprentissage actif en sciences physiques, notamment les matières de l’optique et de la photonique. Le 15 et 16 mars derniers, c’est la mécanique qui était sous la loupe. Deux jours durant, 20 inspecteurs et professeurs de sciences physiques de l’enseignement secondaire qualifiant ont eu droit à un atelier d’initiation aux techniques de l’apprentissage actif en mécanique, assuré par des professeurs universitaires de renommée internationale et à leur tête le professeur américain David Sokoloff de l’Université de l’Oregon et président de l’Association américaine des enseignants des physiques.

Grâce à cet atelier, les professeurs marocains ont pu s’imprégner du concept de l’apprentissage actif et de la manière de l’introduire dans le cours de physiques selon le processus PODS : prédiction, observation, discussion et synthèse. Il s’agit dans un premier temps d’inviter l’élève à établir des hypothèses pour expliquer le phénomène scientifique et ce, à partir de ses propres observations de son environnement. Ces hypothèses seront discutées par la suite en petits groupes et vérifiées par des expériences scientifiques et, en fin de compte, la comparaison entre les hypothèses du départ et les résultats obtenus permettra aux élèves de se défaire de leurs croyances erronées pour mieux assimiler les lois qui régissent le monde physique.

« Notre ambition c’est de rendre l’élève plus actif dans le processus éducatif en l’aidant à construire son savoir et en faisant de lui le véritable conducteur du cours. L’enseignant, lui, est considéré comme un facilitateur et non plus comme un chef de classe détenteur d’une autorité absolue», explique Khalid Berrada, enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayyad – Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech et titulaire de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique ». M. Berrada est cependant conscient que la tâche n’est pas aisée: « Il est toujours difficile d’agir sur les mentalités. Beaucoup d’enseignants ont du mal à accepter d’être ainsi détrônés et dépourvus d’une partie de leur autorité en classe. Mais, en général, les réticences des professeurs s’évanouissent au fur et à mesure qu’ils s’approprient la méthode de l’apprentissage actif et la comprennent correctement », affirme-t-il.

L’apprentissage actif dans le monde

Développé depuis des décennies aux Etats-Unis où il est pratiqué systématiquement comme méthode principale d’apprentissage, l’apprentissage actif a connu un grand essor à travers le monde. A l’échelle internationale, c’est la Chaire UNESCO « Enseignement de la Pphysique par la pratique » qui œuvre à la promotion de cette méthode d’enseignement dans les pays en voie de développement tout spécifiquement.
Pour ces derniers, les défis sont de taille et concernent surtout le manque d’enseignants bien formés, de matériel performant et d’équipements scientifiques les plus basiques. Pour remédier à cette situation et promouvoir la qualité d’enseignement des sciences physiques, des ateliers de formation à l’apprentissage actif sont organisés dans le cadre de la Chaire UNESCO et du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) dans différents pays en voie de développement, notamment le Maroc, la Tunisie, le Ghana, l’Inde, la Tanzanie, le Brésil, le Mexique et la Zambie.
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Explication : Khalid Berrada • Titulaire de la Chaire UNESCO «Enseignement de la physique par la pratique».

«L’objectif est d’améliorer l’enseignement des physiques en donnant la part belle aux T.P.»

Quels sont les objectifs que vous visez à travers cette formation à l’apprentissage actif en mécanique ?

De par le monde, les études montrent que ce sont principalement les méthodes inadaptées d’apprentissage qui sont à l’origine des problèmes de l’enseignement. D’où l’importance de cette formation à l’apprentissage actif qui vise essentiellement à favoriser l’échange entre les inspecteurs et les enseignants en ce qui concerne les pratiques d’enseignement utilisées en classe. L’ultime objectif est d’améliorer la qualité d’enseignement des sciences physiques en donnant la part belle aux travaux pratiques qui sont, plus que la théorie, le socle des matières scientifiques.

Le manque des équipements scientifiques, constitue-t-il un obstacle devant la promotion de l’apprentissage actif en physiques ?

Pas du tout. Contrairement à l’idée courante, il n’est pas nécessaire de disposer d’une batterie de matériaux chers et sophistiqués pour mener à bien le cours de physique.
Les travaux pratiques peuvent parfaitement se dérouler avec des équipements et des outils rudimentaires. Je pense que le problème ne se situe pas du côté des moyens financiers et de la performance des équipements, mais plutôt du côté des efforts engagés de parts et d’autres pour faire progresser les méthodes d’enseignement. Dans notre système d’éducation, la place que tient le professeur est centrale. Considéré comme la cheville ouvrière du processus d’apprentissage, il bénéficie de prérogatives sans limites dans la classe où il règne en maître du jeu. La préparation du cours, son explication et la fixation des objectifs à atteindre sont tous du seul ressort de l’enseignant. Les élèves, eux, se contentent souvent d’écouter passivement la leçon, de répondre systématiquement aux questions et de faire les exercices demandés. Bref, leur marge de manœuvre est très réduite et ils se trouvent, en fin de compte, exclus d’une opération dont ils sont, en effet, la principale cible. Bien évidemment, cette situation n’est pas sans conséquence sur leur rendement à l’école. Certes, cette méthode sur année d’apprentissage est ancrée dans notre système d’éducation, mais il est toujours temps de s’en défaire.

Depuis déjà trois ans, une révolution est en train de s’opérer doucement mais sûrement au niveau des méthodes et techniques d’apprentissage adoptées dans les écoles marocaines. Il s’agit du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) lancé en 2007 dans le cadre de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique » décernée cette année à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. En essence, ce projet vise à former les enseignants des sciences physiques des Académies régionales d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Zemmour Zaër et de Marrakech Tansift El Haouz à l’apprentissage actif, mais devrait susciter des émules dans d’autres disciplines et dans d’autres régions.
Le concept de l’apprentissage actif développé aux Etats-Unis repose, en effet, sur la promotion des activités pratiques en laboratoire. Par là, on cherche à faire d’une pierre deux coups : d’une part, impliquer davantage les élèves dans le cours et favoriser leur auto-apprentissage et, d’autre part, améliorer leurs résultats scolaires en les aidant à s’approprier les sciences physiques par le biais de démonstrations scientifiques.

Pour ce qui est de l’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le projet prévoit la formation entre 2007 et 2012 de 814 enseignants appartenant à plus de 200 établissements scolaires de la région. A cet effet, il a été procédé à l’organisation d’une série de séminaires de formation à l’apprentissage actif en sciences physiques, notamment les matières de l’optique et de la photonique. Le 15 et 16 mars derniers, c’est la mécanique qui était sous la loupe. Deux jours durant, 20 inspecteurs et professeurs de sciences physiques de l’enseignement secondaire qualifiant ont eu droit à un atelier d’initiation aux techniques de l’apprentissage actif en mécanique, assuré par des professeurs universitaires de renommée internationale et à leur tête le professeur américain David Sokoloff de l’Université de l’Oregon et président de l’Association américaine des enseignants des physiques.

Grâce à cet atelier, les professeurs marocains ont pu s’imprégner du concept de l’apprentissage actif et de la manière de l’introduire dans le cours de physiques selon le processus PODS : prédiction, observation, discussion et synthèse. Il s’agit dans un premier temps d’inviter l’élève à établir des hypothèses pour expliquer le phénomène scientifique et ce, à partir de ses propres observations de son environnement. Ces hypothèses seront discutées par la suite en petits groupes et vérifiées par des expériences scientifiques et, en fin de compte, la comparaison entre les hypothèses du départ et les résultats obtenus permettra aux élèves de se défaire de leurs croyances erronées pour mieux assimiler les lois qui régissent le monde physique.

« Notre ambition c’est de rendre l’élève plus actif dans le processus éducatif en l’aidant à construire son savoir et en faisant de lui le véritable conducteur du cours. L’enseignant, lui, est considéré comme un facilitateur et non plus comme un chef de classe détenteur d’une autorité absolue», explique Khalid Berrada, enseignant-chercheur à l’Université Cadi Ayyad – Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech et titulaire de la Chaire UNESCO « Enseignement de la physique par la pratique ». M. Berrada est cependant conscient que la tâche n’est pas aisée: « Il est toujours difficile d’agir sur les mentalités. Beaucoup d’enseignants ont du mal à accepter d’être ainsi détrônés et dépourvus d’une partie de leur autorité en classe. Mais, en général, les réticences des professeurs s’évanouissent au fur et à mesure qu’ils s’approprient la méthode de l’apprentissage actif et la comprennent correctement », affirme-t-il.

L’apprentissage actif dans le monde

Développé depuis des décennies aux Etats-Unis où il est pratiqué systématiquement comme méthode principale d’apprentissage, l’apprentissage actif a connu un grand essor à travers le monde. A l’échelle internationale, c’est la Chaire UNESCO « Enseignement de la Pphysique par la pratique » qui œuvre à la promotion de cette méthode d’enseignement dans les pays en voie de développement tout spécifiquement.
Pour ces derniers, les défis sont de taille et concernent surtout le manque d’enseignants bien formés, de matériel performant et d’équipements scientifiques les plus basiques. Pour remédier à cette situation et promouvoir la qualité d’enseignement des sciences physiques, des ateliers de formation à l’apprentissage actif sont organisés dans le cadre de la Chaire UNESCO et du projet ALOP (Apprentissage actif en optique et photonique) dans différents pays en voie de développement, notamment le Maroc, la Tunisie, le Ghana, l’Inde, la Tanzanie, le Brésil, le Mexique et la Zambie.

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Explication : Khalid Berrada • Titulaire de la Chaire UNESCO «Enseignement de la physique par la pratique».

«L’objectif est d’améliorer l’enseignement des physiques en donnant la part belle aux T.P.»

Quels sont les objectifs que vous visez à travers cette formation à l’apprentissage actif en mécanique ?

De par le monde, les études montrent que ce sont principalement les méthodes inadaptées d’apprentissage qui sont à l’origine des problèmes de l’enseignement. D’où l’importance de cette formation à l’apprentissage actif qui vise essentiellement à favoriser l’échange entre les inspecteurs et les enseignants en ce qui concerne les pratiques d’enseignement utilisées en classe. L’ultime objectif est d’améliorer la qualité d’enseignement des sciences physiques en donnant la part belle aux travaux pratiques qui sont, plus que la théorie, le socle des matières scientifiques.

Le manque des équipements scientifiques, constitue-t-il un obstacle devant la promotion de l’apprentissage actif en physiques ?

Pas du tout. Contrairement à l’idée courante, il n’est pas nécessaire de disposer d’une batterie de matériaux chers et sophistiqués pour mener à bien le cours de physique.
Les travaux pratiques peuvent parfaitement se dérouler avec des équipements et des outils rudimentaires. Je pense que le problème ne se situe pas du côté des moyens financiers et de la performance des équipements, mais plutôt du côté des efforts engagés de parts et d’autres pour faire progresser les méthodes d’enseignement.

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